‹ Révision de Hirudinées du Musée de TurinChapitre 2 sur 16 · Cystobranchus respira us (Troschel · texte numérisé non relu

Cystobranchus respira us (Troschel

Synonymie: ? Piscicola geometrica Leydig, 1849.

P. respirans Troschel, 1850.

Icliihiobdella siellaia Kollar, in Diesing, 1850. IchthyoMella siellaia Kollar, in Diesing, 1858. Cysiobranchus Troscheli Diesing, 1858.

Sept exemplaires, recueillis à Interlaken sur un Poisson non dénommé du lac de Brienz (Suisse). Le plus grand a une longueur de 25 mm.

Fig. 1. — Extrémité antérieure de Cystobranchus respirans , vue par la face ventrale et grossie.

Fig. 2. — Extrémité postérieure vue par la face ventrale et grossie.

En outre de ces sept exemplaires, nous ayons pu examiner cinq spécimens envoyés par le Musée de Vienne et recueillis en 1874 sur le Barbus fluviatilis; le plus grand mesure 30 mm. de longueur, ventouses comprises. Ils sont très contractés, surtout aux deux extrémités, où il y a une réelle difficulté à compter les anneaux; au contraire, l'étude de ceux-ci est assez facile dans la partie moyenne du corps.

La partie antérieure du corps (fig. 1) comprend 24 anneaux, très serrés les uns contre les autres. L'orifice mâle est percé entre les anneaux 17 et 18; l'orifice femelle, entre les anneaux 24 et 25, c'est-à-dire entre le cou et le corps proprement dit. Celui-ci comprend tout d’abord 11 somites semblables, formé chacun de sept anneaux, puis se termine par une quinzaine d'anneaux très serrés. L’anus débouche entre le dernier et l’avant-dernier anneau.

Chacun des 11 somites portant la vésicule respiratoire est constitué par sept anneaux répartis comme suit: deux anneaux antérieurs groupés

ensemble, deux anneaux portant les deux vésicules, deux autres anneaux groupés ensemble, enfin un dernier anneau isolé. En avant, la vésicule déborde et refoule les anneaux 1 et 2; elle se comporte de même en arrière, à l’égard des anneaux 5‘ et 6.

La ventouse postérieure porte dix taches oculiformes, disposées autour du bord, mais seulement sur les parties postérieure et latérales; la partie antérieure, normalement recouverte par le corps, en est dépourvue.

L'identité de la Piscicola respirans Troschel avec Y Ichthyobdella stellaia Kollar nous semble évidente ; chez certains individus, on voit à travers la peau les petits chromatophores étoilés qui avaient attiré î'attentiou de Kollar.

Cystobi'anchus respirans est ectoparasite de divers Poissons d’eau douce : Cyprinus carpio. Barbus fluvialiliSj Thymallus vulgaris, Rhodeus amarusj Trutia fario, etc.

Kessler (£) dit en avoir reçu deux exemplaires de Cronstadt, mais sans désignation du Poisson sur lequel ils vivaient. Ils provenaient vraisemblablement d’un Poisson pêché dans le fond du golfe de Finlande. Le fait, s’il est exact, serait intéressant, mais ne saurait nous surprendre, car les eaux qui baignent Cronstadt sont à peu près douces. On sait d’ailleurs que diverses Hirudinées d'eau douce ont été recueillies en d’autres points de la mer Baltique: Môbius (3) y signale Piscicola geomelra sur le Stolper Bank, à Test de Bornholm, environ par 15° de longitude est, et Glossiphonia paludosa sur l’Adlersgrund, entre Bornholm et Rügen, environ par 12° de longitude est.

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