C. kalaharensis, n. sp
5(4) Bords supérieur et latéraux de la déclivité apicale plus ou moins costiformes. Déclivité apicale assez brusquement tronquée. Pubescence des élytres longue et assez dense, bien apparente. — 9 Bord postérieur du dernier segment abdominal olïrant uw petite échancrure médiane limitée de chaque côté par un denticule (tig. 505).
— Long. 3,5-4,5 mill C. subretusa Ancoy.
^-(3) — Déclivité apicale des élytres moins convexe que chez les précédents, au moins une fois et demie aussi longue que la région dorsale des élytres mesurée le long de la suture (lig. 307), et bordée sur tout son pourtour par une carène élevée (lig. 508). Téguments plus brillants que chez le subretiina. — 9 Angle suturai des élytres prolongé en une dent uncinée recourbée vers le haut et en dehors, et armé en outre d'une seconde dent uncinée.
458 P. Lesne.
insérée à la face interne de l'élytre, dirigée en dessous et recourbée en dehors à l'extrémité (llg. 509). — Long. 3 1/2-4 1/2 mill C. truncatiila Ance\ .
Calopertha costatipennis, n. sp.
(Voir tabl. des espèces 1. — Fig. "iOS du texte.)
Long. 3 1/2-4 1/2 mill. — Corps brun, plus foncé dans la région postérieure des élytres; antennes et tarses roux ou d'un brun roussâlre. Pubescence frontale courte, formée de poils rabattus sur le tégument. Premier article de la massue antennaire plus de deux fois aussi large que long. Milieu de l'aire postéi'ieure du pronotum couvert de grains râpeux serrés. Ponctuation des élytres dense, très forte sur le dos et sur les côtés où elle est quelquefois presque contluente par places, fine, régulière et espacée sur la déclivité apicale. Celle-ci non tronquée d'une façon abrupte, mais reliée au dos des élytres par une courbe régulière et uolîrant de carène limitative qu'au côté inférolatéral. Dos des élytres parcouru de chaque côté, en arrière, par 2 ou quelquefois 3 côtes longitudinales lisses et brillantes graduellement atténuées et nullement dentiformes à leurextré- V\ii. .503. — Déclivité ii^i^t' postérieure. Suture costiforme dans la ;i|)icale des élytres, région dorsale postérieure des élytres, légèrevue de trois quarts, ment saillante mais non renflée en bourrelet chez le Calojj. cos- sur la déclivité apicale. Rebord inférieur de la tatipennis. déclivité peu accusé, relié sans interruption à
la carène inféro-latérale. Bord inféro-apical de l'élytre en forme de gouttière très étroite. La pubescence des élytres est composée de poils roux, apprîmes, fins et assez longs. Des poils semblables s'observent sur l'aire postérieure du pronotum et sur les côtés du prothorax. Les caractères sexuels paraissent manquer.
Distribution (jéoyvaphique. — Abyssinie méridionale et Pays des Somalis.
Choa, en septembre [Antinorl in Musée de Gènes). Railway du Harrar, entre Djibouti et le kilomètre lo2 (//. Méray in Muséum de Paris); Daouannlé, kilomètre 110 (D'' Ch. Martin). Cheik, SO kilom. de Berbera [coll. Arrjod-Yalton] (*).
(1) Types au Muséum d'Histoire naturelle de Paris, au Musée civique de Gènes et dans les collections Argod-Vallon, Bedel et Ch. Martin.
llcrii^ioa des nostrijchidcs. 4o9
Calopertha kalaharensis, ii. sp.
(Voir taljl. dos espèces "2, 3, 4. — Fig. o04 du texte.)
Long. 3,o-4 mill. — Corps court, un |ieu élargi en arrière, d'un l)run foncé, assez Ijrillant sur les élytres ; J^ase de ces organes brune. (]uiss(s et tibias bruns. Antennes et tarses roux. Ressembli' l)eaucouji au C. subretusa Ancey.
Dessus de la tète légèrement con^ exe. Pubescence du front et de l'épistome courte, rebroussée vers le liaul. Suture fronto ch péale line, droite. Dents du bord antérieur de l'épistome obtuses. 1'^' article de la massue antennaire plus de deux fois aussi large que long. Grains râpeux de l'aire postérieui'e du pronotiun assez serrés. Dos des ("h très brillant, assez fortement et assez densément ponctué, la ponctuationatténuée en arrière; très (ineraent et peu densémentpubescentet sans traces de côtes longitudinales en arrière. Déclivité apicale convexe, raccordée par une courbe aux parties dorsales et ne formant pas un(^ troncature abrupte, offrant au coté inféro-lati'ral une courte carène marginale; très tinement et assez densément ponctuée, arec la suture saillante. Angle suturai simple (cJ 9). Abdomen finement et peu densément ponctué, assez brièvement .^i-,^ ^^ 5,^,
pubescent. .,-.„, .-^- ■> j .• • i i
^ V\g. 504 et ûO.j. — Bord postérieur ou der-
o Dernier segment abdo- ^j^,,. gp„,^^j,j abdominal chez les Calop. minai simple. /.alaharensis i^- (lig. r,Oi) et C. iubrc-
9 Dernier segment abdo- lusa Ç (fig. 505). minai offrant en arrière une
large échancrure frangée de poils blonds et munie au fond d'une longue dent bifide au sommet (llg. oOi).
Distribution géographique. — Afrique allemande du Sud-Ouest. Okabandya et Otjosondu [Caspcr in Musée de Berlin). — 0 individus.
Calopertha subretusa."
(Voir tabl. des espèces "2, 3, o. — Fig. :J0:2, :m5 et 306 du texte.)
Ancey 1881, in Le Saturalisie, 111, p. oOl». — Lesne 1902. in L'Abeille, XXX,- p. 112 et 117, pi. IV, f. 109 et 110.
Long. 3 1/2-4 12 mill. — Corps plus court que chez le costutipennis, brnn, parfois roussàtre; rt'gion de la déclivité apicale plus
Fig. 50G et 507. — Calopertha auJh relusa (fig. 506) et C truncalula C" (fig. 507), vus de profil.
foncée; antennes rousses. Poils du front en partie dressés. Premier
article de la massue antenuaire plus de deux fois aussi large que long.
Milieu de Taire postérieure du pronotum couvert de grains râpeux denses. Portion inerme de la déclivité antérieure du prothorax plus étendue que chez le costatipennis. Élytres plus courts que chez cette dernière espèce et tronqués abruptemenl en arrière; déclivité apicale légèrement convexe, limitée sur tout son pourtour par une cote épaisse qui se transforme intérieurement en une carène peu élevée. Dos des élytres sans traces de côtes longitudinales, couvert d'une ponctuation forte, non continente, atténuée près de la base; ponctuation de la déclivité fine, régulière et assez espacée. Suture nullement saillante sur la région
dorsale, légèrement saillante sur la déclivité. Rebord inférieur de la
déclivité très mince; bord inféro-apical en forme do gouttière étroite.
Pubescence des élytres formée de poils roux apprîmes, fins et assez
denses.
ô Dernier segment apparent de l'abdomen simple. 9 Dernier segment abdominal olFrant au milieu du bord postérieur
une petite écliancrure limitée de chaque côté par undonlicule (fig. 50o).
Distribution géographique. — Région saharienne depuis le Sénégal jusqu'en Arabie et dans le pays Somali.
Sénégal (Muséum de Paris, Musée de Berlin, Musée de Bruxelles, coll. Fairmaire) : S'-Louis (F. Planchât in coll. Oberthnr; G.Melou); Dagana [Aubert]; Podor [Cligng in coll. Ph. François). Sierra Leone (coll. Thérg > Muséum de Paris). Egypte : Le Caire (coll. Bedel). Abyssinie [Raffray in coll. Oberthiir). Erythrée : Massaoua et Assab, en juin [Ragazzi in Musée de Gènes). Côte française des Somalis : Obok {}f. Maindron in Muséum de Paris; coll. Aubert, etc.). Raihvay du Harrar, Daouannlé, kil. 110 (D'' Ch. Martin). Somalie anglaise : Cheik, 80 kiloni. de Berbera (coll. Argod-Vallon). Afrique orientale anglaise: Fleuve Tana (Musée devienne); Ikutha (Musée ento-
lievisio)} (1rs Hostriicliidrs.
mologif|ue de Berlin ; Hedjuz, Djeddah [coll. E. Abeille de Per-
rin] (').
Calopertha truncatula.
(Yuir t;ii)l. des espèces 2, 6. — Fig. o07, o08, o09 du texte.)
Ancey 188^ in Le Natumliste, III, p. o09. — Lesne 190:2, in L\ibeUle, XXX, p. 113 et 118, pi. IV, f. 111 et ll->.
Long. 3 1/2-4 I 2 mill. — Forme très courte; rlytres ('-largis en arrière, (^urps d'un roux brunâtre avec la tête, la déclivité postérieure et la poitrine d'un brun plus ou moins foncé: antennes rousses. Pubescence du front non ou à peine apparente, formée de poils très courts, ap|)riniés (-). 1" article de la massue antennaire atteignant à peine en largeur le double de sa longueur. Grains râpeux de Taire postérieure du pronotiim moins denses que chez les deux espèces précédentes; déclivité anférieure du prothorax plus ample et plus convexe, inerme sur une plus large portion de sq région médiane. Région dorsale des élytres plus réduite que chez les mêmes espèces, sans nervures en saillie, glabre, présentant une ponctuation assez forte et assez réj^ulière; parties postérieures des flancs des élytres couvertes d'une pubescence rousse, dressée, den.se. Déclivité apicale très ample, brus(|uement tron(|uée, faiblement convexe sur le disque, délimitée SI M' lout son pourtour p;ir une carène élevée dont la crête est lisse et brillante; marquée d'ime ponctuation régulière, assez tlne et assez dense, elïacée inférieuremeiit ; rebord inférieur de la déclivité large. Suture très légèrement saillante sur la déclivité Bord inféro-apical de Télytre en gouttière étroite.
(5 Angle siUural des élytres et dernier segment apparent de l'abdomen siiiqili's.
9 Ange suturai de chaque; élytre prolongé et recourbé en crochet vers le haut, et présentant, à la face inférieure, un uncus juxtasu-
(1) Un t'xe:.i|'luire de la collection Faiiinaire iiorle la localilr « Jndla ». {'>,) A |iart li's soies dressées interoculaires normales.
Fi^i. 508 et 509. — Calop. truncatula $. Déclivité apicale des élvtres, vue de trois quarts et un |)eu en dessous (fig. 508) et an;;le suturai vu en dessous (fig. 509).
462 !'• Lesne.
tiiral recourbé en dehors. Dernier segment apparent de l'abdomen offrant une encoche au niiheu du bord postérieur.
Distribution géographique. — Afrique saharienne, Arabie, Pandjab.
Sénégal : S'-Louis (V. Planchât in coll. Oberthiir); Podor (.V. Maindron in Muséum de Paris); Galam (Muséum de Paris). Nil blanc : Goz Abba Goma, près la pointe sud de l'Ile Aba, en février (mission Jdgers- Iciôld). Abyssinie (British Muséum; Raffraij in Muséum de Paris): environs de Dire Daoua (D'' Roger in Muséum de Paris). Cote française des Somalis : Obok (M. Maiudron in Miiséum de Paris; Musée de Bruxelles); Djibouti [W Jousseaume in Muséum de Paris et coll. Bedel) ; railway du Harrar, Adda galla (D'' Ch. Martin). Somalie intérieure, Haut Cbébéli : Toug- Tourfa (coll. Rothscliild > Oberthûr): Daoua, en octobre (E. Ruspoli in Musée de Gènes); Lough, en novembre-décembre (V. Bottego in Musée de Gènes). Aden (British Muséum). Pandjab, Pechaver (British Muséum).
Biologie. — Nous avons obtenu cette espèco des rameaux morts de l'Acacia^ albida Delile (').
Genre Sinoxylon.
(Voir labl. des genres 2, 8, 9.) ^^^^
Duftschmid, 182o, Fauu. Austr., 111, p. Soi. — Lacordaire, Gen. des Col., IV, 1857, p. o34 et o38. — J. Duval, Gen. des Col. d'Eur., III, p. 229 (-). — Redtenbacber, Faun. austr., Kiit., 3<^ éd., 1874, II, p. 65. — Kiesenwetter. Nat. der Ins. Deutschl.. Col., V, 1877, p. 31. — Seidlitz, Faun. transsylv., 1891, p. 116. — Zoufal in Wien. eut. Zeit., XIII, 1894, p. 34. — Lesne in L'Abeille, XXX, 1902, p. 110 (^).
Trypocladus Guérin 1843. in Ann. Soc. ent. Fr. [1845], Bull.,
p. XVII.
Apatodes Blackburn 1889, in Proc. Linn. Soc. N. S. Wales, i" sér., III, p. 1429.
(1) Ces rameaux, provenant de Saint-I.ouis thi Sénégal, nous avaient élé très aimablement procurés par M. René Oberlhur.
(2) J. Duval signale l'existence d'un « pe(it prolongement vertical » au sommet du labre chez les Sinojnjlon. Ce caractère est fictif. 11 existe en ce point, chez le S. sexdentahiiii,\}n faisceau dense de poils bruns qui, examiné à un faible grossi-ssement. peut avoir l'apparence d'une pointe ctiilineuse.
(3) Beaucoup d'auteurs américains et notamment G. -H. Horn ont appliqué à tort le nom de Sinoxylon à diverses espèces du type Xi/loperlha.
IlcnsiOH (les Ikislriicliidcs.
Corps tantôt très court, tantôt assez allongé, parallèle ou très légèrement élargi en arrière, brusquement tronqué aux deux extrémités. Pilosité frontale variable. Bord antérieur de l'épistome denté de chaque côté de la base du labre et presque recliligiie dans l'inlervalle compris entre les dents.
Yeux fortement surélevés au bord poslérieur. Articles de la massue antennaire plus ou moins fortement transverses ('), souvent tlabelliformes. Milieu de l'aire postérieure du pronotum imponctué , marqué de grains râpeux plus ou moins écrasés, et simulant parfois des écailles imbriquées, ou transformés en carinules longitudinales. Sculpture de la région dorsale des élytres très forte, principalement auprès des bords de la déclivité apicale. Celle-ci armée de deux dents juxtasulurales plus ou moins développées, de forme variable. Postt'pipleure presque toujours en forme de gouttière, quelquefois explaué horizontalement. Calcar postérieur des tibias intermédiaires et postérieurs long, atteignant ou dépassant le milieu du "2'^ article du tarse. Pilosité de la face externe des tibias postérieurs idus ou moins abondante, jamais nulle. Vestiture du dessous des larses formée de soies fines, inégales, non en brosse.
Les caractères sexuels extérieurs font souvent défaut. Lorsqu'ils existent, ils sont presque toujours fort peu apparents et alTectent soit la pilosité des tarses postérieurs soit la configuration du bord postérieur du dernier segment abdominal. Il est très rare que l'angle suturai des élytres [S. indkuin) ou la sculpture des mêmes organes {S. seupgulf'nse) offre des différences sexuelles.
I''i^. 510 et 511. — Antennes du Sinoxylon senerjalense ((i^. 510) et du .S', ceratoniœ (lig. 511).
(1) Seul, le Si)U circiàlinn a le diTuier article des antennes légèrement allonaé.
464 P- Lesne.
Les nombreuses espèces du genre Sinoxijlou sont répandues dans les régions chaudes et tempérées de l'Ancien Continent. Elles forment un ensemble homogène dont l'étude systématique présente de nombreuses difficultés. Les caractères fournis parla conformation du bord apical des élytres, par la position des dents juxtasuturales et par la pubescence de la déchvité postérieure sont les plus importants. Ceux que donnent les articles de la massue antennaire sont également fort utiles; mais la forme des épines juxtasuturales est parfois très variable (S. transvaalense) et la présence des dents sur le front n'est pas toujours constante chez une même espèce [S. transvaalense, S. tignarium, S. ruficorne).
Il est à noter que les espèces à écusson bien développé sont aussi celles dont les élytres sont absolument glabres.
Les différentes formes spéciTuiues se groupent comme il suit :
.s. circuUum s. cerotonUic S. xitdaniciiin S. sexdentalum
S. indicum S. succiaum s. couigeruin S. perforans
— s doliolion S. (iii()olc'iise S.japonicuin S. anale S. rufobasale s. cuneoliis —
— S. divaricadim — .S. villosuiii
s. liufo — S. dichroum S. transvaalense
— S. epipleurale S. tUjnariuDi — .S', }Iarseuli s. bellicosuiit s. pubens S. jnignax S. pachj/odon S. senecjalcnse s. pjigmaeinii S. crassum
— S. erasicaiidfi — .b. airatum S. Brazzai — •">■ ru/icDrne S. birmanum
— .S. cafniin S. capillatum
— S. flabrarius
S. cucuinella
TABLEAU DES ESPÈCES. -
i(6) — Carinule limitant l'épipleure interrompue ou efTacée au tournant apical de l'élytre. Rebord inférieur de la décHvité apicale bien accusé, se détachant de l'épipleure sans solution de continuité (fig. ol7). Pas de côte transverse préapicale au bas de la déclivité postérieure.
2-(o) — Déclivité apicale des élytres glabre, limitée supérieurement par une crête saillante. Articles de la massue comprimés suivant l'axe de l'antenne, mats et densément poreux, le premier moins de trois fois aussi large que long, le second n'atteignant pas en largeur la longueur totale de la massue. Base des élytres non en carène
Revision des Bostnjchides. 46o
coupante entre lépaule et l'écusson. Saillie intercoxalo de l'abdomen triangulaire. Bourrelet suturai de la déclivité postérieure non crénelé. Front inerme — ç Dernier segment apparent de Tabdomen biincisé au milieu de son bord postérieur.
'•i-[i) — 1" article de la massue antennaire à peine plus large que long (fig. 512). Dents juxlasuturales de la déclivité comprimées latéralement, contigués. insérées contre la suture même (fig. 513). Crète limitative de la déclivité régulière, également saillante. Front presque complètement privé de poils dressés. — ç Dernier segment abdominal présentant au milieu du bord postérieur deux petites encoches séparées par une dent triangulaire, pointue (lig. 514). Angle suturai des élytres simple. — Long. 4 mill S. circuitum Lesne. ='^
4- (3) — 1"^'' article de la massue environ deux fois et demie aussi large que long. Dents juxtasuturales écartées, nullement comprimées. Crète limitative de la déclivité postérieure inégale dans sa portion supérieure (lîg. 515). Front portant des poils dressés. - ç Dernier segment abdominal otî'rant au milieu deux lines incisions séparées par un lobe arrondi (tig. 516). Angle suturai pointu, denliforme et réfléchi au sommet. — Long. 412-6 1 2 mill. -tx. S. indicum Lesne.
ô-{i) Déclivité apicale des élytres offrant une pubescence peu abondante, formée de poils rabattus vers le bas ethmitée supérieurement par une carène épaisse, plus ou moins nette (tig. 517). Articles de la massue antennaire flabeUifornies, brillants, à pores sensoriels écartés, le premier article près de 5 fois aussi large que long, le second article dépassant en largeur la longueur totale de la massue. Base des élytres conformée en carène coupante entre l'épaule et l'écusson. Saillie intercoxale de l'abdomen étroite, parallèle. Bourrelet suturai de la déclivité postérieure crénelé sur les bords. Front denté. Pas de
caractères sexuels extérieurs. Long. 3 1/2-6 mill ^fu
S. anale Lesne o 5,^ r-^
6-(l) — Carinule limitant l'épiplenre nullement effacée au tournant apical, prolongée sans infei'rupfion jusqu'à l'angle suturai; rebord inférieur de la déclivité simplement constitué par cette carinule; bord inféro-latéral de la
4(56 1*. Lesne.
tlédivilé iiimiaigiiu' ou pivsontaot une côte limitative séparée de répipleure. Bord inféro-apieal de l'élytro en forme de gouttière (fig. 490).
7-(02) — Dents juxtasuturales de la déclivité postérieure non conliguës, insérées à quelque distance de la suture.
8-(13) — Déclivité npicale des élytres absolinnent glabre ('). Écusson grand (lig. ol8), subpentagone. Bord basilaire des élytres en carène coupante entre l'épaule etl'écusson. Articles de la massue antennaire flabelliformes, le second dépassant en largeur la longueur totale de la massue.
9-ilO — Élytres couverts de grains arrondis saillants, très denses et partiellement continents sur la région dorsale, moins serrés sur la déclivité apicale; bourrelet suturai de la déclivité granuleux et comme crénelé latéralement. Bord tranchant des mandibules fortement arqué. Écusson bidenté en avant. Corps d'un noir profond ; cuisses et tibias noirs. — ç (?) Angle suturai des élytres taillé en biseau sur la face interne. — Long, o 1 i-6 13 niill. . . S. bufo, n. sp. '<S
10-(9) — Élytres ponctués, sans grains en sailbe: bourrelet suturai de la déclivité lisse ou presipie lisse, nullement crénelé. Bord Irancbant des mandibules en courbe surbaissée. Écusson légèrement bituberculé ou simple au bord antérieur. Déclivité apicale très brillante, bordée de 4 à 7 paires de tubercules (fig. o20). Corps et pattes en partie roux.
M-(12) — Dents juxtasuturales de la déclivité coniques, triangulaires, pointues, comprimées latéralement. Corps légèrement élargi en arrière. — 5 (?) Angle suturai saillant, denté sur la face interne de Télytre (fig. 521). — Long. 4-5 mill S. Marseuli Lesne. otC
12-(H) — Dents juxtasuturales de la déclivité courtes et très épaisses, cylindriques, tronquées et arrondies en calotte spliérique au sommet (lig. 525). Déclivité apicale ofîrant intérieurement une côte oblique bien apparente. Corps assez fortement élargi en arrière. Long. '^ 3 4-4 mill.. . S. pachyodon. n. sp.
(1) La constalation de ce caractère ilemande i)arfois beaucoup d'allenlion et nécessite l'emploi de fortes loupes, la pubesceiice de la déclivité pouvant passer inaperçue lor-squ'ollc est à la fois rase et éparse.
Révision des Bosinjchides. 467
13-(8) — Déclivité apicale des élytres plus ou moins pubescente. Écusson petit subtriangulaire ou arrondi en arrière.
14-(33) — Pubescence de la déclivité apicalo des élytres rase, c'est-à-dire perpendiculairement dressée et très courte.
lo-(16) — Dents juxtasuturales de la déclivité postérieure conoïdes, nullement comprimées, retroussées au bout, écartées de la suture et insérées chacune à peu près à égale distance du bord exti-rne delà déclivité et de Tautre dent juxtasuturale (lig. 323). Pubescence do la déclivité apicale très dense. 2^ article de la massue antennaire tlabelliformc, mat, densément poreux, dépassant un peu en largeur la longueur totale de la massue. Angles postérieurs du prothorax marqués, saillants en arrière. /^.^ Corps très large. Long. 0-7 mill S. Srazzai Lesne. o^P '
16-(lo) — Dents juxtasuturales faiblement écartées, nullomenl retroussées au bout, d'ordinaire comprimées latéralement. Pubescence de la déclivité apicale peu serrée. Corps moins large.
■17-(â6) — Articles do la massue antennaire très développés, flabelliformes, le 2'' dépassant de beaucoup en largeur la longueur totale de la massue (tlg. oll). Bord basilairc des élytres comprimé en lame entre l'épaule et Técusson. Déclivité apicale sans tubercules marginaux. Élytres roux ou rouges à la base. Taille d'environ 3 1 2-o '1/2 mill. C;
18-(2o) — Épines juxtasuturales parallèles ou faiblement divergentes.
19(24; — Épines juxtasuturales non inlléchies, généralement terminées en pointe acérée, situées vers le miheu de la hauteur de la déclivité (fig. 524).
20-; 21) — Bourrelet suturai de la déclivité convexe, costiforme au-dessous des épines. 2*^ article de la massue atteignant presque en largeur la longueur totale de / l'antenne. Long. 3 1/2-5 12 mill S. ceratonise/Linné.) P--^P
21-(20) — Bourrelet suturai de la déclivité parallélépipédique, sa face postérieure aplanie au-dessous du niveau des
(1) Les cinq espèces qui constituent le liroupe défini au § 17 ont entre elles les plus grandes affinités et ne diffèrent que par de léj>ers caractères. On doit les considérer comme étant encore imparfaitement connues.
468 P. Lesne.
épines. Ponctuation des élytres plus forte que chez le S. ceratoniœ.
22-('23) — 2*^ article de la massue antennaire atteignant en largeur la longueur totale de l'antenne. Grosse ponctuation de la déclivité apicale s'élendant vers le bas jusqu'à la côte oblique prémarginale qui est assez bien mar(|uée. Long. 4,5-0,7 mil! S. doliolum Lesne.
23-(22) — 2'' article de la massue antennaire n'atteignant pas en largeur la longueur totale de l'antenne. Décbvité apicale très fortement ponctuée sur ses parties supérieures et moyennes, bsse sur le tiers inférieur et n'offrant pas trace de cote oblique. Long. 3 1 2-o mill. . . . S. succisum J^esno.
24(19) — Épines juxtasuturales dirigées vers le bas, plus ou moins émoussées au sommet et manifestement insé-. rées au-dessus du milieu de la hauteur de la déclivité (11g. 520). Cuisses rousses. Long. 4 1/2-5 1/2 mill. . . S. rufobasale Faii'm. /• '
25-(18) — Épines juxtasuturales épaisses, fortement divari- (juées, insérées au-dessus du milieu de la déclivité, pointues et recourbées vers le bas au sommet (lig. 527 et 528). Bourrelet suturai parallélépipédique, tétragonc au-dessous des épines. Villosité du bord antérieur du prothorax assez abondante. Cuisses noires. Long. 4,8 mill. S. divaricatum. n. sp. A <
26-i'17) — 2*^ article de la massue antennaire ne dépassant pas ou dépassant à peine en largeur la longueur totale de la massue (lig. 510). Bord basilaire des élytres nullement comprimé en lame, mais ayant la forme d'une côte épaisse à surface granuleuse. Élytres normalement noirs ou brun foncé. Taille 5-9 mill.
27-(28) — Gouttière apicale des élytres très large, non dilatée au tournant externe (lig. 529). Bebord inférieur de la déclivité apicale large. Pubescence du dos des élytres assez dense. Déclivité apicale avec 3 paires de tubercules marginaux peu saillants S. epipleurale, n. sp. kf i
28-(27) — Gouttière apicale des élytres de largeiu' normale, légèrement dilatée au tournant externe (tig. 530 et 531). Bebord inférieur de la déclivité apicale étroit.
29(30) — Dos des élytres glabre. Déclivité apicale offrant 3 paires de tubercules marginaux, ceux des 2 paires
Hevision des Bostrurhides. 469
supérieures très saillants (fig. 530). Puboscence de la
poitrine et de l'abdomen argentée. ... S. bellicosum, n. sp. A ^/L^
30(29) — Dos des élytres pubescent. Saillies marginales de la déclivité postérieure moins fortes que chez l'espèce précédente.
'Si-{',ii) — Pubescence du dos des élytres courte, dressée. Déclivité apicale brillante, présentant 3 paires de calus marginaux très peu saillants (lig. o31). Épines juxtasu- / p
turales lisses au coté externe S. senegalense Karsch. j S ^J i^ —
32-(31) — Pubescence du dos des élytres rabattue en arrière. Déclivité apicale presque mate, avec 3 paires de tubercules marginaux cosliformes. Épines juxtasuturales fortement cannelées à la base au côté externe (fig. o33).. S. erasicauda. n. sp. ^ { c
33-(14) — Pubescence de la déclivité apicale formée l'au moins sur la moitié supérieure de poils couchés ou rabattus, soit vers le bas, soit dans la direction de la suture.
34-i43) — Articles de la massue antennaire très développt's, ilabeiliformes, le second dépassant notablement en largeur la longueur totale de la massue. Tubercules marginaux du bord supérieur de la déclivité apicale nuls ou faiblement indiqués. Bord basilaire des élytres en carène coupante.
3o-(42) — Front quadridenté. Suture renflée en un bourrelet tétragone au-dessous des épines juxtasuturales. Pilosité du bord antérieur du prothorax peu abondante. 2'^ article de la massue antennaire dépassant de beaucoup en largeur la longueur totale de la massue. Tubercules marginaux de la déclivité nuls ou indiqués seulement par des calus.
36-(39) — Aire postérieure du pronotum couverte de carinules longitudinales. Pas de cote transverse au bas de la déclivité apicale. Articles de la massue antennaire canaliculés sur leur tranche apicale.
