‹ Révélations d'en-haut sur la science de la vieChapitre 8 sur 11 · L’HOMME RÉEL · texte numérisé non relu

L’HOMME RÉEL

Le sujet de notre dernière leçon était I’homme PERSONNEL. L’homme personnel est un être tout à fait différent de I’homme réel. JÉhomme personnel s’est formé son iMoi extérieur, qui est sa personnalité, par ses croyances telles qu’il les a exprimées dans ses habitudes. Il s’est construit petit à petit à travers les siècles, jusqu’à ce qu’il soit devenu tel que nous le voyons aujourd’hui.

A l’époque actuelle, l’homme se trouve à un point d’intersection entre deux périodes de croissance. If a complété la période de sa croissance inconsciente de façon à être devenu l’horhme animal parfait. En réalité, il y a déjà des milliers d’années qu’il a atteint ce point, et depuis lors son cerveau s’est constamment

l'homme réel

développé. Maintenant, il commence à voir qu'il peut partir de ce point où sa croissance inconsciente Ta amené, et continuer à se développer par ses propres efforts, c'est-à-dire au moyen de son intelligence.

Sa croissance passée, ou inconsciente, a été parfaite à sa manière. Le principe éternel du bien qui est en lui l'a poussé aux usages par l'intermédiaire de son organisation, jusqu'à ce qu'il se soit révélé comme une créature parfaite adaptée à toutes les occurences. Bien que plus petit que beaucoup d'autres animaux, son corps merveilleusement complexe, aidé par son intelligence supérieure, a fait de lui le maître du royaume animal. En vérité, il est impossible de s’imaginer un être plus complet que l’homme animal dans sa noblesse et sa beauté, et il n'y a pas de raison pour que, au cours des siècles, il se modifie sensiblement dans aucun détail particulier de quelque importance (1). Sans doute, il peut progresser sous tous les rapports par l'intluence bienfaisante de pensées plus intelligentes. Son extérieur pourra s'embellir

(l) Il est fait allusion ici à l’homme animal typique et non pas à ce qu'il est devenu pour n’avoir pas suivi la loi normale

RÉVÉLATIONS d’ÉN HAUT

et rayonner par l’illumination de sentiments plus nobles et plus doux, mais c’est tout. Il n’acquerra pas de nouveaux organes physiques parce qu’il n’en a pas besoin. Ces organes se perfectionneront, mais il n’en sera pas créé de nouveaux. Chaque atome de son organisme pourra recevoir une nouvelle somme de vigueur, mais il n’arrivera pas à posséder des moyens de locomotion autres que ceux qui lui sont fournis par son corps actuel. Il ne doit pas s’attendre à avoir des ailes. Ses ailes sont à l’état rudimentaire dans son cerveau, mais non pas sur ses épaules ; car, aussitôt qu’il saura ce qu’il est, qu’il connaîtra son propre pouvoir, le monde, avec tous ses éléments multiples, lui appartiendra ; le vent obéira à ses ordres et la lumière sera à son service; non pas seulement pour porter ses messages, mais pour le transporter lui-même à travers les airs au gré de son désir.

Car l’homme réel, qui a été si longtemps voilé à lui-même, s’avance maintenant. La vérité révèle les retraites où il était caché depuis si longtemps et le fait connaître.

Cet homme réel n’est pas le moins du monde matière et, au sens véritable de ce mot, il n’est

l’homme réel

pas non plus intelligence. Si nous l’appelons ainsi, c’est parce qu’il est un avec l’intelligence en ce sens qu’il est un avec sa propre reconnaissance de lui-même — ainsi que la chaleur est une avec la lumière. Mais ce mot s’applique à son moi personnel et non pas à son moi intérieur et véritable ; ce dernier est, dans chacune de ses particules, esprit. Il est l'Essence-Dieu, Il est Dieu — la vitalité éternelle — dans la mesure où l'homme personnel a la faculté de le reconnaître.

La première étincelle de vie dans l’individu est l’aurore de la reconnaissance de l’Esprit ou Dieu (car Dieu est esprit) et l’aurore appelle le jour. Le premier désir de la plus infime des créatures qui aspire à sa nourriture, est une prière qui demande à Dieu plus de Lui-même, et ainsi elle croit par l’acquisition individuelle de plus de spiritualité, de plus de Dieu.

