‹ Reves d'amour comedie en trois actes et en proseChapitre 62 sur 92 · ÉLISE, DALIBON, MELFORT, JEANNE · texte numérisé non relu

ÉLISE, DALIBON, MELFORT, JEANNE

DALI BON, allant A Mrlfjrt qu'il preud par la main.

Voici, ma chère Jeanne, un ami que je te présente. (Moifort

«’avauce près de Jeanne qu'il salue. Celle-ci, après lui avoir fait la révérence, lève les yeux qu'elle tenait baissés et fait un geste de surprise.)

J EANNE, à part.

Monsieur Denneberg... lui !

MELFORT

Pour être accueilli... par monsieur votre frère et par vous. Mademoiselle, j’ai compté un peu sur les anciens souvenirs.

JEANNE, à part.

Il ose les rappeler...

MELFORT

Et beaucoup sur votre bonté... et votre indulgence.

JEANNE, émue.

Vous avez ici déjà, Monsieur; tant de gens qui vous protègent... vous défendent et vous aiment... que vous ne devez pas douter du succès... mais...

( M EL FO RT

Ah ! il y a un mais !

DALIBON, gaiement.

Parbleu ! il y en a à toutes les choses de ce monde.

MELFORT.'

Heureux s’il n’y en a qu’un, et celui-là?..

JEANNE, froidement.

Je le dirai, Monsieur, plus tard I

DALIBON.

Elle a raison... Ne songeons qu’au dîner, (a Élise.) Nos convives nous attendent dans le petit salon. Nous avons tous les dignitaires de l’arrondissement. Le maire de Lagny et le président du comice agricole... un très-aimable homme. Quant à notre sous-préfet qui m’engage à lire, sur notre département, une étudeadministrative qu’il a publiée, il m’écrit que nous ne l’aurons pas à dîner, mais il viendra passer la soirée... Il ne nous manque donc plus que mon cousin Euryale... (Bas à Meifurt.) Un

RÊVES D’AMOUR

prétendant... mais que cela ne vous inquiète pas... (a part.) Au l’ait, il devrait déjà èLre revenu delà gare. Ah! le voici ! (il re-

monlc vers Euryale qui arrive par le fond.)

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