‹ Revision des coléoptères de la famille des BostrychidesChapitre 52 sur 68 · X. orthogonius, n. sp · texte numérisé non relu

X. orthogonius, n. sp

â0-(19). Dents juxtasuturales excavées à la face interne. Milieu de l'aire postérieure du pronotum marqué d'une sculpture simulant des écailles imbriquées. Dernier article de l'antenne deux fois aussi long que large. SaiUies marginales de la décUvité postérieure brièvement costiformes ou subspiniformes.

21 -(22). Carène latérale de la déclivité postérieure ne dépassant pas vers le haut le niveau' de la dent supéro-externe; celle-ci assez forte, plus ou moins aUongée et costiforme. Long. 4-4,4 mill X. discedens, n. sp

ooO - P. Lesne.

22-(âl). Carène latérale do la déclivité postérieure dépassant notablement vers le haut le niveau de la dent supéroexterne; celle-ci très petite, conoïde, papilliforme. Déclivité apicaie plus brusquement tronquée. Long. 4 mill. X. abruptus Lesne.

Xyloperthodes nitidipennis *.

(Voir tabl. des espèces 1, 2. 3, 4. — Fig. oo9 et 561 du texte.)

Murray, 1867, in Ann. and Mng. of Nat. Hist., XX, p. î)4 (Col. of Old Cal., 1878, p. 117). — Lesne in Ami. del Mus. ck\ di Genova, sér. 3, II (1906), p. 414.

politus* Quedenfeldt 1886. in lieii. eut. Zeitsrhr. XXX, |i. 327, pi. VIII, f. II (').

Race pUuiwtus " Fabr. 1871, in (Efi\ Yctcml-.-AkwL Fnrh., XXVIII. p. 66(5.

Long. 4-6 mill. — Corps tantôt entièrement noir, avec les pattes et la base des antennes rousses, tantôt entièrement roux, à part la massue antennaire, le vertex et les épines suturales qui restent bruns. Il n'est pas rare de rencontrer des individus noirs présentant à la base de chaque élytre. une tache rouge semicirculaire dont le contour est parl'dis très net et qui s'étend de la suture à l'épaule (-). Chez cette variété la teinte de la déclivité aiticale reste aussi foncée que celle des lianes des élytres.

Front portant une seule soie interoculaire de chaque côté. 2' article

des antennes légèrement allongé; articles

de la massue fortement comprimés, à

faces faiblement convexes, le dernier

article près de 3 fois aussi long que

large. Milieu do l'aire postérieure du

pronotum muni de grains râpeux peu

561 bai serrés. Ponctuation des élytres assez

Fin. 561 el .56:>. - Déclivité variable, généralement line, quelquefois

apicaie vue de prolil chez les ^'^sez forte, d'autres fois presque obso-

Xylop. nitidipennis (fi^. lète. Saillies marginales de la déclivité

501) et X. Iiova (fig. 562). postérieure de forme conique surbais-

(1) Apule spadicea* Dej'ean Cat., 3= éti., p. 33i.

2) On a trouvé de ces individus dans le Toj;oland, le Gabon, l'Angola, à Kampala (Ouganda), etc.

Revision des lioslnjcliides. ool

soc, mousses, nullement costiformes, notablement écartées du bord supérieur de la déclivité. Dents juxtasuturales conliguës, parallèles, régulièrement atténuées vers la pointe et insérées à un niveau inférieur à celui des dents marginales de la paire inférieure. Dessous du corps revêtu d'une pubescence grise très fme et peu dense.

En outre des variations que présente cette espèce dans sa coloration et dans la ponctuation des éi\ très, il en est d'autres aiïectant les dents juxtasuturales, qui arrivent à s'atrophier presque complètement ('). Les dents marginales de la déclivité ne partici[)ent |)as à cette réduction.

Chez la race plagialm, la coloration est rousse avec le vertex noir et une grande tache semi-circulaire de même couleur sur les lianes des élytres. La massue anteunaire est brune ou roussàtre. Les grains de l'aire postérieure du priuiotura sont plus denses que chez la forme type et les épines suturales de la déclivité légèrement diva riquées. Elle est, pour le reste, semblable au nitidipennis. D'ailleurs elle se rattache au type par des formes transitoires. C'est ainsi que l'on rencontre dans l'Afrique orientale allemande (-) des individus possédant le mode de coloration du plagiat us avec les épines juxtasuturales et la sculpture du pronotum du nitidipennis. Il existe dans le sud de l'Afrique des variétés dont le corps est entièrement roux (•'), ou qui ont seulement le vertex noir ('*).

Distribution géographiijue. — Espèce répandue dans les contrées de la côte occidentale d'Afrique depuis la colonie de Sierra Leone jusqu'au Loanda; du côté de l'Est elle gagne l'Abyssinie méridionale par le bassin du Congo et celui du Haut-Nil. La race plagiatus habite les parties méridionales do l'Afrique orientale depuis la Colonie du Cap jusqu'aux régions voisines du Kilimandjaro, régions où elle tend à prendre les caractères de la forme type.

Sierra Leone, Freo Town (.1. Moajnerijs in coll. Oberthitr). Libéria, Côte de l'Ivoire, Côte de l'Or, Togoland, Nigeria, Cameroun, Guinée espagnole, Gabon, Congo belge, très répandu. Loanda (coll. Fairmaire).

Intérieur de la Côte de l'Ivoire : Bouaké (C"'" Le Magnm in coll.

(Ij Cameroun, Johann All)reclil Holie {L. Conradl in coll. /?. Obcrtluir); Gabon (coll. Ik'del); Kouilou {A. Mocquerij^ in coll. Oberthiïr). Congo belge, rivière N'Gamle {A. .\foc(/aenjs in Musée de Hruxelles et Muséum de Paris).

