‹ Reves d'amour comedie en trois actes et en proseChapitre 26 sur 92 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

ÉLISE, JEANNE, DAL1BON, entrant par la gauche, aico EURYALE, qui porte plusieurs paquets.

EURYALE, parlant i Dalibou.

Que diable! cousin, rassurez-vous! ce ne sera peut-être rien !

DALIBON, allant à Élise d’un air inquiet.

Eli bien... eh bien... comment vas-tu?

JEANNE

C’était une migraine... pas autre chose... une forte migraine qui se dissipe...

DA libon .

Tant mieux... car ce maudit docteur est introuvable; il n’était pas chez lui... il venait d’ètre appelé par un client et une cliente du quartier. J’ai couru chez les deux sans reprendre haleine.

JEANNE

Mon pauvre frère...

DALIBON.

Déjà parti... et je revenais haletant, quand j’ai rencontré Euryale qui, ayant rempli avec honneur et intelligence les importantes missions dont on l’avait chargé...

RÊVES D’AMOUR

EURYALE

Venait vous en rendre compte, (a Jeanne.) Voici les bonbons commandés... {a Élise.) Voici la caisse de parfums. De plu», pour la campagne, l’éventail et l’ombrelle indispensables...

DALIBON.

Inutile... nous resterons à Paris.

J EANNE.

Non pas.

DALIBON.

Ma femme est souffrante et malade.

JEANNE

Elle ne l’est plus.

DALIBON.

Cela peut lui reprendre.

JEANNE

C’est pour cela que l’air déjà campagne est nécessaire... et, au lieu de partir ce soir... nous partirons à l’instant même.

Et s’il survient une crise?..

JEANNE

Nous avons à Lagny un docteur de mérite qui vaut toute l’Académie de médecine, (a Élise.) Allons, viens, donne-moi le bras, (a Datiixm.) Dans un quart d'heure nous aurons fait nos toilettes... et nos sacs de voyage, et nous vous disons adieu.

DALIBON .

Comment, adieu... je m’en vais avec vous!

JEANNE

Et la bourse?

DALIBON.

Je la manquerai.

JEANNE

Et cette importante affaire dont tu me parlais hier?..

DALIBON.

Je n’ai pas au monde d’affaire plus importante que ma femme... que sa santé! C’est mon trésor... c’est mon bien être à moi... le reste n’est rien.

JEANNE, bas à Élise.

L’entcnds-tu ?

ÉLISE) courageusement,

Oui... parlons.

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