Dieu qui, par son individualisation dans la nature, devient l’esprit vivifiant de chaque étincelle d’intelligence — c’est-à-dire du principe de connaissance — est la source inépuisable qui répond à chaque demande, à chaque désir qu’exprime l’être à mesure qu’il acquiert le pouvoir de le reconnaître avec intelligence.

RÉVÉLATIONS d’eN HAUT

Chaque objet dans la nature est l’esprit de Dieu se Uianifestant à mesure que l’individu reconnaît cet esprit ; et le but du progrès pour toute chose, comme pour tout être animé, est de reconnaître une portion de plus en plus grande de cet esprit. L’apparence des insectes, des arbres, des animaux correspond à la quantité de l’Esprit-Dieu qu’ils sont capables de reconnaître. Ils sont sur le chemin qui les conduira à un degré plus grand de connaissance, et ils s’avancent ainsi vers .!e domaine de l’homme. L’évolution se produit par le moyen de la croissance de l’intelligence, par le pouvoir grandissant de l’individu de reconnaître plus en plus Dieu, le principe vital de toute vie.

Or l’homme s’approprie autant de l’esprit de Dieu qu’il peut en reconnaître; c’est cette appropriation individuelle de Dieu, en tant que vie ne pouvant subir les atteintes de la maladie ni de la mon, c’est cet esprit individualisé qui est I’Hoarme réel.

11 est peut-être nécessaire pour un instant que l’étudiant sépare l’homme réel de l’homme personnel qui est l’évaluation que l’homme fait de son moi réel. Bien qu’ils semblent très séparés l’un de l’autre, en réalité iis sont un. Et

l’homme réel

cet un est Esprit, mais il n’a pas d’existence réelle. Il est simplement l’affirmation de ce qui est réel, il est son symbole, ou, pour ainsi dire, son exposé, c’est l’esprit se reconnaissant lui-même. Or 1 esprit est grand, alors même qu’il ne reconnaît que faiblement sa grandeur. Cette connaissance que l’esprit prend de luimême est sa personnalité, ou sa partie visible. Par conséquent l'esprit est un avec sa personnalité, alors même que cette personnalité est bien loin encore d’exprimer son pouvoir.

C’est seulement de nos jours, depuis que la croissance inconsciente a commencé à se fondre dans la croissance consciente, que l'esprit — l’homme réel — commence à comprendre quelle est sa véritable essence, et à se faire, une idée approximative de son propre mérite. Mai.s maintenant il voit que puisque tout est Dieu, et que Dieu — la seule vitalité, — est inaccessible à la maladie, au péché et à la mort, lui également étant le même que Dieu par essence, doit aussi être inaccessible à la maladie, au péché et à la mort. Par cette croyance il entre en relation plus intime avec son moi réel et il commence à avoir une perception plus claire de ce qu’est son esprit, le Dieu au dedans de lui.

RÉVÉLATIDiNS d’eN HAUT

En premier lieu il commence par essayer de trouver son esprit et de le localiser. Il ne peut pas le 'voir. « Nul homme n’a vu Dieu », et il sait bien que jamais il ne pourra le découvrir par le moyen de ses sens physiques seuls, cependant il sent que cet esprit est, et qu’il est son véritable Moi, et il commence à chercher des signes de sa présence.

Maintenant, en partant à la recherche de cet esprit de l’homme et parce que le monde lait complètement fausse route sur ce sujet, nous dirons d’abord à l’étudiant ce que cet esprit n’est pas. Si nos affirmations se trouvent contredire des croyances chères à beaucoup de personnes, nous désirons qu’il soit bien entendu que nous ne parlons pas dans un esprit de critique, mais que ijous suivons uniquement la vérité, sachant bien que tout compromis à son sujet serait désastreux.

Il y a beaucoup de gens qui croient que l’esprit de l’homme est une entité parfaite dont l'existence est co-égale à celle de Dieu, mais que, pour une certaine raison, par une fatale erreur, cet esprit est tombé sous la suggestion de la croyance en la matière et que, par ce fait, il a perdu ses perceptions. Ils nient

l'homme réel

l’existence de la matière et croient, par là, purifier l’esprit du péché, de la maladie et de la mort, ceux-ci étant le résultat de cette fatale erreur — la croyance en la matière. Après cela ils espèrent retourner à leur état originel de perfection — comme êtres spirituels. Ils basent cette croyance sur un livre qu'on a invoqué à l’appui d’une quantité de doctrines dont il n’y a pas deux qui soient semblables, et plusieurs diamétralement opposées les unes aux autres, et c’est la foi en la Bible qui a donné tant de crédit à cette croyance.

