‹ Revision des coléoptères de la famille des BostrychidesChapitre 38 sur 68 · P. Lesne · texte numérisé non relu

P. Lesne

de cette échancrure deux faisceaux obliquement dressés de soies rigides, parallèles (fig. 383) ; lobes latéraux du même segment redressi'S subverticalement en manière de volets (lig. 383 : pièces tergales du 6'' segment apparent épaisses, subdigiti formes, non uncinées. 2"^' article des tarses postérieurs renflé à l'apex, deux fois aussi long que le dernier (fig. 381). — (5 Pièces pleurales du dernier segment abdominal larges, continues en arrière

{ûg. 379). — Long. 4 1/2-7 12 mill X. collaris Er

IC-lo — Aire postérieure du pronotum marquée au milieu d'une fine sculpture râpeuse, en écailles. Yeux plus gros et ponctuation des éh très plus forte que chez le collaris.

— 9 Décli^ité apicale concave, ses dents marginales supérieures un peu plus longues que chez le collaris. Bord apical des élUres très profondément incisé latéralement, et présentant par suite une longue épine accolée au bord externe du lobe qui porte l'apophyse xyphoïde; le fond même de l'incision forme comme une petite fenêtre percée près du bord latéral de la déclivité (fig. 385); le lobe portant l'appendice est arrondi à l'extrémité et assez fortement renflé en dessus. L'angle suturai, situé au fond de l'échancrure profonde limitée par les deux lobes, a la forme d'une petite épine. 3*^ segment apparent de l'aljdomen visible seulement sur les côtés, et précédant immédiatement une large plaque qui parait dépendre du S^ segment et qui est prolongée en arrière, à ses extrémités, en deux longues lames pointues fortement recourbées en dessus (fig. 387, 388); cette lame donne aussi naissance à une longue apophyse médiane également recourbée vers le haut. Pièces tergales du 6" segment apparent très développées, en forme de boyau, leur pointe dorsale faisant saillie contre l'angle suturai, au fond de l'échancrure limitée par les lobes appendiculés des élytres. 2'^ article des tarses postérieurs a peine plus long que le dernier, non renflé à l'apex [l'ig. 386).

— (5 inconnu. — Long. 4 1/2 mill... X. perarmatus ii. sp.

Xylion laceratus /(. 5^). (Ç).

(Voir tabl. des espèces 1, 2, 3. — Fig. 344 à 346 du texte). Long, o 2 3 mill. — Voisin du A', adiistus àC'Cv'û plus bas; même

Révision des Bostnjeliides.

coloration. En diffère par répistomc un pou moins court, échancré en avant sur une largeur égale ù celle du labre, et par la plupart des caractères suivants, qui sont propres à la femelle.

Bord latéral des élytres non échancré en arrière. Dents et apophyses de la déclivité apicale respectivement plus longues que chez Vaduslns ç ; apophNse inféro-latérale notablement plus large, située à un niveau peu élevé au-dessus du lojje formé par l'angle apical; celui-ci portant à la base, au côté externe, une petite dent pointue. Échancrure apicale des élytres plus rapprocliée de l'axe du corps que chez

3îi

Fig. 3ii et 3i5. — Xylion lacer alus 9. Déclivité apicale des élytres, vue de dessus (fig. 3ii] et de [irofii (fig. 3 15).

l'ig. 3i6. — Arrièrecorps du Xylion loreratus Ç, vu en des.sous.

Vadusius. 2"^ segment apparent de l'abdomen plus long que le l*"'' sur la ligne médiane, plus court au contraire sur les C(jtés ('), faiblement et régulièrement convexe sur toute sa surface, bidenté au bord postérieur; segments 3 et 4 très courts, à peine visibles sur la ligne médiane, le 5'^ segment grand, presque aussi long que le 2*^, un peu excavé, très largement et peu profondément échancré au bord postérieur.

La largeur de l'apophyse inféro-latérale de la déclivité postérieure est variable et peut dépasser la moitié de la largeur d'un élytre.

Distribution géographijjue. — Afiique sud centrale : région du lac Tanganyika et district de Mossamedes (-).

Xylion falcifer ??. sp.

(Voir tabl. des espèces 1, 2, 4. — Fig. 342 et 347 a 3;jl du texte).

Long, o-'i 3/4 mill. — (^omme tous les Xylion sens, str., cette es-

(1) Caractère commun à tous les Xylion sens. str.

(2) Moliro (J. Duvivicr in Musée de Bruxelles), un individu ^'; env. de Huïlla : Humpala [v. d. Kellca in Musée de Leyde], une ^'.