37-(3S) — Épines juxtasuturales comprimées latéralement, triangulaires, très pointues (lig. 534), sans grains saillants à leur base. Angles postérieurs du prothorax arrondis. Elytres roux ou bruns. Long. 3 13-4 1/2 mill.. . . o,-l S. sudanicum Lesne. o^ '
38-(37) — Épines juxtasuturales conoïdes, nullement comprimées,couvertes de grains sphéroïdes à leur base (flg. 53o).
470 I*. I.KSXE.
Angles postérieurs du prothorax accusés. Élylres noirs ^,l
ou brun foncé. Long. 3 1/2-5 1/2 mill. S. conigerum Gerst. ' '^^ 39.(36) — Aire postérieure du pronotum couverte au milieu de petits grains écrasés arrondis. Déclivité apicale otrrant iîiférieurement une cote transverse assez marquée. Épines juxtasuturales conoïdes, non comprimées, sans grains à la base.
40(41) — Pubescence de la déclivité apicale rousse, dense, très apparente, couchée jus(|ue dans la région de l'angle suturai. Épines juxtasuturales rugueuses à la base. ,^f
Long. 4 1/2 mill S. angolense, n. sp. |JS^^'^
41-(40) — Pubescence de la déclivité apicale très peu apparente, dressée, courte et rase dans la région de l'angle suturai. Épines juxtasuturales non rugueuses à la base. j^^.?-
Long, o 1/2 mill S. cuneolus, n. sp. U^^
42-(3o} — Front inernie, portant une rangée régulière de longues soie>; rousses dressées et recourbées vers le bas au sommet (fig. 537). Suture légèrement élevée mais ne formant pas de i)ourrelet au-dessous des épines de la déclivité. Déclivité antérieurt; du prothorax avec une pilosité dressée abondante. 2' article de la massue antennaire ne dépassant qu'un peu en largeur la longueur totale de la massue. Tubercules du bord supérieur de la déclivité apicale petits mais distincts. Épines juxtasuturales fortement comprimées latéralement. Tète et prothorax ^p^ noirs; élytres roux. Long. 4 1/2 mill... S. dichroum, n. sp.ijS^^*^^
43-(34; — Articles de la massue antennaire mats et densément poreux, comprimés suivant l'axe de l'antenne, le second ne dépassant pas en largeur la longueur totale de la massue.
44-(o9/ — Côte transverse du bas de la déclivité apicale nulle ou peu marquée.
45 (54) - Dents juxtasuturales comprimées latéralement.
46(51/ — Bord basilaire des élytres en lame coupante. Suture un peu saillante, mais nullement renflée en bourrelet sur la décli^ité.
47-(48) — Déclivité apicale munie, à si>n bord supérieur, de deux paires de tubercules faibles mais bien distincts. Sculpture de la région du bord supérieur de la déclivité apicale très forte, confluente, subgranuleuse. Reliefs de l'aire postérieure du pronotum denses, triangulaires.
Ilpvisimi des Uoslnjchkh's. 471
pointus. Cuisses brun foncé. Long. 4-5 mill
S. tignarium Losne. - ''^
48-(47) — Déclivité tipicalo sans traces de tubercules marginaux à son bord supérieur. Front inernie. Taille petite (3-4 rnill.).
4'.)-(oO) — Gouttière apicale des élytres à peine élargie au tournant externe. Troncature postérieure des élytres mate, non coupée à angle vif. Grains râpeux de l'aire postérieure du pronotum très denses. Cuisses noires. Long. 4 niill S. pubens, n. sp. ^^^
o0-(49) — Gouttière apicale des élytres nettement élargie au tournant externe. Déclivité apicale brillante, très brusquement tronquée. Grains râpeux de l'aire postérieure du pronotum assez écartés. Cuisses rousses ou testa- ^,-^
cées. Long. 3-3 12 mill S. pygmseum Lesne. 0 hi^*~
ol-(4t)) — Bord hasilaire des élytres formant une côte rugueuse et assez épaisse. Front quadridenté, parfois très faiblement, et ne portant qu'un petit nombre de longues soies dressées. Déclivité apicale des élytres munie de 3 paires de tubercules marginaux peu saillants.
o2-(o3) — Bord antérieur du pronotum sans poils dressés siu' un large espace médian. Épines juxtasuturales très convexes en dehors et marquées, à la base, de rugosités ou de brèves cannelures longitudinales. Corps entièrement
noir en dessus. Pattes brunes. Long. o-7 mill iVr
S. ruficorne Fâhranis. \j s /J
-o3-'o2) — Des soies dressées lines et peu ab^ndautes tout le long du bord antérieur du pronotum. Épines juxtasuturales peu convexes et entièrement lisses au côté externe. Base des élytres et cuisses rouges ou rousses. Long. 4,5-0 mill S. cafrum Lesne. ^it^
54-(4o) — Dents juxtasuturales nullement comprimées latéralement, leur base circulaire ou en ellipsoïde Iransverse. Front inerme. Bord basilaire des élytres non coupant.
o5-(o8) — Déclivité apicale des élytres mimie de tubercules bien accusés sur ses bords supérieur et latéraux; épines juxtasuturales plus ou moins pointues. Deuxième et troisième articles des tarses postérieurs portant des soies longues et nombreuses au cùté interne (c5) ou n'en présentant que 2 ou 3 (?). Forme plus courte.
o6-(57) — Épines juxtasuturales de la déclivité circulairement
coniques, très pointues, lisses et brillantes. Déclivité postérieure munie de chaque côté de deux tubercules marginaux,run situé au bord supérieur, l'autre, plus saillant, au bord latéral, à la hauteur des épines juxtasnturales (lig. o43 et o44). Articles de la massue aniennairc avec des taches nettes de pubescence dorée. Pubescence dorsale des élytres dressée. Long. 3 l/S-o 1 '2 mill. . . . S. sexdentatum Olivier.
o7-(o6) — Épines juxtasulurales de la déclivité plus ou moins comprimées dans le sens dorso-ventral (lig. o47), plus ou moins ponctuées, rugueuses et pubescentes. Déclivité postérieure munie, de chaque côté, de trois tubercules marginaux, l'un situé au bord supérieur, le second, moins saillant, au bord supéro-latéral, et le troisième au boi d latéral, à un niveau inférieur à celui des épines du disque (fig. o46). Articles de la massue antennaire sans taches de pubescence dorée. Pubescence dorsale des élytres couchée. Long. 5-8 1/2 mill. S. perforans Schrank . ' '^
58 -(5o) — Déclivité postérieure des élytres sans tubercules aux bords supérieur et supéro-latéral (lig. 549); dents j uxiasuturales subcylindriques, subdigitiformes, mousses à l'extrémité, leur surface rugueuse. Dos des élytres sans poils dressés. Articles de la massue antennaire bruns, sans taches pileuses. Forme allongée, (lig. 548). Long. 5-6 mill S. japonicum Lesne. jA^
59-(44) — Une côte transverse très accusée au bas de la déclivité apicale des élytres. Front sans poils dressés, à part les deux soies interoculaires normales. Bord antérieur du pronotum sans poils dressés. Base des élytres obtuse, nullement comprimée eu lame. Suture renflée en bourrelet sur la déclivité postérieure. Pubescence des élytres apprimée. 2'= article de la massue antennaire atteignant à peine en largeur la longueur totale de la massue. Yeux assez petits.
60-(61) — Front régulièrement convexe, nullement caréné ni déclive le long de son bord antérieur. Pubescence des élytres rousse, longue, assez dense, aussi apparente sur la déclivité apicale que sur la région dorsale. Dents frontales et tubercules marginaux de la déclivité nuls. Long. 4-4 1/2 mill S. villosum Lesne. ^i '
[{l'riaion (h's Bostryrhidi's. 473
61-(60) — Front brièvement déclive et comme caréné le long de son bord antérieur. Pubescence de la région dorsale des élytres assez éparse, celle de la déclivité apii^.ale insensible et presque nulle. Dents frontales et tubercules marginaux de la déclivité variables, bien déve-
liippés ou presque nuls. Long. 3 li-ti mill ^^f^
S. transvaalense l^esne. jSi^ f^-
Qi-IJ) — Dents juxlasuturales de la déclivité postérieure contiguës, insérées contre la suture même, queI(|uefois très réduites. Pubescence de la déclivité apicale formée de poils rabattus vers le bas on nulle. Côte oblique du bas de la déclivité nulle ou vaguement indiquée.
63-(68) — Articles de la massue antennaire mats, très denseuienf poreux, comprimés suivant l'axe de l'antenne, le 2'= «•rticle atteignant au plus en largeur la longueur totale de la massue. Bnrd basilaire des élytres plus ou UKiins rugueux ou granuleux, nullement comprimé en lame. Di'clivité apicale pubescente.
ô4-(G7) — Déclivité apicale des élytres armée de chaque coté d'une ou de deux saillies deniiformes à son bord supéjieur. Milieu de l'aire postérit^ure du pronolum couvert de grains écrasés subcirculaires. Front portant des soies dressées peu nombreuses. Taille graude [6-9 mill.).
6o-(66) — Épines juxtasuturales de la déclivité minces, circulairemeiit coniipies, insérées à un niveau inférieur à celui des dents marginales supéro-externes (lig. o53). Di'uts marginales de la déclivité très saillantes. Long, t)- 8 mill S. pugnax Lesne.
66-(6oy — Épines juxtasuturales de la di'clivité larges, triangulaires, insérées au niveau des dents marginales supéro-externes (fig. o54). Dents marginales de la déclivité -, moins saillantes. Long. G-9 mill S. crassum Lesne.
67-(G4) — Déclivité apicale des élytres sans traces de tubercules marginaux. Milieu de l'aire [)ostérieure du pronotiuu couvert de carinules longitudinales ou de reliefs cunéiformes allongés. Front sans poils dressés à part les deux soies interoculaires normales. Taille petite : 3,4- 4,8 mill S. atratum Lesne. j^>j^
68-(63' Articles de la massue antennaire plus ou moins brillants, très développés, tlabelliiormes , le l"" dépassant en largeur la longueur totale de la massiu'. Bord
474 P. Lesxk.
basilairt' des élytres lisso. Front netlenient Jcnté. Pas de saillies au bord supérieur de la déclivité apicale.
69-(72) — Pubescence des élytres dense, plus ou moins longue.
70-(71) — Milieu de l'aire postérieure du pronotura couvert de fines carinules longitudinales. Pilosité du front nulle à part les soies interoculaires normales. Pubescence des élytres brunâtre, courte, peu apparente. Élytres ^
entièrement noirs. Long. 4,8 mill S. birmanum. n. sp. Ij ^|J^
71-(70; — Milieu de l'aire postérieure du proiiotiun orné de grains écrasés subcirculaires. Pilosité du front longue et abondante. Pubescence des élytres blonde, assez longue, très apparente. Massue antennaire plus longuement tlabellée et épines ju.^lasuturales moins larges que chez le birmanum. Élytres avec une large tache rôuge sur les côtés. Long. o,3 mill S. capillatum Lesne. - '^
72-(69j — Pubescence des éhlres nulle ou presque nulle. Massue antennaire l(»nguement flabellée. Pilosité frontale peu abondante.
73-(74) — Dents juxtasuturales pointues, insérées au milieu de la hauteur de la déclivité. 1*''' article de la massue antennaire o fois aussi large que long (fi g. bo7). Écusson petit. Long. G-6 1/2 mill S. flabrarius, n. sp. ' ■
74-(73) — Dents juxtasuturales émoussées ou lobiformes, insérées au-dessous du milieu de la déclivité (fig. 5o8). P"^ article de la massue antennaire à peine 4 fois aussi large que long. Écusson grand, sub[ientagone. ^
Long.4,8-o,3 mill S. cucumella, n. sp.fjjcJ^
Sinoxylon circuitum *.
(Voir labl. des espèces 1, 2, :{. — Fig. ol2 à 514 du texte.) Lesne 1897 in Ami. Soc. ent. Relg. [1897], p. 22.
Long. 4 mill. — Parallèle, assez allongé, noir, avec les élytres et les pattes bruns; antennes rousses dès le 1^'" article. Front finement granuleux, inerme, offrant de chaque côté quelques courts poils dressés. Suture fronto-clypéale sulciforme, bien maripiée. Épistome à peine échancré à l'insertion du labre et présentant à ce niveau une fine carène transversc interrompue au miheu. Yeux relativement petits, surélevés au bord postérieur. Articles de la massue antennaire couverts d'une pubescence couchée, courte et extrêmement fine, homogène;
Ilcrisioii (li's liosl rfirhidt's.
•JI3 51 i
l-l'A- 512à:)14. — Sinox. circiiilum J. Antenne ((i^. 512), déclivité apicale de l'élytre droit, vue de trois quarts (fig. 513). et dernier serment abdominal (fi<i. 511).
l'^'' arliclo de h massue triangulaire et pointu en dedans, moins d'une fois et demie aussi large que long et aussi long que les 6 articles précédents réunis; dernier article de la massue plus long que large. Prothorax à côtés à peine arqués eu arrière, ses angles postérieurs régulièrement arrondis; aire suscéplialique du pronotum linement granuleuse; aire postérieure très densément couverte dans toute sa largeur de petits grains râpeux non allongés et offrant, dans la région des angles postérieurs, une pubescence hlonde, couchée, peu dense.
Écusson petit, subtriangulaire. Él\ très non amincis en lame entre l'épaule et l'écusson, sans nervures longitudinales apparentes, marqués sur les parties dorsale et latérales d'une ponctuation forte, très dense, conlluente, d'aspect coriace, et semés de poils blonds très fins, coucliés, peu abondants, sauf en arrière, dans la région marginale externe.
Déclivité apicale glabre, bordée sur tout son pourtour par une carène circulaire, éle\ ée et très régulière, à crête finement rugueuse et non coupante. Ponctuation de la déclivité formée de gros points arrondis assez écartés dont les dimensions décroissent vers le bas et qui disparaissent avant le bord inférieur; cette ponctuation forte est mêlée de points très lins. Suture renflée, vers le milieu de la décUvité. en un bourrelet tétragone qui s'atténue de part et d'autre vers le baut et vers le bas et sur le(|uel s'insèrent, un peu au-dessous du milieu de la hauteur de la déchvité, deux épines conliguès, comprimées, triangulaires, courtes, pointues, non rtélléchies au sommet. Angle suturai simple, droit. Postépipleure étroit, faiblement canaliculé; cariuule limitative de l'épipleure elîacée en twwwi du tournant apical de l'élytre. Abdomen finement et assez densément piibescent. Tibias postérieurs sans soies dressées au côté externe. Dernier article des tarses antérieurs aussi long que les précédents réunis.
$ Dernier segment apparent de l'abdomen présentant au milieu du bord postérieur deux petites encocbes séparées l'une de l'autre par une dent triangulaire, pointue (flg. ol4).
Cette espèce se dislingue facilement de toutes ses congénères par la présence d'une carène très régulière qui circonscrit entièrement la dé-
clivité apicale, par le faible développement des articles de la massue antennaire, par la position et la conformation des épines juxtasuturales, etc.
Distribution géographique. — Inde occidentale. Province de Bombay : Canara {T.-R.-D. Bell in coll. H.-E. Andreives > L. Bedel). — Type unique.
Sinoxylon indicum -•.
(Voir tald. des espèces, 1, 2, 4. — Fig. olo et olG. du texte.) Lesne 1897, in Ann. Soc. eut. Belg. [1897]. p. 22.
Long. 4 1/2-6 12 mill. — Corps assez allongé, presque parallèle, légèrement élargi en arrière, bran foncé brillant, avec la base des élytros parfois roussâtre; abdomen moins foncé que le dessus du corps, souvent roussàlre à l'extrémité; pattes rouges ou rougeàtres; antennes et palpes roux. Front inerme, formant entre les yeux une cote arquée finement granuleuse et hérissée de soies rousses. Épistorae très légèrement échancré à l'insertion du labre, couvert de granules fins et denses. Suture fronto-clypéale fine, bien distincte, rectiligne. Labre lisse et brillant, glabre en dessus. Bord postérieur des yeux fortement surélevé. Pubescence des articles de la massue antennaire très légère, à peine sensible, vniiforme, ne masquant pas les pores sensoriels: l*^"" et 2*^ articles de la massue offrant chacun, près de leur bordapical, une fovéole située plus près de l'axe d'insertion que de l'angle apical interne et une autre placée à l'angle apical externe; l*^"" article do la massue un peu plus de deux fois aussi large que lon<;, le 3'^ environ trois fois aussi large que long. Côtés du prothorax légèi'ement arqués en arrière, ses angles postérieurs arrondis. Pronotum offrant le long de son bord antérieur quelques fins poils dirigés vers le haut; son aire postérieure couverte de petites saillies granuliformes, denses, mais non contiguës, et légèrement allongées. Écusson très petit, triangulaire. Élytres non amincis en lame entre l'épaule et l'écusson, fortement et densément ponctués sur leurs régions dorsale et latérales, leur sculpture formée de points arrondis non contigus, devenant plus gros en arrière, et séparés par des intervalles lisses et brillants. L'angle latéral préapical est couvert d'une pubescence villeuse d'un roux doré qui devient plus clairsemée eu avant le long des bords f^t qui disparaît presque complètement sur la région dorsale. Déclivité apicale nettement déUmilée sur tout son pourtour; dans sa moitié inférieure elle est bordée par une haute carène qui forme, dans le bas, un large re-
Revision des Bostnjchifles.
bord liori/.ontal ; clans sa nioitic' supériourt', clk' ost limitée, do chaque cùU', par trois tubercules comprimés, costiformes, orientés suivant la circonférence de la déclivité, placés l'un à la suite de l'autre et formant comme une carène inégale. F^pines juxlasulurales longues et droiteSj légèrement divergentes, non comprimées, régulièrement atténuées vers le sommet, pointues au bout, lisses, glabres et brillantes, insérées sensiblement au milieu de la hauteur de la déclivité et à distance de la suture, contre un bourrelet suturai subtétragone, hsse, épaissi au milieu et n'otïrant pas de crénelures marginales. Ponctuation de la déclivité dense, très forte, formée de gros points arrondis non contigus dont les dimensions diminuent vers le bas et que séparent des intervalles lisses et brillants. Pubescence de la déclivité nulle, î^oslépipleure très large, plan, nullement en forme de gouttière, ponctué et pubescent; carinule limitative de l'épipleure effacée en avant du tournant apicaldel'élytre. Épisterues métathoraciques et côtés du métaster-
iium revêtus d'une pubescence soyeuse. Segments abdominaux bordés en arrière d'une mince frange de poils roux (<). Soies de la face externe des tibias postérieurs courtes, couchées. Pilosité de la face interne des tarses postérieurs semblable chez les deux sexes.
:5 Angle suturai des élytres simple, droit. Bord postérieur du dernier segment abdominal simple.
9 Angle suturai des élytres très pointu, dentiforme, réfléchi au sommet. Bord postérieur du dernier segment abdominal offrant au milieu deux très petites incisions séparées par un lobe arrondi (lig. •àHi).
Celte forme possède, comme la précédente, des caractères spécifiques très accentués; elle n'a d'affinités immédiates avec aucune autre espèce. On peut noter chez elle des variations dans la grosseur des grains de l'aire postérieure du pronotum, dans la ponctuation plus ou moins forte des élytres, dans l'individualisation des tubercules marginaux de la déclivité. Certains individus (-) ont le 1'^'' article de la massue an-
Fiji. 515 el516. — Si7i. indicuiii $ Déclivité apicale, vue de irois cjuaits (fig. 515) et bord postérieiirctu dernier segment abdominal (lig. 516).
(1) Ce caractère ne paraît se retrouver cliez aucun autre SiHox>jlon. ("2) Notaininenl une y de Menlila (Birmanie) appartenant au Musée de Gènes.
478 P. Lesne.
tennaire iioUement siniié au bord apical, caractère qui se trouve (i\é chez les Caloperlha. Il est à noter que les caractères sexuels du Caloperlltii tnivcatnhi ont beaucoup d'analogie avec ceux du Sinoxylon indicum.
Distribution géographique. — Cette espèce est répandue dans une grande partie de l'Inde; elle habite la péninsule du Dekkan, le Chota Nagpore, le Bengale. On la trouve également en Birmanie.
Province de Bombay, Belgaum, en avril et en juillet {H.-E. Andrewes: Muséum de Paris, coll. Bedel); Madura (coll. E. Allard R. Oberthiir)] Ramnad (coll. Bedel):, Trichinopoli et Monts Kodelcanel (J. Castets in coll. R. Oberthiir); Madras (coll. Fred. Moore > R. Oberthiir). Chota Nagpore : Palkot et NoAvatoli, en juillet-août {Cardon in coll. /{. Uln'rthiir) Biru, en mai {Cardon in coll. jR. Oberthiir). Bengale : Konbir (Musée de Bruxelles et Muséum de Paris) et Barway(P. Cardon in Musée de Bruxelles). Birmanie, vallée moyenne et inférieure Je Tlraouaddi : Mandalé, en octobre; entre Yenang-Young et Mandalé, en mai; Yenang-Young, en novembre {L. Fea in Musée de Gênes). Menhia {D. Coniotto in Musée de Gênes et coll. R. Oberthiir); Tharrawaddy [G.-Q. Corbett in coll. U.-E. Andreues).
Sinoxylon anale *.
(Voir tabl. des espèces 1, o. — Fig. ol7 du texte.)
Lesno 1897, in Ann. Soc. ent. Belg. [1897], p. 21. — E.-P. Stebbing 1902 Departm. notes on Ins. that affect forestry, n° 1, p. 16, pi. 1, f. 2.
gemiuaium* Schilsky 1899 Kiif. Eur., XXXVI, 80 et YY. — Lesne in L'Abeille XXX, p. 112 [1902] et 249 [190o] (').
? Mac Leayi Blackburn 1889, in Proc. Linn. Soc. N. S. TV. (2), III, p. 1429.
Long. 3 1/2-6 mill. — Corps large et court, les élytres élant légèrement élargis en arrière. Noir ou brun foncé avec les élytres largement teintés de roux ou de rouge à la base, sauf au bord externe; antennes et cuisses rousses; tibias et tarses brunàlres; abdomen brun à la base, roux ou rouge à l'extrémité. Front généralement quadridente: pilosité frontale composée de soies dressées assez longues, peu denses. Epistome très finement granuleux offrant en avant une tîne carène transversale en forme d'accolade qui embrasse la base du labre. Su-
(1) Apate unidentala* Dejean Cat.., 3' (kl., p. .334 (non Fabricius). M. le 'Professeur Meinert a vérifié que l'identilicalion de Di'jean est erronée.
Revision îles Bosti'nchides. 470
liiro fronlo-dypéale rectiligno, bien marquéi'. Yeux: assez petits, très saillants. Massue antennaire lougiienient llaliellée, son second article dt'passant de beaucoup en largeur la longueur de la massue et atteignant parfois la longueur totale de l'antenne; dernier article linement sillonné sur sa face antérieure; les 3 articles brillants et d'apparence glabre, leur pubescence étant extrêmement tine, extrêmement courte et éparse. Prothorax très légèrement arrondi sur les côtés en arrière, ses angles postérieurs arrondis. Pronotum sans pilosité dressée le long de son bord antérieur à part quelques soies situées latéralement; milieu de l'aire postérieure couvert ;le grains écrasés, allongés, ayant la forme d'écaillés, denses, plus ou moins serrés, quelquefois comme imbriqués. Elytres conformés en carène coupante à la base, entre l'épaule et l'étMisson ; peu fortement et peu densénient ponctués en avant, grossièrement et d'une manière confluente près des bords de la déclivité apicale, leur région dorsale sans nervures saillantes et offrant seulement (luelques tins poils dorés couchés, très clairsemés, qui deviennent plus nombreux latéralement au voisinage du bord externe. Déclivité apicale formant une troncature brusque, à pente moins abrupte au-dessus (ju'au-dessous des épines juxtasuturales, nettement délimitée par une carène épaisse, plus ou moins n'-gulière, et entamée par la forte ponctuation avoisinante. Tubercules marginaux de la déclivité nids; bord inférieur réfléchi, plus ou moins large, non élargi à l'angle suturai qui ost simple. Grosse ponctuation de la déclivité s'étendant jusqu'au tiers inférieur de celle-ci et composée de larges points arrondis dont les intervalles sont finement ponctués; cette fine ponctuation subsiste seule à partir du tiers inférieur. Pubescence de la déclivité formée de poils raiialtus vers le bas. Épines juxtasuturales écartées à la base, mais attenantes au bourrelet suturai, insérées vers le milieu de la hauteur de Fiji- 5i7. — sinox. la décli\ité, circulairemenl coniques, lisses et anale. Déclivité brillantes, généralement assez minces et légère- apicale vue de ment recourbées vers le haut, d'autres fois épais- '*^'" ^"^' ^'
ses et droites, quelquefois rudimentaires. Bourrelet suturai assez large, plan et lisse en dessus, très nettement crénelé sur les bords. Postépipleure large, parallèle à la face ventrale du corps, tantôt explané, tantôt un peu creusé en gouttière. Côtés de la poitrine couverts d'une pubescence argentée très dense; pubescence de l'abdomen semblable mais moins dense. Bord postérieur des segments abdominaux sans frange pileuse spéciale; dernier segment simple
480 P. Lesne.
chez les deux sexes. Tibias postérieurs portant au côté externe des soies inclinées assez courtes.
Il n'y a pas de caractères sexuels secondaires. La pilosité des tarses postérieurs est semblable chez les deux sexes.
Comme les deux espèces précédentes, le Si)i. anale occupe, parmi ses congénères, une position isolée. Il est particulièrement variable et ses variations paraissent être purement individuelles. Les dents du front sont quelquefois très réduites, surtout les latérales qui sont assez fréquemment atrophiées; dans d'autres cas, les dents frontales deviennent plus tortes ou même sont remplacées chacune par i ou 3 dents géminées formant, de chaque côté, comme une crête bi ou tridentée. La largeur des articles de la massue antennaire varie de près d'un tiers; chez certains individus le 2^ article de la massue atteint à peu près la dimension du tibia antérieur, dans d'autres cas, il n'atteint pas les trois quarts de cette longueur. Les grains écrasés de l'aire postérieure du pronotum varient notablement dans leurs dimensions et leur densité. La ponctuation des parties dorsales des élytres est quelquefois assez fine et peu dense, sauf au bord môme de la déclivité; mais elle est susceptible de devenir très forte, même en avant, et continente dès le tiers postérieur. Certains individus présentent une sculpture grossière, continente et rugueuse, sur la moitié supérieure de la déclivité apicale dont les parties inférieures restent linement ponctuées. La carène qui Umite la déclivité vers le haut est généralement bien nette et a la forme d'iui angle dièdre; mais il arrive qu'elle s'etïace. Nous avons indiqué plus baut la variabilité des épines juxtasuturales. L'épipleure présente aussi une modification intéressante à noter : stt carinule limitative, d'ordinaire effacée au tournant apical de l'élytre^ se relie parfois d'une façon manifeste au rebord inférieur de la déclivité.
Distribution géographique. — On rencontre le S. anale depuis le nord de l'Inde jusque dans l'Australie septentrionale. Son aire d'habitat, telle qu'elle est actuellement connue, s'étend sur l'Inde anglaise, rindo-Chine, la Cbine méridionale, les Pbihppines, Célèbes, Java,. Soembawa, Timor, et atteint l'extrême nord de l'Australie (').
Inde, Pandjab, district de Lahore (E. P. Stebbing)\ provinces du Nord-Ouest : Dehra Doun [E.-P. Stebbing): Mainpuri (Mynpoore) (coll. F. Moore > R. Obertkiir). Province de Bombay, Thana (Indian Muséum); Belgaum, en mars-avril, et Kanara {H.-E. Andrcwes). Mysore
(1) J. Schilsky l'a décrit comme provenant de la Chine septentrionale: maiscelte origine parait douteuse.
Rei.'ision des liostrijchides. 481
{E.-C. Cotes in Muséum de Paris); Bangalore [Tabourel iu coll. Ohev' ihiir). >^ilghiri (coll. Andreives, Muséum de Paris, Musée de Bruxelles). Malabar : Mahé (coll. Bedel). Trichinopoli, en septembre [Castets in coll. Oberthur). Pondichéiy (Musée de Bruxelles, coll. Oberthur). Chola Nagpore, Singbhum el Ranchi (Indian Muséum), Nowatoli et Biru {Cardon, in coll. Obertliiir). Bengale, Konbir [Cardon in Musée di- Bruxelles).