Mais avec tout le respect qui est dû à toutes les Bibles et à leurs auteurs inspirés, nous prétendons que le jour de l’inspiration n a pas encore pris fin, et que la vérité, qui est Dieu en évolution, a autant de puissance pour nous inspirer aujourd’hui qu’elle en a eu autrefois. Nous disons que celui qui, par la fidélité à la vérité, s’est élevé à une hauteur d’où il peut embrasser toutes les connaissances du passé comme un splendide paysage contemplé du sommet d’une montagne — donnant à chaque chose la place exacte qui lui revient, selon l’époque où elle s’est produite, a aussi le droit de parler sans s’en rapporter à aucune auto-

RÉVÉLATIONS d’EN HAUT

rité du passé ; et c’est ainsi que nous parlons.

Nous disons, — et la Bible ne nous contredit pas sur ce point,— que le monde n’a jamais été créé, pas plus que les hommes. Tout est croissance, tout est évolution par le pouvoir croissant des êtres de reconpaître la Vérité. Les esprits des hommes n’ont jamais été créés parfaits, et s’ils l’avaient été, ils n’auraient pas pu tomber ; la croissance ne va pas en arrière mais en avant. Nous savons cela ]iarce que nous savons qu’il n’y a qu’une seule loi, la loi d’attraction. 11.n’y a pas de loi de rétrogression ; ce qui paraît être la rétrogression, c’est l’incapacité pour une créature de s’élever jusqu’à des sommets plus élevés où elle reconnaîtrait l’esprit, ou Dieu. C’est la limite que la créature se pose à elle-même par son ignorance de son propre pouvoir. Chaque fois que par l’ignorance de la loi, une créature pose une limite à sa puissance de reconnaître plus de l’esprit, ou de Dieu, elle subit cette transformation que nous appelons la mort. L’esprit, qui est le véritable Moi, laisse tomber le corps de son intelligence, qui est sa personnalité visible, parce (jue celui-ci ne reconnaissant pas davantage de l’esprit — ou Dieu, lui est devenu inutile dans

l’homme réel

sa forme actuelle. Alorsl’esprit, qui estl’homme réel, attend l’occasion d’une incarnation plus favorable ou d’une expression plus intelligente de lui-même, et ce processus se continuera jusqu’à ce que les hommes reconnaissent cette grande vérité que tout est esprit, que chaque homme individuellement est un esprit et que son intelligence doit se conformer complètement à ce fait. Il doit voir qu’il n’est rien en lui-même mais seulement une manifestation de l’esprit de Dieu — la seule vitalité, que ni le péché, ni la maladie, ni la mort ne peuvent détruire et c’est ce qui est entendu par la réconciliation (1) dont la Bible parle si souvent.

Mais si l’esprit de l’homme n’a pas été créé comme un être parfait au commencement, où est son point de départ et comment pouvonsnous découvrir sa présence maintenant?

L’esprit de chaque individu était latent en

(1) L’expression anglaise atonement (at-one-menl) est beaucoup plus suggestive. « Moi et le Père nom sommes un. » La parfaite Union avec Dien exprimée par Jésus. (Jean X. 00.) Et encore : « Je ne peux rien de nioi-méme, le Père qui demeure eu moi, cest lui qui fait les œuvres. Celui qui croit en moi fera aussi les œuvres que je fais, et il en fera de plus grandes, etc., etc. (Jean XIV). C’est cette parfaite union avec le Père qui est appelée the at-o.ne-mbnt, être un avec le Père.

226 RÉVÉLATIONS d’en HAUT

Dieu — l’esprit un éternel. Reconnaître l’esprit, ou Dieu, tel est le procédé de l’individualisation. L’esprit, ou Dieu, est la vie, la seule et unique vie. Par conséquent la première et la plus faible perception de la vie a été une perception de l’esprit ou de Dieu. Cette perception était la personnalité, et l’esprit perçu était le Dieu incarné.