P. Lesxe.

pècc présente le système de coloration décrit plus bas à propos du A', ndustus. L'épistome est échancré en avant sur une largeur égale à celle du labre.

(5 Apopbyse inféro-latérale de la déclivité postérieure large, moins d'une fois et demie aussi longue que large à la base, sinuée à l'apex et pointue au bout interne, son épaisseur moindre que la moitié de sa longueur.

ç Bord latéral des élytres présentant en arrière une profonde échancrure oblique. Apophyses supéro- et inféro-Iati-rales de la déclivité postérieure presque de même longueur, la dernière formant une large dent aplanie horizontalement, arquée au bord interne et située à un niveau notablement supérieur à celui de l'angle suturai. Lobe suturai

Fig. 3i7 à 350.— Xylion fulcifer. Déclivité apicale des élytres, vue de dessus et de profil chez le o^ (fis. 3i7 et 348) et chez la $ (fig. 349 et 350).

Mg. S."»!.— Abdomen du Xijlion falcifer 9- vu de trois quarts, en dessous.

portant lui-même au côté externe un petit lobe très court, â*^ segment apparent de l'abdomen convexe et transversalement gibbeux le long de sa base en une sorte de genou articulaire, son bord postérieur fortement denté de chaque côté d'une large échancrure médiane dont le fond est brièvement retroussé; ^' segment explané au milieu, le 4^ non visible sur la ligne médiane; dernier segment très court, légèrement échancré de chaque côté au bord postérieur et paraissant par suite largement lobé au milieu.

Ilerision des Bostruclwles.

Dist)il)ution géographiiini'. — Afrique sud-centrale : régù.ai du lac Tanganyika, Maclionaland (').

Xylion adustus*.

(Voir tabl. des espèces 1, o. 0, 7. — Fig. 3o2 à 360 du texte). Fâhraeus, 1872, Ofr. Vct.-Àhml. FOrh.. 1871. p. 667 (ç).

Fig. 352 à 359. — Xylion oduslus. Déclivité apicale des élyties, vue en dessus et de profil, chez le o^ (lig. 352 et 354) et chez la ^ (fig. 355 et 357) ; bord inféro-apical des élytres, chez le c^ (fig. 353) et chez la $ (fig. 356); abdomen de la 2, vu de dessous ;(ig. 358) et de pro(il (fig. 359); ni, membrane intersegmentaire.

Pien-oni, Fairmaire, 1880, Le Nat., II, p. 246; Ami. Soc. eut. Fr., 1880, p. 333, pi. X, f. 7 a, b (c5 î) (-)■

(1) Moliro et Kamozi (/. Duvivier in Musée de Bruxelles et Muséum de Paris); Salisbury [Musée de Capc-Town).' — Plusieurs exemplaires des deux sexes.

(2) Apale excisa* Dejoan, Cal., 3' éd.. p. 334 (ip).

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P. Lesne.

Long. 3 1/2-6 mill. — Allonge'', parallèle; d'un roux fauve brillant, plus clair en dessous, avec la tète, la région de la râpe prothoracique et les tibias rembrunis; déclivité apicale brune. Front et épistome

linement ponctués, le dernier échancré au bord antérieur sur une largeur T r - ' " moindre que celle du labre. Aire sus-

céphalique du prothorax nettement délimitée, plus large que baute, déprimée au milieu et assez densèment ponctuée.

Sculpture du milieu de l'aire postérieure du pronotum Une, simulant des (■'Cailles. Élytres linement ou très finement et assez densèment ponctués dans leur moitié antérieure, très fortement ponctués près des bords de la déclivité apicale, celle-ci couverte d'une ponctuation forte et assez dense (').

lO Apophyse inféro-latérale de la déclivité postérieure étroite, deux fois aussi longue que large à la base, non renllée ni sinuéo à l'apex.

Fig. 3G0. — Abdomen du Xylion adustus t^ vu de trois quarts, en dessous.

Q Apophyse supéro-latérale de la déclivité postérieure plus longue que l'apophyse inféro-latérale; celle-ci formant un lobe horizontal court, droit en dedans, arqué au bord externe, situé à un niveau notablement supérieur à celui de l'angle suturai. Angle suturai conformé comme chez l'espèce précédente. Échancrure apicale des élytres plus grande que chez le d- 2"^ segment abdominal avec un rehef semilunaire à concavité postérieure, dont la tranche, plane, est limitée en avant par une arête vive. La portion médiane du segment située en arrière de ce relief est excavée et brillante et forme une surface déclive. Le bord postérieur du même segment, relevé transversalement en carène en son milieu, est largement échancré, avec les angles hmitants de l'échancrure dentiformes. 3^ segment explané au milieu, le 4'= n'étant guère visible que sur les côtés; o*^ petit, triangulaire, obtusément pointu en arrière. La sculpture de l'aire postérieure du pronotum, la ponctuation dor-

(Ij La sculpture de l'aire postérieure du pronotum et des parties postérieures des élytres est semblable (liez tous les Xylion s. sir.