Birmanie, Bliamo (L. Fea in Musée de Gènes); État de Momeit, à une altitude de 600 mètres {Dohertij in coll. Oberthur) ; environs de Rangoun, Tharrawaddy {Corbett in coll. Andrewes] : « North Chin Hills » (British Muséum). Yunnan méridional, \allée du Nam-ti ou Pei ki-Ho, entre Lao-kay et Mong-tsé {W Cervais in xMuséum de Paris). Haïnan [J. Whiteheiid in Brilish Muséum). Tonkin septentrional, Hà-Lang (coll. Lnmeij et Bedel)- région du Luc-Mam (L. Biaise in coll. Ph. François), etc. Etats shans du Sud ^coll. Binyliani, > Britisii Muséum). Siam, Muok Lek, en janvier [H. FriUtstorfer in coll. Obertlnir), Ayoulhia (coll. de Marseul > Muséum de Paiis), Bangkok (P. Larnaudie in Muséum de Paris). Cambodge (D'' Harmand in Muséum de Paris) : Pnom Pmli (coll. y. Mayet). Cochinchine (coll. Fleutiaux) : Saigon, en mai et en juillet (Cap'"" Fouquetj, Kou lleungo i^Cuerlach in coll. Oberthiir).
Philippines, Manille, en juin [Ch. Semper in coll. Oberthiir; Baer, etc.); Mindoro (British Muséum); Sud Palaouan etBalabac (coll. Oberthiir). Célèbes [Wallace in coll. (Jberthiir); Saleyer, en novembre {A. Everett in coll. OberthUr). Java : Kemanglen Tegal (Musée de Leyde); Java oriental, Mont Ardjoeno [Hekmetjer in Musée de Leyde: coll. van Lansberge > Oberthiir); Samarang (E. Jacobson). Soembawa (coll. Oberthiir; coll. Bedel). Timor {Wieneke in Musée de Leyde).
Australie septentrionale : Port Darwin (Musée de Leyde i; Adélaïde River (Brilish Muséum] — (').
Biologie. — D'après les observations de E.-P. Stebbinget de Ï.-R.-D. Bell, cette espèce se développe dans le bois mort de divers arbres : Dalbergia latifolia Roxb. et D. Sissoo Roxb. (Papilionacées), Xglia (lolabriformis Benth. (Mimosées), Shorea robusta (iaertn. (Diptérocarpées). Stebbing l'a rencontré en outre dans le Bambou. Il semble bien qu'il s'agisse de la même espèce dans deux notes publiées aux Indian Muséum Notes, vol. III (1894), n° 3, p. 123, fig., et vol. V (1903), n" 3, pi. VIII, fig. 3, où il est question d'un Sinoxglon attaquant le Terminalia belerica Roxb. (Combrétacée) et le Malloius Bo.r-
(1) L'Apalodes M(ic-].eaiii Blackb. est décrit comme jirovcnant du Teiritoire Nord de lAuslralie du Sud.
482 P. Lesxe.
-burghianus Muell. (Euphorbiacée). Eufin cet insecte est l'un des « cootee » du Maïssour signalés par Cotes (') comme se développant dans le bois des Bambous et dans les capsules de Cardamome et comme attaquant les graines des Dolichos uniporus Lam. et D. lablab L., les chapeaux de moelle, le pain, etc.
Dans rinde septentrionale on rencontre l'adulte depuis le mois d'avril jusiju'à tin novembre. Dans le Cliota Nagpore on l'a trouvé dès le mois de mars. 11 vit souvent en compagnie du Sin. crassum et attaque le bois de la même façon. D'une chambre creusée dans l'aubier, partent 2 ou 3 galeries destinées à recevoir les œuls. « La femelle, dit Stebbing, bouche les petites excavations dans lesquelles ils sont déposés et la galerie elle-même avec de la sciure ». Stebbing a trouvé des larves de toutes tailles en avril, des nymphes à la fin du même mois t't des adultes de première génération en mai-juin. L'insecte parfait se montrerait de nouveau en septembre, puis en novembre; mais rexisteuce de trois générations annuelles n'est pas suffisamment établie.
Le fait que le Sin. annle vit dans le bois déjà sec et qu'il continue à se développer dans les bûches et les charpentes après que son congénère S. crassum les a abandonnées rend cette espèce particulièrement préjudiciable. Les bois écorcés ou en grume sont également expr^és à ses attaques.
Le S. nnale est la proie de divers Histérides du genre Teretriosoinn [T. Strbhingi Lewis, T. cristatum Lewis, T. intrusiDn Mars.) qui le poursuivent dans ses galeries et se nourrissent principalement de ses larves. Un Colydiide du genre Bothridcres paraît également vivre aux dépens des larves et des nymphes du même Bostrycliide. Ces divers parasites ou commensaux ont été observés dans le Pandjab.
Bibliographie. — P. Lesne in Ann. Soc. eut. Bcig., 1897, p. 21. — E.-P. Stebbing Departm. Notes on Ins. that affect forestry (Calcutta), \\" 1 (1902), p. 16: ibid.. n" 2 ^1903), p. 166.
Sinoxylon bufo, n. sp.
(Voir tabl. des espèces 6, 7, 8. 9. — Fig. 518 et ol9 du texte.)
Long. 5 1/2-6 13 mill. — Corps très court, entièrement d'un ni»ir de charbon, en majeure partie mat en dessus: massue des antennes brune, le funicule brun roux: tarses bruns ou roux. Tête grosse.
(1, E.-C. Cotes in Xolcs on Lut. Ins. Pesls, I, 1, p. 43 (1889).
Ri'cisioit (les Bostrijcliitles.
Veux relalivonieiit petils; 1''' article dos antennes, raliattii vers le liaut, atteignant presque le bord supérieur de l'œil. Front nettement quadriflenté et hérissé de soies dressées peu nombreuses. Suture l'rontoclypéale bien marquée. Mandibules offrant un léger méplat sur leur face sup('rieure, à l'apex, leur bord trancliant fortement arqué. Articles de la massue antennaire tlajjelliformes.
mats, sans taches pileuses, mais revêtus d'une pubescence fine, extrêmement courte et peu dense, le second article dépassant en largeurla longueur totale de la massue. Bord antérieur du protborax glabre , à part quelques rares soies dressées sur les cotés; angles antérieurs armés chacun d'une dent légèrement uncinée ; bords latéraux très légèrement arqués sauf au Voisinage immédiat dos angles postérieurs; ceux-ci pointus, mais rejetés en dedans, faisant saillie en arrière et nullement en dehors, généralement cachés sous la carène basilaire des (■'lytres. Aire antérieure déclive du pronotum très convexe, uniformément et très densément granuleuse dans toute la longueur de sa région médiane :
aire postérieure couverte de grains écrasés petits, très serrés, mais lisse en arrière sur la ligne médiane; au voisinage de l'angle postérieur existe un espace sulicirculaire brillant et moins fortement granub' que le tégument des régions voisines. Ecusson grand, pentagone, lisse et bi'illant, légèrement sillonné longitudinalement et bidenté au bord antérieur. Bord basilaire des élytres en carène coupante entre l'épaule et l'écusson. Surface des élytres absolument glabre, notamment sur la dérlivi((' apicale, mais couverte '^sauf sur le calus humerai qui est li-;se et brillant) de grains saillants très serrés qui deviennent partiellement conlluents en avant, au voisinage de la suture, en délernùnant par places une sculpture subvermiculée. Sur la déclivité apicale ces grains sont plus petits, moins denses, plus réguliers et moins saillants que sur le dos et les flancs des élytres. Déclivité apicale légèrement convexe, offrant des tubercules marginaux peu développés, ceux de la paire supt-rieure en forme de carènes courtes élevées et brillantes, ceux des paires inférieures (au nombre de 2 ou 3 de chaque côté en forme
1 ig. 518. — SinOJ'ijlon biifo.
P. Lesne.
de gros graius brillants ou brièvement costiîormes. Dents juxtasiiliirales situées au milieu de la déclivité, non conliguës mais un peu
écartées de la suture, conoides, S émoussées à la pointe, leur surface
; irrégulière et rugueuse à la base,
lisse et brillante au sommet. Suture bordée de cbaque côté, au-dessus des épines, par une série régulière de grains alignés; au-dessous des épines, la suture forme une sorte de bourrelet parallélépipédique dont les arêtes sont bordées de grains en saillie formant une sorte de crénulation. Pas de côte oblique au bas de la déclivité. Gouttière apicale des élytres assez étroite, légèrement élargie au tournant externe. Poitrine el abdomen revêtus d'une pubescence soyeuse, argentée, line et très dense. Dernier segment apparent de l'abdomen simple. Tibias postérieurs avec des soies dressées, courtes, au côlc externe.
9 (?) Angle suturai très brièvement redressé ^vu de proPd). taillé en biseau du coté de la face interne de l'élytre.
Espèce remarqualile par ses caractères très spéciaux, mais évidemment apparentée, aux deux formes suivantes.
DistribtUion géographique. — Bornéo occidental, Pontianak [coll. Fairmaire , 1 indiv. : Java .Musée entomologique de Berlin), 1 iudiv. ; Java, Cordillère sud [Roiiyer in coll. Pir\ 1 indiv.
Fig. 519. — Portion de Iflylre gauche prise iinniédialement en arrière du niveau de lécusson,chez le Sin. bufo. S. suture.
Sinoxylon Marseuli *.
(Voir tabl. des espèces 6, 7,8, 10, 11. — Fig. o:*0 et .":21 du texte.) Lesne 1895, in Ann. Soc. eut. Fr. (189o . p. 177.
Long. 4-0 mill. — Court, parallèle, très légèrement élargi en arrière. Tète, prothorax et poitrine noirs; abdomen noir taché de rouge sur les côtés et en arrière; élytres d'un rouge brunâtre avec la déclivité apicale rembrunie et la base brun foncé; funicu'e des antennes et tarses roux; cuisses brunes ou brun foncé avec les genoux
llevision des Bostnjrhidcs.
l'oiigt's: tihuis bruns: massue des antennes tantôt rousse, tantôt lirune.
Front fortement quadridenlé, muni en outre de denticules supplémentaires, et hérissé de soies dressées courtes et peu abondantes. Suture fronto-clypéale bien marquée. Épistome ofTrant de courts poils dressés sur les côtés. Articles de la massue antennaire tlabelliformes, brillants et d'apparence glabre, le premier de 3 a 4 fois aussi large que long, le :2- près de o fois aussi large (|ue long, dépassant notablement en largeur la longueur totale de la massue. Bord antérieur du prothorax n'ollïant que quelques rares poils dressés auprès des angles antérieurs ([ui sont armés chacun d'une dent redressée à peine recourbée. Côtés du prothorax b'-géreraent arqués, presque droits en arrière, les angles postérieurs arrondis. Aire postérieure du pronotum couverte au milieu de grains écrasés arrondis ou un peu allongés, très denses. Écusson grand, subpentagone, légèrement bituberculé au bord antérieur chez la ç. Élytres amincis en lame coupante entre l'épaule et l'écusson, leur surface brillante, marquée sur la région dorsale d'une ponctualion très forte et très dense, nullement etîacée à la base où elle est seulement un peu atténuée, mais devenant très grossière au voisinage du bord de la déclivité apicale. Pubescence des élytres nulle, a part quelques rares poils couchés, très Ans et très courts, situés sur les côtés. Déclivité apicale glabre, très brillante, couverte sur les 2 3 supérieurs d'une ponctuation très nette, mais peu dense et plus ou moins forte; le 1/3 inférieur de la déclivité est marqué d'une très fine ponctuation. Tubercules marginaux de la déclivité au nombre de 4 à 6 ou même 7 paires, en forme de côtes longitudinales lisses et brillantes, les tubercules des paires supérieures moins saillants; rebord inférieur de la décHvité bien marqué. Épines juxtasuturales comprimées, triangulaires, pointues, lisses et brillantes, non excavées au côté interne, insérées à quelque distance de la suture et à mi-hauteur de la déclivité, sur l'arête du
bourrelet suturai qui est prismatique et presque lisse au-dessous des dents. Pas de côte oblique accentuée au bas de la déclivité. Postépipleure en forme de gouttière légèrement élargie au tournant apical. Épisternes métathoraciques couverts d'une pubescence argentée. Seg-
l^ig. 520 et 521. — Sia.
Marseuli. Déclivité apicale, vue de lroi.s quarts, et angle suturai vu de dessous
48() P. Le>ne.
menls abdominaux faiblement pubescents, offrant latéralement une mince frange pileuse à leur l.iord postérieur. Tibias postérieurs avec quelques courtes soies coucliées sur leur face externe.
ô' i?) Angle suturai des élylres simple: postépipleure non aminci au sommet.
ç (?■ Angle suturai muni d'une dent aiguë insérée sur la face interne de rélytre, à quelque distance du sommet. Postépipleure aminci au sommet.
La grandeur de Técusson, la multiplicité des tubercules marginaux de la déclivité apicale et Tabsence de toute pubescence sur cette déclivité sont les caractères les plus saillants de l'espèce.
Distribution géographique. — Insulinde.
Indes orientales {Calkopn in Musée de Leyde", 1 individu. Célèbes. Makassar coll. de Marseul Muséum de Paris . ^ individus types. Java Minier in Musée de Leyde), 1 individu.
Sinoxylon pachyodon. n. sp.
;Voir tabl. des espèces 6, 7. 8, 10. 1^. — Fig. o'Ii du texte.)
Long. 3 3,4-4 mill. — Corps court: élytres notablement élargis on arrière. Tète, prothorax, poitrine et abdomen noirs, les deux derniers couverts d'une pubescence argentée très dense; élytres d'un roux brunâtre sur plus de leur moitié antérieure, bruns sur la déclivité; antennes rousses ou d'un roux brunâtre; cuisses noires, teintées de rouge au bord externe; tibias antérieurs brunâtres: tibias intermédiaires et postérieurs et tarses de toutes les paires roux.
Front fortement quadridenté, hérissé de soies dressées peu abondantes et muni en avant, contre la suture fronto-clypéale, de deux denticules rapprochés. Articles de la massue antennaire llabellif ormes, brillants, le i'= dépassant notablement en largeur la longueur totale de la massue. Bord antérieur du protborax presque glabre, offrant seulement quelques soies dressées sur les cotés: dent de l'angle antérieur faiblement incurvée, nuu unciuée: bords latéraux du prothorax presque droits, les angles postérieurs arrondis. Grains écrasés du mibeu de l'aire postérieure du pronotum très denses, saillants, arrondis ou légèrement allongés. Écusson grand, oblong, subpentagonc, plan. Base des élytres amincie en lame tranchante entre l'épaule et l'écusson. Élytres absolument glabres à part quelques rares poils couchés situés en arrière de l'épaule, leur région dorsale couverte d'une ponctuation très forte et très dense, devenant graduellement plus forte d'avant en
Revision des liost njchides .
arriiTL'. Décliviti' apicale nettoiuont tronquée, convexe, très brillante, fortement et assez densêment ponclaée sur les 3 4 supérieurs, lisse sur le 14 inférieur qui est occupé par une large côte oblique, assez accusée. Tubercules marginaux de la déclivité au nombre de 7 paires, ceux de la o- marqués seulement par un calus, ceux de la paire la plus inférieure ;7'' paire), placés à l'origine de la côte oblique et très saillants: ces tubercules ont la forme do courtes côtes longitudinales qui ne descendent pas sur le plan de la déclivité. Dents juxtasutiu'ales légèrement écartées de la suture, épaisses, cylindriques, subtronquées et arrondies en calotte sphérique au sommet, entièrement lisses et brillantes: suture renflée en un bourrelet parallélepipédique lisse au-dessous du niveau des dents. Gouttière apicale élargie au tournant externe. Tibias postérieurs avec d'assez nombreuses soies à demi dressées à la face externe.
L'angle suturai des élytres et le dernier segment abdominal sont simples cbez les deux individus étudiés: les tarses portent de longues soies au côté interne. Ces caractères semblent indiquer que ces spécimens appartiennent au sexe mâle.
Cette espèce est très voisine de la précédente; elle s'en distingue notamment par la forme des dents juxtasuturales qui est tout à fait caractéristique.
Distribution géographique. — Birmanie.
Monts Karen ou Carin. aux environs de Toungoo : Carin Cbeba, 900-1100 m. d'altitude, un indiv. : Tenasserim septentrional, région de Moulmein : Thagata. en avril, un indiv. L. Fea in Musée de Gènes'.
pachyodon. Déclivité apicale des élytres vue de profil.
Sinoxylon Brazzai "^
(Voir tal)l. des espèces G, 7, 13, 14, lo. — fig. o:*3du texte.) Lesne 181)o, in Ann. Soc. ent. Fr. [189.\, p. 177.
Long. 6-7 mill. — Forme remarquablement courte, moins de deux fois aussi longue que large. Entièrement noir ou brun foncé: tarses roussàtres: antennes rousses avec la massue brune ou brunâtre. Front très fortement quadridenté et portant quel(|ues longues soies dressées, ainsi que l'épistome ; portion du front située en arrière des dents brièvement rilleuse. Articles de la massue antennaire mats, flabelliformos.
P. Lesne.
sans taches pileuses, le ■1'''' article comprimé suivant l'axe de l'aulenne, le 2*^ dépassant en largeur la longueur totale de la massue. Bord antérieur du prothorax avec une pilosité dressée courte et peu dense, les
angles antérieurs armés chacun d'une dent faiblement incurvée.
Bords latéraux du prothorax légèrement et régulièrement arqué's, les angles postérieurs marqués, obtus, un peu saillants en arrière, et revêtus d'une pubescence rabattue en avant. Aire postérieure du pronotum couverte de petits grains saillants, arrondis, très denses, nullement en forme d'écaillés, et présentant en outre une pubescence dense et très fine. Base des .élytres formant une cote granuleuse, épaisse. Ponctuation de la région dorsale des élytres très forte et très dense, surtout en arrière où elle devient continente, quelquefois éparse et assez fine à la base ; line et irrégulière près des bords latéraux. Pubescence du dos des élytres courte, dressée, dense. Déclivité apicale densémcnt et très fortement ponctuée jusqu'au voisinage du bord inférieur, sa ponctuation formée de gros points arrondis subocellés dont les intervalles sont finement ponctués; pubescence de la déclivité rase, très courte et très dense; tubercules marginaux costifornies, arrondis, lisses et brillants au sommet, au nombre de 3 paires, ceux de la paire inférieure les plus saillants. Dents juxtasuturales très écartées, reliées chacune par une côte à la suture et insérées un peu au-dessous du milieu de la déclivité, au niveau des tubercules marginaux de la paire inférieure. Ces dents juxtasuturales sont conoid(>s, nullement comprimées latéralement, pointues et retroussées au sommet, et composées de deux portions, l'une basilaire, large, à surface rugueuse, l'autre apicale, lisse et brillante. Suture renllée sur la déclivité, aussi bien au-dessus qu'au-dessous des épines, en un bourrelet régulier, finement pimctué qui s'atténue et disparait avant d'atteindre l'angle suturai. Rebord inférieur de la décUvité peu saillant. Gouttière épipleurale assez large, non ou à peine élargie au tournant externe. Poi-
Fig. 523. — Sinoxylon Brazzai.
Révision des Boslytjrliides. 489
trille et abdomen couverts d'une pubescence roussàtre trè§ fine et très dense. Ponctuation de l'abdomen extrêmement fine et très dense. Tibias postérieurs avec des soies courtes au côté externe.
o Tarses postérieurs portant au côté interne des soies longues et très fines qui font défaut chez la ç.
Cette espèce est encore une de celles qui sont le plus caractérisées dans le genre Sinoxiilon.
Distribution géograjihitiue. — Guinée, depuis la Côte de l'Or jusque dans le bassin du Kouilou.
Côte de l'Or (coll. Oberthiir). Togoland : Bisinarckburg, fin décembre (L. Conradt in Musée de Berlin et coll. Oberthiir). Delta du Niger, Ouari, en février (I)'" Hotlt in coll. Oberthiir). Cameroun [Conradt in Musée entomobigique de Berlin). Haut Ogooué, Franceville (.S. de Brazza in Muséum de Paris), tfiiie. Kouilou iA. Mocqiierys in coll. ObertJmr). — 9 individus.
Sinoxylon ceratoniae.
(Voir tabl. des espèces (i, 7, 13, 14, 16, 17, 18, 19, 20. — Fig. 30, 33, oU et 524 du texte.)
Linné 17o8, Syst. Nat., éd. 10, I, p. 3o3; Mus. Lud. Ulr. Reg., 1764, p. 31. — Lesne 1902, in LWbeille XXX, p. 112 et 116, pi. IV, p. 106. Iiicuspidatuni Ancey 1879, in Le Naturaliste, 1, p. 139.
Long. 3 12-0 1/2 raill. — Court, parallèle. Tète, prothorax, poitrine et abdomen noirs; cuisses généralement noires, quclipiefois rouges; élytres noirs ou bruns, teintés de roux ou de rouge sur leur moitié ou leur tiers antérieur; tibias bruns, rarement roux: antennes et tarses roux.
Front plus ou moins fortement quadridenté, ofirant des denticules supplémentaires entre les dents principales et portant des soies dressées assez longues, peu abondantes; déclive et densément granulé en avant de la rangée des dents. Épistome presque complètement dépourvu de soies dressées. Articles de la massue antennaire tlabelliformes, glabres et brillants, le deuxième atteignant ou dépassant en largeur la longueur totale de l'antenne. Bord antérieur du prothorax avec de nombreuses soies dressées, les angles antérieurs armés chacun d'une dent non uncinée; bords latéraux légèrement arqués et n'offrant que quelques poils dressés; angles postérieurs arrondis. Milieu de l'aire postérieure du pronotum couvert de grains écrasés pointus eu avant, cunéiformes; sa région méclio-postérieure lisse et brillante.
49a p. LesXe.
Base des élytres comprimée en lame coupante entre répaiile et Técus-
son. Parties dorsales et dorso-iatérales des élytres brillautcs, glabres,
à part quelques poils dressés très rares et très courts qui deviennent
assez nombreux en arrière au voisinage du bord supérieur de la
déclivité apicale. Ponctuation dorsale des élytres nette et assez forte.
grossissant en arrière; région du bord latéral plus liuement et moins
nettement ponctuée et offrant une pubescence rabattue en arrière.
Déclivité apicale reliée aux parties dorsales des élytres par une courbe
régulière, ses tubercules marginaux nuls; très
nettement et assez fortement ponctuée sur ses deux
tiers supérieurs et présentant en outre sur toute
sa surface une ponctuation très Une; sa pubescence
formée de poils ras, très courts et assez denses, qui
deviennent plus longs vers le bord supérieur.
Fiii. 52i. — Dé- Épines juxtasuturales insérées vers le milieu de la
clirité apicale bauteur de la déclivité, a quelque distance de la
du sin. ceraio- suture, lisses et brillantes, coniques, généralement
nue, vue de terminées en pointe acérée, non ou à peine com-
irois quarts. primées laténderaent ni rabattues vers le bas, non
en rapport à leur base avec des carènes parallèles
à la suture : celle-ci est saillante et forme un bourrelet lisse, convexe,
au-dessous des épines. Côte oblique du bas de la déclivité vaguement
indiquée. Rebord inférieur de la déclivité peu saillant, précédé par un
sillon à fond lisse. Gouttière postépipleurale assez large, élargie au
tournant externe. Flancs du prothorax, épisternes métathoraciques et
cotés du métasternum couverts d'une pubescence argentée. Pubescence
de l'abdomen assez dense. Bord postérieur des segments abdominaux
sans fi'ange pileuse spéciale.
Soies de la face interne des tarses postérieurs beaucoup plus longues chez le o que chez la : .
Chez cette espèce, les grains de l'aire postérieure du pronolum sont variables de forme et de dimensions; ils deviennent parfois circulaires. La ponctuation des élytres est également variable; elle est quelquefois grossière et presque coniluente au bord supérieur de la déclivité apicale et, dans ce cas, celle-ci est fortement ponctuée jusqu'à la côte obUque inférieure: en même temps, le bourrelet suturai devient subrugueux et un peu anguleux sur les bords, tout en restant convexe sur sa face postérieure. A Djedda on trouve des exemplaires à ponctuation des élytres très forte, restant très nette le long du bord latéral et s'étendant sur presque toute la déclivité. Les trois paires de calus marginaux de la déchvité sont quelquefois légèrement indiqués. Ces
Rprixiiiji di^s Bijstj!irhid'':<. 491
<li verses variations ne paraissent avoir aucune iniporlance au point (le vue géographique.
Distribution (jcograjjhiqiie. — Vallée du .\ii. bassin de la mer Rouge. Somalie, Soudan, Sénégal.
Alexandiie [Anccii): Le Caire Hassehjuist, Paichoujc): Hehya près Zagazig (Basse-Egypte) [coll. \ . Mciyel]; Assouan M. Pic: D"" Jiujerskiôld): Bahr-el-Abiad Kordofan) [Musée de Stockholm]: Sennaar (Musée de Vienne). Erythrée italienne, Keren .7. Payés in coll. Oberthàr). Abypsinie (collections diverses); Tigré [Schimper in Muséum de Paris) ; région boisée entre Goundet et Adoua, entre 1.000 et 2.000 mètres d"altitude (.4. /i«//V«// in Musée de (iéues (\;. Arabie, Djedda [Ludovic in coll. de Marseul). Pays des Somalis, Lugli, en avril [E. Ruspoli in Musée de Gènes) et eu novembre-décembre (V. Bottego in Musée de Gènes . Soudan (Musée de Vienne; coll. Fairmaire). Sénégal [Heudelot, etc.) : Saint-Louis (V. Planchât in coll. Oherthur] ; Podor 'Maindron in Muséum de Paris).
Biologie. — Au Caire, le Sin. ceratoniœ se développe de préférence dans les branches mortes de V Acacia [ÀUnzzia) Lebbek L. Des divers Acacia introduits en Egypte, celui-ci paraît être le seul qui soit attaqué par le Bostrychide (Célestiu Paichoux iii litt.}. A Saint-Louis du Sénégal, le même Si)io.njlon vit dans VAcacia albida Delile. Ses ennemis, dans la Basse-Egypte, sont un Cléride, le Cglidrusmegacephalus Spin., et un Histéride, le Teretrius Kraatzi Mars. - . Au Sénégal, une seconde espèce de Teretrius, qui est inédite, paraît vivre aux dépens du même B'»strycliide.
Sinoxylon doliolum *. (Voir labl. des espèces G. 7, 13, 14. il). 17. 18. 19. 21, 22.) Lesne 19(lo. in Bull. Soc. eut. Fr. [lOOo], p. 27o.
Long. 4,o-.j,7 mill. — Court, parallèle; tête, prothorax, poitrine, abdomen et cuisses noirs ; élytres rouges sur un peu plus de leur tiers antérieur, noirs en arrière: antennes et tarses roux: tibias bruns.
Front nettement quadridenté, portant des soies di'essées peu nomlireuses. Articles de la massue antennaire tlahelliformes, très grands, le
I : sub v( [pafe diasj)is Fairm. » in Gestro Csiiloraz. ilei Giuba, XVI, l'oleotteri. Gènes, 1895, |). 117.
(2) Nous avons pu, grâce à d'obligeantes coinnninicaliûns de M. René Oberthïir, observer nous-nièmo sur le vivant ie>///. ccraloniic et ses ennemis.
492 P. Lesne.
2'- atteignant en largeur la longueur totale de Tantenne. Prothorax offrant, le long de son bord antérieur, des poils dressés assez courts et peu denses, ses bords latéraux presque droits en arrière; angles antérieurs armés chacun d'une dent redressée légèrement uncinée. Aire postérieure du pronotum couverte de grains écrasés, denses, arrondis ou en forme d'écaillés. Ponctuation des élytres dense et très forte, sauf à la base. Déclivité apicale raccordée au dos des élytres par une courbe réguUère, privée de tubercules marginaux et marquée d'une ponctuation forte qui descend jusqu'à la C(Me obhque- inférieure en s'atténuant légèrement; sa pubescence rase, très courte, appréciable de profil. Épines juxtasuturales écartées à la base, non divariquées, droites, coniques, très pointues, lisses. Bourrelet suturai de la déclivité prismatique au-dessous des épines. Bord apical des élytres en forme de gouttière.
Cette espèce est très voisine des S. cemtonUe L. et S. succisum Lesne. Elle diiïère delà première par la ponctuation dorsale des élytres notablement plus forte, par le bourrelet suturai tétragone et offrant une face postérieure aplanie au-dessous du niveau des épines, enfin par la côte obhque inférieure de la déclivité mieux indi(]uée. Elle se distingue du S. succisum par les feuillets de la massue anlennaire plus longs, par les grains de l'aire postérieure du pronotum plus denses, par la déclivité apicale un peu moins brusquement tronquée et fortement ponctuée jusqu'à la côte oblique inférieure.
