‹ Révélations puisées dans les cartons des comités de salut public et de sureté générale, ou, Mémoires (inédits) de Senart, agent du gouvernement révolutionnaire (volume 2)Chapitre 100 sur 190 · CHAPITRE XXII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXII

Trahison, complicité d'un représentùcrate avec Les Vendéens, -^Protection accordée aux chefs des rebelles* — Correspondance de PE s pogne , de P Allemagne , de l'Angleterre # du Stathouder* — Approvisionnement de blé, poudre, boulets, fusils, argent pour les rebelles* — Infidélités des foncfîomiulres publics* — Vols de pièces, conjuration* — Introduction des conjurés dans IcS bureaux des comités de la Convention* — Pièce matérielle et convaincante de la conjuration du représentera te, — Conciliabule des conjurés* — Signe extérieur d'une Heur de lis pour ralliement et reconnaissance entre les rebellés el la soi-cïisaut société populaire dé Tours*

Je ne dois pas laisser couvertes du mystère les pièces que j’ai données concernant les délits de T al lien, de complicité avec la Vendée; je vais les classer, les analyser. L’iiistoire ne doit pas les perdre, parce que la natiou française a intérêt à les connaître , et qu’il importe de les rendre publiques. J’ai déjà écrit sur la Vendée un ouvrage intitulé : Les brigands de la Vendée en évidence ; je ne me répéterai pas. Lors de l’impression de cet ouvrage , en brumaire an III , l’imprimeur supprima Lout ce qui était relatif à Tallien , mais je vais réparer ce vide.

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Tallien vint en mission à Tours avec des pouvoirs illimités, dans le mois de mars 1793, à l'époque de l’insurrection de la Vendée : il ne fit usage de ses pouvoirs que pour trahir la France et protéger les chefs et complices de l’insurrection. } Suit le tableau de ses trahisons.

Déjà je vous ai entretenu de la protection qu’il accorda à l’ex-baron de la Baube, officier municipal de Nimes, et à Ogier, ex-juge mage de Nîmes , quoique désignés comme complices et principaux auteurs et coupables des massacres de Nîmes, venus à Tours tout exprès au foyer de la conspiration , pour souffler le feu de la guerre civile. Us étaient alors logés chez ia femme Sein, de Tours, belle-mere de Fleury, garde-du-corps de Capet, et l’un des chevaliers du 10 août. La femme Sein avait une maison de campagne dans le district d’ Ain boise, près Tours; elle fut désignée comme recevant la correspondance des ennemis coalisés de l’extérieur. En effet, on saisit chez elle cette même correspondance en langue allemande. Le district d’Amboise prit un arrêté pour faire passer ces mêmes pièces de conspiration au comité départemental de Tours, lequel comité , après l'examen, découvrît la preuve de la culpabilité du nommé Ubriot de Courbières, et, par un arrêté particulier du 26 mars 1793, chargea le nommé Clément de Ris, alors membre du comité défensif de Tours, et administrateur du département d’In-

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