Itorision dea Bostyyrliidefi. '.ioS

sale dos élytres et la forme de leur échancrure apicale chez la î présentent quelques variations qui ne paraissent pas avoir d'intérêt particulier (').

Distribution fic'ogrnphifiur. — Afrique équatoriale et australe: Madagascar (-).

Les points les plus septentrionaux où cette espèce a été capturée jusqu'ici sont l'de de San Thonié, à l'ouest, et la vallée de la rivière Daoua (nord de rAfri(iue orientale anglaise], à l'est.

Xylion inflaticauda ii. •*//.

(Voir tabl. des espèces 1, o. 0, 8. — Fig. 3(31 à .364 du texte). Long. 31 2-0 mill. (■^). — Très \o\s>u\d^'ï(i(luxtiis, avec le protliorax

(1) Nous avons vu deux rf, qui proviendraient l'un du Sénégal (Dumoulin //( Coll. Dejean, sub Apale quadrispinosaT)^.), l'autre de Casamance (Coll. Ficuliaux) et qui se font remarquer par la courbure plus régulii-re et de forme plus surbaissée des ai)ophyses inféro-lalérales de la déclivité. Ces deux individus appartiennent sans doute à une forme spéciale.

(■>) lie San Thomé (I. Mocquerys in Coll. Oberthur), 3 ind. rj^ 9. Congo indépendant: Kinchassa (Slanley-Pool) (Woclliroecl, in Musée de Bruxelles). 9 (il nous reste quelques doutes sur l'identification de cette femelle, examinée à une époque où nous ne connaissions pas celle de Y inflaticauda); Boma Sundi (/'. Rollin la Musée de Bruxelles); Moliro, région du lac Tanganyika (J. Duvivier in Musée de Bruxelles). Loanda : Malanjé [Bue/mer in Musée de Berlin). Afrique australe (voyages de Delalande et de Drège, Muséum de l'aris). Colonie du Cap : Dunbrody (Port Elisabeth) (O'Neil in Coll. Bedel; Coll. Clavareau): Cafrerie (/. Wahlherg in Musée de Stocliholm). Natal {W Ch. Martin). Mozambique: Delagoa Bay (Coll. RothschildZ> Oherlliur). Nyassaland : Blanlyre. Zomija et Fort Johnston (D' 1'. Rendait in Coll. Oherlliur). Afrique orientale allemande, Ousegouha : Mhonda (.1. Ilacquard in Coll. OberthUr); Ousainbara: Derema (L. Conradl in Musée de Berlin). Zanzibar (Musée de Vienne). Afrique orientale anglaise, cours de la Daoua : Bêla et Avatchio (E. Ruspoli in Musée de Cènes). Madagascar (Goudol, Grandidier in Muséum de Paris) : Diégo-Suarez (C/i. Mtuaud ; Coll. Bedel ; Coll. Oliertliûr); Nossi Bé (l'ierronïn Coll. Pair maire, Muséum de Paris, Coll. Bedel : D' Suzor in Muséum de Paris); Mevatanana (D' Decorse in Muséum de Paris); baie d'Autongil (.1. Mocquerys in Muséum de l'aris, Coll. Oherlliur); Andevorante (Mattiiaux in Muséum de Paris); Morondava (G. Grandidier in Muséum de Paris).

(3) Apophyses élytrales non comprises.

P. Lesne.

un peu plus allongé, à cotés plus ]iarallèles. Elytres très brillants,

presque lisses clans leur région

Fig. 361 à36i. — Xylion inflaticauda.

Déclivité apicalo des élylres, vue de dessus et de profil, chez lec/' (fig. 361 et 362) et cliez la J (fig. 363 et 364).

sans arête vive.

Distribution géograph ique.

dorsale.

(5 Apophyses inféro-latérales de la déclivité postérieure à la fois très larges et très épaisses, comme renflées, de contour assez variable, plus ou moins pointues au sommet, sinuées ou non à l'apex; vues de profil, elles sont moins de deux fois aussi longues qu'épaisses.