Distribution géographique. — Afrique orientale.
Afrique orientale allemande : Oukami, Morogoro [Schmitt in Musée de Vienne), 1 individu type] Ouhéhé (D"' Stierlivg in Musée de Hambourg), 1 individu tgpe. Afrique orientale portugaise, vallée du Pongoué : Guengère, mai à juillet {G. Vasse in Muséum de Paris), 1 individu-
Sinoxylon succisum *.
(Voir tabl. des espèces 6, 7, 13, 14, 16, 17, 18, 19, 21, 23. — Fig. o2.>
du texte.)
Lesne 1893, in Ann. Soc. cnt. Fr. [1895], p. 176 (<).
Long 3 12-3 mill. — Court, parallèle. Tèle, prothorax, poitrine et abdomen noirs ou bruns; élytres roux dans leur moitié antérieure, bruns ou noirs en arrière; antennes, cuisses et tarses roux; tibias roux ou bruns.
(1) Apate siiccisa Gory iii coll. Dejean.
Rccisio)} (les lîostnjchides.
Cette espèce est très voisine des deux précédentes. Connue le S.doliolam, elle diiïère du S. cenitoiii((> par la ponctuation notablement plus forte de ses élytres et par le bourrelet suturai de la déclivité postérieure parallélépipédifjue au-dessous des épines. Mais le S. saccisum se distingue é"i la fois de ses deux congénères par les articles de la massue antennaire moins développés, le second article n'atteignant pas en largeur b longueur totale de l'antenne, par les grains de l'aire postérieure du pronotinn moins serrés, par sa déclivité apicale presque plane, plus brusquement tronquée que chez les deux formes affines. La ponctuation de cette déclivité est formée, dans le haut, de gros points arrondis devenant parfois très serrés et aréoiaires, mais s'atténuant dans la région moyenne et disparaissant sur le tiers inférieur qui est seulement marqué d'une ponctuation très fine et éparse. La côte oblique inférieure de la déclivité est à peine indiquée. La surface du bourrelet suturai est inégale ou non.
Distribution (jéagraphuiue. — Sénégal et Haut- Niger. Sénégal (coll. de Mnrsevl; coll. Fair maire) : Podor {M. Miiindron m Muséum de Paris). Bammako {Wachmar in coll. Bedel).
g. 525 et 526. — Déclivité apirale des étytres, vue de (rois quarts, cliez les Sin. succisum ((ig. 525) et S. riifobasale (fig.
Sinoxylon rufobasale*.
(Yoirtabl. des espèces 6, 7. i;3, 14, 16, 17, 18, 24. — Fig. m^ du texte.) Fairmaire 1888, in Ann. Suc. eut. Fr. [1888], p. 179.
Long. 4 1/2 -o 1,2 mill. — Court, parallèle, très faiblement élargi en arrière. Tète, prothorax, poitrine et abdomen noirs; élytres rouges sur leur tiers basilaire, brun foncé en arrière, avec leur décUvité apicale d'un rouge brun; antennes et pattes rousses, les tibias souvent bruns.
Front assez fortement quadridenté et olïrant une pilosité dresst'c peu abondante. Yeux de grandeur normale. Articles de la massue antennaire brillants, nabelliformes, très développés, le 2<^ atteignant presque en largeur la longueur totale de l'antenne. Bord antérieur du pro-
494 P. Lesne.
thorax ofl'rant une pilosité rabattue vers le haut, moins dense que cliez l'espèce suivante et montrant latéralement quelques soies dressées; angles antérieurs du prothorax armés chacun d'une dent redressée non uncinée; bords latéraux presque droits, angles postérieurs arrondis. Aire postérieure du pronotum couverte de grains écrasés arrondis, sauf en arrière où elle est lisse. Élytres carénés le long de la base, comprimés en lame entre l'épaule et Técusson, couverts d'une ponctuation qui est plus ou moins lîne et éparse en avant, graduellement plus forte et devenant très grosse en arrière, leur pubescence formée, sur la région dorsale, de poils dressés rares et très courts qui deviennent assez denses près du bord supérieur de la déclivité apicale: celle-ci marquée dans le haut de gros points arrondis devenant graduellement plus petits vers le bas et disparaissant dans la région de l'angle suturai où l'on observe seulement une fine ponctuation. Pubescence de la déclivité apicale peu apparente, dressée, rase, extrêmement courte. Tubercules marginaux de la déclivité représentés seulement par de faibles calus. Épines juxtasuturales insérées manifestement au-dessus du milieu de la hauteur de la déclivité, à quelque distance de la suture, faiblement divergentes, penchées un peu vers le bas et légèrement détléchies au sommet où elles sont plus ou moins émoussées; non ou à peine comprimées transversalement, nullement excavées au côté interne, leur surface lisse et brillante. Bourrelet suturai plus ou moins nettement parallélépipédiqne et explané au-dessous des épines, très finement ponctué. Côte oblique inférieure de la déclivité peu manjuée. Gouttière épipleurale large, dilatée en dehors. Tibias postérieurs avec de longues soies à demi dressées au côté externe. Tarses postérieurs portant à la face interne des soies plus longues chez, le (5 que chez la 9.
La ponctuation de la déclivité apicale est assez variable; elle est (juelquefois très forte jusqu'à la côte obhque inférieure, tandis que, dans d'autres cas, toute la moitié inférieure de la décUvité est fisse et brillante. Les dents du front prennent parfois un remarquable développement. Chez un exemplaire (vraisemblablement un c7) faisant partie de la collection R. Oberthiir, ces dents sont très saillantes et flanquées chacune de chaque côté, de deux dents plus petites qui leur sont accolées. Il est probable qu'il s'agit là d'un caractère sexuel inconstant.
On trouve en Cafrerie une forme qui se distingue de la forme type par ses épines juxtasuturales larges, triangulaires, comprimées, et par le bourrelet suturai plus nettement caréné sur ses bords (coll. de Marseul).
Ileri.sidu des lioslrijchides.
Distrihiition fié(j(jrnplii(iii<'. — Afi'iiiiie australe.
« Cap de Boniu'-EspéraïKe » (Muséum de Paris ; Musée de Berlin ; Urèije in coll. Ohcrihuv, elc). Cafrerie (coll. de Marseul; Musée de Hambourg). Namaqualand [Schinz in coll. lùiinnaire), tijpe. WalPish Bay (Musée de Cape Town: Muséum de Paris) (').
Sinoxylon divaricatum, n. sp.
iV(tir labl. des espèces ti, 7, 13, 14, 10, 17, 2o. — du texle.)
Fig. "itl et 528
Long, o mill. — Court, parallèle, 1res légèrement élargi en arrière. Tète, protliorax, puitrine et abdomen noirs; élylres d'un rouge roux sur plus de leur tiers antérieur (sauf le long du bord latéral qui est noir), d'un brun rougeâtre en arrière, avec la déclivité apicale moins foncée; antennes et tarses roux; cuisses et tibias bruns.
Front assez fortement quadridenté, couvert de soies dressées assez aliondantes. Articles de la massue antennaire glabres et brillants. Ilabelliformes, très développés, le second atteignant en largeur la longueur totale de l'antenne. Bord antérieur du prothorax garni d'une pilosité dressée plus dense que cbez le rufobasale: dent des angles antérieurs presque droite; bords latéraux légèrement arqués, angles ])Ostérieurs arrondis. Aire postérit'ure du pronotum couverte de grains écrasés en formes d'écaillés, petits et légèrement allongés au voisinage de la ligne médiane. Élytres comprimés en carène coupante à la base, assez fortement et peu densément ponctués en avant, très fortement et très, densément en arrière, présentant, sur la l'égion dorsale, de très courts poils dressés, rares en avant, assez denses en arrière ; tout le
btng des bords latéraux existent des poils assez denses, rabattus eu arrière. Déclivité apicale très fortement et très densément ponctuée [»rès du bord supérieur, moins densément sur la région moyenne, sa ponctuation atténuée vers le bas et ne s'étendant pas sur la région de
(1) C'est pr(ibal)lernent l;i mr-me espèce ipie J. Waldbcrg a rapporlée du N'Gaiiii (Musée île Stocivliolm).
l'ig. Wil el 528. — sln. divartcaiioit. Déclivilé apicale vue de dessus et de trois quarts.
496 P. Lesxe.
l'angle suturai; pubescence de la déclivité rase, extrêmement courte et peu dense. Tubercules marginaux de la déclivité indiqués seulement par trois paires de faibles calus. Épines juxtasuturales insérées à quelque distance de la suture et un peu au-dessus du milieu de la déclivité, fortement divariquées, nullement comprimées, conoides, subcarénées dans le sens de leur longueur au côté interne, pointues et recourbées vers le bas au sommet, lisses et brillantes. Sutiu'e renflée, au-dessous des épines, en un bourrelet parallèle pipédique presque lisse. Côte oblique inférieure de la déclivité à peine maniuée. Gouttière épipleurale large, faiblement élargie en dehors.
Cette forme, très voisine des précédentes, est principalement caractérisée par la forme et la direction de ses épines juxtasuturales
Distribution géographique. — Pays Somali : Gineer, sur le Haut- Cbébéli (pays humide, altitude 1500-2000"^), en novembre {Doiuihlson Smith, 1894, in coll. Rothschild > Oberthûr). — Tgpe unique.
Sinoxylon épipleurale, n. sp.
(Voir tabl. des espèces 6, 7, 13. 14, 16, 26, 27. — Fig. 529 du texte.)
Long, o 1/2-8 mlll. — Assez court, parallèle, faiblement élar^ii en arrière. Noir, avec les antennes et les tarses roux ou roux brun: abdomen quelquefois brun ou rougeàtre. Front très fortement quadriilenté, muni de denticules accessoires outre les dents principales, et portant de longues soies dressées peu nombreuses. Articles de la massue antennaire comprimés suivant l'axe de l'antenne, modérément développés, le 2' ne dépassant pas en largeur la longueur totale de la massue; leui' surface mate. Bord antérieur du prothorax couvert d'une pilosité courte, peu abondante, rabattue vers le haut; dent des angles antérieurs du prothorax presque droite, dirigée en av;int; bords latéraux à peine arqués; angles postérieurs accusés, non arrondis. Aire postérieure du pronotum couverte de grains écrasés circulaires, très denses. Base des élytres en forme de côte épaisse, granuleuse. Ponctuation dorsale des élytres écartée et moins forte eu avant, dense et très grosse sur plus des 2/3 postérieurs, partiellement contluente au voisinage du bord supérieur de la déclivité apicale, un pi'u moins forte près du bord lali'ral des élytres; pubescence du dos des élytres assez dense, obliquement dressée et rabattue en arrière. Déclivité apicale brillante, marquée sur presque toute sa surface de gros points enfoncés arrondis assez écartés, et couverte sur toute son étendue d'une pubescence dressée, rase, assez dense. Tubercules mar-
Révision (les Bostrychides. 497
giiiaux (le la déclivité peu saillants, costiformes et arrondis au sommet, lisses et brillants, au nombre de 3 paires. Dents juxtasuturales écartées, comprimées latéralement, triangulaires, lisses et brillantes, insérées vers le tiers supérieur de la déclivité; au-dessous d'elles le bourrelet suturai et parallélépipédique, brillant, ponctué. Pas de côte transverse au bas de la déclivité. Rebord inférieur de la déclivité apicale notablement plus large que chez les espèces voisines et formant comme une gouttière à bord épaissi. Postépipleure très large, nullement dilaté au tournant externe. Tibias postérieurs avec des soies à demi dressées sur leur face externe.
(D' Tarses postérieurs portant au coté interne de longues soies ondulées qui font défaut chez la ç. Pas d'autres caractères sexuels.
Cette espèce paraît être très peu variable. Elle est principalement caractérisée par la largeur remarquable du postépipleure. Elle se place au voisinage immédiat du S. senegalense.
Distribution géographique. — Afrique sud-orientale, région des lacs Tanganyika et iXyassa.
Tanganyika [Grant in British Muséum) : environs de M'Pala [Gidllemê in coll. ObertliUr); Kipalapala (coll. Fairmaire). Nyassa (r/»e?irallhx coll. Frij > British Muséum). Chiré : Blantyre [Werner in coll. Obertliiir) et Tchiromo, en janvier, aux lumières (Muséum de Paris). Agoniland, Nturabi (ÏVcrHPr in coll. Obertiiiir). — Assez nombreux individus.
Sinoxylon bellicosiim. n. sp.
(Voir tabl. des .espèces 6, 7, 13, 14, 16, 26, 28, 29. — Fig.oSO du texte.)
- Long. 6 1/2-7 mill. — Assez allongé, parallèle, noir, très brillant sur les élytres; ceux-ci teintés de brun à la base. Antennes d'un roux brun. Cuisses noires avec les genoux et souvent le dessus brun rougeàtre; tibias bruns; tarses roux. Front fortement quadridenté, presque toujours muni de denticules accessoires, et hérissé de quelques longues soies perpendiculairement dressées. Yeux plus petits que chez le S. senegalense. Articles de la massue antennaire mats, sans taches pileuses bien déterminées, un peu flabelliformes, le second plus développé que chez \e senegalense et plus étroit, mais ne dépassant guère en largeur la longueur totale de la massue. Bord antérieur du prothorax garni d'une pilosité assez longue et assez abondante, et armé de deux dents à peine incurvées; bords latéraux parallèles en arrière (sauf près de la base où ils sont arqués) et couverts d'une pubescence rase, très courte; angles postérieurs marqués, obtus. Aire
P. Lesne,.
lii;. 520 à 531. — Déclivité apicale, vue de piolil, chez les Sin. epipleurale (lig. 529), S. bel- Ucosum (fij;. 530) et .S', senegalense (fig. 531).
postérieure du pronotum couverte de grains écrasés alïectant, au railieu, la forme d'écaillés. Écusson petit, subtriangulaire. Bord basilaire des élylres en côte épaisse comme chez le seneguUnse. Ponctuation de la région dorsale des élytres écartée et modérément forte à la base, très grossière mais très nette el nullement confluenle en arrière on elle est formée de points un peu transverses ; ponctuation des flancs des élytres moins forte que celle de la région dorsale. I.e dos des élytres est glabre, même au voisinage du bord supérieur de la déclivité apicale : les flancs sont Couverts, au voisinage du l)ord latéral.
de poils ral)attus en arrière. Déclivité apicale marquée de gros points espacés dans sa moitié ou ses 2/3 supérieurs etn'olïrant sur son tiers inférieur qu'une ponctuation extrêmement Une et peu dense ; pubescence de la déclivité rase, éparse, extrêmement fine et extrêmement courte. Tubercules marginaux de la déclivité au nombre de 3 paires, ceux des eux paires supérieures très saillants, arrondis au sommet, brillants et lisses à part une très fine ponctuation; tubercules de la paire inférieure moins saillants. Épines juxtasuturales écartées à la base, fortement comprimées latéralement, triangulaires, pointues mais cmoussées au sommet, lisses et brillantes: insérées au tiers supérieur de la déclivité, c'est-à-dire à un niveau un peu plus élevé (pie chez le senegalense; pas de carènes juxtasuturales au-dessus des ('plnes. Bourrelet suturai des parties inférieures de la déclivité quadrangulaire, presque lisse, très brillant. Pas de côte oldique bien marquée au bas delà déclivité. Angle suturai légèrement proéminent, (ioultière apicale des élytres assez large, légèrement élargie au côté externe. Pubescence de la poitrine et de l'abdomen argentée, plus dense que chez le senegalense. Tibias postérieurs avec des soies à demi dressées à la face externe.
cJ Tarses postérieurs a\ec des soies longues el nombreuses au côté interne {*).
(1) Les 4 individus étudiés ici paraissent élio des o*- H t'st [noljable que les caractères présentés par la sculpture de la déclivité apicale sont sexuels.
Ilevision des Bostnichides.
Distribution géographique. — Afrique australe.
Graliam Town (coll. Fry > British Muséum et Muséum de Paris). Colonie d'Orange [G.-E.-H.-Ii. Hamilton in British Muséum). Cafrerie, on avril (Muséum de Paris et Musée de (^ape Town).
Sinoxylon senegalense.
(Voir tabl. des espèces G, 7, 13, 14, 16, M, iS, 3U, 31. - Fig. 490, 493, olO,o31et 532 du texte.)
Karscli 1881, in Berl. eut. ZeitscJir., sér. 2, XXV, p. 42(partim): id. apud G. Roldf, Kufra, 1881, p. 374 (sub S. dentifrons). — Fairmaire 1882. iu Ann. Soc. eut. Fr. (1882), p. 66 (partira). — Schiisky 1899, Kaf. Eur. XXXVI, 81. — Lesne 1902, in VAIjeille XXX, p. 112 et 117, pi. IV, f. 96, 107 et 108.
coronatum* Zoufal 1894, in ^'ien. eut. Zeit. XIII, p. 38 (').
Long. 0-9 mill. — Un peu allongé, parallèle, légèrement élargi en arrière. Noir ou brun foncé avec les élytres souvent bruns à la base; dessous du corps brun, plus ou moins rougeàtre; pattes brunes ou rougeàtres, antennes rousses.
Front très fortement quadridenté, numi fré(iuemment, en outre, de denticules acccessoires entre les dents principales, et portant des soies dressées peu nombreuses; la partie antérieure, située en avant de la rangée des dents, est granuleuse et fortement déclive. Yeux assez gros. Articles de la massue antennaire mats, comprimés suivant l'axe de l'antenne, le 2*^ ne dépassant pas en largeur la longueur totale de la massue; l"et 2<^ articles de la massue moins de trois fois aussi larges que longs. Prothorax très légèrement arqué sur les côtés, offrant le long de son bord antérieur une pilosité assez courte et peu dense; dent de l'angle antérieur légèrement unciforme. Aire postérieure du pronotum ornée de grains brillants, arrondis, assez écartés. Écusson petit, sublriangulaire. Bord basilaire des élytres formant une sorte de carène a crête obtuse, nullement coupante. Élytres très brillants; ponctuatirm de leur région
Fis- 532. — Sin. senegct' lense. Têle et portion antérieure du prothora\, vues de trois quarts, en dessus.
(1) Apate senegalensis Dejean Caf., 3« édit., p. 334.
500 P. Lesxe.
(lorsalo forte, très variable, tantôt disposée en llies le long des nervures et localisée au voisinage de l'épaule, de la suture et du hord supérieur de la déclivité apicale, en laissant le tégument imponctué ou presque imponctué dans un large rayon autour de l'écusson et sur les flancs des élytres en arrière, tantôt couvrant uniformément {h l'exception du trajet des nervures) toute la région dorsale et dorso-latérale des élytres. Puljescence du dos des élytres courte, dressée, éparse; pubescence des parties voisines du bord externe très courte, dressée. Déclivité apicale brillante, marquée supérieurement de gros points enfoncés, lisse dans la région de l'angle suturai à part une ponctuation extrêmement fine et peu dense; sa puliescence rase, peu serrée et très courte, surtout inférieurement; bord supérieur offrant 3 paires de calus très peu saillants et souvent peu distincts. Épines juxtasuturviles insérées au-dessus du milieu de la hauteur de la déclivité et à quelque distance de la suture, nettement comprimées, triangulaires, pointues, lisses et brillantes, prolongées chacune vers le haut par une carène juxtasuturale; au-dessous de ces dents, la suture est renflée en un bourrelet quadrangulaire, lisse, qui atteint l'angle apical. Pas de côte transversc accentuée au bas de la déclivité. Rebord inférieiu' de la déclivité épais et précédé d'un sillon à fond lisse. Poslépipleure légèrement élargi en dehors. Pubescence de la poitrine et de l'abdomen très fine, dense, roussâtre. Tibias postérieurs portant, au côté externe, des soies courtes, à demi couchées.
(5 Déchvité apicale en grande partie lisse et brillante, poncliu'e sur une moindre étendue (généralement sur le tiers supérieur seulement) et moins fortement que chez la Q. Tarses postérieurs et apex des tibias de la même paire portant au côté interne des soies nombreuses, longues, flexueuses.
9 Ponctuation du dos des élytres généralement plus forte que chez le d. Déclivité apicale un peu plus courte et un peu plus abrupte, très fortement ponctuée sur ses deux tiers supérieurs, plus finement vers le bas. Tarses postérieurs sans longues soies flexueuses.
Cette espèce est assez variable. Nous avons noté plus haut le peu de constance des dents frontales, de la ponctuation des élytres et des calus marginaux de la déchvité. On observe, notamment au Sénégal et dans l'Aïr, des individus d dont la déclivité apicale offre seulement quelques gros points enfoncés dans sa partie tout à fait supérieure, le reste de la déchvité étant entièrement lisse et brillant. Quelquefois l'angle suturai des élytres est légèrement redressé.
Une ç faisant partie de la collection de M. René Oberlhiir et dont la
lii'rision des liustnjchidi's. oOl
provenance est inconnue, dillère du type par la sculpture très forte et vermiculée de la région dorsale postérieure des élytres. Nous proposons pour cette variété le nom de vermiculatum.
L'exemplaire de Lado appartenant au Musée civique de Gènes est une petite ç remarquable par la ponctuation très forte des élytres.
Le Sin. senegalense est Tune des rares espèces du genre chez lesquelles les différences sexuelles sont assez accusées.
Distribution gêognipJiique. — Région saharienne depuis la Tripolitaine et l'Egypte jusqu'au Sénégal, aux territoires de la boucle du Niger, au Moyen Chari, au Bahr el Djebel et à l'Abyssinie.
Sahara occidental {F. Quiroga). Sénégal : Saint-Louis [Delestre: Planchât; Melou, etc.); Cayor (D"" Gautier; V. Lenoir); Thiès (coll. Obertliiir) ; Dakar [C. Melou] • Dagana (coll. Aubert) ; Podor (.1/. Maindron in Muséum de Paris); Bakel (coll. Fleutiaux) et Galani {Leprieur in Mu sénm de Paris); Kayes {G. Massiou in Muséum de Paris, etc.). Sierra Leone (coll. Thérg > Muséum de Paris) ('). Région de la Volta, entre Sikasso, Bobo et San (.1. Chevalier). Soko\o {coW. Sicard). Tombouctou (coll. Pic). Rives du iNiger, entre Tombouctou et Say (Mission Hourst). Air : lîerouane (D"" Fournial, Mission Foureau-Lamy in Muséum de Paris). Nigeria septentrionale, à l'est d'illela (British Muséum). Kanem (Cap"'' Dupertuis in Muséum de Paris). Ouadai, région du lac Fittri (L' Lebas in Muséum de Paris). Est du Tchad, pays Dagana, Massakori: sud du lac Baro, Moito, en septembre [A. Chevalier, Mission Chari- Tchad in Muséum de Paris). Bas Chari, Kousri, en août (D'" J. Decorse, Mission Chari-Tchad in Muséum de Paris'. Baguirmi, Tcheckua (A. Chc ralier in Muséum de Paris). Moyen Chari, Komé, à l'est des Niellims. en lin mai, et Bas-Bahr Salamat, au nord de Fort-Archambault, en mars (D'' /. Decorse, Mission Chari-Tchad in Muséum de Paris). Lado, en août [E. Dubbene in Musée de Gènes). Bahr et Abiad {Schweinfurt in Musée de Berlin). Abyssinie (A. Raffrag, etc.); Tigré [Schimper in Muséum de Paris). Environs de Khartoum (Muséum de Paris). Haut- Nil {W. B. Drurij in British Muséum). Nubie Muséum de Paris: Musée de Berlin; .Alusée de Stockholm). Egypte {yatterer in Musée de Vienne, etc.) Le Caire (mission Jdgerskiôld), un indiv. Triiiolitaine, Sokna [G. Rohlf in Musée de Berlin, tgpe).
Biologie. — Au Sénégal, cette espèce se développe dans le bois de diverses Légumineuses dans notamment les arbres des genres Acacia et Albizzia [-). Nous avons sous. les yeux des fragments d'Aca-
(1) Celle |ii()veiiance deinanJerait à être confirmée.
(2) D-^ Oaulier. in litleris.
502 P. Lesnk.
cia albida Delile(') recueillis à S'-Louis et dont le bois est presque entièrement détruit par l'insecte. A. Foureau '(-) a observé que. dans dans l'Air, le Sin. senegalense est des plus communs; il s'attaque au l)ois coupé de divers Gommiers sans toucher aux arbres vivants et montre une activité extrême, approfondissant rapidement ses galeries malgré la dureté des bois qu'il choisit. Sur le Moyen Chari, c'est dans VAcacia Suina Turcz (ap. Brandis) (^) que le D'' Decorse a trouvé l'insecte, à la (in de mai, sous ses diflerents états.
Le Sin. senegalense devient parfois très préjudiciable, comme dans le cas cité par A. RaiUiet (*). Des Jjois indigènes qui avaient servi à la construction de gourbis destinés à la troupe dans la région du Cayor se trouvaient criblés de galei'ies de Sinoxylon deux mois après leur emploi.
Aux environs de Saint-Louis du Sénégal, cette espèce a pour ennemis un Cléride, le Cjjlidrus Duquel i, et un Histéride encore inédit appartenant au genre Teretrius (^).
Sinoxylon erasicauda. n. sp.
(Voir tabl. des espèces 6, 7, 13, i4, Itî, 26, i28, 30. 'M. Fig. o33 du texte.)
Long. 7,o mill. — Cette espèce oflre la plus grande ressemblance avec le Sin. rufirorne Fâhr., dont on trouvera la description i)[us loin Elle en diffère seulement par sa déclivité apicale un peu plus ample, presque mate, couverte d'une pubescence rase extrêmement courte et peu dense, et marquée d'une ponctuation très régulière qui s'étend du bord supérieur à la cote obhque inférieure; celle-ci est assez nettement indiquée. Les points enfoncés de la déclivité sont gros, régulièrement arrondis, sépai'és par des intervalles plans. Les tubercules marginaux de la déclivité n'empiètent pas autant sur la partie déclive que
(1) Nous devons à l'obligeance de M. A. Chevalier la détenninallon de ces éciiantillons de bois qui ont été recueillis, sur la demande de M. René Oberllmr, par feu Victor Planchât, Inspecteur de la voie du chemin de fer de Dakar à S'-Louis. Larves, nymphes et adultes ont été trouvés en méinc temps, en avril.
(2) A. l''oureau, Mission saharienne, Documents scienliliques, II, p. 1022.
(3) Détermination de M. A. Chevalier. L'Ac. Suina croît à la fois dans l'Afrique tropicale et aux Indes orientales.
(4) A. llailliet, Eléments de Zoologie médicale, 1'' éd., 188G, p. 031).
(5) Nous avons obtenu ces deux espèces des bois attaqués recueillis ]iar feu Planchât.
li('vi>:ion <les liosti'ifchides.
chez le ruficornc. Les épines juxtasuturales sont bicaréiiécs longiliidinalement à la base, au côté externe, comme cela a lieu fréquemment chez le ruficorne.
L'unique spécimen étudié est probablement un (5. L'angle suturai et le dernier segment de l'abdomen sont simples, et les tarses postérieurs portent, à la face interne, de longues soies rousses.
Distribution {léograplutjuc. — Lac Tanganyika, rive ôuest : Albertville (J. Duvivier in Musée de Bruxelles). — 1 individu.
Sinoxyion sudanicum *.
(Voir tabl. des espèces 6, 7, 13, 33, 34, 3o. 36, 37. Fig. o34 du texte.)
Lesne iS9o, in Aiin. Soc. eut. Fr. [1895], p. 176.
Long. 3 1/3-4 1/2 mill. — Court, parallèle. Tète et prolhorax noirs; vlytres roux ou châtains, rembrunis sur la déclivité apicale; poitrine 4't abdomen noirs, couverts, ainsi que les lianes du prothorax, d'une pubescence argentée particulièrement dense sur les côtés de la poitrine. Prothorax teinté de rouge sur sur le disque; antennes et ()attes rousses, ces dernières quelquefois brunâtres ; bord postérieur des segments abdominaux rougeàtre.
Front nettement quadrideuté, olVrant quelques longues soies dressées de chaque côté et quelques soies plus courtes et rabattues vers le centre au milieu. Articles de la massue antennaire très développés, llabelliformes, le f^ dépassant en largeur la longueur totale de la massue; ces articles sont brillants, d'apparence glabre, et leur face apicale est profondément canaliculée sur presque toute sa longueur. Bords latéraux du prolhorax fail)lement arqués en arrière; angles postérieurs arrondis; pilosité dressée du bord antérieur rare. Dent de l'angle antérieur du prothorax légèrement unciîorme. Aire postérieure du pronotum couverte de carinules longitudinales écrasées. Base des élytres formant une carène coupante. Ponctuation de la région dorsale des élytres assez forte, peu dense à la base, devenant graduellement plus forte en arrière, souvent grossière et confluenli' près des bords de la déclivité iqncale. Pubescence du dos des élytres rabattue en arrière. Déclivité
(*) Fig. .5.33. Dent jnxtasutuiale vue par sa face externe chez le Sino.r. era- -ficauda.
