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SOLITUDE

Dans les bois, le lac bleu rayé de nues, Ouvre une orbite où brille un globe d'or, Comme au fond de pupilles ingénues, Luit l'étincelant disque où l'amour dort.

Le soleil mourant laisse dans les choses, Sa chaleur, comme un tendre souvenir, Reste de ceux dont les bouches sont closes, De ceux qu'en pleurant on a vu partir.

Le son lointain de l'angélus déferle Sur ce silence où le bruit de l'airain. En ondes harmonieuses vibre et perle, Proclamant le renoncement divin.

Le renoncement divin par quoi l'homme Echappe à l'homme ainsi qu'au lourd destin. Et devient libre et calme et pur, tout comme La nature à l'aube d'un clair matin.

L'AMOUR VAINaUEUa

Ombres, rêves, frissons qui nous semblent sans fin, Tout fuit quand apparaît Taube d'un clair matin ; La nuit c'est la brume et la lenteur du voyage. Le jour c'est l'arrivée au port, c'est l'abordage.

Mélancolie, ennui, nostalgiques dédains

S'effacent de mon front quand je presse tes mains,

La vie a de la mer l'infini du rivage.

L'amour c'est le salut joyeux fait à la plage.

Mais plus fort que le jour, l'amour se rit du temps Et lorsqu'il apparaît, c'est l'éternel printemps ; Tel sur les blancs chemins que la ville illumine.

Quand la foule l'hiver, dans la nuit s'achemine. On voit courant aux sports, l'œil rempli de soleil, Passer en carnaval l'amour jeune et varmeil.

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