‹ Révélations puisées dans les cartons des comités de salut public et de sureté générale, ou, Mémoires (inédits) de Senart, agent du gouvernement révolutionnaire (volume 2)Chapitre 153 sur 190 · Fouché, Laporte et CoÜot-dlffiétbùis , à Cou thon · texte numérisé non relu

Fouché, Laporte et CoÜot-dlffiétbùis , à Cou thon

Lyon , 12 frimaire.

u Tu m’as parlé de Fesprit public de celte ville : penses- tu qu’il puisse jamais y en avoir ? Je crois la chose impossible. ïl y a soixante mille

individus qui ne seront jamais républicains. Ce dont il faut s’occuper, c’est de les licencier, de

les répandre sur la surface de la république .

La population licenciée, il sera facile de la faire disparaître, et de diçe avec vérité : Lyon n’existe plus. Je ne parle pas, comme tu vois, des mesures révolutionnaires qui sont continuellement méditées , mises en action , et qui doivent consommer le grand événement de la destruction de cette ville rebelle , et Tanéantissement de tous les traîtres. »

2 5g. Pilot à Gravier.

Lyon, i3 frimaire.

er Mon ami, je t’assure que cela va on ne peut mieux : tous les jours il s’en expédie une douzaine; Ton vient même de trouver cet expédient trop long. Tu apprendras sons peu de jours des expéditions de deux ou trois cents à la fois. »

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( ttk )

a'6o. Le Tribunal révolutionnaire à rassemblée . nationale.

Lycm* 14 frimaire.

et Je tous envoie la seconde liste des guillotinés de Commune-Affranchie : le nombre total est J usqu’à ce jour, de cent treize. Un plus grand acte de justice se prépare pour venger les mânes des patriotes égorgés dans cette nouvelle Sodome : quatre ou cinq cents contrc-révolutionnaîres dont les prisons sont remplies, vont expier Tun de ces jours tous leurs crimes; le feu de la foudre en purgera la terre d'un seul coup. Puis* sent tous leurs semblables , foudroyés bientôt comme eux , donner un grand, exemple à 1 univers ! Puisse ce mouvement électrique se communiquer partout ! puisse cette fête imprimer à jamais la terreur dans lame des scélérats. »

26 i. Âchard à Gravier :

Lyon f 17 frimaire.

« Encore des têtes et chaque jour des têtes tombent sous la hache populaire. Quelles délices

tu aurais goûtées, si lu eusses vu avant-hier cette justice de deux cent trente-neuf scélérats ! quelle majesté ! quel ton imposant ! tout édifiait. Combien de grands coquins ont mordu la poussière dans l’arène des Brpteaux! Quel ciment pour la république! quel spectacle digne de la liberté! En voilà, cependant plus de cinq cents ; encore deux fois autant y passeront , sans doute , et puis ça ira. *

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