504 P. Lesxe.
apicale régulièrement convexe et fortement ponctuée dans sa région supérieure, très finement sur la partie inférieure qui est séparément convexe sur chaque élytre. Tubercules marginaux de la déclivité nuls; bord latéral de la déclivité un peu gibbeux et formant une sorte de pommette à la limite de la région fortement ponctuée. Dents juxtasuturales écartées de la suture, fortement comprimées dans le plan vertical, triangulaires, très pointues, un peu rugueuses et inégales à la base, et prolongées chacune supérieurement en une courte carène Fiji. 534. — Sin. su- longeant la suture. Suture renflée au-dessous (lanicu)n. Élytre, des épines en bourrelet parallélépipédique dont vu (le profil. jgg arêtes, parfois très saillantes, forment comme
deux carinules juxtasuturales. Côte transverse inférieure de la déchvité nulle. Pubescence de la déclivité apicale rousse, assez longue et assez dense, couchée. Gouttière apicale étroite vers l'angle suturai, graduellement élargie du côté du tournant apical -où elle atteint une largeur double de sa largeur sur la ligne médiane. Pas de frange spéciale au bord postérieur des segments abdominaux; dernier segment de l'abdomen simple. Tibias postérieurs portant seulement quelques soies dressées au côté externe.
Les tarses postérieurs présentent, au côté interne, des soies tantôt plus longues ((5?), tantôt plus courtes (9?).
Distribution géographique . — Soudan et Dekkan méridional.
Soudan (coll. Gaïubey > Muséum de Paris et coll. A. Léveillé; Lesel in coll. Bedet). Inde (coll. Gounelle > Muséum de Paris). Bangalore, Qnkkang-dlùv [Tabouret in coll. Oberthiir) ; Pondichéry, en avril (C"^ Fouquet, Muséum de Paris).
Il est intéressant de noter que les deux seules espèces de Sino.rylon qui se rencontrent à la fois en Afrique et en Asie, celle-ci et la suivante, sont très voisines entre elles.
Sinoxylon conigerum.
(Voir îabl. des espèces 0, 7, 13, 3.3, 34, 3o, 36, 38. Fig. 535 du texte.)
Gerstâcker 1855, in Monatsb. Berl. Acad. [1855], p. 268; Peters Reise, 1862, p. 271, pi. XV, f. 14.
Timidentatutn Fabricius 1801, Syst. Eleutli. II, p, 377 (').
(I) Il est extrèniptïienl itrobaiile (iu<' l'fis])ér,e fnhririenne est bien la même
Hevisioii dca Bostrijrhidcs.
im
Long. 3 1 â-o 1/2 mill. — Court, parallèle; l'iytres à peine élargis en arrière. Noir ou brun foncé avec les antennes et les tarses d'un roux brunâtre. Front quadriilenté, portant seulement quelques longues soies dressées de chaque côté. Articles de la massue antennaire assez brillants, d'apparence glabre, très développés, flabellilornies, le 2'' dépassaîit notablement en largeur la longueur totale de la massue; ces articles sont, linement canaliculés sur leur tranche apicale.
Bords latéraux du prothorax non ou à peine arqués en arrière; angles postérieurs accusés, un peu saillants en arrière; pilosité du bord antérieur du prolhorax nulle, à part deux soies situées de chaque côté au voisinage de la dent de l'angle antérieur; celle-ci unciforme. Aire postérieure du pronotum couverte au milieu de carinules longitudinales très denses. Bord basilaire des élytres en carène coupante. Ponctuation de la région dorsale des élytres forte et très dense, devenant graduellement plus forte en arrière où elle est souvent continente; pubescence du dos des élytres rabattue en arrière. Déclivité apicale raccordée à la région dorsale par une courbe régulière, marquée sur ses parties supérieures de gros points arrondis réguliers, assez espacés, quelquefois cependant très serrés; tiers inférieur linement ponctué. Pubescence de la déclivité formée de poils noirs, arqués, rabattus vers le bas. Tubercules marginaux de la décHvité nuls ou parfois indiqués par de faibles caliis. Dents juxtasutiu'ales légèrement écartées de la suture, nullement comprimées, coniques, pointues, recouvertes à la base, sur tout leur pourtour, de grains en saillie formant comme une masse rognonneuse qui supporte la pointe lisse et brillante de ces dents. Suture renflée au-dessous des dents en un bourrelet parallélépipédique qui n'atteint pas l'angle suturai. Pas de côte transverse au bas de la déclivité. Gouttière apicale fortement élargie au tournant externe de l'élytre poiii'ine très dense, argentée. Dernier segment abdominal simple. Tibias [lostérieurs portant en dehors de longues soies à demi couchées.
Fig 535. — Sin. conigerum. Épine juxtasuturale, vue du côté suiiéro-interne.
Pubescence de la
qui' celle décrile par Gerslackcr. Dejean avait altril)ué à tort le nom A' {paie nui' le II 1(1 ta F. au Sin. anale.
Au S. coaujeruDi se rapporte l'une des formes confondues sous le nom de Sln.iiiaspis Fairin. in coll.
506 P. Lesne.
Le a porto au côté interne des tarses postérieurs de longues soies qui font défaut chez la ç.
A part la ponctuation des élytres, on ne relève pas d'autres variations que celles des dents frontales, organes qui sont susceptibles de devenir très petits.
Distribution géographique. — Afrique orientale, Madagascar et Mascareignes, Inde, Ceylan, îles Hawaï.
Somalie méridionale, Guélidi (coll. Fairmaire > Muséum de Paris). Afrique orientale allemande, Ousegoua : Mlionda {A. Hacquard in coll. Obertliiir). Nyassaland, Tchiromo (Muséum de Paris}. Mozambique, vallée du Zambèze : Tété [Peter] (').
Madagascar [Goudot, etc.), très répandu : Diego Suarez [Ch. Alluaud; D'' 67*. Martin); Nossi Bé [Pierron in Muséum de Paris; Frey sec. Alluaud); plateau de Soalala (D'" Johj in Muséum de Paris); S''^-Marie (coll. Fairmaire). Région deMorondava (D'' Petit m Miiséimi de Paris); plaine du Fiherena (F. Geaij m Muséum de Paris). La Réunion (V7dal, etc., in Muséum de Paris) : S'-Paul (-). Ile Maurice [Leschenault, Vesjardins, d'Emmerez in Muséum de Paris, etc; E.-E. Edivards in British Muséum).
Calcutta (Indian Muséum); Madras (cnll. Fred. Moore > Obertliiir); Ramnad (coll. E. Gounelle; coll. M. i7'c) ; Malabar (coll. A. Lajoge) Ceylan, Peradeniya [E.-E. Green in Indian Muséum). Batavia (C. Schaufuss) {;').
Honolulu {Fri'ihstorfer in coll. OberthUr) {'•).
Biologie. — Cette espèce est nocturne et vient aux lumières. On Ta trouvée dans le bois d'un .icacia provenant de Madagascar et dans les
(1) W.-L. Distant (A Naturalist in llie Tiansvaal, p. 198) donne le Sln. c<>nigeruiit comme ayant été trouvé à Pretoria; mais la détermination nest pas sûre et il s'agit vraisemblablement du S. iransvaalense. On ne peut admettre non plus sans confirmation la provenance Cap de Bonne-Espérance mentionnée sous 1' « .{paie capensis Gory >• [m coll.] de la collection Dejean.
(2) D'après un spécimen communique |)ar M. H. Rolle.
(.3) Trouvé en nombre en .\llemagne dans une drogue provenant de liatavia.
(4) D'après divers spécimens ligurant dans les collections du Muséum do Paris, du Musée enlomologique de Berlin et dans celle de M. M. Pic, l'insecte aurait été rencontré dans l'île d'Ha'iti. Ces exemplaires, qui proviennent sans doute d'une même soirce, ne |)orlent pas d'indications de nature à authentifier la capture. Nous devons signaler aussi la présence, dans la collection de M. n. Oberthûr, d'un spéciinsn étiqueté « Venezuala, San Fernando de Apure. L. Laglaize 1890. »
licrision des liostrijchkh's. S07
racines de Manioc de même origine [VA. Fleutiaiix inlilt.; id. in BuVi. Soc. l'itt. Fr., 1902, p. 174). A File Maurice, elle se développe fréqueninienl dans les Eiicdlfuitus l'd'Emmerez, in litt.) ' .
Sinoxylon angolense, n. sp.
(Voir tabl. des espèces 0, 7, 13. ;j;{, 34, 3:>, 3!l, 40.)
I^onf?. 4 1 '2 mill. — Court, parallèle, très légèrement élargi en arrière. Tète, prothorax, poitrine et abdomen noirs, avec le pronotum teinté de rouge sur le disque (-); élytres d'un rouge brunâtre sur le tiers basilaire, bruns en arrière ; cuisses d'un rouge brun, tibias bruns, antennes et tarses roux.
Front finement quadridenté et couvert de soies blondes assez longues, non perpendiculairement dressées, mais inclinées vers la ligne médianr. Articles de la massue antennaire brillants, très développés, llabelliformes, le 2" atteignant eu largeur environ le double de la longiuuir totale de la massue. Côtés du protlinrax presque droits en arrière; angles postérieurs arrondis: dent des angles antérieurs à peine arquée; pilosité dressée du liord antérieur peu abondante. Aire pdsli'rieure du pronotum couverte de petits grains écrasés arrondis, devenant plus grands et prenant la forme d'écaillés dans la région uK'dio-antérieiu'e. Fcusson subtriangulaire, non tuberculiforme. Bord basilaire des élytres cariniforme, non granuleux. Ponctuation du dos des élytres modérément forte et peu dense en avant, grossissant beaucoup en arrière sans devenir confluente; pubescence des mêmes parties assez dense, rousse, rabattues eu arrière et couchée sur le tégument. Dos des élytres relié à la déclivité apicale par une courbe réguUère ; celte courbe n'offre pas de dépression dans la région suturaie ni d'indication de tubercules ou de calus; sa ponctuation est très dense et très forte, sa pubescence couchée. Ponctuation de la déclivité apicale dense et très forte dans le haut, atténuée vers le bas, atteignant presque la C(Me transverse préapicale qui est assez bien marquée. Pubescence de la déclivité rousse, dense, très apparente, couchée sur le tégument jusque dans l'angle suturai. Épines juxtasuturales écartées à la base, divergentes, nullement comprimées latéra-
(1) Cii.-O. Wateiiiouse (in Proc. Ent. soc. Lond. 1874, \k \n) a publié une noie du D' Lampiey ayant liait à un sinoxylon de Birmanie dont nous avons pu voir un spécimen mutilé au Brilisli Muséum. L'insecte appartient à une espèce très voisine du ,s'. (:onigerum,.im\s probablement distincte.
(2) Le prottiorax dn fj)/)e offre des reflets irisés qui sont sans doute accidentels.
P. Lesne.
loment, régiiliî'rement coni(|ue?, très pointues, inclinées vers le bas, rugueuses à la base, lisses et brillantes au sommet. Au-dessous d'elles, la suture est renflée en un bourrelet sensiblement tétragone, très finement ponctué, qui n'atteint pas l'apex. Gouttière apicale assez étroite, élargie en dehors. Angle suturai et dernier segment abdominal simples. Pubescence de la poitrine et de l'abdomen dense, argentée; celle des tlancs du protliorax beaucoup moins dense. Tibias postérieurs avec des soies à demi couchées, assez courtes, au côté externe.
Otte espèce offre la plus grande ressemblance avec le S. cerutoniœ L. dont elle se distingue principalement par la nature de la pubescence de la déclivité apicale.
Distribution géographique. — Angola, Luanda (coll. Fuirmaire > Muséum de Paris). — Iupe unique (9?).
Sinoxylon cuneolus, n. sp.
(Voir tabl. des espèces (», 7, 13, ;53, 34, 3o, 39, 41. — Fig. "ViiS du texte. 1
Long. 5 i,2 mill. — Cette lorme est extrêmement voisine de la précédente. Elle en difîère notamment par la pubescence des élytres moins dense el moins apparente surtout sur la déclivité apicale où, dans la région de l'angle suturai, elle est dressée, courte et rase. La déclivité montre les traces des 3 paires de calus marginaux. Les épines juxtasuturales ne sont pas rugueuses à la base. Le pronotum est entièrement noir et les cuisses sont d'un brun foncé.
Le .S", cuneolus ressemble beaucoup aussi au S. diniricatnm et surtout au S. doliolum. 11 ne semble différer de ce dernier, que par la nature de la pubescence de la déclivité apicale.
Distribution, géographiijue. — Transvaal {Hartmann in Musée entomologique de Berlin). Colonie du Cap, Pirie Bush près Williamstown (British Muséum). — 2 individus.
Fig. 536.
.Sin. cuneolus
Sinoxylon dichroiim, n. sp.
(Voir tabl. des espèces G, 7, 13, 33, 34, 42. — Fig. o37 du texte.)
Long. 4 12 mill. — Corps relativement allongé, parallèle. Tète, prothorax, poitrine et abdomen noirs; élytres d'un roux châtain lé-
Rerision «les Uoutnjchiilf
rm
gèremont rembrunies siu' la di'clivité apicale, avec la Itase marginée de noir ainsi que la moitié antérieure de la suture et du bord latéral. Pattes noires avec les genoux tachés de rouge et les tarses roux. Antennes rousses; massue brune.
Front légèrement caréné transversalement sur les côtés et portant une rangée transverse de longues soies rousses dresst'es et recourbées vers le bas au sommet. Suture fronto-cI\ péale fine. Épistome couvert de soies dressées plus courtes que celles du front. Articles de la massue antennaire très développés, un peu llabelliformes, le l*"" environ 3 fois, le 2" environ o fois aussi large que long, celui-ci dépassant sensiblement en largeur la longueur totale de la massue; ces articles sont mats, couverts d'une pubescence dense et très fine, couchée. Bords latéraux du prothorax légèrement arqués en arrière; angles postérieurs arrondis; bord antérieur et majeure partie de la déclivité antérieure du prolhorax abondamment velus de soies dressées, la pilosité des bords latéraux (Uant longue et dressée, mais moins dense que celle du bord antérieur. Dent des angles antérieurs du prolhorax assez grêle, recourbée en crochet.
Aire postérieure du pronotum
finement sillonnée longitudinalement en avant, couverte dans la même région de petites écailles imbriquées, pointues, et ornée, sur les côtés, de grains arrondis assez denses. Bord basilaire des élytres caréné. Sculpture de la région dorsale des élytres continente, vermiculée. plus forte en arrière, au voisinage des bords de la déclivité apicale, s'att(''nuant graduellement vers la base qui est presque lisse. Pubescence du dos et des flancs des élytres couchée, fine, dense, assez longue. Ponctuation de la déclivité apicale formée de points circulaires assez fins et assez écartés, séparés par des intervalles brillants; la ponctuation de l'angle suturai est fine et dense. Pubescence de la décHvité apicale couchée, courte et fine. Tubercules marginaux des 2 paires supérieures très petits, peu apparents, ceux de la paire inférieure un peu saillants, situés à un niveau inférieur à celui des dents juxtasiiturales. Celles-ci longues, pointues, lisses, brillantes, un peu défiéchies au sommet, fortement comprimées latéralement et légèrement divergentes, insérées au-dessus du milieu de la hauletu- de la déclivité, à une distance de la suture à peu près égale à leur épaisseur; sans
V\\<,. 537. — Shi. dic/iroiDii, vu de |)ru- (il. La poitrine, l'abdomen et les pattes ne sont pas fiiiurées.
P. Lesne.
carènes attenantes longeant la suture. Suture élevée en forme de carène, mais nullement renflée en bourrelet sur la déclivité. Côte transverse inférieure de la déclivité marquée seulement vers le bord externe. Gouttière apicale sensiblement élargie au tournant externe de Téh tre. Poitrine et abdomen deusément velus. Tilnas postérieurs avec des soies à demi dressées au côté externe.
Celte espèce présente des caractères bien trancliés. Elle se rapproche cependant beaucoup de la suivante.
Distribution géographique. — Haute-Birmanie, Mines de rubis ('|, 1.200 à 2.300 mètres d'altitiule [Dnlvrtij in coll. nbnttmr). — 1 individu.
Sinoxylon tignarium "■.
(Voir labl. des espèces G, 7. 13, 33, 43, 44, 4o. 40. 47. — Fig. o38 et o30 du texte.) Lesne 1902, in L'Abeille, XXX, p. 111 et 116, pi. IV, f. 104 et lOo.
Long. 4-5 mill. — Oblong, parallèle. Tète, prothorax et dessous du corps noirs ou brun foncé; élytres bruns, parfois teintés de roux à la base; antennes et tarses roux; cuisses et tibias bruns. Front tantôt inerme, tantôt quadridenté, couvert de longues soies rousses dressées, disposées en une ligne transverse arquée. Yeux assez petits, saillants, transversaux. Articles de la massue antennaire mats, couverts d'une pubescence couchée très dense et très Une, le l'''' article moins de 2 fois aussi large que long, le 2*^ près de 4 fois aussi large (jue long, mais ne dépassant pas en largeur la bmgueur totale de la massue. Bord antérieur du prothorax avec des poils dressés nombreux ; dent des angles antérieurs unciforme ; bords latéraux du prothorax presque droits; angles postérieurs arrondis ou marqués et un peu saillants en arrière. Milieu de l'aire postérieure du pronotum lisse en arrière et couvert en avant de sailhes cunéiformes aiguës, denses. Écusson triangulaire, moins long que large Base des élytres cariniforme entre l'épaule et Fécusson. Ponctuation de la région dorsale des élytres fine près de la base, devenant graduellement plus forte en arrière, confluente, inégale et
iMf^. 538.
Sin. Ii(jnarium
(1) 11 s'agit vraiseml)lablement des mines situées aux environs de Mandaté.
Ui'vi!<ion (les Jiostrfir]ii(/('><. oll
SLibgranuleuse prt-s du bord supérieur de la déclivité apicaie; pubescence de la région dorsale des élytres formée de soies rousses, assez longues, couchées. Déclivité apicaie brus(|uement lron((née, marquée de points eufonci'S circulaires assez gros et assez denses, mais nullement continents; puboscence du disque de la déclivité très courte, couchée, celle des bords à demi dressée et plus longue ; tubercules marginaux petits et très peu saillants, ceux de la |)aire inférieure plus marqués, situés au-dessous du niveau des épines juxtasuturales; celles-ci compri- 39 (*).
mées latéralement, plus hautes que larges à la base, pointues, entièrement lisses, insérées à une distance de la suture à peu près égale à leur épaisseur. Suture légèrement relevée en carène sur les trois quarts inférieiu's de la déclivité, mais non renflée en bourrelet. Pas de cote transverse au bas de la déclivité. Gouttière apicaie des élytres légèrement élargie au tournant externe. Pubescence des côtés delà poitrine argentée: abdomen densément velu. Tibias postérieurs avec des soies dressées, assez courtes , au côté externe. Tarses postérieurs portant quelques longues soies très fines sur leur face interne (ç).
Cette espèce qui parait être assez variable, a les affinités les plus étroites avec la précédente et avec les deux suivantes.
Difffribution grngraphiqne. — Chine sud-occidentale et Tonkin septentrional.
Se-Tchouen, Mô-Sy-Mien, aux environs de Ta-Tsien-Lou (coll. Oberiltiir), individu type. Yun-Nan, région de Yun-Nan-Sen (coll. /.. Bedel) 2 indiv. Tonkin septentrional, région de lîao-Lac {Rouget in coll. Ph. FniHrois). 1 indiv.
Sinoxylon pubens, n. sp. Ç).
(Voir tabl. des espèces 0, 7, l.'l, :)3, 4:j, 44. 4:i, 40, 48, 49.)
Long. 4 mill. — Très voisin de l'espèce suivante. S. piigniaeiitn , dont il diUere seulement par les caractères suivaîUs :
Cuisses brunes ('). Front et partie antéiieure du verlex |»lus finement et plus densément granuleux. Grains l'àpeux de l'aire postérieure du |)ronoluni très denses. Ponctuation de la région dorsale des élytres
(*) l'ig. 539. Déclivilé apicaie du .Siu. Ikjnnrium, vue de trois quarts. (I) Au moins celles des pattes postérieures. Les pattes des deux paires antérieures rnaïKjtienl chez le spécimen décrit ici.
512 P. Lesne.
régulière, dense, assez forte, plus grosse près des l)ords de la déclivile apicale. Colle-ci mate, moins abruptement tro quée que chez le p[igmaeum, entièrement villeuse, couverte d'une ponctuation dense et assez fine. Suture moins saillante sur la déclivit(''. Gouttière apicale à peine élargie au tournant externe.
Le lobe du 2^ article de la massue antennaire est un peu plus mince que chez le pygmaeum.
Distribution géographique. — Inde méridionale, Maïssour [E.-C. Cotes, Muséum de Paris).
Sinoxylon pygmaeum *.
(Voir tabl. des espèces 6, 7, 13, 33, 43, 44, 4o, 46, 48, 50.) Lesne 1897, in Ann. Soc. eut. Bdg. [1897], p. 20.
Long. 3-3 1/2 mill. — Court, parallèle, très légèrement élargi en arrière. Tète, prothorax, poitrine et abdomen noirs; élytres chfdaius, un peu rembrunis en arrière, marqués d'une tache marginale noire au-dessous du calus humerai; antennes el pattes rousses, tibias légèrement rembrunis.
Front inerme, hérissé de soies raides, droites, dressées vers le haut, plus longues et plus serrées sur les cotés qu'au milieu. Épistomeavec des poils dressés moins longs que ceux du front. Articles de la massue antennaire mats, couverts d'une pubescence homogène peu dense, courte et très line, le l'^"' article moins de 3 fois aussi largo que long, le 2*" un peu plus do 3 fois aussi large (|ue long, mais no dépassant pas, en largeur, la longueur totale de la massue. Côtés du prothorax à peine arqués en arrière ; angles postérieurs arrondis ; dent des angles antérieurs faiblement unciformo; bords ant(''riours et latéraux avec dos poils dressés pou denses. Aire postérieure du pronotuni brillante, marquée de petits grains râpeux assez écartés. Bord basilaire des élytres caréné entre l'épaule et l'écusson. Région dorsale des élytres brillante, marquée d'une ponctuation variable, parfois extrêmement fine, sauf près des bords de la déclivité apicale où existent quelques gros points enfoncés, d'autres fois assez forte ; pubescence de la région dorsale des élytres formée de poils rabattus en arrière et visibles de profil, celle des flancs des élytres seniblable mais plus dense; poils des bords de la déclivité apicale dressés. Déclivité apicale brillante, circulaire, très nettement coupée, sans traces de tubercules marginaux à part un léger calus existant parfois sur le bord latéral à un niveau inférieur à celui des épines juxtasuturales; quelques points
Révision des Bostnjchides. ol3
onfoncés «sscz gros existent dans la région snpérieure de la déclivité, dont le tiers inférieur, limité par uue très légère dépression, est densément et très finement ponctué. Pubescence de la déclivité semblable à celle des parties dorsales des élytres, sauf dans la région de l'angle suturai où elle tend à devenir rase. Épines juxtasuturales légèrement écartées de la suture, fortement comprimées latéralement, triangulaires et très pointues, légèrement excavées au côté interne, brillantes et presque lisses en dehors, insérées vers le milieu de la hauteur de la déclivité. Suture élevée en carène sur la déclivité, mais non renflée en bourrelet, cependant un peu parallélépipédique au-dessous des épines juxtasuturales. Pas de côte transverse au bas de la déclivité. Gouttière apicale des élytres assez fortement élargie au tournant externe. Abdomen et côtés de la poitrine densément et finement pubescents. Tibias postérieurs avec des soies dressées assez longues en dehors.
Tarses postérieurs portant [parfois au côté interne quelques très longues soies (c5?).
La ponctuation des élytres varie d'une façon assez remarquable. On trouve des individus chez lesquels ces organes sont entièrement lisses et brillants, abstraction faite d'une ponctuation générale extrêmement fine et peu dense.
Distribution géographique. — Dekkan.
Canara IT.-R. D. Bell in coll. fl.-E. Andrenrs, L. Bedel et Muséum de Paris; Indian Muséum). xMaïssour [E.-C. Cotes:, Muséum de Paris) (').
Sinoxylon ruficorne *.
(Voir labl. des espèces 6, 7, 13, 33, 43, 44, 4o, ol, 32. — Fig. o40 à o42 du texte.)
Fâhrœus 1871, in (Efr. Vet. Akad. (Stockholm) XXVni, p. 665(2). subsp. guineense* Lesne 1906 in Ann. Mus. Civ. di Genova, 5^ sér., vol. II, p. 413.
(1) Colle espèce est l'une de celle.s qui font l'objel d'une note de M. E.-C. Cotes insérée dans les Noies on Indian Inspcfs Pests, I, 1, p. 43, année 1889. (Voir jilus haut. p. 482).
(2) Apale senegalensis (in parteni) Dej. in coll. — Au Sin. ruftcorne se rapportent aussi la plupart des spécimens signalés par Geslro (Esploraz. del Giuba, XVI, Coleolleri, Gènes, 1895, p. 117) sous le nom d' « Apate dinspis Faiim. «, ajipelialion qui doit disparaître de la nomenclature.
ol4
P. Lesnk.
Long. 0-7 mill. — Court, parallèle, très faibloiuL'iit élargi en arrière. Corps cnlièrement ntnr à pari l'abdomen qui est brun; antennes rousses; pattes d'un brun r()uge; épaules presque toujours teintées de rouge.
Front plus ou moins fortement qnadridentè, pres(iue glabre, portant seulement, de chaque côté, de 1 à 3 soies dressées dont une très longue, et quelques poils court? également dressés. Épistome en partie lisse. Articles de la massue antennaire mats, sans groupe de poils formant tache, comprimés dans le sens de l'axe de l'antenne, le 2' égalant à peu près en largeur la longueur totale de la massue. Côtés du prothorax très faiblement arqués en arrière et couverts d'une pubescence courte, rabattue, peu dense. Bord antérieur du pronotum privé de poils dressés sur un large espace en son milieu; dent des angles antérieurs légèrement unciforme. Aire postérieure du pronotum couverte de grains écrasés qui deviennent plus gros et plus serrés dans la région médio-antérieure. Hase des élytres formant une côte râpeuse entre l'épaule et l'i-cusson. Ponctuation de la rt'gion dorsale des élytres plus ou moins line près de la base, grossissant rapidement en arrière, grossière et partiellement contluente près des bords de la déclivité apicale; pubescence de la même région peu dense, rabattue en arrière, même au voisinage immédiat de la déclivité. Celle-ci couverte d'une ponctuation forte, dense, ou même presque confluente, s'atténuant vers le bas, et mêlée de points très (ins; sa pubescence formée de poils arqués, incombants, rabattus vers le bas jusque dans l'angle suturai. Région suturale déprimée dans le haut de la déclivité. Tubercules marginau.s. de la déclivité peu saillants, costiformes, lisses et brillants, ceux de la paire inférieure moins apparents que ceux des deux [jaires supérieures. Épines juxtasuturales légèrement écartées de la suture, insérées vers le milieu de la hauteur de la déclivité , comprimées latéralement , triangulaires, pointues, légèrement incurvées en dedans vers l'apex et très convexes sur leur face externe; celle-ci brillante et lisse sauf à la base qui est inégale ou finement cauneb'e longitudinalemenl. Au-dessus
.■)il
l'JS. 540 el541. — Sin. rufîcorne. Exlrémilé postérieure du corps, vue de profil et de dessus.
Révision des Dosirijrliides. olo
dos L'piuos la suture est longée de part et d'autre par une carène en rapport avec chaque dent; au-dessous, elle est renllée en un bourrelet parallélépipédique dont la surface est fréquemment ridée en travers et qui atteint l'angle suturai. Côte transverse du bas de la déclivité peu accusée; rebord inférieur de la déclivité très étroit. Gouttière apicale assez large, nettement élargie au tournant externe. Pubescence des t'pisternes métathoraciques très dense, masiiuant le tégument. Tibias postérieurs avec quebpies courtes soies couchées au côté externe.