(■>) N'gourou [Leroij in coll. Obertlùlr); Mliontla, Ouzigoua [A. Ilucquavd in coll. Oberihûr).

(3) Baie Delagoa (//. Junod); Ainatonga (Musée de Cape Town), etc.

(4 Transvaal, Pietersburg (J.-P. Creyoe in Brilish Muséum).

552 P. Lesxe.

Ph. Franrois) et Assikasso [Bonhoure in coll. Bedel). Togoland, Bisinarckburg {L. Conradt in Musée de Berlin et Musée entomologique de Berlin). Cameroun [Conradt in Musée entomologique de Berlin); Cameroun S. E., vallée de la N'Goko [J.Jobit in coll. Fleiitiaux). Franceville [de Brazza in Muséum de Paris); Brazzaville, en juillet (Mission Chari-Tchad in Muséum de Paris); Léopoldville (Musée de Bruxelles et coll. Clavareau); Nouvelle-Anvers (coll. Oberthiir); Haut- Oubanghi {Clozel in Muséum de Paris): Bangui et Krébedjé (Mission Chari-Tchad in Muséum de Paris); Ibembo, sur le Haut-Itimbiri [Duvivier m Musée de Bruxelles); Stanley falls {G. v. Boon in Musée de Leyde). Ouganda, Kampala (D'' F. Eichelbaum; D'" Ansorge in coll. Oberthïir). Abyssinie méridionale {Ch. Michel et M. Potteriw Muséum de Paris); Gallas Aroussi, Ganale Goudda [V. Bottego in Musée de Gènes). Tanganyika, Kibanga ^coU. Fairmaire] (').

Bace plogiatus. Colonie du Cap, Kowie (Musée de Cape Town). Catrerie )/. WaJilberg). xXatal (Musée de Berlin; Musée de Vienne; D'' Ch. Martin : Ho^\ick {.I.-P. Cregoe in British Muséum). Zoulouland (coll. Oberthiirj. Amatongaland, en janvier (Musée de Cape Xown). Lourenço Marquez j^D"" Ch. Martin). Baie Delagoa [H. Junod in coll. Bugnion). Transvaal, Pietersburg [J.-P. Cregoe in British Muséum). Bassin inférieur du Zambèze, vallée du Muza, 1.000 à 1.1000 mètres d'altitude [G. Vasse in Muséum de Paris). Afrique orientale allemande : Oukami (coll. Oberthiir); Ouzigoua, Mhonda [A. Hacquard in coll. Oberthiir) : Ngourou [Lerog in coll. Oberthiir]-, Kihmandjaro (Musée entomologique de Berlin), Tchagaland [T. Paesler in Musée de Berlin).

Xyloperthodes hova, n. sp.

(Voir tabl. des espèces 1, 2, 3, 5. — Fig. 562 du texte.)

Long. 4 1/2-5 1/2 mill. — Cette espèce ne diffère de la précédente que par sa forme un peu plus courte, par les grains du milieu de l'aire postérieure du pronotum plus serrés, par la ponctuation des élytres moins fine et très nette, par les saillies marginales de la déchvité postérieure plus furtcs, un peu costiformes et plus rapprochées des bords de la déclivité, enfin par les dents juxtasuturales un peu plus longues, un peu plus épaisses, et insérées au niveau de la paire

;1) Nous relevons les données suivantes quant aux dates de capture : en janvier el février dans l'Ouganda, en ujars dans le Pays des Gallas, en mars et avril à Bismarckburg, en mai-juin à Léopoldville, en juillet au Cap Saint-Jean, en août à Bangui, en août et se])tembre à Ibembo, en octobre à Krébedjé.

Revision fies Bostvijchides. oo3

infrrieuro dos saillies marginales. Le corps est entièrement noir, avec les cuisses et le fiiniciile des antennes roux.

Distribution géograplnque. — Madagascar.

Bk'go Sunrci [Bon temps u\ coll. Fninmiire), 1 indiv.: environs de Mevatanana {//. Verrier in coll. Fainiuvire), 3 indiv.: Madagascar sud (67*. Alluaud). 1 indiv.: Androy septentrional, Imanombu, dans un arbre mort, au commencement de juin (D'' Decorse in Muséum de Paris), 1 indiv.

Xyloperthodes clavula, n. sp.

(Voir tabl. des espèces 1, 2, 6, 7, 8. — Fig. o63 du texte.)

Long. o-o,o mil!. — Tète, poitrine, abdomen et dents juxtasuturales des élytres noirs; banclies, cuisses et funicule des antennes roux; massue antennaire, tibias et tarses bruns; protborax et èlytres tantôt noirs en entier, tantôt d'un brim cbàtain avec le disque du pronotum et la déclivité apicale plus obscurs.

Une seule soie dressée de chaque côté du front. Dernier article des antennes un peu plus de deux fois aussi long que large. Aire postérieure du pronotum ornée au milieu d'une sculpture simulant des écailles imbriquées. Dos des élytres uiarqué de rides vermiculaires dirigées principalement dans le sens transversal et présentant en outre une ponctuation très fme et assez écartée. Ponctuation de la déclivité apicale assez forte et très nette, sans rides dans les intervalles. Saillies marginales de la même déclivité situées au bord supérieur même, assez proéminentes et ayant la forme de dents obtuses, un peu plus épaisses

que chez le diseicollis. Dents juxtasuturales ''''g- ^^s. — Déclivité insérées sur un bourrelet suturai commun. apicale vue de dessus

mais légèrement écartées à la base, clavifor- chez le Xyl. clavula. mes (vues de dessus), digitiformes (vues de

proiil), et situées à un niveau un peu inférieur à celui des dents marginales de la paire inférieure. Rebord inférieur de la déclivité plus mince que chez le diseicollis.

