IMPROMPTU
La nuit, on retombe en enfance, Les chimères des premiers ans Reprennent soudain leur puissance.
Ondoyants, divers et changeants, Nous demeurons toujours les mêmes, Forts par ailleurs et par hasard, L’ennui, la peur aux faces blêmes, Couvrent de leur obscur essor Jusques aux confins de notre âme, Dès que lassé, loin du vain bruit, L'esprit d'isolement s’enflamme,
Et cherche le calme et la nuit.