CHAPITRE II
Massacre des prisonniers d'Etat transférés d'Orléans à Versailles. — Désignation des auteurs et complices de cet liorrible attentat. — Vol des dépouilles, effets ^ bijoux , argent et assignats des victimes.
L'instruction régulière du procès des prisonniers d'Etat détenus à Orléans, pour être jugés par la haute cour nationale , aurait donné de grandes (preuves sur la conjuration de d'Orléans et ses \ complices. Ils craignaient, et ils prirent le parti de les égorger. D'ailleurs les autres émissaires de Pitt, qui aiguisaient les poignards et les dîslribuaienl , n'avaient d'autre but , d'après leur mission , que de désoler la France par le fer et le feu , et la faire détruire par elle-même. Ainsi les ennemis de l'humanité dirigeaient tous leurs efforts , chacun de leur côté , pour augmenter le désordre. Le crime et l'intrigue avaient des partisans; leur, repaire était chez un ministre et dans l'administration de police de la commune de Paris : la distribution de Santerre avait fait élire à ces postes les complices de d'Orléans.
Encore bien que la commune de Paris ne pûl^* sous aucun rapport , s'arroger le droit d'exercer