Espèce caractérisée principalement par la forme des dents juxtasuturales et par la sculpture de la région dorsale des élytres.

DistriMition (jeo(jr(ipJti(jue. — Afrique orientale allemande ; Zanzibar. Ousauibara, « Plantage Nguelo » (Muséum de Paris); Oukami (coll. Bedel). Zanzibar (Musée entomologi(iue de Berlin). — 4 individus.

oo4 I^- Lesne.

Xyloperthodes incertus, n. sp.

(Voir tabl. des ospèces 1, 2, 6, 7, 9.)

Long. 4-0 mill. — Parallèle, de forme un peu plus étroite que le nitidipennis. Dessus du corps variant du roux au noir; tète, râpe prothoracique et dessous du corps noirs ou brun foncé; antennes rousses à la base, la massue brune; pattes rousses avec les tibias souvent I)rnns. Front présentant do chaque côté une grande soie dressée dirigée obliquement en dedans. Antennes plus courtes que chez le /*///dipennis, leur 2^ article transverse; articles de la massue épais, convexes sur leurs faces, le dernier 2 fois aussi long que large. Sculpture en écailles imbriquées du pronotum limitée à un espace médian très réduit. Ponrtunlinn des élylres dense et assez fine. Tubercules marginaux de la déclivité postérieure mousses, légèrement costiformes, situés très près du bord supérieur; dents juxtasuturales contiguës. courtes, régulièrement atténuées vers le sommet, pointues, légèrement divergentes. Bord inféro-apical des élytres brièvement canaliculé au tournant externe. Articles 2 et 3 des tarses postérieurs portant chacun une longue soie au côté interne. Pubescence de Tabdomen rousse, soyeuse; soies dressées des côtés de l'abdomen nombreuses.

DisInbutioH géographique. — Cette espèce hal)ite le sud de l'Afrique, Colonie du Cap et Transe aal; mais elle doit remonter vers le Nord jusqu'au voisinage des limites septentrionales de la faune tropicale puisqu'on l'a rencontrée dans le bassin méridional de la Mer Rouge (').

Afrique du Sud (D"^ Smith in British Muséum). Colonie du Cap (Musée de Cape Town); Cap de Bonne-Espérance {Verrcaux in Muséum de Paris; coll. Fairmaire; coll. Oberthii)-); Transvaal, district de Leydenburg (Musée de Cape Town;. Erythrée, Keren, en mars [Ragazzi in Musée de Gènes;, un individu.

Xyloperthodes discicollis *.

(Voir tabl. des espèces 1, 2. 6, 10, 11. — Fig. o64 du texte.) Fairmaire 1893, in Ann. Soc. eut. Belg.. XXXVII. p. 27.

(I) L'exenqilaire recueilli à Keren diffère par sa coloration des spécimens sud-africains. Il est noir avec les élytres dun roux cliàtain rembruni en arrière; la base el les côtés de l'aire (lostérieure du pronotum sont d'un rouge roux ainsi que les pattes. Ce mode de coloration rappelle beaucoup celui de X. discicollis, espèce que l'on rencontre un peu plus au Sud, dans le Tigré.

Révision des Bostrijchiiles. ooo

Long. 0-6 mill. — THe, poitrine, ai)domon, dents juxlasuturales des ('■lytres et disque du pronotum noirs ou brun foneé, le reste du proliiorox et les éiUres d'un roux châtain: funicule antennaire. hanelies l't cuisses roux; massue antennaire brune; tibias et tarses brunâtres, i'arfois une teinte brune en forme de tache semicirculaire occupe une ;irande partie du tlanc des ëlytres. Une seule grande soie iuteroculaire de chaque côté du front. Yeux de grandeur normale, i" article de l'antenne transverse; dernier article de la massue un peu plus étroit f|ue les précédents, un peu plus de deux fois aussi long que large. Grains écrasés de l'aire postérieure du pronotum n'aiïectant la forme d'écailles imbriquées que dans une région très réduite. Dos des ëlytres densénient, et assez fortement ponctué, non ridé; ponctuation de la déclivité postérieure assez furte. Saillies marginales de la même déclivité très rapprochées du bord, très brièvement costiformes, mousses; dents juxtasuturales contigués à la base, divergentes, renflées au milieu et terminées en pointe mousse, rapi'relant la forme d'une mamelle. Rebord inférieur de la déclivité assez épais. Tarses postérieurs awc quelques grandes soies an coté interne.

Distribution géographique. — Abyssinie (coll. Mniszech > Oberthitr): Tigré [Scliimper in ^luséum de Paris); Choa coll. Fairmaire): Anlotto, en novembre (Tnirerxi in i>[iisée de Gènesl.

Fig. .")()4. — Déclivité, aiiicaie du Xyl.

(liscicoUis vue de trois quarts.

Xyloperthodes castaneipennis "■■".

(Voir tabl. des espèces 1, 2, 6, 10, 12, 13. — Fig. o60eio6o du texte.) Fâhra'us 1871, in Œfv. Veteiisl-.-Al(uI. Forh., XXVIII, p. (JOtj.

Long. 0-8 mill. — Tête, prothorax et élytres noirs ou brun foncé, à part la base des élytres ([ui est occupée par une bande d'un roux châtain plus large au milieu que sur les côtés; poitrine, abdomen, antennes et pattes roux; tibias et tarses brunâtres. Chez certains indi- ^idus la déclivité apicale des élytres prend une teinte brun châtain; chez d'autres, les élytres sont entièrement châtain, sauf les épines juxtasuturales qui sont noires.