9 Ponctuation élytrale extrêmement fine. Apophyses inférolatérales de la déclivité postérieure plus largement convexes en dehors que chez Vadustus; lobe suturai plus brièvement redressé, llelief semilunaire du 2'^ segment abdominal costiforme,

Gabon et bassin du Gonyo (')

Xylion securifer ti. sp.

(Voir tabl. des espèces 1, 5, 9. — Fig. 36o et 3GI) du texte).

Long. 3-4 12 mill. — Très voisin de ïadustus, mais de forme plus allongée chez la ç. Élytres très brillants, lisses dans leur région dorsale, leur ponctuation étant le plus souvent à peine perceptible.

d Apophyse inféro-latérale de la déclivité postérieure large, affectant la forme d'un couperet, régulièrement arrondie à son pourtour externe, droite ou arquée au bord interne, déprimée et légèrement excavée à la base, au côté externe. Vue de profil cette apophyse s'amincit gra-

(1) Gabon (Coll. Fairmaire ; Coll. Oherthur); Beiiito (Miiséinn de l'aris ; Coll. Bedel); Cameroun, vallée de la N'Golvo [Joint in Coll. Fleuliaux) : Congo intérieur (Coll. OberlhUr); Brazzaville (Coll. Bedel] \ Bas-Congo: Lemba {Gilmont in Musée de BrncrcUcs). — 7 cr^ et 6 Ç.

Révision des Bostruchides.

oo5

Fig. 365 et 366. — Xi/lion seairifer c^. Déclivité apicale des élytres, vue de dessus et de profil.

duelleinent de la base au sommet, tandis que dans les deux espèces précédentes la partie moyenne de l'aiioph) se est presque aussi épaisse que la base.

9 Apophyse supéro-latérale de la déclivité postérieure un peu plus courte que l'iaféro-latérale. Angle suturai plus brièvement rélléclii (pie chez Vadustiis. l^'^ segment abdominal moins court sur la ligne médiane.

Relief du 2'^ segment remplacé par une carène arquée, plus élevée, dont les deux bouts postérieurs sont séparés chaciui du bord postérieur du segment par une très courte carène

longitudinale. La portion du 2^ segment qui s'étend en avant de la carène arquée est inégale et alutacée. tandis (pie la partie concave est très brillante.

Distribution gmjrapliique. — (Juinée septentrionale, de Sierra-Leone au Cameroun (').

Xylion plurispinis*.

(Voir taltl. des espèces 10, 11. — Fig. '.Wl à 370 du texte).

Lesne, 189o, Ann. Soc. ent. Fi ., 1895, p. 177.

Long. G- 7 mill. — Corps court, parallèle. Tète, prothorax et poitrine noirs ou ijrun foncé ; base des élytres, abdomen, antennes et pattes roux ; parties postérieures des élytres et tibias antérieiu's bruns. Front régulièrement convexe, finement et densément ponctué ainsi que l'épistome et couvert, comme celui-ci, de soies blanchâtres couchées. Veux assez petits. 1<^'' et 2^' articles de la massue antennaire un peu moins longs que larges. Prothorax transverse, légèrement arrondi sur les côtés; aire suscéplialique ponctuée, sans limites nettes. Aire postérieure du pronotum couverte au milieu d'une ponctuation râpeuse assez dense. Ponctuation élytrale forte et dense devenant gra-

(1) Sierra-Leone : Free Town (.1. Mocqîienj.s in Coll. Obertlnir) ; Rhohoïop (Coll. Fairmaire). Côte d'Ivoire : Assinie (r/;(^'/je/- in Muséum de l'uris; Ch. Alluaud); Baoulé : Audoumié, cercle de BouaKé {Capitaine Le Magnen in Coll. François). Cameroun: ■■ Johann Albrcchts Hôhe » (L. Conradl in Coll. Bedel et Coll. Oherlhnr). — 5 o^ et 3 o.

P. Lesxe.

duellement plus forte et plus dense en arrière. La déclivité apicale est conformée de même dans les deux sexes ; sa surface fortement ponctuée, et entièrement couverte d'une pubescence couchée, dense, très fine et extrêmement courte. A son bord supérieur, la déclivité présente de chaque C(')té deux fortes épines costiformes dont rexterne est plus grande; au bord latéral, au niveau du milieu de la hauteur do la

3Gy

se:

Fig. 367 à 370. — \ijlion plurispinis. Dédivilé apicale des élytres, vue de dessus (lig. 367), de profil (chez le d^) (lig. 368) et de trois quaris (chez la 9) (fig. SG'.l). Derniers segments abdominaux de la O ((ig. 370).