Petit à petit, de plus en plus de Dieu, ou de l’Esprit, fut reconnu et manifesté dans des personnalités plus intelligentes qui croissaient en tendant à l’expression la plus élevée dans l’homme.

Alors la personnalité de l’homme, c’est-àdire la conception de Dieu, ou de l’Esprit, la plus élevée qui ait jamais été réalisée sur notre planète trouva sa forme. Pais des siècles passèrent pendant lesquels l’intelligence, ou la personnalité de l’homme, se développa dans le sens d’une conception plus noble de Dieu, ou de l’Esprit. Et maintenant enfin, chez quelques membres de la race, elle a mûri assez pour que nous sachions où trouver des esprits individualisés et comment mettre notre intelligence, qui est notre personnalité, en harmonie avec eux.

l’homme kéel

L’esprit qui est au dedans de l’homme est entièrement Dieu — l’unique vitalité dans laquelle il n’y a pas même l’ombre de la maladie ni de la mort. Si on considère l’esprit, en tant qu’individualisé, c’est donc quelque chose qui croit, qui, pour ainsi dire, s’infiltre dans la personnalité. Par là nous entendons dire que l’homme manifeste dans sa personne une proportion de l’esprit, ou Dieu, égale à celle qu’il reconnaît et à laquelle il croit. Cette dernière phrase s’applique plutôt à la race comme assertion générale qu’à l’individu, car si c’est une vérité pour la race, il peut y avoir des exceptions individuelles. Comme nous venons de le dire l’esprit sera toujours une chose qui croîtra. Il pénétrera chaque nouvelle particule de l’intelligence à mesure que l’homme en acquerra.

C’est de cette façon que l’homme s’est développé depuis son commencement infime, et il n’aura jamais d’autre moyen de se développer à travers les siècles, car, ne l’oubliez pas, il est une créature qui croît, et il ne peut pas avancer dans le voyage de l’éternité autrement que par la croissance.

Et maintenant voyons quels sont les signes de l’esprit de Dieu au dedans de nous. Dans

RÉVÉLATIONS D’eN HAUT

toute vie, il y a des moments où l’homme réel et véritable rayonne au dehors, ne fût-ce qu’un instant ; des moments où il saisit une lueur de quelque chose au dedans de lui qui est si indomptable, si invincible que, lorsque cela a disparu, il se demande ce que cela peut avoir été. C'était l’esprit de Dieu individualisé audedans de lui, l’esprit qui, dans des moments suprêmes, déborde au-delà des limites de la personnalité illusoire de l’homme et affirme son caractère immortel et par conséquent invincible.

Tous les récits qui montrent la puissance de l’homme sur les animaux trahissent la présence de cet esprit au dedans de lui. Quoiqu’il ne se manifeste que dans des moments où l’intelligence de l’homme s’efface devant lui, cet esprit est toujours présent. Lorsqu’il paraît, tous les autres pouvoirs deviennent négatifs et rien ne peut lui résister. Qu’il éloigne, ne fûtce que pour un instant, la personnalité de l’homme, et on le voit rayonner au dehors d’un courage divin. Daniel dans la fosse aux lions en est un exemple. Un autre cas frappant est celui de Shadrack Meshack et d’Abednego qui perdirent de vue leur personnalité — ces né-

i/homme rîtel

gâtions de leurs véritables moi — et qui vécurent au milieu de la fournaise ardente sans être atteints par les flammes. Dans les temps modernes nous avons les « convulsionnaires de saint Médard ». Nous ne pouvons citer ici les détails de cette miraculeuse affaire, mais nous dirons qu’aucun exemple du même genre n’est appuyé d’autant de preuves indiscutables que celui-là, et que jamais la puissance de l’esprit de Dieu dans l’homme n’a été si magnifiquement démontrée.

En dehors de ces rares et merveilleuses manifestations l’esprit a des façons de s’exprimer qui sont à peu près les mêmes chez toutes les personnes.

Nous le trouvons dans ces caractères courageux, déterminés,confiants qui ne cèdent jamais au découragement et que nous appelons des esprits forts. L’esprit qui les anime est celui auquel nous faisons allusion lorsque nous parlons de l’Homme immortel et réel, l’homme-Dieu qui est caché dans chaque homme plutôt que révélé par sa personnalité. Ceci veut dire que l’intelligence de l’homme, qui est sa personnalité, est trop négative ou ignorante pour percevoir le Dieu-homme au dedans de lui.