(5 Tarses postérieurs avec des soies longues et nombreuses au côté interne. Déclivité apicale des élytres plus brillante que chez la ç, ponctuée moins fortement et moins densément et sur une moindre étendue.
ç Tarses postérieurs sans longues soies ou n'en portant que H ou ?> seulement.
Cette forme type de l'espèce, telle que nous venons de la délinir, est remarquablement variable. Les dents frontales qui sont généralement bien développées et quelquefois même géminées, peuvent s'atrophier presque complètement, comme cela s'observe chez certains individus provenant de Zanzibar et de l'Afrique orientale allemande; les angles postérieurs du prothorax sont tantôt arrondis, tantôt marqués et obtus; la pubescence des élytres est plus ou moins dense: la ponctuation de la déclivité apicale varie, indépendamment du sexe, en grosseur et en densité, mais elle s'atténue toujours vors le bas; les épines juxtasuturales tantôt parallèles, tantôt divariquées, sont simples ou légèrement excavées à la face interne; dans l'angle suturai la pubescence, normalement rabattue vers le bas, olîre parfois une tendance à devenir rase. Mais la particularité la plus curieuse à cet égard est celle qu'offre l'angle suturai du côté de la face interne des élytres. On constate en effet, chez certains individus, la présence dans cette région d'une carinule oblique très courte et très rapprochée de la suture, (|ui apparaît comme une dent lorsqu'on examine les élytres par leur tranche apicale (lig. o42). l''§- •^'»-- — •^"-'e sniural
Cette carinule dont le développement *^'^* *''>"^' '" '^'^ ''^***'"*
. . , I , , . , . , chez le sin. ni/icorne var.
est variable, s observe aussi bien chez '
le c5 que chez la î ; nous l'avons trouvée seulement chez divers exemplaires provenant des contrées de l'Afrique orientale qui s'étendent entre le lac Victoria et Zanzibar au >'urd, et le bassin du Pongoué et le Bechouanaland au Sud ('). La
(1) Voici la liste des localités où celle variété a été lecueillie : Moiian/a
')16 P. Lesne.
couformation dont nous vonous de parler se rencontre également chez le S. Marseuli. Entin, certaines Ç ont le dernier segment abdominal mimi de deux petits denticules au milieu de son bord postérieur. Ce caractère sexuel est variable et inconstant : il jieut exister aussi bien chez la race gitinceuse (jue chez le type.
Ou peut distinguer en etlet ime race géoi^raphique faiblement caractérisée. Si)K rufîcornc (iiiineensc, qui habite la région guinéenue depuis la Casamance jusqu'au Togoland : elle se distingue de la forme type par la pubesceuce rase de la région de l'angle suturai des élytres et par la ponctuation un peu plus forte de la déclivité apicale. Une seconde forme qui pourrait être également une race géographique a été trou>ée dans le Natal et à la baie Delagoa. Chez celle-ci les épines juxtasuturalessont divergentes, moins épaisses que chez la forme type, et ont leur pointe détléchie: la ponctuation de la décHvité apicale est espacée et Iteaucoup moins forte que chez le type.
Le Si)}, ruficorne est très voisin du -S. senegalense a\ec lequel il a fté généralement confondu.
Dislribittion géographique. — La forme type de l'espèce se rencontre dans toute l'Afrique méridionale depuis le Congo Français, la région du lac Rodolphe et la presqu'île des Scnialis jusqu'au Cap de Bonne- Espérance ').
Ile San Thomé {A. Mocijuergs in Muséum de Paris}. Congo français. Haute Sangha (P.-.4. Perrière in Muséum de Paris}. Angola ;coll. Oherthiir : Loanda 'coll. Fairmnire' : lîenguela (c. d. Keîlen in Musée de Leyde ; Mossamedes. Humpata [v. d. Kellru in Musée de Leyde}. Sud-ouest Africain allemand : Owambo [Schin: in coll. Fairmaire^: 0\]osonàu [Casper iu Musée de Berlin : Rietfontein [Borchmaun in Musée, de Berlin}. Colonie du Cap : Port NoUoth (coll. Oberthiir), Dunbrody [Port Elisabeth] [coll. CJavareau'. Kowie (Muséum de Paris. Musée de Cape Town}, Cap Albany Musée de Hambourg . Bedford coll. Oberlhiir, coll. Bedel). Cafrerie [Walilberg in Musée de Stockholm. individus tgpes; coll. de Mnrseul: Musée de Hambourg}. Natal, Howick [J.-P. Cregoe in British Muséum) : Port-Natal (Musée de Vienne) : Basse Tugela {Regnolds in British Muséum}. Transwaal : Pietersburg ; Musée de Cape Town. Cregoe in British Muséum}: Shilouvaue près Leydsdorp
rive smi du lac Vicloria: Zanzibar: Dar esSalaain : lîlaiilyreet I-"ort .Tolinslon. dans te Nyassaland: vallée dn Pongoue: district de Setlagoli dans le Becliouanaland anglais.
(1) M. G. Melou a réceninienl capture un exeni|»laire du s. Di/icornc [ype à Saint-Louis-du-Sénégal.
lievisioii (l''!< liostrjirhitp'.s. ol7
H. Jiinod in Muséum de Paris, coll. liugnim, coll. Oberthiir). Betchouanaland anglais, district de Setlagoli (coll. Oberthur). Mozambique : Dolaoïia (//. Junod in coll. Bugnion]: vallée du Pnngoué, Guengère (G. Vasse in Muséum de Paris) : Zambèze (Durand in Muséum de Paris ; coll. nberthar): Nuissa [Tlielirall in Britisli Musoum". Xyassaland : Blantyre et Fort Johnston D"" P. lienduU in coll. Oberthur. Tanganyika : M'Pala [Guillemé in coll. Oberthur) et Moliro (.7. Diivivier in Musée de Bruxelles'. Afrique orientale allemande : Ousagara (Revoit in Muséum de Paris); Mrogoro (Commenginger in coll. Oberthur): Dar es Salaam (Musée entomologique de Berlin); Ousambara, Korogoué, D'' F. Eirhetbnina : rive sud du lac Victoria, Mouanza coll. Oberthur;. Zanzibar (.1. Ilajfrag \\\ çoW. Oberthur). Ouganda. Kampala (D"" F. Eichelbaum). Ouest du lac Rodolplic, Pays Tourkouana Mission lia Bourg de Bozas, Muséum de Paris). Abyssinie méridionale : S. E. du lac Pagadé, Biddouara {E. Ruspoli in Musée de Gènes). Gallas H(iran, Haute Daoua; Gallas Aroussi, Ganalé Goudda; de Badditou à Dimé; Haut-(;hébéli 'V. Bottego in Musée de Gènes). Ogaden, Milmil
E. Buspoli in Musée de Gènes). Harar Mission du Bourg de Bozas, Muséum de Parisi.
Race guineêwte : Casamance coll. Fteutiaux). Guinée portugaise : Bissao ( \V. Knipping in Musée de Hambourg) et Rio Cassine, en avril
L. Fea in Musée de Gènes). Togolanrl L. Covrudf in Musée entomologique de Berlin et coll. Oberthiir .
Sinoxylon cafrum \ (Viiir lab. des espèces 6, 7, 13, 3,'}. 43, 44, 4-"), ol. o3.) Lesne 190:i. in Bull. Sur. eut. Fr. [190:;]. p. 27G.
Long. 4,o-o mill. — Corps parallèle, deux fois aussi long q\]e large, noir, avec la base des élytres et les cuisses rouges, ces dernières parfois brunâtres; tibias et tarses rouges ou un peu rembrunis; antennes rousses. Très voisin du S. rufirorne dont il diffère par sa taille plus petite, par sa forme un peu moins courte, par la coloration claire de la base des élytres et des pattes, ainsi que par les caractères suivants :
Bord antérieur du prothorax portant sur toute sa longueur des soies lines, dressées, peu nombreuses. Flancs du prothorax et poitrine revêtus d'une pubescence couchée, très dense, argentée. Ponctuation des parties supérieures de la déclivité apicale beaucoup moins forte et moins dense que chez le rnficorne; épines juxtasuluraies moins épaisses, moins convexes en dehors, entièrement hsses et brillantes a
ol8 P. Les-Ne.
la lace cxtoriH'. Cote tr.'insverse du bas de la déclivité plus vaguement indiquée que chez le raficorne. La pubescence des ('lytres est apprimée, nolanmient celle de l;i déclivité apicale.
(5 Tarses postérieurs portant des soies longues et nombreuses à la face interne.
9 Quelques longues soies seulement au côté interne des tarses postérieurs. Dernier segment abdominnl simple.
Les angles postérieurs du protliorax: sont tanlùt marqués, tantôt arrondis.
Distribution géoyraphiqai'. — Afrique sud-occidealale allemande, Colonie du Cap, Natal et Transvaal.
Sud-ouest africain allemand : Okahaiulya et Otjosondu {Casper in Musée de Berlin); Windhoek [Heller in Musée de Berlin); Grand i\'amaland [A. Schenck in xMusée de Berlin).
Colonie du Cap : Port Elisabeth et Cradock (D'' Cli. Martin; Muséum de Paris); « Blink Water » (coll. de Marseid): Cafrerie (coll. de Marseut; Musée de Hambourg); Natal (Muséum de Paris; coll. Mniszech > OI>erthiir; coll. H.-E. Andrewes); Ladysmitli (!)'' Cli. Mnrtiu). Transvaal occidental. Buslenburg en septembre-octobre {^Ayres in coll. Obertltnr). Griqmdaud : Kowkowm Ford, sur le tleuve Orange [\\ .-J. Burchell in Musée d'Oxford).
Biologie. — Burchell a oitservé cette espèce dans le bois du Miniom capenùs (').
Sinoxylon sexdentatiini.
(Voir tabl. des espèces 0. 7, L), 'Xi, 4:}, 44, 34, oo., o6. — Fig. o43 et 344 du texte.)
Olivier 1790, Enc. Mélh., Ins. V. p. 110 (-'); id. 1793, Ent. IV, n° 77, p. 12, ])1. 1, f. 'À. — Goureau 1861, Ins. nuis, aux arbres fruitiers, p. 17. — J. Duval 1863, Gen. des Col. d'Eur. III, pi. 56, f. 277. — Kiesenvvetter 1877, Nalurg. Ins. Deutschl., Col. V, p. 33 (3). — Camerano 1880. in Ann. R. Acrad. di Agric. di Torino XXIII, séance du 13 juillet (tiré à part, p. 3-6), (Ig. — V. Mayel 1889, Les Ins. de la Vigne, p. 390. — Zoufal 1894, in Wien. Ent. Zeitung XIII, p. 37.
(1) Nous (levons ce renseigneineul à M. le professeur Poullon.
(2) Dès 1787, Bernard (Méin. pour servir à l'hisf. nat. de la Provence, I, p. 202) avait donné une bonne description du Sin. se:rde>itatum, mais sans lui assigner de nom spécifique.
(3) La description de Kiesenwelter est inexacle en plusieurs points.
Ilcrision des Fiostriichiflrs;. ol9
— Soliilsky 1899, Die Kal'. Eiir. XXXVI, 83. — Le8uel902, in VAbeilk XXX, p. 111 et 113, pi. IV, f. 97 et 98; ibid. 1904, p. 159. — A. Barbey 190«), in Fouille des Jeunes Nat., 36« année, p. 95-96, pi. J, f. d, 1", g, b, 1. m.
cluikoiimphuin \ Panzer 1794, Faim. Ins. Germ. init. XV, 4 (Krit. Hev. der Inscktenf. Deulscbl., I, 1805, p. 118;.
bidens Fabriciiis 1798, Suppl. Ent. Syst., p. 157 i ').
lauricatum ^ Targioni Tozzetti (non Olivier) 1884, liekiz. délia Staz. di Ent. Agr. di Firenze per ijU anni 1879-82, p. 282, f. 30 [^).
•? inuricatum Linné 1767, Syst. Nat., éd. 12, I, p. 562(:').
Long. 3 1/2-5 12 raill. — Court, parallèle. Tète, prolhorax, poitrine, abdomen et pattes (à l'exception des tarses) noirs; élytres d'un brun roux, au moins en avant, quelquefois entièrement d'un brun foncé; labre, antennes et tarses roux. Front légèrement déclive en avant, finement et donsément granuleux, inerme, couvert de longues soies dressées, grises, nombreuses. Sutiu'e fronto-clypéale Une. Yeux assez petits, fortement délacbés en arrière. Articles de la massue antennaire ornés de taches dorées très apparentes, le reste de leur surface mat, densément poreux et sans pubescence sensible. Bord antérieur du prothorax couvert de longs poils gris dressés, rebroussés vers le haut; cotés de même segment hérissés aussi de longs poils gris; angles postérieurs arrondis. Aire postérieure du pronotum couverte de grains écrasés assez gros, serrés et en forme d'écaillés dans la région médioantérieure, petits et moins serrés sur les cotés et en arrière. Base des élytres non conformée en carène tranchante. Ponctuation do la région dorsale des élytres assez fine près de la base, plus forte mais non continente en arrière; vestiture des mêmes parties formée de soies dressées peu denses, assez longues et généralement recourbées en arrière au sommet; vestiture des bords latéraux très dense, formée aussi de
(1) Synonymie obligearament communiquée par M. le professeur Mcinerl. 11 est à remarquer qu'en 179.5, Hcllwig signalait l'identité probable du « Dosfriclius bidentains » de Rossi et du « Bostr. bidens » de Fabricius (Uossi, l'aun. e/r., éd. Helhvig, 1, p. 41).
(2) Targioni Tozzetti a interverti par erreur les noms des deux espèces européennes.
(3) La ditïiculté d'identifier le Dennesles mnrieatus de I^innc lient surtout à ce que l'auteur donne cet insecte comme provenant de la Guinée. Or on ne connaît dans celte région aucune espèce de Bostrychide répondant à la diagnose de r,inné, (|ui convient parfaitement, par contre, au Sinox. fe.i denlatum 01. Le type de Linné parait être perdu.
o20 P. Les-Xe.
soies dressées, grises. Déclivité apicalo fortement et assez densément ponctuée sur la moitié supérieure, lînenîent et éparsement au-dessous du niveau des épines, complètement dépourvue de longues soies et ollrant seulement des poils très courts, dressés et recourbés vers la
suture. Tubercules marginaux de la déclivité glabres, lisses et inillants, au nombre de deux paires ; les supérieurs costiformes, émoussés au sommet, les latéraux notablement plus gros, arrondis au sommet ; une légèi'e proéminence 553 544 située entre le tubercule supérieur et
Fiji. 543 et 544. - sin. sex- l'inférieur et plus rapprochée du predentatum. Déclivité amicale ^1^1% représente le rudiment d'un troivue de trois quarts (lig. 5i3) sième tubercule marginal. Épines juxta et en arrière (th^. 544). suturales longues, droites, circulaire-
ment coniques, très pointues, un peu divergentes, glabres, lisses et brillantes dès la base, reliées chacune à la sature par une côte transverse, insérées au niveau des tubercules marginaux de la paire inférieure et un peu plus rapprochés de ceux-ci que de la suture. Celle-ci légèrement saillante sur la déclivité, mais non renllée en bourrelet. Apex des élytres (vu de protil) légèrement redressé. Postépipleure en gouttière, non élargi au tournant apical de l'élytre. Pas de frange pileuse au bord postérieur des segments abdominaux. Dernier segment apparent de l'abdomen simple (c5 9). Tous les tibias, et notamment les postérieurs, garnis en dehors de longues soies dressées.
(3 Soies de la face interne des tarses postérieurs souvent tlexueuses, au moins aussi longues que celles de la face externe des tibias de la même paire.
9 Soies de la face interne des tarses postérieurs raides, plus courtes que celles de la face externe des tibias de la même paire. . Espèce bien caractérisée et peu variable, remarquable par l'arma-' ture de la déclivité apicale et par l'abondante villosité des côtés du corps. Les tubercules marginaux supérieurs de la déclivité apicale sont quelquefois très réduits.
Distribution géographique. — Région méditerranéenne, jusque dans la Crimée méridionale et FAnatolic occidentale; paraît manquer en Syrie, en Kgypte et en Tripolitaine. Au Nord-ouest, le S. Sexdentatum remonterait jusque dans le bassin inférieur de la Loire.
Toute la péninsule ibérique. France méridionale : bassin de la Garonne et région deFOUvier. Gironde : Libourne (coll. Javety Bleuse).
Rrrisioii (les Rnsti nrhidrs. 521
Maine-et-Loire : Lue près Baugé [R. de Ui l'erraudière) et Saint-Gemmes près Angers (Gallois) ('). Allier : Moulins et Gannat {Desh rockers sec. Eni. Olivier). Landes, Lot-et-Garonne, Tarn-et-Garonne. Gers, etc. répandu. Drùme (coll. Ph. Groucelle). Basses-Alpes : Digne [Rellier in coll. R. Oberthiir]. Commun dans les déparlements du littoral méditerranéen. Corse, Sardaigne, Sicile. Commun dans l'Italie centrale; moins répandu dans le Piémont et la Lombardie. Tyrol : Botzen [Gredler). Istrie : Gcu'z [Lud[i sec. Sclnlskij). Hongrie occidentale, comitat de Zala : Zala-Tapolcza (E. Csiki). Dalmatie [Cantraine, Csiki). Herzégovine {Àpfelbeek). Grèce et Crète [von Œrtzen, Srhilskn). Crimée méridionale [Th. Kd'ppen). Anatolie occidentale : Sabandja [von Rodemeijer), Brousse (coll. Bedel), OEdemich (Lederer). Barbarie littorale depuis les environs de Tanger [Favier, Vaucher, etc.) jusqu'à ceux de Tunis (Elena in Musée de Gênes); s'avance dans le Sud jusqu'à Cbellala {M. de Yauloger) et Bon Saada [C.-E. Lepriear; R. Oberlhtir). Tunisie : fitrèt de Ghardimaou [M. de Yauloger), El Fedja (HéiWii), Teboursoiik (/>'' Normand).
Riologie. — La larve du S,in. se.vdentatum a été observée et explicitement signalée dans le bois de la Vigne (Bernard 1788, Perds 1830, etc.), du Figuier (Bernard 1788, Passerini 1831, Barbey 1906, Lesne, etc.), du Robinier (A. Dei 1881, Perris, etc.), du Cliène-Vert (A. de Trégomain 1876, Abeille de Perrin in litt.), de l'Yeuse (P. Bargagli 1878), du Lentisque (D' Normand in litt.). Le S. sexdentatiom attarpie aussi l'Olivier (Bernard 1787, Boyer de Fonscolombe 1840), les Mûriers (Passerini 1840. Perris 1877. Dei 1881). le Laurier-Rose (Rey 189:2, Vauloger in litt.), le Cbéne-Liège (Seurat in litt.), le Noyer (Xambeu in litt.), le Tamarix (L. Puel in litt.), IWcania eburnea (J. Kiinckel in litt.), la Clématite, le Lierre, l'Orme, le Châtaignier, le Rosier, le Pêcher (Perris 1877), le Poirier, le Coignassier, la Luzerne arl^orescente (Cl. Rey 1887), le Paliurus aenleatas (E. Sclireiber; A. Chobaut), c'est-à-dire qu'il se nourrit du bois d'un grand nombre de végétaux angiospermes appartenant à des familles variées (-). On sait que plusieurs de ces essences sont importées (Ro6mm,.4caci«, Morus). On doit noter en outre que toutps ne sont pas également recherchées par le Sinoxglon. La Vigne et le Figuier paraissent être les essences
(1) ce. J. Gallois, Cat. des Col. de Maine-et-Loire, 4° partie, p. 101. — L'exactitude de ces reriseigiiemenls sur i'evistence de l'espèce en Maine-et- Loire na pu être canlrôlée.
(2) CI. Rey le signale aussi dans le « Roseau », c'est-à-dire probablement dans V.lrando dona.r.
522 P. Lesne.
préféréos dans la France méridionale. Les individus qui se développent dans le bois des Chênes restent de petite taille (V. Xambeu in litt.).
Presque tous les observateurs sont d'accord pour afiirraer que l'insecte attaque seulement les parties mortes ou malades des arbres et des arbustes (').
Passerini rattache les dégâts du Sinoxylon sur le Moms multicaulis en Lombardie en 1840, à l'alTaiblisseraent causé aux arbres par une maladie cryptogamlque sévissant à cette épo(|ue sur les Mûriers et due au Fusdrium lateritium.
A. de Trégomain dans le Gard, Abeille de Perrin en Provence, constatent que les rameaux de Chênes habités par le Sivoxylon sont ceux qui ont été tués précédemment par un Buprestide, le Corœbus bifasciaim 01. : P. Bargagli a fait des observations analogues en Italie.
A. Dei met en évidence la relation existant entre l'invasion du Sin. sexdentatum dans les vignobles du Siennois en 1880 et la mortalité ou l'alTaiblissement des ceps causée par les froids intenses de l'hiver précédent. D'après lui, le Sinoxi/lon recherche, pour y déposer ses œufs, les plantes déjà mortes mais non encore desséchées, plantes qui conservent parfois pendant quelque temps un feuillage vert et une apparence de santé.
V. Mayet indique parmi les causes favorisant l'installation du S. sexdeiitatioa dans les ceps l'état maladif causé par le pourridié et par les attaques du Broinhis ritis Geoiïr. et du Phylloxéra.
L'adulte pénètre dans les rameaux presque toujours à la base d'un bourgeon ou par la cicatrice foliaire sous-jacente. Il choisit de préférence ceux dont le diamètre varie de 1 à 2 centimètres. La galerie qu'il creuse décrit dans le bois, à une profondeur d'un ou deux milhmètres au-dessous de l'écorce, un tour complet généralement situé dans un plan perpendiculaire à l'axe, ou bien elle laisse subsister une épaisseur de 4 à 10 milhmèlres de bois plein. Cette galerie alfecte quelquefois une forme hélicoïdale. Elle présente généralement, au voisinage de l'orifice, une partie élargie. Lorsque les rameaux sont de faible diamètre, la femelle, au lieu de creuser une galerie circulaire^
(1) Apelle Dei s'est parliculièieinenl altaché à établir ce point. Son mémoire, paru en 1881, est écrit en réponse à ci^lui de Cainerano puljlié l'année |)récé- (lentesurle Sin. perforans. Camerano considère celle espi-cecoinme allaciiiant à la fois les Vignes parfaitement vigouieuses et celles qui sont malades ou mortes.
Itcrisioii (les fhistrijrhiili'ii. 5!23
pratique une loge centrale dans un plan égalenient perpendiculah'e à l'axe du rameau (').
On trouve souvent deux individus dans la même galerie. C'est là en (■lïet qu'a lieu l'accouplcnient. La femelle creuse plus tard un conduit longitudinal de un à six centimètres de longueur parlant de la galerie anmdaire (Perris, A. de Trégomain) et destiné à recevoir les œufs, elliptiques et de couleur blanche. Selon Targioni-Tozzetti, ceux-ci seraient au contraire déposés dans la galerie annulaire ou dans la loge centrale qui la remplace. C'est en mai qu'a lieu la ponte. Une même fenjelle creuse successivement plusii'urs galeries.
Les galeries larvaires sont comme a l'habitude longitudinales par rapport à l'axe du rameau. Les larves creusent avec une telle activité (ju'en moins de 4 mois les rameaux habités par elles sont réduits en poussière. Les sarments désignés sous le nom de hautains et que les vignerons de certaines régions tendent d'iui cep à l'autre |)our y attacher ultérieurement les pousses de l'année sont le plus fréquemment altaipu^s et se rompent alors sous le poids des grappes qu'ils suppoi'lent.
La nymphose a lieu sans apprêt à l'extrémité de la galerie creusée |)ar la larve; elle se produit vers la fin d'août (Perris) et, en août-septembre, on trouve dans les rameaux attaqués les adultes aux dilîérents degn's de pigmentation (A. Dei). Perris et Targioni ne parlent que d'ime seule génération annuelle. D'après Y. Mayet, il y en aurait deux, les adultes éclos en août pondant en septembre pour donner des larves d'automne et des insectes parfaits au printemps suivant. Beaucoup d'adultes hivernent dans les sarments où ils sont nés.
Les ennemis du Sin. scrdentntum appartiennent aux espèces sui- ^antes :
Hisieridae : Teretrius picipes Fabr. (l'erris sec. Y. Mayet). — parasita Mars. (D'' Normand in litt.).
Malachiidae : Axinotarsus pulicarius Fabr. (sec. Perris).
Cleridae : Denops albofasciatn Charp. (sec. Passerini, Abeille de Perrin, Y. Mayet).
Tillm unifasciatiis Fabr. (sec. Perris et Targioni [1884]). Opilo mollis Linné (sec. Perris).
khnpumonidae : Piiupliiù gen.? (Y. Xambeu in coll.) (-).
(1) D'après !.. Bergis, l'ouverture des galeries est située sur la face de la iiranciie tournée vers le sol, de façon à être abritée de la pluie.
(2) Cet Iclineunionide mesure 4 milliui.de longueur; il a la lête, le tiiora.\ et les deux premiers segments abdominaux noirs, le reste de l'abdomen et les pattes rousses.
324 P. Lesxe.
Proctotru[ii(J(ie : Crphnlonomijia fonnirifoniiis Weslw. (Porris soc. Giraud).
Acariens : Pediculoiiles ventricosus Newp. (sec. Lesne).
Un Cohjdiidae, le Bothrideres anfiusiicoUis Bris., a été observé par Abeille de Perrin dans les galeries du Siiioxijlon. 11 est à présumer qu'il vit également aux dépens de ce Bostrycliide.
Biblioç/raphie. — Bernard, Mémoires pour servir à l'histoire naturelle de la Provence, I (1787), p. 201-203 et II (1788), p. 269-270. — C. Passerini, Osservat. sopra due Ins. noc. il Li/lta rerticalis e VApate sexdentnta [Atii Accad. Georgo/ili, vol. XVIII [1840], pi.;. — Boyer de Fonscolombe, Second mémoire sur les Insectes qui attaquent l'Olivier (in Ann. Soc. ent. Fr., 1840, p. 107). — E. Perds, Mœurs et métamorphoses de VApate capuchia F., de 1'^. ftexdentata 01., etc. (in Ann. Soc. ent. Fr. [1850], p. ooO). — C. Passerini, Not. relat. ad inselti colleotteri dannosi, ed aie. osp. délie plante del Fico (in Atti Accad. Georgof. [1831], p. 11, pi. 1). — A. de Trégomain, Les Insectes du Chêne- Vert, Paris, 1876, p. 19. — P. Bargagli, Di alcuni insetti nocivi ai rami di Ouerce, etc. (in Bull. Soc. ent. liai., 1878, X, p. 6-9). — A. Dei, 11 Sinoxiilon sexdentatum 01. nel Senese (in Bull. Soc. ent. ital. XIII [1881], p. 297). — A. Targioui Tozzetti, Rolaz. della R. Slaz. ili Ent. agr. di Firenze per gli anni 1879-82 (in Annali di Agricoltura, 1884, p. 106 et 282). — Léonce Bergis, Lutte pour le vin. Lettre à M. le Ministre de l'Agriculture. Montauban, 1886. — C. Rey, Essai d'études sur cert. larves de Coléopt. (in .\nn. Soc. Linn. Lyon, XXXllI, 1887. p. 220); ibid. VÉchnnge, IX, 1892, p. 17. — V. Mayet. Les Insectes
de la Vigne (1890), p. 390; ibid. Ta ^Xxr.-v/.a. Evroixa twv A;j.::£Xo)V (/.xTa
|X£Ta3pa6iv N. K. p£p;i.avoo A. *\>) ev AOrjvatç, 1898. — P. Lesne, Syn. des Bostr. paléarct. (in L'Abeille, XXX, p. 113 [1902]). - A. Barbey, Rech. biol. sur les ins. paras, du Figuier (in La Feuille des jeunes NatumUstes, 1906, p. 9o).
Sinoxylon perforans.
(Voir tabl. des espèces 6, 7, 13, 33, 43, 44, o4, Ho, 57. — Fig. 545 à 547 du texte.)
Schrank 1789, in yaturf. XXIV, p. 64. — L. Bedel 1894, in L'.UeiUe XXVIII, |>. 153. - Lesne 1902, in L'Abeille XXX, p. 111 et 115. pi. IV, f. 99-101.
muricatwn t (non Linné) Olivier 1790, Enc. Mélh., Ins. V, p. 110. — Id. 1793, Ent. IV, 77, p. 11, pi. 2, f. 13. — Fabricius 1792, Ent.