déclivité, existe une autre épine, plus giaiide (]ue les itrécédentes. conoide, et dont la pointe est incurvée en dedans. Le bord inférieur de la déclivité est profondément échancré de chaque côté. Chacune de ces échancrures, dont les bords sont légèrement en saillie, est Mmitée par deux lobes, l'un externe, légèrement réfléchi au bout, l'autre suturai brusquement réfléchi parallèlement à l'axe du corj)s en une pointe aiguë, émuussée au sommet. Suture largement renflée en bourrelet dans la moitié inférieure de la déclivité et munie à la limite supérieure de ce renflement de deux fortes épines coniques, contiguës à la base. Abdomen densément et finement pubescent. 2^ et 3° articles des tarses postérieurs subégaux, l'un et l'autre à peine plus longs que le dernier.

(3 Ponctuation de la déclivité apicale plus forte cl moins régulière que chez la 9. Épines ély traies lui peu plus épaisses. Échancrure apicale de l'élytre simple. Pièces pleurales du dernier segment abdominal larges, rapprochées en ai'rière.

9 Lobe apical externe de l'élytre faiblement denté au bord interne, plus nettement réfléchi au sommet que chez le 6- Dernier segment ab-

Revision des Bostnjchides. So7

dominai pou largement mais 1res profondément échancré au milieu; angles limitants de cette éclianeriire spiniformes et échancrc's en dehors.

Distribution géographique. — Afrique orientale, depuis l'Afrique orientale allemande jusqu'au Transvaal (').

Xylion cylindricus.

(Voir tabl. des espèces 10, 12, i:{. — Fig. 371 à 376 du texte).

Mac Leay, 1872. Trans. Ent. Soc. of New South Wules, II. p. 277

Long. 0-9 1/2 mill. — Allongé, parallèle; brun rouge ou roussàtre a\ec la région de la déclivité apicaie plus foncée; dessous du corps

Fig. 371 à 37»>. — XyhoH vj/lindricus. Déclivité apicaie des élytres, vue de dessus et de prolil, chez le o^(tîg. 371 et 372) et chez la Ç (fig. 374 et 375); derniers segments abdominau.x du cj' ((ig. 373) ; abdomen de la 9» vu en dessous (fig. 376).

plus clair; cuisses et antennes rousses. Labre très large. Épistome fine-

(1) Ousegouha : Mhonda (4. Hacquaid u\ Coll. Ohertkur), 9 type; Nyassaland : Fort Johnston (Z)' P. Renddll in Coll. Ohertkur > Muséum de l'aris], O^; Transvaal :Makapan (E. Simon), (f! type. — 3 individus.

Cl) Précédemment j'avais attribué à tort à cette espèce le nom A'obsipa Germ.

558 P. Lesxe.

ment et densément ponctué, largement mais très faiblement échancré en avant. Front sans carène le long de son bord antérieur, légèrement déprimé transversalement entre les yeux. Yeux gros. Prothorax plus large que long, assez fortement arqué sur les côtés, fortement rétréci en avant, ses angles antérieurs en saillie et armés chacun au sommet d'une dent uncinée; aire suscéphalique rugueusement ponctuée, sans limites nettes. Aire postérieure du pronotum assez finement et peu densément ponctuée, les points enfoncés non râpeux. Ponctuation des élytres fine et peu dense en avant, devenant graduellement plus forte et plus serrée jusqu'aux bords de la déclivité apicale, forte et très dense sur celle-ci, sauf dans sa région inférieure qui est très finement ponctuée. Déclivité apicale munie de chaque côté au bord supérieur de deux épines dont l'e.vtérieure est la plus forte. Abdomen finement et densément ponctué' et pubescent. ^'^ article des tarses postérieurs beaucoup pkis long que le dernier.

c5 Épines élytrales plus grandes. Bord externe de l'élytre formant au tournant apical un pli saillant qui correspond à une profonde écliancrure de ce bord. Angle sulural arrondi, non lobé. Déclivité apicale sans grosse ponctuation dans son tiers inférieur, son bord inférieur réfléchi. Dernier segment apparent de l'abdomen avec de larges pièces pleurales très rapprochées en arrière, le bord postérieur du sternite étant angulé entre elles.