L’étudiant doit bien comprendre que dans toute véritable philosophie la plus haute intelligence n’est qu’une ignorance lorsqu’elle se trouve en face de cette grande vérité salvatrice qui se lève aujourd’hui sur le monde — la vérité qui dit que tout est dieu, que le bien EST dieu en manifestation, et que le mal n’a pas d’existence réelle. Par conséquent les mots intelligence et ignorance sont synonymes. La plus haute intelligence que l’homme puisse posséder n’est qu’ignorance, comparée à la connaissance de la vérité absolue.

L’homme doué d’un esprit fort (et ii n’y a pas de type que l’humanité admire plus que celui-là) est celui dont les croyances se rapprochent le plus de l’homme véritable, de l’Homme Divin qui est au dedans de lui.

L’homme lui-même ne comprend pas cela parce qu’il n’a pas passé de la croissance inconsciente à la croissance consciente, mais il sent l’esprit qui est au dedans de lui, et ceux qui l’observent sont forcés de constater sa présence et de l’admirer. Cèt esprit est une manifestation ou une expression de Dieu, — la vitalité universelle, — qu’il s’est appropriée par son pouvoir de la reconnaître. Il est vrai

l’homme réel

qu’il la reconnaît par l’usage plutôt que par sa faculté de raisonner et il sait que cet esprit est invincible et ne cède devant aucun obstacle.

Aussi lorsque, enfin, la croyance de la race en la mort commence à s’emparer de lui, il meurt avec peine, résistant pas à pas ; et à ce moment même, si l’homme stûrituel pouvait seulement comprendre la loi de la croissance, et par là jeter un pont qui relie la croissance inconsciente à la croissance consciente il ne mourrait pas.

Il y a beaucoup de manifestations spéciales de l’esprit sur le plan négatif comme sur le plan positif. En réalité, chaque acte de la vie est une manifestation.de l’esprit.

C’est l’esprit qui pousse l’homme à faire des efforts suprêmes dans les affaires de la vie ; c’est l’esprit qui est l’éperon de la compétition, même lorsqu’elle s’exerce exclusivement dans un but égoïste. C’est 1 esprit, ou l’homme réel, qui est la puissance motiice la vapeur de la machine — et c est 1 intelligence qui la dirige. Si les mobiles sont si souvent indignes, ce n’est pas la faute de la force qui les pousse mais de l’intelligence peu développée qui les dirige mal. L esprit est toujours

droit, il est toujours bon, parce qu’il est toujours Dieu. •

Nous ne savons pas combien grand et puissant est l’esprit ; le découvrir de plus en plus c’est progresser éternellement. Mais nous savons cependant quelque chose de l’esprit; nous savons qu’il est la vie et pas la mort; nous savons qu’il est la santé, la force et le bonheur. Nous le savons parce que l’esprit est de Dieu et que Dieu ne peut être atteint ni par la maladie, ni par le mal, ni par Ip déclin de la vie. Cela admis, nous sommes forcés de voir que la maladie, la mort, les difformités, les souffrances sont des errc.urs de notre intelligence, ou de nos personnalités, car celles-ci sont les représentations de notre intelligence. C’est parce que notre intelligence est presque constamment dans l’erreur que nos corps manifestent la maladie et la mort tandis que la mort n’existe nulle part dans tout le royaume de la vie ( l).

(1) IL e.sl évideDt que ces llévclfitious d’En Haut nous sont envoyées exure.ssément pour nous montrer que les temps sont venus où nous devons manifester le Christ, notre frère ainé et grand Exemple, non-seulement dans notre vie, mais jusque dans la mort qui n est pas la mort, mais la Résurrection en cliair et en os.

l’homme réel

L'intelligence (ou la personnalité) de la race est tout aussi responsable des plus graves erreurs qui aient jamais été faites, des plus fausses croyances qui aient jamais été acceptées que des actions et des croyances qui se rapprochent le plus de la vérité.

