ÉLISE, EURYALE, JEANNE
Non... non...
m’eu vas.
EURYALE, à la cantonade.
je ne reste pas... et puisqu'il revient... je
JEANNE
Qu’est-cc donc?
EURYALE
Ce marin, mon confrère... ce monsieur Melfort que je croyais parti, et avec qui je ne me soucie pas de me trouver, car il n’est pas comme les marins de Paris... pas aimable du tout- c’est tout au plus s’il connaît le monde! Jugez-en, cousine.’ Après le dîner, je le rejoins dans le bosquet de lilas au bout du jardin, où il fumait le cigare avec deux ou trois jeunes gens... nos convives. Au moment où j’arrivais, on parlait de Dalibon, de ses soins, de sa galanterie, de sa tendresse continuelle pour sa femme, et je m’écriais : «Je le crois bien... je suis là pour empêcher qu'il ne se néglige... si cela lui arrivait jamais... les petits cousins sont les vendeurs de la société et des femmes outragées. » Ce qui fit beaucoup rire, et, encouragé par le succès., je retraçais d’une manière spirituelle et piquante... lheureuse position d’un jeune homme, ami de la maison, entre deux femmes Chapman tes telles que vous, Mesdames... et je voyais ciiiuiei sur toutes les physionomies... un sourire aimable et malin... un sourire de bonne compagnie... excepté sur celle du jeune "marin, du jeune Jean Bart qui, ne comprenant pas sans doute les plaisanteries de salon... fronçait le sourcil... et se permit d’un air, moitié ironique et moitié menaçant... quelques paroles dont je ne me rappelle pas le texte... mais dont le sens était qu’il me conseillait... c’est impayable!., de ne faire la cour à aucune de vous... attendu que l’une est la femme, et l’autre la sœur de son ami... tirade chevaleresque qui, de l’avis même de la galerie, était de la dernière inconvenance... Aussi,