9 Pli apical des élytres moins marqué que chez le o", semblable à ceux des Xylion sens. str. ç. Échancrure apicale des élytres plus large, plus rapprochée de l'angle suturai, celui-ci formant un large lobe qui, seul, ne présente pas de grosse ponctuation. 1<^'' segment abdominal plus long que chez le cJ ; 3^ et ¥ segments très courts sur la ligne médiane, surtout le 4"= qui est largement échancré eu arrière; o« segment profondément échancré au milieu du bord postérieur. Le fond de cette échancrure, plus large que l'entrée, forme au milieu une sorte de lobe large, anguleux, redressé, caréné sur la face externe, denté ou non au sommet; les angles limitants de Téchancrure sont spinifonnes. Les pièces tergales d'un ()'= segment abdominal apparent font normalement saillie audelà de l'échancrure du 5" segment, sous forme de deux crochets recourbés vers le haut et fortement chitinisés.

Distribution géographique. — Australie sud-orientale : Queensland, Nouvelle-Galles du Sud, Australie du Sud; Tasmanic (?) (').

(1) Queensland : Gayndali (Mac Leaij). Nouvelle-Galles du Sud : (larence River [Coll. de l/arsew/), Tamworth. Gosford, Sydney, Galston, Forest ReeFs

Révision des Bostn/chides.

Xylion collaris.

(Voir tabl. des espèces 10, 12, 14, lo. — Fig. :U3 et 377 à 383 du texte).

Erichson, 1842, Wiegin. Arch. fi'(ryatarg.,\Ul, 1, p. 148 (J). — Froggatt, 189o, Pm\ Linu. Soc. of New Soutli ]yales, 2'- sér., IX, 1894, p. 123 (9).

excanitiis A. -M. Lea, 1893, Proc. Linn. Sor. of New South Walcs, i' sér., VIII, 1893, p. 318 (ç).

bicolor A.-JVÎ. Lea, 1893, loc. cit., p. 319 (d)-

Long. 4 1/2-7 1/2 mill. — Allongé, parallèle; prothorax d'un rouge roussàtre; tète brune; élytres, poitrine et base de Fabdomen généralement d'un noir un peu bleuâtre, quelquefois bruns ou môme rous-

tig. 377 à 381. — Xylion collaris. Extrémité postérieure du corps, vu de protil, chez le cf (fig. 377) et chez la 9 (fig. 378) ; extrémité de l'abdomen du ci^, vue en dessous (fig. 379); bord inféro-apical des élytres chez la Q (fig. 380) ; extrémité du tibia et tarse de la patte postérieure chez la $ (fig. 381).

sàtres; parfois la base des élytres seulement est teintée de roux; antennes et pattes rousses. Bord antérieur de Tépistome assez largement

[A.-M. Lea in litt.). Australie du Sud : Adélaïde (Coll. de Marseul), un indiv. Tasmanie (Coll. de Marseul), un indiv.

L'espèce est assez répandue dans les collections. La collection Lansberge > OberlhJir en possède un individu provenant de Mac Leay lui-même.

P. Lesne.

écliaucré en avant. Suture Ironto-clypéale fortement enfoncée et comme fovéolée au milieu. Front régulièrement convexe, nullement déprimé. Yeux assez petits. Prothorax non ou à peine transverse, régulièrement arqué sur les côtés, fortement rétréci en avant, ses angles antérieurs en saillie, armés chacun d'une dent uncinée. Aire postérieure du pronotum brillante et lisse, à part quelques fins points râpeux dans

Fig. 382 et 383. — Abdomen du X>j/ion colin ris Q, vu eu dessous et de prolil.

sa région médio-antérieurc. Poncliuition dorsale des élylres dense et assez fine, légèrement renforcée près du bord de la déclivité apicale. Celle-ci densément et assez fortement ponctuée dans ses deux tiers supérieurs et munie de cha({ue côté, à son bord supérieur, de deux dents très pointues dont l'externe est la plus forte; bord inféro-latéral de la déclivité caréné. Élytres légèrement réfléchis à l'apex. Abdomen finement ponctué et pubescent. 2- article des tarses postérieurs très long, arqué.

c5 Élytres conjointement angulés à l'apex, les angles suturaux à peine écartés, aigus. Bord apical des élytres entier, montrant seulement au côté externe l'indication d'une échancrure homologue de celle du cylindriciis c?. Pièces pleurales du dernier segment abdominal très larges, se joignant en arrière sur la ligne médiane.

