‹ Révélations puisées dans les cartons des comités de salut public et de sûreté générale, ou, Mémoires (inédits) de Sénart, agent du gouvernement révolutionnaireChapitre 108 sur 117 · CHAPITRE XX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XX

temps la veuve Vigûier de Cûrny réclama , mais en vaûi y celle somme : elle ne Ta obtenue qu'avt§ peine, / * : ' , •

Viguîer de Curny avait aussi un grand porte-r feuille à fermoir contenant une somme de dix mille livres 9 lequel était dans la chambre de sa prison; la. veuve Viguier de Curny en poursuivit la remise j fit reconnaître l'existence du porte-feuille , ce qu'il contenait y et réclama sa propriété; mais un nommé Carvagnac, intrigant, ci-devant greffier de la chambre des bàtimens, lequel s'était introduit à la municipalité y était conlmis à la surveillance des dépouilles des massacres. Carvàgnac, chargé de cet objet, a tellement intrigué et mis des retards que la veuve Viguier deÇurny n a ^pu obtenir de iui le porte-feiiille. Ces faits m'ont été transmis par un officier, municipal de la commune, du 10 aout^ ainsi que les faits suivans. -

On se rappelle que tous les meubles que l'on enleva du château de Chantilly . furent amenés à Paris; que ces meubles étaient beaux, riches, \o4 qu'il y en avait en quantité. La municipalité de Paris les fît mettre dans son dépôt; mais, par une inconcevable infidélité, les meubles furent cédés à des particuliers sans qu'il y ait eu , a ce sujet , de délibération, ni qû'îLait pu même y en avoir. «Des récherches, ayant d'autres motifs que la recherche:dece8 meubles, en firent reconnaître une grande quantité dans les hôtels garnis de l'Europe

^64 MÉMOIKES BE SBNART.

et de ProVenoe à Paris, appartenant à ua nomme Lefèvve. Ce Le&rre oa pouvait a'étre procuré ces meubles que par des voies infidèles. Il existe sur ce fait mte pteuve mon équi/voque résullant des pro€ès4> verbaux dn comité révolutionnaire , dont expéditions ont été remises au comité de sûreté générale* Voilà deux faits cevtains.sur la mauvaise admini^trs^tipn dans cette municipalité , et qui démon- Irent commeoA Von y tvahissail à la fois les intérêts I généraux et particurlieirsi.

LiMsque Rokarit Chaibot eut émigré ^ Vambassa-*^ deur d'£spagne prétendît être son cessionnaîre , son ];eprésenlant ou même son héritier. Sur de certaines c^raiotes» cet ambassadeur s'étoigua et se cacha à une dislance d'euvîvbn douze à quinze lieues de Paris. Le&soellés forent mis sur ses effets; 3es carions furent aussi scellés , surtout un qui cour tenait sa correspondance secrète. Des lettres lui arrivèrent^ or les remit à un membre du comité de la section^ Au lieu de les garder^ ce deiroier les lui faisait tenir : première infidélité qui caractérise la conspiraiianu "^

Un pa4:riatc ^^aperçut cpea vendaut les meubles QO> veudait les cartons; il remarqua celui doot il s^agiit, se récria contre cette vente , fit resserrer et clore de nou^au le carton^ et informa le comité de cette inexactitude. Le comité de sûreté générale prit un arrêté qui l'autorisait à surveiller Fi^port (Se ce carton^ lia conservation des papiers

Page 1