‹ Révision de Hirudinées du Musée de TurinChapitre 13 sur 16 · Ltmuatls nilotiea (Savigny · texte numérisé non relu

Ltmuatls nilotiea (Savigny

Synonymie: Bclella nilotiea Savigny, 1820.

Lùnnatis nilotiea Moquin-Tandon, 1826 et 1846.

Hœinopisvoraæ^loQum-TvLïï&oii, 1826 (partim: pi. IV, fig. 5, a, b, f, g).

Haemopis sangaisuga Moquin-Tandon, 1846 (nec Hirudo sanguisuga Bergmann, 1757).

Le Musée possède deux lots de cette Hirudinée, dont la synonymie ci-dessus, bien que très résumée, indique les vicissitudes.

Un spécimen de Tunisie, donné au Musée par le D r E. Festa, en 1892.

Sept exemplaires de Tifiis, presque entièrement décolorés. Le clitellum comprend les anneaux 25 à 39: il intéresse le somite IX, dont il laisse en dehors le premier anneau, les somites X et XI et même le somite XII, dont il comprend le premier anneau. Sur un individu qui fait maintenant partie de ma collection, on devine encore la bande latérale orangée; on constate en outre quelques particularités de T annulation qui méritent d'être signalées. Les anneaux 7 et 8, bien distincts à la face dorsale, se fusionnent incomplètement à la face dorsale. Les anneaux 95 et 96 sont assez nettement dédoublés aux faces dorsale et ventrale, en sorte que le somite XXIII manifeste une tendance à posséder cinq anneaux. Les anneaux 99, du somite XXV, et 101, du somite XXVI, sont également dédoublés en partie. L'anus s'ouvre derrière l’annneau 101 et dernier.

La Limnatis nilotiea n’avait pas encore été signalée en Transcaucasie, ni même au-delà de Chabin-Karahissar, ville d’Arménie située environ par 36° de longitude est et 40° de latitude nord ( 18 ). Nous pouvons indiquer dès maintenant que cette espèce semble occuper en Asie une aire de distribution considérable; le Musée zoologique de l'Académie des sciences de Saint-Pétersbourg en possède plusieurs exemplaires recueillis dans le Turkestan par Severtzov, vers le 87 e degré de longitude est et le 43 e degré de latitude nord; trois exemplaires proviennent des monts Kara-tau, deux autres de Tshimkent.

Sous-genre Pœcilobdella R. Blanchard, 1893.

Nous désignons sous Je nom de Pœcilobdella d’élégantes Hirudinées d’eau douce qui ont les caractères généraux des Limnatis (lèvre supérieure creusée d’un sillon longitudinal, mâchoires armées de dents nombreuses et portant des papilles sensorielles), mais qui se distinguent entre toutes les Hirudinides par la répartition des taches noires qui ornent la face dorsale. Sans décrire ici les variations que peuvent subir ces taches et les bandes qui les accompagnent, nous donnerons simplement une diagnose qui s’applique à tous les cas.

Diagnose. — Borsum a linea nigra , aut continua, aut interrupta, in medio ornatum; linea inter rupia tantummodo primum , secundum ultimumque annulum uni uscu jusque somiti adornat. Teriius quartusque annuli prope mediam partem , secundus vero quintusque annuli prope marginem, utrinque quadrata macula nigra insigniti. Primus annulus istis maculis caret .

Le dos est orné en son milieu d’une ligne noire, continue ou interrompue; dans ce dernier cas, elle orne seulement le premier, le second et le dernier anneau de chaque somite. Le troisième et le quatrième anneaux près de la ligne médiane, le second et le cinquième près du bord, portent de chaque côté une tache noire quadrangulaire. Le premier anneau est dépourvu de ces taches.

Au sous-genre Pœcilobdella appartiennent les Hirudinées désignées jusqu'à présent sous les noms d 'Hirudo granulosa Savigny, Il.macu losa Grube, H . maculata Baird, IL assimilis Baird, H . Belcheri Baird, H. Loioei Baird, Sanguisuga hypochlora Wahiberg. La plupart de ces espèces sont purement nominales et se confondent avec Limnatis ( Pœ ciloMella) granulosa (Savigny), ainsi que nous avons pu nous en assurer. Toutes ces espèces sont originaires des régions indo-chinoise et indomalaise. Nous y joignons une belle espèce de la Martinique, dont la présence aux Antilles constitue une réelle curiosité.

14. Limnatis (Pœcilobdella) granulosa (Savigny), 1820. Synonymie: Hirudo granulosa Savigny, 1820.

Deux exemplaires de Java.

Genre Lîmnobdella, novum genus.

Etymologie. — A fcv», étang, lac; BàéWu, sangsue.

Diagnose. — Corpus, oculi, porique génitales dispositi ut in Hirudine. Somiius XXIII tim e 5 annulis completis constat, ut in Macrobdella

et in Whitmaaia: a prima vero hoc difl'ert quod glandulae copula tionis défichent, àb altéra quod somilus VI llt * solummodo e 3 annulis constat. Maxillae paiccis, longis vero fortibusque dentïbus armatae .

Le corps, les yeux et les pores sexuels sont disposés comme chez Hirudo. Le somite XXIII est formé de cinq anneaux complets, comme chez Macrobdella et Whitmania; mais il diffère du premier par l’absence des glandes copulalrices, et du second parce que le somite VI ne comprend que trois anneaux. Mâchoires armées de dents peu nombreuses, mais longues et puissantes.

En outre de l’espèce nouvelle que nous décrivons ci-dessous, ce nouveau genre comprend quelques espèces précédemment connues, telles qu’ift*rudo quinquestriata Schmarda, d'Australie.

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