ç Forme générale plus étroite ; prothorax moins court, avec la dent uncinée de l'angle antérieur un peu moins forte; ponctuation de la déclivité apicale un peu plus grosse que chez le d- Bord apical des élylres conformé de chaque côté en un lobe triangulaire, pointu au

Revisioi) des îiostnjchides. 'iOl

bout, et plus ou moins nettement denté en dehors de ce lobe; angle suturai marqué, oblus. Le lobe apical des élytres porte, insér('' audessous de sa pointe, un appendice long et mince, conoïde, de couleur testacée, qui est légèrement coudé et redressé vers le milieu. S*" et 4^ segments apparents de l'abdomen largement échancrés en arrière; le 4'', beaucoup plus profondément échancré que le 3*", est en outre soudé au o'^ segment en son milieu, o*' segment très largement et très profondément échancré, ses lobes latéraux dressés subverticalement en manière de volets. La vaste cavilé ainsi délimitée présente sur sa paroi antérieure une crête transverse fortement ciiitiuist'e qui donne naissance à deux faisceaux obliquement dressés de longues soies raides,*ayant l'aspect de deux baguettes rectilignes. Pièces tergales du 6 - segment apparent épaisses, subdigitiformes, légèrement infléchies vers le bas. Apex des tibias postérieurs et des 2''-4«' articles des tarses delà même paire frangés au côté interne de soies denses et très longues. 2" article des tarses postérieurs renflé à l'apex.

Distribution (icogropliique. — Australie sud-orienlale : Nouvelle- Gafles du Sud, Victoria, Australie du Sud. Tasmanie ('}.

Biologie. — La larve de celte espèce vit dans le bois mort de divers Eucalyptus. On la trouve surtout dans l'aubier qu'elle crible entièrement de ses galeries généralement parallèles, mais souvent entrecroisées et se coupant l'une l'autre. La nymphose a lieu dans une loge ovale, à l'extrémité de la galerie larvaire. A peine sortis, les adultes se mettent à creuser dans l'aubier, immédiatement au-dessous de l'écorce, des galeries circulaires dans lesquelles pond la femelle. On peut trouver à la fois lar\es et nymphes à tous les stades du développement [-].

(1) Nouvelle-Galles du Sud : CVàrence River (Coll. de M arscnl'^ Muséumde i^Gr/5) ;Taniworll), Sydney, Galslon, Forest Reefs (.4.-3/. Lea, Froggatt, etc.). Victoria : Port Phillip [Musée de Berlin); Melbourne (Coll. de Marseul); Darnum [Ph. François). Australie du Sud : env. d'Adélaïde (Blaclibunt) \ Port Lincoln (/. Anderson, sec. Blacliburn). Tasmanie [Verreavx in Muséum de Paris; A.-M. Lea ; Coll. de Marseul: Musée de Bruxelles) : Ilobart {J.-J. Walker in Coll. Bedel).

Cl) Cf. W.-W. FroggatI, Proc. Linn. Soc. X. S. Wales, 2^ sér.. IX., 38y4,

T. lîtacliburn (même recueil, 2* sér., IV, 1889, p. 1201) a extrait d'un Fucalyptus vivant un exemplaire de Xylion collaris.

Ann. Soc. En(. Fr., lxix, 1900. 36

P. Lesxe.

Xylion perarmatus n. sp. (Ç).

(Voir tabl. des espèces 10, 12, 14, 16. — Fig. 384 à 388 du texte).

Long. 4 12 mill. — Allongé, parallèle; d'un roux testacé; poitrine plus claire; déclivité apicale des élytres et base de l'abdomen brunes;

cuisses d'un testacé clair. Voisin du A', collaris dont il dilîère par ses yeux plus gros, par la présence sur le milieu de Taire postérieure du pronotum d'une fine sculpture râpeuse simulant des écailles, par la ponctuation des élytres plus forte, par la déclivité apicale des élytres excavée, très fortement ponctuée vers le haut, et dont les épines supérieures sont plus longues et plus aiguës, parle second article des tarses postérieurs à peine plus long que le dernier, enfin par les caractères sexuels suivants que présente la 9.

Fig. 384 à 386. — Xylion perarmatus Q . Déclivité apicale des élytres, vue de prolil (fig. 384) et de trois quarts (fig. 385) ; tibia et tarse postérieurs (fig. 386).

9 Élytres légèrement rétrécis en arrière avant la déclivité apicale.

Suture déprimée dans le haut de la déclivité et formant une saifiie graduellement plus large et plus élevée vers le bas. Bord apical des élytres très profondément incisé au côté externe par une fente étroite qui pénètre jusque vers le milieu de la hauteur de la déclivité, où elle s'élargit en une sorte de petite fenêtre subcirculaire (*). L'apex de l'élytre est ainsi divisé en deux parties : l'' en dehors, une longue et mince épine légèrement incurvée; 2° en dedans, un lobe large et épais, comme renflé, arrondi au sommet, dont la surface est densément et finement ponctuée et qui donne naissance, au-dessous de son extrémité, à un appendice grêle, ensiforme. L'épine externe, prolongée en avant, le long du bord latéral de la déclivité, en une carène saillante, enveloppe étroitement le bord externe du lobe appendiculé. L'angle suturai, situé au fond de l'échancrure profonde limitée par les deux

;i ) La déclivité étant examinée de derrière suivant l'axe du corps.