Front muni de quelques denticules et portant de chaque côté une grande soie située au voisinage de l'œil. Yeux de grandeur normale. 2"^ article de l'antenne aussi long ou plus long que large; les o petits

P. Lesne.

articles du fiinicule. pris ensemble, plus longs que le 1"'' article de la massue; articles de la massue épais, renflés, d'une coloration roux clair, le dernier moins de deux fois aussi long que large. Sculpture du milieu de l'aire pos- ;.;, térieure du pronotum simulant des écailles

imbri(juées. Ponctuation des élytres forte, peu dense. Saillies marginales de la déclivité postérieure épaisses, costiformes, situées sur le bord môme de la déclivité; épines juxtasuturales contiguës à la base, assez divergentes, arrondies en forme de doigt à l'extrémité, insérées au niveau des saillies marginales de la paire inférieure; rebord inférieur de la déclivité épais. Pubescence de l'abdomen rousse, soyeuse. Tarses postérieurs avec quelques très longues soies au côté interne.

Fiji. 565. — Tèle et portion antéiieuredii pioltiorax VHS de profil cliez \o\'yl. casiatieipennis.

Distrilnition géographifjur. — Afrique sudorientale.

Nyassa (Brilish Muséum). Zambèze [Durand in Muséum de Paris). Transvaal septentrional, Shilouvane près Leydsdorp [H. Junod in Muséum de Paris, coll. Bmjnion, coll. Oherthiir) et Pietersberg (Musée de Cape Town). Cafrerie (J. Wakiberg in Musée de Stockholm, type; Musée de Hambourg). Colonie du Cap : Kowie (Musée de Cape Town); baie d'AIgoa (D"" //. Brauns in coll. Bedrl); Cap de Bonne-Espérance (British Muséum; Musée de Berlin).

Xyloperthodes evops, n. sp.

(Voir tabl. des espèces 1, 2, 0, 10, 12, 14. — Fig. oGG du texte.)

Long. 7-8 mill. — Entièrement noir en dessus antennes et pattes roux ou roussâtres.

Très voisin du A', rastaneipennis dont il diffère, outre sa coloration, par les grains de l'aire postérieure du pronotum moins fortement déprimés, arrondis ou ovalaires, séparés les uns des autres et ne simulant pas des écailles imbriquées, et par les dents juxtasuturales amincies aii sommet. Les yeux sont remarquablement développés et plus gros que chez aucune autre espèce du genre. Le rebord

poitrine, ahdomen,

Fli;. .jG6. — Xjjl. evops.

Déclivité apicale vue de profil.

Révision des Bostrychides.

oo7

inférieur de la déclivité apicale est épaissi comme chez l'espèce précédente et les tarses postérieurs portent aussi de longues soies au côté interne.

Distribution géographique. — Zambézie et Angola.

Haut-Zambèze (E. Fou in Muséum de Paris); Maclionaland (British Muséum) : Salisbury (Musée de Cape Town); Rliodésia méridionale, Sebakwe (Musée de Cape Town). Benguela {Wellmann in Musée entomologique de Berlin). — 8 individus.

Xyloperthodes nasifer, n. sp.

(Voir tabl. des espèces 1, lo, 16. — Fig. o67 et 568 du texte,)

Long. 4 1/2-6 mill. — Tète, prothorax, poitrine, base de l'abdomen et pattes bruns; élytres châtains ou roux; antennes rousses avec la massue brune ou brunâtre; extrémité de l'abdomen souvent rousse. Quelquefois le corps est entièrement noir.

Front portant de chaque coté un groupe de 3 soies dressées. Yeux de grandeur normale. Massue antennaire courte, son dernier article de longueur variable (de une fois et quart à près do deux fois aussi long que large). Angles antérieurs du protliorax armés d'une dent unciforme. Sculpture de l'aire postérieure du pronotum simulant des écailles imbriquées. Ponctuation de la région dorsale des élytres forte et dense, celle des parties latérales des mêmes organes encore plus forte. Sculpture de la déclivité apicale formée de points circulaires enfoncés assez larges, mêlés de points plus petits surtout vers le bas. Tubercules marginaux de la déclivité costiform<>s; dents juxtasuturales contiguës, accolées l'une à l'autre, ayant la forme d'un nez busqué, leur face externe granuleuse, leur sommet lisse. Carène inféro-latérale de la déclivité mince et très nette, rattachée à la marge inférieure et formant avec celle-ci un angle obtus; rebord inférieur plus mince que chez le A', castaneipennis.

Fig. 567.

Xyl. nasifer.

Fig. 5G8. — Xyl.

nasifer. Déclivité apicale vue de profil.

So8 P. Lesne.

Distribution (lèographique . — Madagascar [Cntat, etc. in Muséum de Paris; Brilish Muscum; Musée entoraologique de Berlin; coll. Beflel) : Taniatave (Muséum de Paris); Tananarive (C. Schnvfnss); forêt d'Ikrngo, S. E. de Fianarantsoa, en fin mai {G. GraïuUdier in Muséum de Paris); Fort-Dauphin [Ch. AUuaud). — Nombreux exemplaires.

Biologie. — On a trouvé une fois cette espèce dans le bois de la Vigne (').

Xyloperthodes granulatus, n. sp.

(Voir tabl. des espèces 1, lo, 17. — Fig. oGO du texte.)

Long. 5-7 mill. — Cette espèce est très voisine du .Y. nasifer; elle n'en diffère que par les caractères suivants. La déclivité apicale des élytres est entièrement couverte de petits grains arrondis, saillants, et sa carène inféro-latérale n'est pas rattachée au rebord inférieur, en sorte que le sillon marginal de l'élytre n'est aucunement interrompu au tournant apical.

La granulation de la déclivité apicale est tout

à fait caractéristique de l'espèce actuelle.

