CHAPITRE XV
Nous convînmes ensemble, rindîcafeur el moi, d'affecter l'air dévot et de me dire de la campagne. Nous donnonb ensuite le mot aux porteurs d'ordres. C'était rue Contrescarpe près de l'Estrapade , section de l'Observatoire, à un troisième. L'indicateur sonna ; une femme parut; ils s'enlredonnèrent des signes sur le front, el le frère fut reconnu; et elle dit : Entrer, frère. Nous entrâmes dans une espèce d'antichambre. Arriva un homme vêtu d'une robe blanche; les signes recommencèrent, et l'on nous dit : Frères et amis, asseyez-vous. Mon conducteur fut introduit seul dans une pièce à côté, et revînt peu après avec une femme qui me dit ; Venez, homme mortel , vers l'immortalité ; la Mère de Dieu vous permet d'entrer. Je riais intérieurement de ces singeries , et je gardais , extérieurement, un sérieux d'admiration. Je fus introduit dans l'appartement de la Mère de Dieu : une femme arriva y et quoiqu'il fût huit heures etdemie da matin , et que ce fût dans un appartement éclairé, elle alluma un réverbère à. trois branches , plaça dessous une chaise, un fauteuil , et mit un livre sur ce fauteuil. On regarda à la pendule , et l'on dît ; L'heure s'avance, la ÎMEère de Dieu va paraître pour recevoir ses enfans. Survint un autre récipiendaire accompagné d'une femme , et qui avait un costume de volontaire. On mit une seconde chaise à côté dtt fauteuil et Ton no us fit asseoir. Arrive alors une autre femme que l'on désignait sous le nom à'Éclaireusef
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elle paus dit : Eafans de Dieu^ préparez -vous à chanter la gloire de r£tre*Suprème ; disposez les lieux en face de nous , et aussitôt au fond de la salle on découvre un fauteuil blanc élevé au-dessus de trois petits gradins; à côté et à droite était un fauteuil bleu^ sur un gradin^ et à gauche un fauteuil cramoisi sur la. même élévation. On sonna ^ et alors sortit de dessous une alcôve fermée* par deux rideaux blancs, une vieille femme soutenue sous les bras, dont les mains et. la tête étaient dans un perpétuel mouvement. On la monta dans le grand fauteuil blanc, on l'assit, et la Mère de Dieu étant assise, les deux femmes qui la conduisaient se mirent à genoux , baisèrent sa pantoufle , ses deux mains , et se relevèrent en disant : Gloire à la Mère de Dieu. On lui apporta une aiguière, elle se lava les mains, et se les essuya avec un linge fort blanc. Puis , on lui donna pour déjeuner une tasse de café au lait, avec.des tartines. Pendant le déjeuné qui fut assez court, vint une quantité de femmes, de filles, d'hommes de tout âge, qui se placèrent sur des sièges semblables à des chaises longues, en formant plusieurs cercles, au milieu desquels je me trouvai.
La Mère de Dieu demanda la piscine , et on lui lava le front, le nez, les yeux , les oreilles, le menton , les joues et les mains. Cela fait, elle dit : En^ fans de Dieu^ votre mère est au milieu de Vous ; je vais purifier les deux profanes. Chacun prit place