‹ Reves d'amour comedie en trois actes et en proseChapitre 60 sur 92 · SCÈNE XV · texte numérisé non relu

SCÈNE XV

ÉLISE, JEANNE, DALIBON.

J K AN N K, à Dalibon.

Eh bien! non, mon frère, non! c'est impossible' j’en fais juge ma sœur.

DALI BON

Soit; je m’en rapporte à elle, f II jette sur la lablei ouvrage un numéro de ia Revue des Deux Mondes qu’il tieut à u main.)

ELISE, bas à Jeanne.

Je suis perdue... si je ne le parle pas.

JEANNE, de même.

Impossible 1

ÉLISE

Quoi donc ?

D A LIBON, à Élise.

Eh bien! Jeanne sait par toi que je viens de voir un jeune homme, un marin... M. Henri Melfort, qui dinc aujourd’hui avec nous. *

Jeanne.

Oui, moii frère.

DALIBON.

Et qu’est-ce qu’il veut? Qu’est-cc qu’il demande après tout ! la permission d’ètre reçu chez moi 1 de faire sa cour légitimement, loyalement!., enfin de se faire aimer...

JEANNE, avec indignation.

Jamais 1

DALIBON.

Jamais! Et pourquoi?

Jeanne.

Je n’ai pas besoin de le dire.

DALIBON.

Mais enfin on donne des raisons. ‘

JEANNE

Des raisons... des raisons... je n’en ai que trop! je ne veux pas me marier... je te l’ai dit... il est alors inutile de recevoir aucun prétendant;

RÊVES D’AMOUR

DALI lt O N j insistant.

Mais celui-là mérite une exception! celui-là est charmant... ma femme te le dira !... Il est jeune, il est aimable, ardent... passionné... ma femme te le dira !

J E A K N E, à part.

Ah ! c’est trop fort I

DAT. IIION, se incitant aussi en colère.

Trop fort... en quoi? On ne te demande pas de l’épopser sur-le-champ et séance tenante... on te prie seulement de le recevoir... de bien le recevoir !

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