Les individus examinés par nous appartien-

Fj,,. 569. —Xyl. (jra- n^Qt îi deux formes très distinctes Ceux de la

nufafvs. Déclivité région de Diego Suarez ont les élytres brillants

apicale vue de trois et ponctués, sur leurs parties dorsales, comme

(l"^'''^- chez le A', nasifer; les tubercules marginaux

de la déclivité apicale sont cariniformes et peu

saillants; la coloration est variable, les élytres étant largement teintés

de roux en avant ou bien tout noirs avec le bord basilaire rouge.

Dans le pays Sihanaka (Antsianaka) l'insecte est mat en dessus et tout

noir, y compris les cuisses et les antennes, mais présente quelquefois

une tache rouge aux élytres; la ponctuation du dos des élytres est

beaucoup plus forte et plus serrée que chez les individus de Diego-

Suarez et les tubercules marginaux de la déclivité apicale sont plus

saillants; la granulation de la même déclivité est plus dense; l'aire

postérieure du pronotum offre quelquefois un sillon médian. Malgré

leur dissemblance ces deux formes ne paraissent pas spécifiquement

distinctes; mais la seconde mérite une dénomination spéciale (X. gra-

nulatus sianakensis n. subsp.).

Distribution géographique. — Madagascar.

(t) L. Planclion in coll. V. Mayet.

Hrrision des Uostruchideiy. oo9

Forme type : Diego Suarez, en juillet {Ch. Alluuud in Muséum de Paris), 1 indiv. Diego Suarez (coll. Bedel), 1 indiv. Camp d'Ambre (D'' Sicnrd; Muséum de Paris).

Race siaudkeusis : Aiitsianaka el lac Alaolra iPenvt in coll. (Hintliiir). 8 individus.

Xyloperthodes orthogonius, n. sp.

(Voir labl. des espèces 18, 10. — Fig. o70 du texte.)

Long. 3 1/2 mill. — Corps relativement étroit, remarquablement parallèle; brun, plus foncé sur l'aire postérieure du pronotum et sur les lianes des élylres; pattes el antennes rousses. Une seule soie dressée de chaque coté du front. Articles de la massue aolennaire courts, le dernier environ une fois el demie aussi long que large. Milieu de Faire postérieure du pronotum garni de grains râpeux non contigus. Ponctuation dorsale fine mais nette sur la région dorsale, plus forte sur la déclivité apicale et sur les côtés. Saillies marginales de la déclivilé postérieure cosliformes, situées sur le bord même de la déclivité; dents iuxlasuturales écartées à la base, .,. ..,-, . ,, non insérées sur uû bourrelet suturai, compri- orilwgoaius. Démées dans le sens latéral, convexes et lisses à cliviié apicale vue la face externe, non excavées en dedans, régu- de irois (juaiis. lièremenl triangulaires et terminées en pointe line, acérée. Rebord inférieur de la déclivité mince.

Distribution (jéoijraphi<iue. — Intérieur de la Côte de l'Ivoire : Bouaké dans le Baoulé (C"'' Lf Mayneu in coll. Ph. Fran^vix], tijpe unique.

Xyloperthodes discedens, u. sp.

(Voir labl. des espèces 18, 20, 21.)

Long. env. 4,o mill. — Noir en dessus à l'exception d'une tache scutellaire d'un rouge roux; ou bien élylres châtains avec la déclivilé apicale seule noire; poitrine brune; abdomen et dessous de la tète brun roussâtre; funicule des antennes, hanches et cuisses roux; massue antennaire, tibias et tarses bruns ou un peu roussàlres.

Front [lortant seulement une soie dressée de chaque coté auprès des yeux. Dernier article de l'antenne deux fois aussi long que large. Sculpture du milieu de l'aire postérieure du pronotum simulant des

P. Lesne.

écailles imbriquées. Ponctuation des élytres très fine sur le dos, plus nette et assez forte sur les côtés ainsi que sur la déclivité apieale. Saillies marginales de la déclivité situées en dedans du bord de celle-ci, comprimées latéralement, dentiformes, pointues, les supérieures notablement plus petites que les inférieures. Bourrelet suturai de la déclivité faijjle; dents juxtasuturales écartées à la base, comprimées latéralement, triangulaires (vues de profil), subinfléchies et émoussées au sommet, lisses et brillantes à la face externe et excavées à la face interne. Rebord inférieur de la déclivité mince; carène inféro latérale prolongée vers le baut jusqu'au niveau de la dent supéro-externe.

La description précédente s'applique aux individus provenant du Congo. Un spécimen recueilli à Sierra Leone dilTère de ceux-ci par sa taille un peu plus faible (4 mill.), par sou corps entièrement noir en dessus et surtout par la forme des saillies marginales de la déclivité postérieure, saillies qui sont plus brièvement cariniformes, plutôt spiniformes, et toutes à peu près également développées. Cotte variété sierra-leonaise constitue une sorte de terme de transition entre l'espèce actuelle et la suivante.

Distribution yéagraphique. — Afrique occidentale guinéenne.

Gabon (coll. Mniszech > Oberthiiv), 1 indiv. Brazzaville, en juillet (D"' Decorse in Muséum de Paris), 1 indiv. Sierra Leone : Free Town (A. Mocquerys in coll. Obertliilr), 1 indiv.

Xyloperthodes abruptus *.

(Voir tabl. des espèces 18, 20, 22. — Fig. o71 du texte.)

Lesne 1906, in .1;/». (M Mus. Civ. di Cetiova, s.'-r. 3. II (1906), p. 414, lig.