Toute croyance, qu’elle soit fausse ou vraie, est le résultat du degré de développement de notre intelligence ; car l’intelligençe n’est pas autre chose que la perception de la vérité, perception qui change constamment, et si cette intelligence a été si obscurcie qu’elle a saisi plutôt le faux que le vrai, elle n’en est pas moins l’intelligence. L’intelligence est la vision mentale; et parce qu’une personne voit d’une façon et une atitre d’une façon différente, peut-on dire que l’une ou l’autre ne voit pas?

Toute vision mentale est intelligence, que celui qui voit voie juste ou faux. En réalité les yeux de notre vision mentale sont plus ou moins mauvais ; nous sommes myopes.

Notre regard mental ne saisit que de rares lueurs fragmentaires, iiTégulières et brisées. Il n’y a pas deux personnes qui voient exactement de même, ou qui soient semblables.

Lorsque nous vivrons dans l’esprit et que nous

234 RÉVÉLATXOïNb D’iîN HAUT

veri-ons avec les yeux de l’esprit, nous apercevrons la vérité absolue, la vérité dans son unité, et alors elle sera la même pour tous.

La vérité absolue est que tout est bien et qu’il n’y a pas de mal. Puisqu’il en est ainsi, nous nous apercevrons que de l’esprit au dedans de nous ne peut procéder que du bien, et que notre croyance dans la maladie et le mal n’a pas de fondement.

Lorsque nous parlons de la vérité absolue, ne croyez pas que nous voulions limiter nos possibilités de croissance à la connaissance théorique de cette vérité. Tout est bien, tout est Dieu, voilà la vérité absolue vers laquelle nous montons. C’est la premièi’e vérité absolue que l’humanité ait jamais possédée. Elle est d’une importance immense et ne saurait être estimée trop haut, parce que c’est la vérité fondamentale sur laquelle repose le pouvoir de croissance consciente du monde entier. Que cette vérité soit une fois acquise et le péché, la maladie et la mort disparaîtront de la terre en nous affranchissant de ces conditions ou de ces croyances qui nous ont tenus en esclavage si longtemps. Une fois ce point gagné, nos .splendides facultés, dont la plupart ne sont

que latentes, auront le temps et Voecasion de se développer et nous pourrons alors projeter la force de Tesprit dans le système de Tactivité sociale, ce qui ne signifie pas moins que rétablissement du Ciel sur la terre. Car si nous ne savons pas encore exactement ce qu'est notre esprit, ou notre Moi réel, en tout cas nous savons qu’il ne peut être ni malade ni mauvais et qu’il n’est pas assujetti à la mort, car dans de rares moments nous le voyons apparaître comme un éclair et se manifester en dépit de nos croyances. De ce fait nous pouvons conclure que l’homme réel est un être plus puissant qu’aucun de ceux que nous puissions imaginer. Il y a des hommes qui, dans cette vie, ont eu une si profonde conscience de 1 esprit au dedans d’eux que, quel que soit le siècle, ou le lieu où ils ont vécu, ils ont été, d’une façon ou d’une autre, des conducteur^ de l’humanité.

Ce sont ces hommes qui ont formulé les religions du monde, créé des nationalités; qui ont été des maîtres en littérature, en science et même dans la guerre. Ils se sont cru des envoyés de Dieu, et nul doute qu’ils n’aient vu le Dieu au dedans d’eux-mêmes dans la

lîÉVÉLAXIONS d’en HAUT

manifestation de l’esprit qui les possédait. Certes, ils venaient de Dieu ces génies, puisque Dieu existe dans tout homme, quelque faible et dégradé qu’il puisse être. Mais ils sont peu nombreux dans l’humanité ceux qui l’ont vu et reconnu.

Chers étudiants, nous ne vous cacherons pas un iota de la vérité que nous avons aperçue, elle est à vous. Nous vous la donnerons en entier, car le but de ces messages est de dévoiler à votre vue l’esprit vaillant et invincible qui est au dedans de vous.

Chacun de vous possède un pouvoir qui lui ferait peur s’il se révélait à lui subitement et sans préparation. Ce pouvoir, c’est votre moi réel ; c’est le pouvoir de votre propre esprit qui, lorsque vous le reconnaîtrez, débarrassera votre personnalité de tout ce qui est mauvais et impur. Ne serait-ce pas le bonheur suprême pour ceux qui sont écrasés sous le poids de tant de maux? Et cependant ce ne sera encore là que le commencement du bonheur que la connaissance de votre propre esprit peut vous procurer.

