‹ Rêves du soirChapitre 2 sur 6 · LE BAISER D'UN ENFANT · texte numérisé non relu

LE BAISER D'UN ENFANT

—— Rip De

Le baiser d’un enfant, c'est frais comme une rose, On le sent plein de vie, et c’est si douce chose ! L'enfant qui vous le donne a ce puissant moyen D'unir intimement votre cœur et le sien.

De la vie, en effet, l'enfance est bien la fleur : Gracieuse comme elle, elle en a la fraîcheur.

Nous voudrions pouvoir la garder immortelle.

Hélas ! la fleur s’effeuille et l’enfance est comme elle.

Nous sentons, frémissants, de notre être tomber Chaque jour quelque chose : un pétale léger ! Voulons-nous retenir le pétale fragile :

Nous sommes impuissants. Le temps est plus agile.

Le printemps est passé : mais l’été aussitôt

Gonfle les fruits vermeils qui vont murir bientôt. Et muri par les ans, l'homme aussi lui s'efforce De faire quelque bien ; c’est le fruit de sa force.

Le jardin se dépouille, il devient triste et nu ;

Le soleil n'est plus chaud et l'hiver est venu.

Et chez l'homme. beauté. force, ardeur, tout s’efface, Le temps emporte tout : Vlhiver est là ! tout passe !

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