Long. 4 mill. — Tète, prothorax, élytres, mésothorax, épisternes métathoraciques et massue antennaire noirs; métasternum, abdomen, funicule des an tenues et pattes roux; tibias brunâtres. Très voisin du .Y. discedens, mais plus étroit et avec la troncature apicale des Fig. .-,71. - xylop. abrup- ^dytres plus abrupte. La carène margitns. Déclivité apicale de "^^^ ^^ la déclivité postérieure s'allonge 1 élyire droit vue de trois vers le haut et dépasse le niveau des quarts. dents submarginales de la paire infé-

Révision des^ Bosfrijchides:. 561

rieure. Celles-ci sont petites, conoïdes, à base circulaire, nullement comprimées; quant à celles de la paire supérieure, elles sont très réduites et apparaissent comme de minuscules papilles sur le disque de la déclivité.

Les autres caractères sont identiques à ceux du A', discedens.

Distribution géographique. — Guinée portugaise méridionale, Rio Cassine, décembre-avril [L. Fea in Musée de Gènes), 1 individu.

rïCOGK.UMIlE FIKMIN-DIDOT ET C"

L& Société entomologiqne de France tient ses séances ies 2* et 4* mercredis dr cliaiiiie mois exce|>té eaaoïU et septembre), à S heures 1/2 du soir, «a siège social, Hôtel des Sociétés savantes, rue Serpente, 28. Elle publie :

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Typographie Firmin-Didot et C". — Paris

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BOSTRYCHIDES

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6" Mémoire : Uinupalinae et Apatinae ' . avec les planches 13 à 17 (3 à 7 de la Revision'.

DINAPATINAE H.

Caractères de la sous-tribu. — Corps allongé. A eux assez for temont surélevés à angle droit à leur bord postérieur. Labre rectangulaire, transverse. Mandibules toutes deux atténuées en pointe et chevauchant au sommet lorsqu'elles sont fermées. Antennes de 10 articles, le !'"'■ article gros et assez court, le 2' court, les 3''-7'^très courts, largement transverses. 8'-10grands, fortement transverses, formant la massue ; i"" et 2^' articles de la massue calcéif ormes, brillants et presque lisses sur un large espace médian, leur lobe interne très densément poreux sur toute sa surface. Prothorax sans suture latérale, mutique tout le long de son bord antérieur (c5 ç). Pronotum modérément convexe, faiblement déclive en avant, moins de deux fois t- .-„ aussi long que le prosternum (cavités cotyloides \y^.-^ y^^. j^^^ . comprises). Épaules non carénées en dehors. derniers articles de Mésosternum et métasternum non en contact au l'antenne, face poscôté externe de la hanche intermédiaire. Saillie térieure.

(1) Les Mémoires 1-5 ont paru <lans les Annales de la Société entomologique de France, années IS'JG (p. 9."i), 1897 (p. 319), 1898 (p. 438), 1900 (p. 473) et 1906 (p. 445).

(2) Jusqu'à une époque toute récente, nous avions considéré le genre Dinapale comme faisant partie de la sous-tribu des Apatinae. En procédant à une étude plus approfondie de ce type, et après qu'il nous eut été donné d'en examiner l'armure génitale 5. nous avons reconnu qu'il était impossible de le maintenir dans ce groupe et nous avons été amené à fonder pour lui une sous-tribu nouvelle parmi les Bo.ftnjcliinae sensu lato.

47i P. Lesne.

intercoxale du 1 " segment apparent de l'abdomen dilatée en une sorte de plateau le long de son bord ventral. Tibias armés à leur bord externe de grandes dents plates, triangulaires, pointues. Articles des tarses nullement sécuriformes, les 4 premiers entièrement revêtus, sur leur face plantaire, d'une pilosité très courte et très dense, homogène, formant brosse; 2' et 5'' articles allongés, 3'' et 4'' très courts; onychium (*) très développé, plurisétulé.

ç Dernier segment apparent de l'abdomen sans frange apicale de poils claviformes. Ovipositeur long et mince comme celui des Bostrychinae sens. str.

Affinités. — La forme du labre, celle des mandibules, le mode d'action de ces derniers organes éloignent le genre Dinapate des Sinoxylinae. ^

La conformation de Tovipositeur, celle du lobe intercoxal de l'abdomen, l'absence d'une frange apicale au dernier segment de l'abdomen chez la ç, la forme et la vestiture des articles des tarses l'écartent, d'autre pari, des Apatinae dont il se rapprocherait par certains caractères des articles de la massue antennairc.

Le type actuel se rangerait parmi les Bostrijchinae sens. str. s'il ne présentait des particularités toutes spéciales dans la conformation de ces articles et dans l'armature des tibias. Ses antennes participent à la fols de celles des Bostrychinae s. str. et de celles des Apatinae : des premières par la brièveté relative du scape et du 2« article, des secondes par la forme des articles de la massue ; toutefois le lobe interne du l"^"" article de la massue n'est pas dilaté. La distribution des pores sensoriels sur les articles de la massue n'est pas non plus la même que chez les Apatinae, ces pores ne couvrant pas l'article en entier, mais seulement le lobe interne et les deux dépressions situées à l'angle apical externe sur les faces antérieure et postérieure de chaque article. Le dernier article est brillant et imponctué sur un large espace à sa base, fait qui ne s'observe généralement pas chez les Apatinae. Par contre, les dépressions apicales sont absolument nues comme chez ceux-ci.

De tous les Boslrychides, ce sont peut-être les Dolichobostnjchus qui s'éloignent le moins du genre Dinapate malgré la grande dissemblance du faciès; ils ont en commun avec celui-ci plusieurs caractères impor-

(1) C'est à toii, quà l'exemple de plusieurs entomologistes, nous avons donné autrefois le nom d'onychium au dernier article des tarses. Nous restituons à ce terme sa véritable signilication et nous l'employons pour désigner la pièce qui s'intercale entre la base des ongles.