Comprendre la grande vérité que nous avons appelée « Absolue, » n’est que le commence-

l’homme réel

ment de la croissance consciente de l’homme.

Après qu’il aura appris ce qu’est Dieu, il commencera à apprendre ce qu’il est lui-meme,

,et à développer sa vie grandissante, ce qui sera manifester Dieu dans l’extérieur.

Récapitulation

Le mal n’a pas d’existence réelle. Tout est bien parce que tout est vie et amour. L’univers n’est pas une puissance divisée contre ellemême. 11 est UN. Durant la période de notre croissance inconsciente, ou animale, la pensée a créé l’extérieur. Elle s’est transformée en usages; et, au début, elle n’était pas formulée en credos comme cela est le cas dans 1 état plus développé où se trouve l’humanité aiijour- • d’hui. Cependant la pensée est aussi bien créatrice maintenant qu’alors. Elle crée sur le plan extérieur, mais pas sur le plan intérieur et spirituel. Elle n’exerce aucune juridiction dans ce dernier domaine. L’esprit, ou Dieu, est; personne ne peut ôter ou ajouter quoi que ce soit à l’esprit. La puissance créatrice de la pensée se trouve seulement dans le pouvoir

RÉVÉLATIONS d’en HAUT

qu’elle a d’extérioriser la vérité par une perception consciente de cette vérité. « L’homme est tel que sont les pensées de son âme. »

La pensée crée extérieurement. Lorsqu’elle crée en partant de la base de la vérité absolue que tout est Bon ou Dieu, ce qu’elle produit est une réalité substantielle.

Lorsque la pensée crée en partant d’une croyance dans le mal, ses créations se dissipent comme des ombres devant la lumière.

Elles n’ont ni vie ni lumière et par conséquent aucune réalité. Ces créations ne sont réelles pour l’homme qu’aussi longtemps qu’il croit en elles. Elles ne pourraient pas durer un seul instant si ce n’était que l’homme, quant à sa personnalité, n’est qu’une créature mentale ou, pour ainsi dire, une affirmation mentale dont les croyances créent ses conditions. Mais il n’y a aucune vie réelle dans la pensée, ou la croyance qui nie l’omniprésence de Dieu, ou du bien la seule vitalité — et par conséquent de telles croyances (ou personnalités) sont faibles, fragiles et meurent bientôt.

Bien que cette leçon contienne de trop nombreuses répétitions nous ne pouvons pas omettre une seule pensée au sujet d’un point

l’homme réel

si important que le pouvoir que , possède l’homme de créer. Par conséquent nous le répétons « Uhomme est tel que sont les pensces de son âme, » Cette parole se rapporte à la personnalité extérieure de Thomme, parce que son extérieur, ou sa personnalité, est la représentation de la quantité d’intelligence qu il possède.

Parce que toutes les choses vivantes sont la reconnaissance d’une certaine quantité de la vitalité unique (Dieu) elles sont pure intelligence ou mentalité. Tout ce que nous voyons sur la surface de la terre, et la terre elle-même, est mental et non pas matière. C’est la reconnaissance de Dieu, ou du principe de vie, à différents degrés. L’homme se trouve au-dessus de toutes ces choses parce qu’il reconnaît plus de Dieu (ou du Bien) que tous les autres êtres.

D’après cela on verra comment l’homme crée sa propre personnalité par ses pensées ou ses croyances.

L’homme aujourd’hui, comme dans les siècles passés, pense et croit faussement, et par suite de cela il a manifesté l’erreur dans sa personne. Par conséquent sa personnalité a été construite selon la négation de Dieu, ou du

RÉVÉLATIONS d’eN HAUT

Bien, et en niant la vitalité unique plutôt qu’en la reconnaissant. Il faut un degré d’intelligence plus élevé que celui que les hommes ont possédé jusqu’à présent pour leur donner le pouvoir de créer leurs personnalités en conformité avec le haut privilège que certainement ils possèdent.

Ils ne sont pas encore arrivés à cette grandeur de faculté de raisonnement qui leur permettra de projeter leur pensée de façon à se créer une personnalité en harmonie avec l’esprit de Dieu, ou du Bien, qui est au dedans d’eux et qui constitue leur véritable moi.

Et c’est ce que la vérité vous apprendra à faire.

Page 1