CHAPITRE VI
Outrages envers le peuple par Santerre. — Conspiration pour dissoudre rAssemblëe législative , et l'égorger ainsi que Capet et sa famille.
' D'Orléans avait conçu le projet de faire dissoudre rAssemblée législative , de la transporter dans le Midi, et Capet et sa famille à Marseille. Un écrit trouvé dans les papiers de Santerre y lors du procès -verbal que je rédigeais, expliquait cette dissolution et toute la noirceur du complot.' Santerre , en écrivant ses réponses, prélendit que c'était le projet d'une pétition qui lui valut les honneurs de la séance. D'après les observations, il resta convaincu et ne put se défendre de la conviction textuelle du projet de dissoudre l'Assemblée législative, de l'égorger ainsi que Capet et sa famille, et de mettre d'Orléans sur le trône. Alors, que Sauterre pouvait-il répondre? Il y avait de la diflerence entre un projet de pétition et un projet (Tégorgement; il était impossible de prendre le changé. Il s'écria : Je suis perdu! Il fit des mouvemens de désespoir; et les gendarmes lui ôlèrent des ciseaux et un poinçon qu il avait saisis sur la table. Le désespoir semblait le pousser, mais la
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lâcheté le retenait; sa tête s'exalte , tout son corps frémit; Alors la séance fut levée^ et on le laissa che2 lui se reposer , recueillir du calme. Pendant ies huit jours que le procès continua , il coucha chez lui; il ne peut se plaindre de manque d'humanité. Le lendemaiti de celle séance y il nié dit : ce Je >i sais que tu es patriote, austèfë'ét f et* m\s eti tes » principes ; que la confiance dont tu jouis me M sauve ! Ne fais pas de si rigoureuses recherches , )) t*éformb ée qui tùfe pei*d; tii n'éé' pas fôWuAé ; ri j'ai des assignats ,* trànquillisë-toîy t'a fortune i) sera faite.»
Ma réponse fut celle du liié^rîs, et je Wi eti fia le reproche honteux devant mes cAlkhofatèurs', devant les gendarmes, lé gardien' dfeà scellés' et Itô dlbyén de garde tiiatiônale niîs pout* àà gai:dey qui totl^ ont signé le procès* verbal. 11^ fdl convsfincu et avoua 5on tort.
ta recherché ù'étaît pks a son térftié'j àtt trolfVà éKëif luî dès édrîts dnnbridànï él! caràctéris^ht^és rélaïiofis avec d'OrféatiS^, qù'ilavaitpfrécédébtfient diitne pas connaître.
Ce qul'aébeva la convittion dé^ séëleràtesàfe^ fut là découverte dd deux écrttS dé sa mkî'ii, qtril reconnut et parapha coriinîe' les àiitreà^ papiers, et' nôlatntïienLt un plan de conspiraliôù pbur là dissolution dé l'Assemblée législative. Césf deui écrits contienkiétit leè outrages lés* pltifc vident et fè^ plus gravée contre lepeuplè qu'il. tfaîlàît dans' s^