Revision des Bostrychides. 473

tants et offrent parfois aussi un pronotum faiblement déclive en avant, en rapport avec un prosternum relativement plus développé dans son ensemble que chez les autres Bostrychides hypocéphales.

Le seul genre connu habite les parties occidentales de l'Amérique du Nord.

Genre Dinapate.

G.-H. Horn 1886, in Tnms. of tlie Am. ent. Soc. XIJI, p. 1. — Casey 1898, in Journal of the New-York ent. Soc, VI, p. 66.

Taille très grande. Tète courte et très large, assez régulièrement convexe en dessus, sans constriction sensible en arrière des yeux. Bord antérieur de l'épistome largement et peu profondément échancré, ses angles antérieurs obtus, un peu avancés. Cadre buccal non denté audessous des yeux. Antennes très courtes. Pronotum convexe tout le long de son bord antérieur qui est absolument privé de dents ; râpe prothoracique semblable à celle des Apate Q. Cavités cotyloïdes antérieures largement ouvertes en arrière. Élytres dentés sur les bords de la déclivité apicale. Abdomen présentant des sutures pleurales et, sur le premier segment apparent, des carènes transverses limitant en arrière les cavités articulaires des hanches postérieures. Tibias comprimés et fortement dentés en dehors.

Genre ne comprenant qu'une seule espèce, de taille gigantesque, dont l'aire d'habitat est très restreinte.

Dinapate AVrighti*.

(PI. 4. f. 1 à 4: lig. 372 et 373 du texte.)

G.-H. Horn 1886, in Trans. of the Am. ent. Soc, XÏÏI, p. 2, pi. I. - H.-G. Hubbard 1899, in Ent. News (Philadelphia), X, p. 83 (biologie). B. Fényes 1901, in Rovart. Lapok, VIII, p. 4 (extraits).

Long. : 38-47 mill. — Noir, brillant. Front offrant sur la Ugne médiane un sillon large mais peu enfoncé. Suture fronto-clypéale extrêmement fine. Vertex granuleux. Yeux gros, saillants. Prothorax plus d'une fois et demie aussi large que long; aire postérieure du pronotum couverte de grains écrasés squamiformes; prosternum (cavités cotyloïdes comprises) atteignant les trois quarts de la longueur du pronotum. Élytres environ trois fois aussi longs que le prothorax, densément et très fortement ponctués sur la région dorsale, beaucoup moins fortement et moins densément le long des bords latéraux; offrant chacun

P. Lesne.

deux nervures dorsales bien distinctes, mais peu saillantes. Bord apical des élytres rétléchi; angle suturai spiniforme. Dessous de la lète, prosternum, poitrine et abdomen revêtus d'une pilosité dense et assez longue, d'un roux fauve. Métasternum sans sillon médian enfoncé. Abdomen finement et densément ponctué, son i"" segment offrant un sillon transverse à la base de la saillie intercoxale. Cuisses éparsement ponctuées (•). Tibias armés chacun, au bord externe, de 4 à o dents longues et aiguës, la dent terminale non comprise. 2" article des tarses antérieurs plus petit que le dernier; 2'" et dernier articles des tarses postérieurs égaux. cS Pronotum plus convexe que chez la ç ; son aire postérieure garnie d'écaillés subobsolètes, très brillantes, comme imbriquées. Côte dorsale interne des élytres se terminant en arrière, au bord supérieur de la déclivité, en une corne relevée. Déclivité apicale très brillante, imponctuée ; bord apical des élytres remarquablement réfléchi, sublobé au côté externe.

$ Front etépistome très finement granuleux. 5'' article des antennes un peu plus large que les articles adjacents. Grains écrasés de l'aire postérieure du pronotum serrés, un peu squamif ormes. Nervure dorsale interne des élytres simplement dentiforme en arrière au bord supérieur de la déclivité apicale; nervure dorsale externe simple à l'extrémité; nervure dorsolatérale terminée par une saillie dentiforme incurvée en dedans. Déclivité apicale densément et finement granuleuse avec quelques points enfoncés épars, dans sa partie supérieure. Cuisses intermédiaires et postérieures portant des soies rousses nombreuses au côté interne. Dernier segment abdominal apparent subtriangulaire, tronqué en arrière sur un espace médian égalant à peine le tiers de sa base. Ovipositeur mesurant environ le quart de la longueur totale du corps, .plus de la moitié de celle de la portion apparente de l'abdomen.

Fig. 573. — Dinapale Wrighli Q. Patte postérieure, vue par la face antérieure.

(1) D'après G.-H. Horn. — L'exemplaire du Muséum de Paris, qui est une Q mal éclose, a les cuisses couvertes sur leurs deux faces de plis obliques grossiers qui paraissent être accidentels.

Ileciston (les Bostrijchkles. 47o

Distribution géograi)hique. — Californie méridionale, monts San Jaciulo : Palm Canon et Andréas Canon (H. -G. Hubbard; W.-G. Wright sec. Hubhard) (').

Biologie. — On doit à H. -G. Hubbard des renseignements intéressants sur les conditions dans lesquelles se rencontre actuellement cette espèce remarquable à tous égards. Elle se développe dans le bois d'un Palmier, le Wnshiiigtonia filifera H. Wendl., qui atteint 20 mètres de hauteur et dont le bois est d'une grande dureté. Elle semble rechercher les arbres qui ont été déracinés par les crues des torrents au voisinage desquels croît généralement ce Palmier. Les troncs attaqués montrent le plus souvent de 100 à 2o0 trous de sortie de l'insecte; leur intérieur est entièrement cril)lé de galeries (|ui ne laissent subsister qu'un peu de bois vers le cu'ur et qui sont bourrées d'une sciure fortement comprimée. Les trous de sortie, généralement assez grands pour admettre le pouce, communiquent chacun avec une chambre nymphale mesurant 5 centimètres de longueur et située à une profondeur de 2 centimètres et demi à o centimètres. Jamais l'insecte ne pond sur l'arbre vivant ni sur les troncs coupés depuis longtemps, et ceux ([ui ont donné naissance à une couvée de Dinapate ne sont plus attaqués par eux dans la suite.

