‹ Révision de la médecine par la méthode dosimétriqueChapitre 10 sur 11 · I.A RÉVISION DE LA MÉDECINE · texte numérisé non relu

I.A RÉVISION DE LA MÉDECINE

En dosimétrie on va droit au but : on arrête le mal quand il en est temps encore, et on prévient les de'sordres organiques — comme un incendie — sans devoir faire la part du feu.

Avec l’allopathie, c'est l’empirisme, c’est-à-dire qu’on admet des entités morbides, pour avoir le mérite de les combattre— comme DonQuichotleles moulinsà vent.—

Avec la dosimétrie on fortifie l’organisme, au lieu de l’affaiblir.

Avec l’allopathie on laisse le corps s’échauffer, parce que les sécrétions dépuratrices sont suspendues.

En dosimétrie on rafraîchit le corps par le lavage incessant du canal intestinal, et l’on lient ainsi les voies d’absorption libres.

Avec l’allopathie les médicaments s’amassent et produisent le mal du remède.

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Avec la dosimétrie le me'dioament est absorbé instantanément et va droit au but sans qu’on ait à craindre des interceptions.

Avec l’allopathie on abuse des moyens spoliateurs : si on saigne moins aujourd’hui qu’autrefois, c’est qu’il y a moins de sang chez les malades, mais le purgare, le clysterium donare existe encore à la grande joie des Fleurants.

Avec la dosimétrie les forces du malade sont conservées pour la crise finale, et on évite ainsi les longues convalescences.

Des médicaments dosimétriques.

Les médicaments dosimétriques étant quintescenciés, on peut les donner sous un petit volume.

La forme usitée est en granules solubles dans les liquides de l’estomac, de manière à éviter au malade l’ennui et le dégoût de l’ingurgitation.

Leur absorption étant immédiate, on n’a pas à craindre l’accumulation, d’autant que les voies d’absorption sont maintenues ouvertes par les lavages au sel de magnésie (sulfate).

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les médicaments dosimétriques ont une action purement physiologique, en tant qu’agents vitaux.

En tête de ces médicaments se place ce que nous nommons la trinité dosimétrique : strychnine, aconitine, digitaline.

La strychnine tonifie les nerfs, et l’aconiline les vaisseaux ; la digitaline les organes sécréteurs et excrémentitiels.

La fièvre, qui est due à une paralysie névro-vasculaire et à réchauffement du sang trop longtemps retenu dans les organes, est ainsi prévenue, ou, sinon coupée, du moins diminuée jusqu’à résolution, c'est-àdire retour à l’état physiologique.

Indépendamment de ces trois agents principaux, on a les alcaloïdes spéciaux, tels que la morphine, la codéine, la narcéine contre la douleur ; l'hyosciamine

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contre les spasmes, mais dont il faut être sobre parce qu’ils énervent.

Viennent ensuite les médicaments d’assolement : la quassine pour la digestion stomacale ; les phosphates Les salicylates, les phénates pour assoler le sol animal — comme au sol végétal l’engrais.

De même que le sol vége'lal a l’ivraie, le sol animal a les microbes. On admet que ce sont des germes venant, du dehors ou de l’intérieur môme, constituant les auto ou les hétéro infections, c’est-à-dire donnant un caractère malin ou virulent aux maladies accidentelles.

Pour combattre ces maladies, la dosimétrie a la quinine et ses sels : arséniàtes, phénates, hydro-ferro-cyanates, etc., auxquels elle adjoint la strychnine pour les rendre plus actifs.

Chaque pays a ses fièvres propres ou endémiques, qui, en s’étendant aux pays voisins et même éloignés, deviennent épidémiques. Il faut donc se prémunir con- 6 *

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tre ces fièvres par les agents dosimétriques cités plus haut.

Ces précautions sont surtout nécessaires quand on passe d’un pays à un autre. Il faut donc, pour ces cas, avoir une pharmacie de poche contenant les principaux médicaments dosimétriques, dont on prendra quelques granules selon ses dispositions particulières : notamment l’arséniate de strychnine, l’arséniate ou l’hydroferro-cyanale de quinine si on est fébricitant ; la quassine, l’arséniate de soude si on est dyspeptique ; la digitaline contre les anxiétés cardiaques ; l’arséniate de fer ou de manganèse si on est anémié. Il n’est pas nécessaire pour cela d’être médecin, puisqu’il s’agit d’un état subjectif.

Des maladies de consomption on phtisies.

Ces maladies sont dues à des germes innés ou acquis : telle est surtout la tuberculose, qu’on suppose due à des microbes transmis par hérédité ou par contagion.

Depuis la découverte de Jenner on cherche à imiter la nature par des virus artificiels. La vaccine est un fait acquis et on ne saurait trop la multiplier. Le virus antirabique de Pasteur donne des espérances, sans qu’on puisse encore rien conclure du résultat final. Quant au liquide Kocb, l'emballement dont il a été l’objet rendra sa généralisation impossible, du moins

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pour longtemps. (Voir notre livre : le Dossier Koch A-B).

L’immunité que donnent le vaccin et les virus est un mystère, comme tout ce qui est genèse. C’est un fait, et comme tel il faut l’accepter, mais en prenant toutes lesprécautions voulues. Jenner a expérimenté pendant vingt ans avant.,de livrer sa découverte au public. L’Institut Pasteur en est encore à ses tâtonnements. Quant au docteur Koch, au lieu de lui jeter la pierre qu’on expérimente, puisqu’il s’agit d’un mal qui décime les populations.

En attendant faisons de la dosimétrie : donnons aux malades entachés de tuberculose les arséniates sous toutes les formes, tels que la dosimétrie nous les fournit, et la tuberculine seca, moins nécessaire, car il ne faut pas oublier que la phtisie est une misère physiologique. Que des bacilles se développent dans un sang appauvri, cela n’est pas plus étonnant que l'ivraie dans un champ épuisé.

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