Revision des Boslrijchides,
Sysl. I, 2, p. 3o9 ('). — Herbst 1793, Kiif. V, p. 39, pi. 40. l. 10. — Paazer 179o, Eut. Gorm., Eleutli., p. 282; id. 1796 (?), Faiin. Ins. Germ. init., cd. 2, XXXV, lo. — Latreille 1807, Gen. Criist. et Ins., III. p. (). — Duftschniid 1825, Faun. uiistr. III, p. 86. — A. Costa 18o7, Degl' Ins. clie attach. l'albero etc., p. 127, pi. 8, f. C. — Rodtenbaclier 1874, Faun. Austr. cd. 3, II, p. 6o. — Camerano 1880 in \nn. Ac. Agr. di Torino XXIII, p. o.
bidenfatum + (non Herbst) Rossi 1790, Faun. Etr. I. p. 38. Add., p. 341 (éd. Hellwlg 1793, I, p. 41 et 4oO).
inspinosum + (non [Olivier) Kollar 18-jO, in Sitzb. ^yien. Acad. I, p. 381. — Kiesenwetter 1877, Nat. Ins. Deutschl. V, p. 32. — Zoufal 1894, in Wieit. eut. Zeitiing, XIII, p. 37. — Schilsky 1900, Kaf. Eur. XXXVI, 82.
sexdentatu))t + Targioui-Tozzetti 1884, in Ann. di Agric, Relaz. della Slaz. di Firenze per gli nnni IS79-S2, p. 282, L 29 lerr.).
? bispinosuin Olivier 1790, Encycl. méth., Ins., V, p. 110; id. 179o, Ent. IV, 77, p. 11, pi. 2, f. lo.
Long. 5-8 12 mill. — Parallèle, assez allongé, noir ou brun, lirillant, avec les élytres généralement roussâtres ; dessous du corps et cuisses variant du brun foncé au brun roux; tibias et tarses tantôt d'un brun roux, tantôt roux; massue antennaire brune, le funicule roux. Labre portant une longue frange de poils dorés. Épistomo hérissé de soies dressées longues et modérément serrées. Suture fronto-clypéale très fine. Front transversalement çostiforme, inernie, mais densément granuleux et hérissé de longues soies d'un roux clair. Yeux assez petits, fortement surélevés en arrière. 6^ article des antennes à peine plus large que le 3^; articles de la massue marqués de taches pileuses petites et peu apparentes, le 2'' article un peu plus de 3 fois aussi large que long et n'atteignant pas en largeur la longueur totale do la massue. Angles postérieurs du prothorax Fig. 545.
arrondis. Aire postérieure du pronotum ornée Sin. perforans,
(1) Pelagiia [[nst. eut. pi. X, f. 3) a représenté sous le nom de Boslrychus bidentatus F. une espèce qui parait bien être le Sinox. perforans. Le texte correspondant à la figure (p. 715) a trait au contraire au Piiyorjenes bidentatus Herbst (Scolytidce).
P. Lesne.
ilaus sa région moyenne antérieure de grains écrasés ayant l'apparence d'écaillés imbriquées, le reste de sa surface marquée d'une ponctuation râpeuse assez Une et assez dense. PuJjescence du prothorax abondante, formée : 1° de poils gris dressés, longs et denses couvrant la moitié inférieure de la déclivité antérieure et les flancs; i" de poils également longs et de couleur grise, mais apprîmes, qui couvrent l'aire postérieure du pronotum et qui sont plus denses sur les côtés que dans la région médiane. Bord basilaire des élytres non caréné entre l'épaule et l'écusson. Ponctuation de la portion cylindrique des élytres forte et dense, devenant graduellement plus forte en arrière; pubescence des mêmes parties dense, composée de longs poils gris rabattus en arrière sur le dos et sur les flancs et dressés dans la région des épaules et le long du bord latéral. Déclivité apicale couverte d'une ponctuation forte et assez dense, inégale, sa pubescence formée
de poils plus courts que ceux des parties dorsales et rabattus vers la suture. Tubercules marginaux de la déclivité saillants, au nombre de li de chaque côté, le tubercule moyen étant le plus petit et l'inférieur un peu plus gros et plus saillant que les deux autres. Épines juxtasuturales assez longues, coniques, pointues, souvent divariquées, nullement comprimées dans le sens latéral, mais au contraire dans le sens dorso-venlral, leur surface finement et éparsoment ponctuée, non granuleuse; ces épines sont insérées à un niveau siqj('rieur à celui des tubercules marginaux de la paire inférieure et rliacune d'elles est reliée à la suture par une carène transverse. Bourrelet suturai faible, nullement parallélépipédique, cosliforme, lisse. Côte oblique inférieure de la déclivité peu distincte. Bord inféro-apical de l'élytrc normal, confo^'uié en gouttière. Pubescence de la poitrine et de l'abdomen longue et dense, grise, en partie dressée, en partie couchée. Pas de frange pileuse spéciale au bord postérieur des segments abdominaux. Tibias antérieurs non sillonnés à la face externe. Tibias intermédiaires et postérieurs portant de très longues soies grises, dressées, au côté externe. Articles 2 et 3 des tarses postérieurs portant des soies longues et nombreuses au côté interne ((5) ou n'en présentant seulement qu'un 1res petit nombre, généralement 2 ou 3 (9).
l'iii. 546 et r/i?.
Sin.
clivité apicale vue
jjer/brans. Dette trois quarts
((iu. 5'i()) et en arrière (fit
liecision (les Bostnichides. o27
Espèce remnrquablo par sa pilosité longue et abundnnte et par la lV>rme des rpines juxtasatarales.
Distribution (jéograpldqiic . — Europe méditerranéenne continentale. Transcaucasic et Anatolie. N'a pas encore été signalé dans la péninsule ibérique. Dans la France sud-orientale et dans l'Europe centrale, le S. perforans remonte notablement plus liaut vers le Nord que le .S. sexdentatiun ; on le rencontre jusqu'en Silésie.
"Pyrénées-Orientales : Ria [Xnmbeu), Perpignan [Pellet). Aude : Carcassonne {Garoij, Y. Maijel). Hérault : Montpellier (V. Maijel). Gard : .Nîmes (coll. de )[(Arseal}. Eu Camargue (L. Puel). « Environs de Lyon » (soc. Olivier). Savoie' (coll. de Marseul). Isère : Grenoble (/. Roguier). Var : la Sainte-Baume [E. Abeille de Perrin), Toulon (coll. de Marseul), Le Luc [Jaubert et Robert), Draguignan [Guérin-Mènemlle), etc. Alpes- Maritimes : Cannes (coll. Ch. Martin), Nice {Decazes). Piémont [Ghiliani, liaudi, C(uner(ino),\-d\\ée d'Ossola [Canierano). Lombardie {Villa). Modène (coll. de Vauloger). Florence. Province d'Ancône [Camerano). Environs de Naples (Costa). Tyrol : toute la vallée de l'Eisach et de l'Adige [Gredler), Trente {Bertoloni), Botzen [Gredler, Kollar). Istrie : Gcirz {Ludg sec. Schilskg), Visinada (coll. Kwcert) et Montona (sec. Redlenhacher). Alpes de Styrie (coll. Thoreg > Oberthiir). Basse- Autricbe : environs de Vienne [Kollar], Dornbach [Redtenbiicher sec. Kollar). Gottwig entre Krems et S'-Polten [L. Hacker). Haute-Silésie Schilskg). Transsylvanie [Seidlitz); Szent-Erzsébet {E. Csiki); comitat de Krassô-Szôrény : Mehâdia (E. Csiki). Serbie (E. Csiki). Herzégovine [Xpfelbeck). Grèce [von Oertzen). Roumanie : Bukarest t't vallée du Berlad (Montandon). Caucase [Zoufal): Geok Tapa, sur le tleuve Koura, province d'Ielizavetopol {Schelkownikow in coll. Mesniin, eic)
Biologie. — Les essences nourricières préférées du Sin. perforans sont diverses espèces de Chênes et notamment le Chène-Vert, au moins dans la France méridionale (Guérin-Méneville, E. Abeille de Perrin, L. Bedel, V. Mayet, Xambeu). Le même Bostrycliide a été également observé dans les Chênes en Itnlie (dans le Qaercus sessiliftora par Bargagli), dans le Tyrol (Gredler), en Istrie (sec. Scbilsky), dans la Basse-Autriche (L. Hacker), en Silésie (sec. Schilsky) et en Transsylvanie (Hampe). Il se développe aussi dans la Vigne (Kollar [1]. A. Costa, Camerano, Gredler, Montandon), et attaque le Figuier (Gre-
(1) D'api'i'rt Kollar, l'insecte porte, daiH le Tyrol, le nom vulgaire de o Rebendrelier ».
o28 P. Lesne.
dlor, Ole), le Châtaignier (sec. Schilsky;, roiivier Perris;, le Tniuarix. (Jaubortet Robert) et le Robinier (Hacker) (').
Il vit dans les branches coupées ou dans celles qui sont mortes sur pied. L'invasion de cette espèce en 1880 dans les vignobles du Piémont et de la province d'Ancône a été selon toute vraisomblaaci' la conséquence de l'aflaiblissement ou de la mortalité des ceps causée Itar les froids rigoureux: de l'hiver précédent Camerano). L. Camerano afiîrme toutefois que, dans certains cas, l'insecte taraude des ceps parfaitement vigoureux qui continuent à végéter malgré sa présence. Le diamètre des rameaux: attaqués varie de 1 à o centimètres.
Les galeries creusées par la femelle otïreut la même disposition que chez l'espèce précédente. Elles comprennent généralement : 1" une portion plus ou moins élargie située près de l'oritlce d'entrée et que Camerano appelle la chambre nuptiale; c'est là qu'aurait lieu l'accouplement; i" une galerie annulaire subcorticale située dans un plan perpendiculaire à l'axe du rameau; 3'' une courte galerie longitudinale branchée en un point de cette dernière. On observe souvent deux individus dans la même galerie.
L'adulte apparaît en mars-avril (Kollar : il a des mœurs nocturnes et vole à la tombée de la nuit (Ghiliani). Los larves se rencontrent en mai-juin; elles atteignent tout leur développement vers le commencement de juillet, et. après une période nymphale qui dure une dizaine de jours, donnent naissance aux adultes (Costa,.
Les Clérides suivants ont été signalés comme vivant aux dépens du S. perfonins : Denops aWofasciata Charp., Tilhis unifasciatus Fabr., Opilo moUisL. etO. domesticus Sturm 'E. Perris, V. Mayet).
Bibliographie. — Kollar in Sitzb. Ak. Wiss. Wien 1830. IV, p. ;{80- 382. — A. Costa, Degl" Insetti che attacano 1" albero ed il frutlo dell' Ohvo, etc., Naples, 1837, p. 127. — P. Bargagli. Di ak. ins. uocivi ai rami di Querce, etc. ;in Bull. Soc. eut. ital. 1878, 10, p. 6). — L. Camerano, Del Sinox. muricatum F. in Piemonte (in Ann. délia R. Accad. ili agric. di Torino, XXIII, 1880) ; ibid.. Aucora del Sinox. muricatiDii in Piemonte :in Bull. Soc. ent. itul. XIII, 1881, Resoc, p. 27. — L. Hacker in lllmtr.Zeixtschv. fiir. Eut. Y, 1900, p. 180.
( Ij Panzer s'exprime ainsi au sujet de celte espèce : « Habitat in Cilro medica et Auianlio Austriae » (Enl. (jerm. J, p. 282 . Dans le Faun. Ins. Germ. inil. XXXV, 15, le même auteur dit que Creulzer en a obtenu .S exemplaires du bois d'un Citrus conservé en serre cLaude aux enviions de Vienne.
Hrcision des Bostnjrhides.
Sinoxylon japonicum *.
(Voir tabl. des espèces, 6, 7, 13, 33, 43, 44, o4, o8. et 349 du texte, i
Fis. o48
Lesne 189-'), in Ann. Soc. eut Fr. [189o], p. 17Ô': LWheiUc XXX. p. 111 et Ht), pi. IV. f. 10:> et 103 (1902\
Long. 5-6 raill. — Allongé, parallèle, noir, avec les élytres bruns: antennes brunes. Front inerme, déclive le long de la suture clypéale uniformément couvert de grains denses et très fins et offrant une pilosité dressée assez longue. Suture fronto-clypéale l)ien accusée. Yeux assez [letits. Articles de la massue antennaire sans taches de poils dorés, mais couverts d'une pubescence extrêmement fine, cou chée, assez dense, le l^"" article moins de deux fois aussi large que long, le 2« près de deux fois et demie aussi large que long. Protliorax régulièrement et assez fortement] arqué sur les côtés, ses angles postérieurs arrondis; dent de l'angle antérieur uncinée, insérée sur le bord même. Aire postérieure (lu pronotum ornée sur les côtés de grains râpeux très fins qui grossissent graduellement en se rapprochant du milieu, où ils affectent, en avant, l'apparence d'écaillés assez larges. Bord antérieur du lig. 548. [)rotliorax avec des poils dressés longs et assez •'><»• japonicum. denses; pubescence des flancs du prothorax et des côtés de l'aire postérieure du pronotum grise, couchée. Élytres non conformés en carène coupante à leur bord hasilaire, fortement et très densémeut ponctués sur le dos et sur les côtés, et revêtus d'une pubescence longue, très fine, grisâtre, couchée, sauf le long des bords latéraux où les poils sont un peu redressés. Déclivité apicale marquée sur toute son étendue de gros points arrondis, qui deviennent parfois très denses et subcontluents dans la moitié supérieure: pubescence de la déclivité très fine, peu dense, courte, couchée; tubercules marginaux des deux paires supérieures représentés seulement par des côtes fines descendant sur le disque de la déclivité, ceux de la paire inférieure également costiformes, mais assez saillants, situés à un niveau inférieur à celui des dénis juxtasuturales. Celles-ci
l"iji.."ï49. — Sin. japonicum. Déclivité apicale vue (le trois quarts.
530 P. Lesne.
(■■paisses, cUindroïdcs, attonuros vers le sommet, tronquées ou arrondies au bout, nullement comprimées, rugueuses et finement pubescentes, insérées à distance de la suture et du bourrelet suturai auquel chacune d'elles est reliée par une carène transverse. Bourrelet suturai bien marqué, assez mince, linement et densément ponctué. Une côte oblique mal délinic au bas de la déclivité. Bord inl'éro-apical de l'élytre en gouttière étroite, à peine élargie au tournant apical. Angle suturai subdenté. Poitrine et abdomen couverts d'une pubescence grise, très fuie, couchée. Pas de frange pileuse spéciale aur segments abdominaux. Tibias postérieurs avec des soies couchées au côté externe.
Caractères sexuels inconnus.
Distribution géographique, —it^pon {Lewis in coll. de Marseul > Muséum de Paris). — o indiv. tgpes.
Espèce mal connue : Sinoxylon rejectum, Ilope 184o in Trans. Eut. Soc. Lond. IV, p. 16.
« Nigra, thorace convexo, disco utrinque minutis dentibus scabro. « Long. lin. 2 12, lat. lin. 1.
« Elytra rugoso-punctata, ante apicem â-dentata. Corpus infra nigrum, pedibus atro-piceis. »
Nous avons examiné le spécimen mutilé que l'on considère avec doute comme étant le type de Hope et qui est conservé au Britisli Muséum; il n'en reste que Farrière-corps. Chacun des élytres présente en arrière trois côtes brillantes assez fines et peu saillantes. La déclivité apicale est grossièrement sculptée sur toute sa surface et les dents juxtasuturales, distantes de la suture, sont très émoussées.
Cette forme semble se rapprocher du 5. japonicum. Elle est décrite comme provenant de Canton.
Sinoxylon villosum*.
(Voir tabl. des espèces 6, 7, 13, 3;i, 43, oO, 60.) Lesne 1895, in Aim. Soc. eut. Fr. [189oJ, p. 176.
Long. 4-4 1 2 mill. — Un peu allongé, parallèle. Tète et dessous du corps noirs; prothorax noir, teinté de rouge sur le disque; élytres bruns ou roussàtres, bordés de noir sur les côtés et en arrière; suture finement bordée de noir; bourrelet suturai et épines juxtasulurales noirs; antennes et pattes rousses.
liecisiun des Uostnjcludes. o31
Face dorsale et bords latéraux du corps complètement dépourvus do poils dressés. Dessus de la tète régulièrement convexe. Front inerme, nullement déclive ni surélevé en carène le long de son bord antérieur, sans poils dressés (à part les deux soies intéroculaires normales), sa pubescence longue, grisâtre, couchée dans la direction de la ligne mrdiane. Suture fronto-clypéale non sulciforme. Articles de la massue antennalre mats, couverts d'une pubescence extrêmement fine et courte, couchée, régulièrement répartie et ne formant pas de taches; !'=■' article de la massue environ deux fois et demie aussi large que long, le i' trois fois aussi large que l<»ug, mais n'atteignant pas en largeur la longueur totale de la massue. Bords latéraux du prothorax à peine arqués en arrière, les angles postérieurs arrondis. Aire postérieure du pronotum couverte de grains écrasés petits, arrondis ou ovalaires, inégaux, denses mais non contigus: sa pubescence très line, grisâtre, nulle au milieu. Bord basilaire des élytres non tranchant. Ponctuation des régions dorsale et lat(''rales des élytres très grosse et coniluente en arrière, moins forte et moins serrée près de la base; pubescence des mêmes parties fcirmée de longs poils apprîmes roux ou grisâtres, assez denses. Pubescence de la déclivité apicale semblable mais moins serrée; ponctuation de la décUvilé très forte et très dense, contîuente dans la moitié supérieure, moins forte et moins serrée inférieurement. Tubercules marginaux de la déclivité nuls sauf parfois ceux de la paire latérale qui sont assez marqués et situés à un niveau à peine inférieur à celui des dents juxtasuturales. Celles-ci insérées à quelque distance de la suture, plus ou moins divergentes, coniques à base circulaire, nullement comprimées ni excavées au côté interne, atténuées vers le sommet et pointues au bout, brillantes. Bourrelet suturai assez épais, parallélépipédique. Bas de la déclivité offrant une cùte transverse un peu oblique, épaisse et saillante, séparée do la gouttière apicale par un sillon profond. Gouttière apicale sensiblement élargie au tournant externe de l'élytre. Poitrine et abdomen couverts d'une pubescence argentée très iine. Dernier segment abdominal simple (ç). Soies dressées de la face externe des tibias postérieurs courtes et rares.
L'absence de déclivité le long du bord antérieur du front est une particularité remarquaijle de cette espèce.
Distribution géographique. — Colonie du Cap.
Cap de Bonne-Espérance {Drège in coll. Dejean > Muséum de Paris, spécimen iijpe; coll. Thoreg > Oberthiir). « Colonie Est » (coll. (le Marseitl > Muséum de Paris, spécimen tf/pe). Port-Ehsabeth {<>' -Yc/Mu coll. Ih'dcr:: Grahamstown (coll. Ohcrfhiir).
o3^ P. Lesne.
Sinoxylon transvaalense *.
(Voir tabl. des espèces 6, 7, 13, 33, 43, oO, 61. — Fig'. ooO à 352 du texte.)
Lesne 189o, in Ami. Snc. cnt. Fr. [1895], p. 176.
Long. 3 1/2-6 mill. — Court, parallèle, d'un brun plus ou moins foncé; antennes rousses, leur massue un peu brunâtre; pattes rougeàtres; calus humerai teinté de rouge. Corps complètement privé de poils dressés en dessus et sur les côtés. Front présentant en avant une déclivité courte et très abrupte dont le bord supérieur est garni de grains en saillie dentiformes, plus ou moins développés et quelquefois fort petits, sa pubescence peu abondante et uniquement formée de poils courts, couchés et rabattus dans la direction de la ligne médiane. Épistome portant quelques courtes soies rebroussées. Articles de la massue antennaire mats, densément et très finement pubescents, comprimés dans le sens de l'axe de l'antenne et amincis sur leur tranche apicale qui n'est pas canaUculée; 1"" article de la massue 2 fois et demie aussi large que long, aussi long que les cinq articles précédents réunis ; 2'' article de la massue atteignant à peine en largeur la longueur totale de celle-ci. Bords latéraux du prothorax a peine arqués en arrière, les angles postérieurs arrondis; bord antérieur sans poils dressé^? dent des angles antérieurs non uncinée. Aire postérieure du pronotum garnie de grains écrasés denses, allongés. Bord basilaire desélytres nullement aminci en lame coupante. Ponctuation de la région dorsale des élytres très forte et conilueute au voisinage du bord supérieur de la déclivité, beaucoup moins forte près de la base ; celle de la déclivité apicale formée de larges points arrondis très serrés surtout près du bord supérieur; la région de l'angle suturai est presque lisse. Pubescence du dos des élytres apprimée, éparse, peu apparente, celle de la déclivité semblable mais plus rare et plus fine, en sorte que cette région parait être glabre. Tubercules marginaux de la déclivité variables, parfois atrophiés, à l'exception de ceux de la paire supéro-externe. Épines juxtasuturales légèrement écartées de la suture, insérées vers le milieu de la hauteur (le la déclivité, fisses et sans grains saillants à la base, presque toujours comprimées latéralement et excavées au côté interne. Suture saillante sur la déclivité et renflée, au-dessous des épines, en un bourrelet paraUélépipédique. Une côte transverse un peu obfique, bien accusée, luiit l'angle suturai à un point du bord latéral de la déclivité situé immédiatement au-dessous du calus marginal inférieur. Postépipleure
llrcision des Boslnjrhidcx. ,'J33-
en l'orme de gouttière, élargi au tournant externe de l'élytre, redressiet comme tordu près de l'angle suturai de manière à ^tre amern' presque dans le plan de la déclivité apicale. Poitrine et abdomen couverts d'une pubescence argentée ou un peu roussàtre. Tibias postérieurs avec quelques soies à demi dressées au côté externe. Dernier segment abdominal simple (c5 9).
Le c5 porte au coté interne des tarses postérieurs de langues soies qui l'ont défaut chez la Ç.
Espèce Dolymorphe. à grande extension géographique, et dont il est difhcile de caractériser d'une l'ardn très précise les diflërentes races. La forme type qui parait cantonnée dans le sud de rAfri(jue so reconnaît à ses téguments peu brillants, au faible développement de ses dents frontales, aux tubercules marginaux de la déclivité apicale qui sont peu saillants, costiformes et parallèles, enfin aux épines juxtasuturales d'habitude fortement comprimées latéralement, régulièrement atténuées vers l'apex, triangulaires, pointues et plus ou moins excavées à la face interne. On observe des individus dont les épines j'uxtasuturales, coniques à base circulaire, ne sont pas comprimées el sont à peine excavées à la face interne (Delagoa Bay in Musée de Cape Town).
Une race soudanaise-éthiopienne (Sin. transvaalense spathiferum n. suhsp.) qui. au premier abord, seudderait devoir constituer
Fig. 550 i 55'2. — .Sin. transvaalense. Déclivité apicale vue de profil cliez la forme type (dg. 550) el chez les races spaUiiferum (fig. 551) et vernitjc-
ri(i)i (fig. 552).
une espèce distincte, olTre en réalité les caractères du type sous une forme accentuée. La taille est plus grande que chez celui-ci, les téguments sont plus brillants, les dents frontales mieux développées. La pubescence de la déclivit(' est encore plus fine que cliez le type et à peine perce[)tible. Les tubercules marginaux de la déclivité sont bien plus saillants, moins allongés, non cnsliformes; les épines juxtasu-
o34 P. Lesnk.
liirales plus épaisses, nullement triangulaires, mais subparallèles . à la base et brusquement atténuées ou arrondies à l'apex, un peu en forme de cuillères. La côte transverse inférieure de la déclivité apicale est plus saillante et la torsion du postépipleure à l'angle suturai plus marquée.
Dans la Guinée septentrionale existe une autre race (Sin. transvaalense verrugerum n. subsp.) de taille assez faible (4-4 1/2 mill.), à denticules frontaux très petits, chez laquelle les reliefs de l'aire postérieure du pronotum. très serrés, atfectent la forme de carinules. Les tubercules marginaux de la déclivité apicale, au nombre de 3 paires, sont verruciformes et les épines juxtasuturales sont conoïdes, non ou faiblement comprimées, avec une sorte de facette plane ;iu coté interne.
Enfin nous rattachons encore au Sin. transvaalense un individu de petite taille (3 1/2 mill.) provenant de la Guinée portugaise (') et qui présente les caractères suivants : Dents frontales très petites, peu distinctes; sculpture du milieu de l'aire postérieure du pronotum siiiuilant des écailles imbriquées; tubercules marginaux de la déchvité iipicale nuls sauf ceux de la paire supéro-latérale qui sont indiqués par un faible calus; dents juxtasuturales acuminées; côte trausverse du bas de la déchvité marquée seulement au côté externe.
Distribution géoyraijhique. — Les diflerentes formes groupées ici sous le nom de transnuilense habitent les pnrties de l'Afrique situées .lU sud de la région saharienne.
Forme type : Afrique orientale, Massailand {G. -A. Fischer m Jlusée 4le Hambourg!. Tanganyika méridional, Mohro (/. Duvivier m Musé(^ de Bruxelles). Lac Nyassa [Simon s in British Muséum; Muséum de Paris; Musée de Berlin.) llaut-Zambèze (f. Foa in Muséum de Paris); Delagoa (//. Junod in coll. Bugnion, etc.). Transvaal {Ilariniuiin in Musée entomologique de Berlin) : Shilouvaue près Leydsdorp (11. Junod)-^ Pretoria [E. Simon in coll. Ch. Martin, individu tgpe). « Le Cap » (Musée entomologique de Berlin). Ovampoland {Eriksson in Musée de CapeTown). Angola (coll. Obrrthiir).
Race spathiferum : Casamance. Sedhiou [E. Laylnize in coll. Obevihiir ei Alluaud). « Sénégal » [coll. de Marseiil); Haut-Sénégal (ViaV/pf in coll. Fleutiaux); Haut-Soudan (coll. Abeille de Perrin; coll. Bedel]; Soudan français : Bafing, Bakhoy, Badingo [Hue in Muséum de Paris). Rives du Bas-Cliari, entre Demraou et Bousso, en fln juin, et entre Kiao et Kata au commencement de juillet (D'' J. Becorsc, Mission Chari
(1) Coll. de Marseiil > Mu.sêiiin de Paris.
Revision des liostriicltides. 535
Tchad in Miisoum de Paris). Enclave de Lado, entre Doufilé et la rivière Doiigou Mission (In lioiinj de J5ocas, Muséum de Paris). Abyssinic nordorientale, région de Solcota (.4. Ualfrdij iu A[usée de Madrid). RacetTrrw.f/ent;M.-ïogoland(L. (;ojuY///;incoll. Obertlmr], 2indiv. (').
Sinoxylon pugnax *.
(Voir tal)l. des espèces 6, 62, 63, 64, 6o. — Fig. oo3 du texte.)
Long. 6-8 mil!. — Corps près de deux fois et demie aussi long que large, entièrement noir ou brun foncé; pattes brunes avec les cuisses un peu rougeàtres; antennes rousses. Pubescence du dessus du corps peu dense, formée de poils roux, assez longs, rabattus. Front légèrement renllé transversalement entre les yeux en une sorte de côte épaisse couverte de grains râpeux qui n'atteignent pas la dimension des épines existant en celte région chez beaucoup d'espèces congénères. Longues soies dressées du front très peu nombreuses, localisées sur les cotés. Suture fronto-clypéale bien marquée. Épistome tronqué au milieu de son bord antérieur, couvert de grains petits et assez denses. Yeux gros, très saillants. F'" article de la massue antennaire moins do 3 fois aussi large que long, son bord apical rectiligne ; 2'' article de la massue environ 4 fois aussi large que long, ne dépassant pas en largeur la longueur totale de la massue. Tous les articles de la massue mats, uniformément poreux, sans puJjescence sensible, leur lobe plus ou moins pointu. Côtés du prothorax à peine arqués en arrière, ses angles postérieurs arrondis, son bord antérieur sans pilosité dressée. Dent des angles antérieurs non unciforme. Aire postérieure du pronotum couverte au milieu de grains écrasés non contigus, prenant, au voisinage de la ligne médiane, l'apparence d'écaillés brillantes, assez grandes, non imbriquées. Écusson petit, simple. Éiylres légèrement élargis en arrière, non conformés en carène coupante à la base, couverts, sur la région dorsale, d'une ponctuation dense et très forte, plus grossière en arrière au voisinage de la déclivité apicale où elle se dispo.se en stries séparées par des intervalles costiformes. Déclivité apicale marquée de larges points circulaires, réguliers, la région de l'angle suturai étant moins fortement ponctuée que le. haut de la déclivité ou même presque lisse ; puboscence de la déclivité rabattue vers le bas. Dents marginales de la déclivité au nombre de deux paires, très saillantes et également développées, comprimées et très légèrement in-
(1) Un 3" individu, ijris accidenlellement à Granville (Manche), nous a été communiqué par M. A. Fauve! .