Révision des Bostnjrhidi's.

lobes, est représenté par une très petite épine. 2' article des tarses postérieurs à peine plus long que le dernier, cilié au côté interne, ainsi que les deux suivants, de très longues soies raides. Soies du bord interne des tibias postérieurs peu nombreuses.

L'abdomen du Xylion pemrmatus 9 est d'apparence fort compliquée. Des segments 3, 4 et o on ne voit que les parties latérales; encore

Fig. 387 et 388. — Abdomen du Xylion peraniia/us Q, vu en dessous et de profil.

celles des deux derniers sont-elles soudées. Au milieu, immédiatement en arrière du 2** segment, s'étend une large plaque transverse, lisse et brillante, qui paraît dépendre du 5« segment et qui se prolonge en arrière à chacune de ses extrémités latérales en une longue lame pointue fortement recourbée en crochet vers le haut. La même plaque qui donne naissance à ces lames unciformes fournit, sur la ligne médiane, une grande apophyse cylindroïde, recourbée elle aussi vers le haut. De chaque côté, entre l'apophyse médiane et les lames unciformes. se montre, à un niveau un peu supérieur, l'extrémité d'un appendice très finement villeux, recourbé également en dessus. Les pièces tergales du 6*^ segment apparent affectent exactement la forme (l'un boyau dont le manche correspond au point d'insertion, dont le talon, supérieur, est arrondi au bout et fait saillie au fond de Téctiancrure médiane apicale des élytres, et dont la lame, large, recour-

P. Lesne.

bée vers le bas et très pointue au bout, embrasse la portion arquée de l'apopbyse médiane dont nous avons parlé plus haut.

Distribution géographique. — Australie orientale : Rivière Clarence Coll. Ldferté^ Muséum de P(iris). — 3 ind. $.

Genre Xyloliosea n. g.

(Voir tabl. des genres 1, 2, 10, 14, IG, 30). d'? ^^

Front plus ou moins déprimé. Épistome faiblement échancré au milieu de son bord antérieur. Mandibules pointues, normales. Antennes de 10 articles, les articles 3-7 pris ensemble égalant à peu près le 8^*; 1"'' et 2*^ articles de la massue à peu près aussi longs que larges, dé-

Fig. 389 à 392. — Antenne du Xylobosca Leui Q, vue par la face postérieure (fig. 389) (les deux premiers articles n'ont pas été ligures) ; tibia et tarse antérieurs du Xylobosca bispinosa çf, vus par la l'ace postérieure (fig. 390) ; palte antérieure du Xylobosca Leai $, vue parla face postérieure (fig. 391); libia antérieur du A'. Leui Ç, vu par la face externe (fig. 392).

pourvus de grandes dépressions sensorielles. Prothorax subcarré ou subrectrangulaire, nullement élargi en arrière, dépourvu de suture latérale et de dents uncinées aux angles antérieurs. Ély très sans sillon marginal au bord externe, leur déclivité apicale inerme au bord supérieur. Tibias antérieurs élargis et comprimés, moins larges à l'apex

Reci.sioii (les Jiostnjrhulcs. S63

que vers le milieu, costifornies et non aplatis en facette au côté externe, leur face postérieure couverte de dents nombreuses qui se disposent en une rangée régulière le long du bord externe de cette face . Tarses postérieurs très grêles.

(5 Suture frouto-clypi'ale bien marquée, enfoncée au milieu. Élytres plus nettement tronqués en arrière que chez la ç, leur bord apical simple, non échancré ni denté. Dernier segment abdominal avec de larges pièces pleurales rapprochées en arrière. Tarses antérieurs normaux, sans pilosité spéciale.

ç Corps beaucoup plus allongé que cliez le (5. Suture frontoclypéale très tine ou indistincte. Front plus ou moins garni de poils dressés. Bord apical des élytres le plus souvent échancré ou denté. Dernier segment abdominal diversement échancré en arrière. Tarses antérieurs avec de longues soies en dedans.

Genre propre à l'AustraUe et remarquable par la conformation spéciale des tibias antérieurs et par les particularités du dimorphismo sexuel (*).

TABLEAU DES MALES

1-2 — Déclivité apicale des élytres armée de deux épines longues et fortes, divergentes, insérées côte à côte sur la suture (fig. 393, 394). Long. 2 12-3 1/2 mill

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