MAISON AMIE
DE
Là-bas, dans ce buisson d’aulnes et d’églantiers, Un rossignol redit sa preste ritournelle
Tandis que deux pinsons, fuyant à tire-d’aîle Vont se faire la cour sous les chênes altiers.
Tout chante, tout sourit le long de ces sentiers ; Mais rien ne soustrait l’Ââme à ses calmes ivresses, Rien ne trouble les sens, que les tièdes caresses
Et les chastes baisers des zéphirs printaniers.
Le ruisseau, respectant mes molles rêveries, Semble à peine froler ses deux rives fleuries Et, discrète, la fleur se perd sous le gazon.
Mais que m'importerait le doux parfum des roses Le chant des gais oiseaux, tout le charme des choses, Si je ne trouvais là... ton cœur et ta maison ?
A L'ABBÉ E. LEPAHUN, brancardi2r