Iléchios au sommet, la dent supérieure se prolongeant en carène assez avant sur le dos des élytres; dents marginales de la '.i" paire (inféro-
latérale) nulles. Dents juxtasuturales spiniformes, minces, droites, circulairement coniques, parallèles, contiguës.
insérées contre la suture même, sur un bourrelet quadrangulaire presque lisse, à un niveau inférieur à celui des dents marginales de la paire inférieure. Côte oblique inférieure de la déclivité nulle. Angle suturai simple. Postépipleure assez large, en forme de gouttière, élargi latéralement. Côtés de la poitrine et abdomen couverts d'une fine pubescence rousse. Dernier segment abdominal simple (c" 9). Tibias postérieurs avec de nombreuses soies dressées en dehors. Tarses postérieurs portant au côté interne de longues soies abondantes (c5) ou en très petit nombre (?).
On note, chez cette espèce, des modilications dans la forme du lobe interne des premiers articles de la massue, lobe qui est tantôt acuminé, tantôt arrondi au sommet. L'armature de la déclivité apicale est très caractéristique.
Distribtition géographique. — Beloutcliistau et Inde occidentale. Heloutchistan (Indiau Muséum). Kandech IT. R.-D. Bell in coll. H.-E. Andreives et Muséum de Paris), en avril, aux lumières. Bangalore, Chikkangalour {Tabourel in coll. R. Oberthur). Trichinopoli et Pulney Hills (J. Castets in coll. R. Oberihiir) (•).
Fiji. 5<">3 et 55i. — Déclivité apicale vue de profil chez les Si)i. pugnax (fiii. 5.5.3) et s.
crassum forme type (fig.
Sinoxylon crassum *.
(Voir tabl. des espèces 6, 62, 63, 64, 66. — Fig. oo4 du texte.)
Lesne 1897, in .4m». Soc. ent. Belg., XLI, p. 21. — Ind. Mus. Notes, V, 1903, n" 3, p. 106, pi. VIII, p. 2, 2a. — Stebbing, Dcpartm. Notes on
(1) Nous avons vu en outre un individu étiqueté Indes orientales {HiUjei) appartenant au Naturliistorischen llofmuseum de Vienne, un autre étiqueté tndes (Biss) faisant partie de la coll. Fairniaire et un troisième portant l'indication Afrique orientale, Ousamliara (L. ConradI in coll. R. Oberthur). Celte dernière provenance doit être erronée. Quant à l'exemplaire du Musée de Vienne, il peut avoir élé trouvé soit dans l'Afglianistan soit dans le Kacliinir, contrées qui ont été visitées par le botaniste von Hi'igel.
Rei'i.sioH di's Dostrijchides. * 337
lus. tluit affect Forestru, iv 1, Calcutta, 190:2, p. 12; ibid. u" 2, 1903, p. 104.
Long. 0-9 iiiill. — Court, parallèle ou légèroment élargi on arrière. Noir ou brun foncé, assez brillant, avec les antennes rousses ou un peu brunâtres, les pattes et l'abJornen bruns; hanches et cuisses (pielquelois rougeâtres. Front garni de grains dentifornics plus ou moins développés, parfois très réduits, et dont la disposition est irrégulière; portant seulement quelques longues soies dressées. Yeux gros. Articles de la massue mats, très densément poreux, comprimés suivant l'axe de l'antenne, le second ne dépassant pas en largeur la longueur t(»lale de la massue. Côtés du prothorax légèrement arqués en arrière; angles postérieurs arrondis ou un peu obtus; bord antérieur ollrant quelques rares soies dressées ; dent des angles antérieurs non unciforme. Aire postérieure du pronotum couverte de grains arrondis assez espacés et présentant une pubescence rousse, peu dense. Écusson 1res petit, simple. Bord basilaire des élytres non comprimé en lame. Ponctuation de la région dorsale des élytres très forte, atténuée en av;int, plus grosse en arrière où les points enfoncés se disposent en l'angéos unisériées séparant des côtes longitudinales lisses et brillantes, au nombre de 4 de chaque côté. Ces côtes descendent un peu sur le jdan de la déclivité apicale ; la plus externe se termine en une forte dent comprimée, triangulaire, mousse, qui représente le tubercule supéro-externe de la déclivité. Une autre saillie marginale beaucoup moins marquée, brièvement costiforme et dirigée transversalement, est située au-dessous de la précédente, au bord latéral de la déclivité. Celle-ci est densément et très fortement ponctuée dans ses parties supérieures; elle est déprimée au milieu et comme rentlée près du bord inférieur. Dents ju\:tasuturales coutigui's, comprimées latéralement, triangulaires, pointues, cannelées à la base en dehors, lisses et linement pubescentes vers le sommet, insérées au-dessus du milieu de la hauteur de la déclivité. Suture rentlée au-dessous des épines en un bourrelet parallélépipédique cannelé sur ses faces latérales. Angle suturai simple. Postépipleure à peine élargi en dehors. Toute la surface des élytres offre une pubescence rousse, couchée; dans l'angle suturai • •( près du bord inféro-latéral de la déclivité la pubescence est composée de poils dressés très denses, rabattus au sommet. Pubescence des cotés de la poitrine et de l'abdomen très dense. Tibias postérieurs portant des soies longues et nombreuses, à de-mi-dressées, au côté externe : face interne des mêmes tibias présentant aussi quelques longues soies. Tarses postérieurs courts, relativement épais.
o38 ■ P. Lesnr.
(5 Tarsos postérieurs portant au côlé interne des soies plus nombreuses et plus longues que chez la 9 (').
Cette espèce comporte deux races bien distinctes. La première, que nous considérons comme la forme type, habite l'Indo-Chine et l'Himalaya. Elle possède une seule paire de dents au bord supérieur de la déclivité apicale. La seconde (Sin. crassum dekkanense n. subsp.) est propre à l'Inde moyenne et méridi(jnalL'. On la recounait a sa taille généralement plus petite que chez le type et ne dépassant pas 8 millim., à la pubescence des élytres moins longue et moins apparente, à l'existence de deux paires de dents au bord supérieur de la déchvité apicale, les dents de la paire interne étant moins développées que les externes; enfin le front est plus distinctement dénié.
Distribution géofjniphiquc. — Inde et Indo-Cliiue.
Forme type : Himalaya du Nord-Ouest, Monts Sivalik, Dchra Dun, Phandowalla [altitude 000 m.] [K.-C. Cotes, E.-P. Stehhinij) (^) Birmanie [G.-Q. Corbett: coll. Fry; coll. de Marseiil, etc.) : Rangoun, en décembre (L. Fea in Musée de Gènes). Tenasserim : Kawkareet, en janvierfévrier (L. Fea in Musée de Gènes). Malacca (coll. Bedel; coll. Bepmale). Siam : Bangkok {Lurnaudie in Muséum de Paris); Ayuthia (coll. de Marst'ul: coll. Bcdcl] ; district de Patchim (British Muséum). Cambodge, Pnom-Penh (coll. V. Miuiet). Cochinchine {Julien in Muséum de Paris) : Saigon, en mai, juin et juillet (cap'' Fouquet). Mékong [Bouvier in coll. Bedel). Laos, monts de Lakhon (./. Ihirmand in Muséum de Paris) (^).
Race dekhanense. Bengale et Tchota-Nagpore : Konbir. Barway, Tetara, Biru, Nowatoli, en mai-juin (P. Cardon in Musée de Bruxelles, coll. Fairnuiire, coll. Oberthilr). Coromandel (coll. de Marseul) : Pondichéry [Perroiet in Muséum de Paris; coll. de Marseul; coll. Oberthïir, etc). Trichinopoly {Paesler in Musée de Beriin); monts Kodeicanel (J. Costets in coll. OhertJiiir); Podauur près Coïmbatore (coll. H.-E. Andrewes). Province de Bombay : Canara etBelgaum {H.-E. Addreires): Kandech et les Dangs, entre Surat et Dhulia, en avril (coll. II. -E. Andrewes; Muséum de Paris] {'*].
Biologie. — Le Sinox. crassum apparaît dès le mois de février dans It'S plaines du Pandjab. D'après Stebbing, il aurait dans cette contrée,.
(1) Ce caractère n'est pas toujours facile à apprécier.
i"2) Les Sin. crcnsuni du district de Lahore dont parle Stebbing (1U02) se rapportent probablement aussi à la forme type.
(3) La provenance Philippine? (coll. de Marseul] est douteuse.
f4) C'est vraisemblablement à la race dekkanense qu'appartiennent le> spécimens de Seoni (Provinces Centrales) observés par Stebbing (1903).
Ilcrision (lr.'< liostnjrlu'di's. o3î>
deux géïK'rations anuuolles, les adultes de la premièi'e se montrant vers la fin de juillet, ceux de la seconde en septembre-octobre. L'espèce a des mœurs nocturnes. On l'a observée dans le bois coupé ou mort des essences suivantes : Acacia catechu Wild. (.Mimosées), Dallicrgia Sissoo Roxb. (Papilionacées), Shorea rohusta Gaertn. (Diptérocarpées), Terminalia toiiieiitosa Roxb. (Combrétacées). C'est un des xylophages les plus nuisibles de l'Inde. Il a pour ennemis certains ITistérides du genre Teretn'osoina (').
Synoxylon atratum *.
(Voir labl. des espèces (î. (12, 03, G7.) Lesne 1897. in A)ni. Soc. eut. Brhj., XLI. p. 20.
Long. 3.4- 4, o niill. — Un peu allongé, parallèle. Noir, mat ou l)resque mat, avec les élylres parfois brimàtres; antennes et tarses [)lus ou moins roussâtres; cuisses et tibias noirs ou brtm foncé.
Front inerme ou pourvu de 2 très petites dents médianes, déclive le long de son bord antérieur, sans longs poils dressés à part les deux soies interitcnlaires normales. Articles de la massue antennaire mats, très (iensément poreux, comprinK'S suivant l'axe de l'antenne, le 2*^ article n'atteignant pas en largeur la longueur totale de la massue. B^rds latéraux du prothorax à peine arqués en arrière, les angles postérieurs arrondis ou obtus ; dent des angles antérieurs non unciforme; bord anti'rieur sans soies dressées. Aire postérieure du pronotum couverte au milieu de carinules longitudinales très denses. Éciisson triangulaire. Bord basilaire des élytres épais, rugueux, non comprimé en lame. Région dorsale des élytres couverte d'une ponctuation plus ou moins forte ayant souvent l'apparence vermiculée dans le sens longitudinal; pubescence des mêmes parties formée de poils roux rabattus en arrière. Pas de poils dressés le long des bords latéraux des élytres. Déclivité apieale légèrement déprimée au milieu, non brusquement tronquée mais raccordée par une courbe aux parties doi'sales, sans traces de tubercules marginaux ; sa ponctuation forte, formée de gros points circulaires plus ou moins serrés; sur le tiers inférieur et dans le voisinage des dents juxtasuturales la ponctuation est bien plus fine. Pubescence de la déclivité formée de poils roux courbés en arc de cercle et rabattus vers le bas. Dents juxtasuturales contiguës, comprimées latéralement, triangulaires, moins hautes ipie larges à la base,
(1] Slcbbing, loc. cil.
^540 P. Lesxe.
pointues, insérées vers le milieu de la hauteur de la déclivité mais un peu au-dessous, sur un bourrelet suturai qui s'atténue rapidement à la fois vers le haut et vers le bas, où il atteint cependant l'angle suturai. Pas de côte transverse au bas de la déclivité. Gouttière apicale des élytres faiblement et très graduellement élargie en dehors. Angle suturai simple. Saillie intercoxale de l'abdomen plus large qu'à l'ordinaire. Puhescence de l'abdomeu et des côtés de la poitrine très line, cendrée. Tibias antérieurs non sillonnés en dehors. Tibias postérieurs avec des soies courtes, à demi dressées, au côté externe.
Chez la ç le dernier segment aijdominal et l'angle suturai des élytres sont simples. Les tarses postérieurs portent quelques longues soies au -côté interne.
Les caractères de cette espèce paraissent peu variables. Jl est à noter cependant que, dans les Nilghiris, on trouve des individus à ponctuation ély traie plus forte et plus nette et à puhescence plus abondante ([ue chez la forme habituelle des parties basses du Dekkan.
Dans le Chota Xagpore les différences avec la forme type s'accusent. Au lieu de carinules, l'aire postérieure du pronotum offre des reliefs cunéiformes allongés d'ailleurs très serrés. La ponctuation des élytres est bien plus forte que chez le type et nullement vermiculée, et les bords latéraux des mêmes organes sont couverts de poils dressés plus ou moins rabattus en arrière qui sont bien visibles lorsqu'on examine linsecte de dos. La taiUe oscille légèrement autour de 4,o mill. On peut considérer cette forme comme une sous-espèce du S. atratum (S. atratum kohlarianum u. subsp.).
Distribution géographique. — Inde.
Forme type : Malabar (coll. Lujoye)', Canara {H.-E. Aiulrewes: coll. Andrewes; coll. Bedel; Muséum de Paris), individus types. Nilghiri, Ouchterlony Valley (altitude 900"" environ) et Coonoor, (altitude 16 à 1700'") [H.-L. Andrcwes). Pondichéry (Cap'' Fouquet; Muséum de Paris).
Race kohlarianum : Chota Nagpore, Nowatoli, eu juillet-août, aux lumières {Cardon in coll. Oberthiir et Muséum de Paris), assez nombreux individus.
Sinoxylon birmanum, n. sp.
(Voir tabl. des espèces (5, Gi, 68, 69, 70. — Fig. ooo et 356 du texte.)
Long. 4,8 mill. — Assez court, parallèle, légèrement élargi en arrière. Noir, peu brillant; massue antennaire brune; fimicule roux;
lievision des Ihixtriicliidrs. 341
larsos rous^àlrc?. Front nettement quMdridenté, déclive en avant, sans pilosité dressée, à part les soies interoculaires normales. Articles de la massue antenuaire assez brillants, très développés, flabelliformes, le i*" dépassant eu largeur la longueur totale de la massue. Cotés du prothorax presque droits et parallèles en arrière, légèrement incurvés près de la base, les angles postérieurs marqués mais non pointus; dent des angles antérieurs du prothorax non unciforme ; bord antérieur du même segment avec quelques rares poils dressés. Pubescence des flancs du prothorax et de l'aire postérieure du pronotum assez dense et assez longue, couchée, grisâtre. Miheu de l'aire postérieure du pronotum couverte de carinules longitudinales courtes et serrées. Écusson petit, arrondi en arrière. Bord basilaire des élytres un peu comprimé en lame, nullement granuleux Ponctuation de la région dorsale des élytres forte et continente en arrière, moins forte et assez espacée en avant, la pubescence des mêmes parties dense, couchée, formée de poils assez courts d'un roux obscur, peu apparents. Déclivité apicale légèrement déprimée au centre, non abruptement tronquée, mais raccordée par une courbe à la région dorsale des élytres, sans traces de tubercules marginaux; sa ponctuation formée, sur la moitié supérieure, de gros points arrondis assez espacés mêlés de points très Uns, la moitié inférieure couverte d'une ponctuation fuie et dense.
Pubescence de la déclivité dense, . ^^^ ^^'^
formée de poils arqués, brunâtres, Fiji- 555 et 556. — Sin. birmanum. rabattus vers le bas. Dents juxta- Antenne (fig. 555) et éhlre vu de
snluralcs contiguès. comprimées l'iofiKfi^. oofi). latéralement, triangulaires, pointues, insérées vers le milieu de la hauteur de la déclivité sur un bourrelet suturai parallélépipédique qui s'atténue vers le bas tout en atteignant l'angle suturai. Pas de côte transverse au bas de la décUvité apicale. Gouttière apicale très étroite du côté de la suture, assez fortement et très graduellement élargie en dehors. Angle suturai et dernier segment abdominal simples (sexe indéterminé).
Espèce voisine du S. atratum et de même faciès, mais facile à reconnaître aux caractères de la massue antennaire, du front et de la base des élytres.
Distribution (jéorjmphique. — Basse-Birmanie : Moulmein {Ficher in Musée de Vienne). Tijpe unique.
o42 P. Lesne.
Sinoxylon capillatiim *.
(Voir tabl. dos espèces 6, 6:2, 08, til», 71.) Lesne 1893, in Ann. Soc. eut. Fr. [189o], p. 17o.
Long. 5 1/3 mill. ; largeur aux épaules :2 1/3 mill. — Assez allongé, parallèle, légèrement élargi en arrière. Tète, prothorax, poitrine et abdomen noirs; élytres brun foncé, teintés de rouge antérieurement sur le disque et sur la région huraérale; cuisses noires, tibias brun foncé, tarses roux. Front nettement quadridenté, bérissé de soies dressées rousses, denses. x\rticles de la massue antennaire très développés, flabelliformes, glabres, brillants, le "2^ atteignant presque eu largeur la longueur totale de l'antenne. Bords latéraux du prothorax faiblement arqués en arrière; angles postérieurs arrondis; dent des angles antérieurs du prothorax non unciforme. Bord antérieur du pronotum sans longues soies dressées, mais présentant une pubescence couchée longue et dense. Aire postérieure du pronotum couverte de grains écrasés arrondis plus gros et plus serrés en avant au voisinage de la ligne médiane, la région médio-postérieure étant au contraire lisse. Écusson polit, triangulaire, simple. Bord basilaire des élytres lisse, caréné, mais non en lame coui)ante. Élytres finement et peu donsément ponctués près de la base, densément et très fortement sur le reste de leur région dorsale, la ponctuation grossissant graduellement en arrière; ponctuation de la déclivité moins forte, moins dense et plus régulière que. celle du dos, nulle sur le tiers inférieur à part une très fine ponctuation. Pubescence des élytres formée de longs poils blonds couchés, plus d^^nsos sur la déclivité apicale que sur la région dorsale; le long des bords latéraux cette pubescence est à demi dressée, abondante, villeuse. Déclivité apicale raccordée par une courbe à la région dorsale, sans traces de tubercules marginaux. Épines juxtasuturalos contiguës, comprimées latéralement, triangulaires, pointues, insérées à mi-hauteur de la déclivité, sur un bourrelet suturai aussi saillant au-dessus qu'au-dessous des épines, mais n'atteignant pas l'angle suturai; los faces latérales de ce bourrelet sont comme cannelées. Pas de côte transverse au bas de la déclivité. Gouttière apicale assez large, non élargie au tournant externe. Pubescence do rabdomen formée de poils couchés longs et denses. Face externe des tibias postérieurs portant de longues soies.
Angle suturai et dernier segment abdominal simples. Tarses postérieurs avec quelques longues soies au côté interne (sexe indéterminé).
Rerision des BostnjchUles. o43
Distribution géoyraiihifjur. — Kachmir (coll. Fainnaire). Type unique.
Sinoxylon flabrarius, n. sp.
(Voir tabl. des ospèoos 0, 02, 68, 72, 73. — Fig. oo7 du texte.)
Long. 0-6,0 mill. — Parallèle, un peu allongé, légèrement élargi en arrière. Tète, prothorax, poitrine et abdomen noirs; élytres noirs ou brun foncé, plus ou moins largement teintés de rouge sur le disque de leurs parties dorsales et latérales, la base, la suture et les bords latéraux noirs ou bruns; cuisses, tibias et massue des antennes bruns; funicule en partie roux; tarses roux ou bruns. Front nettement denté, ofi'rant latéralement quelques longues soies dressées et d'autres plus courtes au milieu. 7^ article des antennes à peine plus large que le 3*" ; articles de la massue remarquablement développés, tlalielliformes, glabres et très brillants, le second atteignant ou dépassant la longueur totale de l'antenne. Dent des angles antérieurs du protborax nettement unciforme; angles posté- Fi^. 557. —-Antenne rieurs du même segment arrondis ou obtus; du sin. flabrabords latéraux très faiblement arqués en arrière. rius. Milieu de l'aire postérieure du pronotum garni de grains écrasés en forme d'écaillés, très denses et paraissant imbriqués en avant, écartés les uns des autres et plus petits en arrière et latéralement. Écusson assez petit, légèrement allongé, arrondi en arrière, lisse et brillant, légèrement bituberculé à la base. Bord basilaire des élytres lisse, comprimé en lame coupante. Région dorsale des élytres plus ou moins fortement ponctuée, olTrantune pubescence rare, très lîne, couchée, peu visible. Déclivité apicale raccordée aux parties dorsales i)ar une courbe régulière et complètement privée de tubercules marginaux, légèrement déprimée transversalement au niveau de son tiers inférieur, régulièrement et plus ou moins fortement ponctuée sur toute son étendue., glabre en apparence, mais offrant en réalité des poils rares et très fins, rabattus vers le bas, sauf dans la région de l'angle suturai où les poils sont courts et dressés. Dents juxtasuturales contiguës, comprimées latéralement, triangulaires, pointues, à peu près aussi hautes que larges à la base, insérées au milieu de la hauteur de la déclivité. Bourrelet suturai parallélépipédique, crénelé sur les bords. Pas de côte transverse accusée au bas de la déclivité. Gouttière apicale graduellement élargie en dehors.
544 P. Lesne.
Angle suturai simple. Poitrine et abdomen très densément et très finement puhescents. Tibias postérieurs portant des soies dressées au côté externe.
6 Bord antérieur du pronotuni couvert d'une abondante pilosité dressée, grise, assez longue. Ponctuation des élytres moins forte que chez la ç. Front nettement quadridenté.
ç Bord antérieur du pronotum avec des poils dressés assez courts et peu denses. Ponctuation de la région dorsale des élytres très forte, grossière le long de la suture. Dents latérales du front peu développées ou nulles.
Distribution gi'o(jraj)hit/uc. — Himalaya oriental, Manipour, Chine méridionale, Tonkin.
Bhoutan anglais, Maria Basti (coll. Oberthûr et Muséum de Paris). Manipour [Dokertij in coll. Fi^y > British Muséum). Kouy-Tchéou {J.-ll. Chaffanjon in coll. OberthUr). Tonkin oriental, Luc-Nam. en février [L. Blaixe in coll. Ph. Frunrois). — 3 individus.
Sinoxylon cucumella, n. sp.
(Voir tabl. des espèces 6, 62, 68, 72, 74. — Fig. 538 du texte.)
Long. 4,8-0,3 mill. — Parallèle, légèrement élargi en arrière, assez allonge. Noir, avec les élytres parfois teintés de rouge dans leur moitié antérieure, le bord antérieur et la suture restant bruns; (unicule des antennes roux, massue d'un brun foncé ainsi que les cuisses et les' tibias: tarses d'un brun roux. Front nettement quadridenté. offrant des soies dressées peu nombreuses plus ou moins longues. Suture fronto-clypéale nettement indiquée. Articles de la massue autennaire flabellifDrmes, très développés, glabres et brillants, le 2*^ article dépassant notablement en largeur la longueur totale de la massue, mais n'atteignant pas la longueur de l'antenne. Prothorax à bords latéraux presque droits en arrière, ses angles postérieurs arrondis; bord antérieur avec quelques rares soies dressées; dent des angles antérieurs légèrement recourbée. Aire postérieure du pronotum couverte dans sa région médio-antérieure de grains écrasés squamiformes paraissant imbriqués. Écusson assez grand, subpentagone, assez lineraent ponctué, ses angles antérieurs parfois proéminents et dentiformes. Base des élytres en lame coupante entre l'épaule et l'écusson. Élytres brillants, absolument glabres sur toute leur surface, leur région dorsale assez densément et assez fortement ponctuée sur plus de sa moitié antérieure, grossièrement en arrière, au voisinage de la
Revis ion des Bostrijchides. o45
suture et des bords de la déclivité postérieure. Celle-ci régulièrement convexe, plus ou moins fortement ponctuée, sans tubercules marginaux à part une légère tubérosité au côté inféro-externe. Dents juxta^ suturales contiguës, comprimées latéralement, courtes, émoussées ou lobiformes, insérées audessous du milieu de la déclivité, sur un bourrelet suturai parallélépipédique crénelé sur les bords. Côte trausverse du bas de la déclivité vaguement indiquée. Postépipleure presque plan, à peine élargi latéralement. Flancs du prolborax
peu densément pubescents. Tibias postérieurs „. ..„ „■ ' ' , ' Fig. o.j8. — Sui. cu-
avec de courtes soies dressées en deliors. Dernier cumeila Déclivité segment abdominal simple. apicale vue de
"^ (?) Bord inféro-apical des élytres simple. trois quarts.
Tarses postérieurs portant de longues soies au côté interne. Ponctuation de la déclivité apicale fine et écartée.
9 (?) Bord inféro-apical des élytres subdenté au côté interne, un peu avant le sommet de l'angle suturai. Pas de longues soies aux tarses postérieurs. Ponctuation de la déclivité apicale forte et dense.
Espèce bien caractérisée par son écusson grand et subpentagone, par l'absence de toute pubescence sur les élytres, par la forme et la position des dents juxtasuturales, par la forme en cul de chaudron de la déclivité apicale, etc.
Distribution gêogniphiqni'. — llimala\a oriental et Tonkin septentrional.
Bhoutan anglais, Maria Basti (coll. Obcrthar). Bao Lac [Protat in coll. Ldioijc et Muséum de Paris). — 3 individus.
Genre Xyloperlliodes, n. gen.
(Voir tabl. des genres i, 8, 10.) ■
Corps assez allongé, parallèle ou très légèrement élargi en arrière. Front régulièrement convexe, sauf en avant où il présente une courte déclivité linement râpeuse ; complètement dépourvu de pilosité dressée, à part les soies interoculaires normales qui sont au nombre de 1 à 3 de chaque côté. Épistome tronqué' au milieu du bord antérieur, sans pilosité dressée. Dernier article des antennes allongé, plus d'une fois et demie aussi long que large, le i"" au moins aussi long que large. Angles postérieurs du prothorax arrondis. Milieu de l'aire postérieure du pronotum glabre, couvert de saillies râpeuses ou de grains écrasés,
P. Lesne.
ou marqué d'une sculpture simulant des écailles imbriquées. Élytres glabres, leur déclivité apicale offrant vers le centre deux dents juxtasuturales (quelquefois très réduites) et munie en outre, de chaque côté, de deux saillies voisines du bord supérieur et d'une carène marginale au bord inféro-latéral. Bord inféroapical de l'élytre en forme de bourrelet, non ép&issi latéralement. Fossettes fémorales du métasternumbien accusées. Saillie intercoxale du i'^" segment apparent de l'abdomen étroite, parallèle, immarginée ou marginée seulement à la base ('). Dernier segment apparent de l'abdomen simple. Tibias postérieurs avec quelques longues soies en dehors, leur calcar postérieur grand, incurvé au sommet, dépassant le milieu du 2*^ article du tarse, le calcar antérieur des mêmes tibias très petit. Pilosité de la face interne des articles 2-3 des tarses postérieurs assez longue, peu dense, ne formant pas brosse, parfois mèlé(^ de quelques longues soies.
Pas de caractères sexuels apparents.
Ce genre, un des plus homogènes de la famille, a de grandes affinités avec les Swoxylon : il se compose d'une douzaine d'espèces propres a rAlri(iue tropicale et australe et à Madagascar, dont le faciès tout spécial rappelle surtout celui des formes de la série des Xylopertha.
La manière dont varie la coloration des élytres paraît être constante. Chez certains individus de teinte claire on voit apparaître vers le railieu du bord externe de l'élylre une tache brune ou noire, semicirculaire, qui, en s'étendant, gagne la suture, envahit ensuite la déclivité apicale et, en dernier lieu, la base (^).
Fis. où9 et 560.— Antennes des Xyloperthodes nilidipennis (fig. .559) et X. castaneipennis ( fii;.
(Ij Chez les, Xyloperlhod es incertus et nilidipennis, la saillie intercoxale de l'abdomen est très pointue et même spiniforme au sommet. Ce caractère, qui est peut-être générique, n'est visible qu'après désarticulation de l'abdomen.
(2) Ces variations s'observent particulièrement bien chez le X. nitidipennis Murr. On pourrait citer des cas analogues chez divers autres types de Bostrychides {Xylodectes, clc. .
lit' vision des Dos trijch ides. o47
Les espèces se répartissent on quatre groupes de la façon suivante :
X. nitidipennis } Afrifine Iropx.ili' ri anslralc; A', hova ) aJudiigascar.
A", clavula