Hubbard a observé au mois de février un arbre jeune, mesurant G mètres de hauteur, mort sur pied et possédant encore son revêtement de feuilles sèches. Le tronc, dont le bois n'était pas encore sec. ne montrait aucun trou de sortie, mais il renfermait des larves de Dinapate parvenues à leur plus grande taille. « Sous les fibres de la base des feuilles, » Hubbard découvrit les galeries larvaires à leur origine, galeries qu'il compare, pour les dimensions, à la marque d'une friction d'allumette. Il pense que cet arbre avait été tué par la femelle du Dinapate avant la ponte, mais il ne produit pas toutefois d'observations à l'appui de sa manière de voir.

« Le nombi'e d'arbres aptes à nourrir les larves, dit Hubbard,... est

(Il G. -H. llmn a iléciit par erreur l'insecte coiuine provenant du « Mojave Désert » ; Hubbard a retrouvé en 1897 la localilé précise où le botaniste Wright l'avait découvert en 1885. Hubbard pense que les monts San Jacinto sont à la limite septentrionale de l'aire d'habitat de l'espèce; celle-ci se retrouvera peut-être, d'après lui, sur les pentes méridionales de la chaîne de San Bernardino et surtout en Basse-Californie.

A noire connaissance, il n'existe que 3 spécimens de Dinapate dans les musées d'Europe, savoir : un o^ et une $ au Britisli Muséum et une Ç au Muséum de Paris. Ces exemplaires sont typiques.

476 P. Lesne.

extrêmomont limité. Je n'ai vu qu'un seul de ces arbres dans tous les canons que j'ai visités. Il est absolument certain que, seul, le ^yashingto^na est capable de nourrir les grandes couvées de ce gigantesque taraudeur, et, si, en quelque année, les femelles ne trouvent pas d'arbres favorables, elles doivent périr inévitablement sans postérité. Lorsque je considère le nombre actuellement limité de ces arbres à l'état sauvage (*) et la faible chance que doivent avoir les femelles de trouver un arbre mourant dans les conditions naturelles et à l'époque favorable, j'incline plus que jamais à croire que les insectes tuent prudemment les arbres dans lesquels ils pondent. S'ils les tuenl simplement en rongeant les bourgeons, à l'état adulte, ils peuvent en faire périr un grand nombre ; car il y a souvent plus de 200 adultes qui sortent d'un seul tronc attaqué...

« n est difficile d'évaluer l'énorme développement des galeries du Dlnapate. Le plus grand de nos palmiers nains de Floride ne pourrait .-supporter plus de 3 ou 4 de ces larves ; elles le dévoreraient entièrement et elles mourraient de faim. S'il y a 20 ou 30 trous sur un Wnshingtonia, on trouve l'intérieur entièrement dévoré de bout en bout et on peut suivre des galeries du diamètre du pouce, sur une longueur de 20 pieds du haut en bas du tronc en suivant le 111 du bois sans que ces galeries diminuent sensiblement en diamètre. On pense alors aux yards et aux yards de plus petites galeries, creusées par la larve lorsqu'elle est encore jeune. Des taraudages si étendus et prodigieux ne peuvent être accomplis en un ou deux ans (2) et ils ne peuvent certainement pas l'être dans un tronc d'arbre de taille moyenne. Il n'y a certainement pas ici (^) d'autre plante que le Wa^hingtonia qui soit capable de supporter les couvées de cette larve énorme et vorace. C'est pourquoi je ne dois pas hésiter à afiirmer que le Dinapate existe seulement dans le Washingtonia et que, très certainement, il disparaîtra bientôt...

« Il reste quelques milliers d'arbres, mais ces arbres sont dispersés en petits groupes, sauf dans quelques-uns des plus inaccessibles canons des monts San Jacinto. Ici les insectes ont presque disparu, mais il est possible qu'en Basse-Californie ils puissent survivre encore un petit nombre de siècles. Au temps passé, ils étaient abondants ici, comme le

(1) Hubbard dit ailleurs que le nombre des jeunes Washingtonia était 1res restreint sur le territoire exploré par lui.

(2) Comme on le voit, Hubbard pense que l'évolution totale du Dinapate demande trois années.

(3) Les lettres dont nous traduisons ci-dessus quelques passages, sont datées de Palm Springs (.Californie), localilé située au voisinage des monts San Jacinto.

Revision des Bostrijchides.

montrent avec évidence les nombreux troncs anciens criblés de leurs galeries; mais les troncs qui sont tombés au cours des dernières années sont tous exempts de leurs attaques, et, comme les Indiens ont brûlé tous les arbres qui sont accessibles, si bien que leurs troncs sont maintenant dépouillés de feuilles, il doit être assez difticile aux femelles do trouver un endroit propice à la ponte. Je suis certain maintenant que la femelle ne doit pas pondre dans les troncs nus (') ni dans les arbres sains, quoiqu'il soit possible que les insectes tuent les arbres dans lesquels ils déposent leurs œufs. >>

L'épo(iue d'apparition de l'adulte se place vers le mois d'août.

Larve. — Décrite et figurée parHorn {Tmns.of the Amer. eut. Soc, XIII, 1886, p. 3, pi. I, f. 0-12), cette larve, qui atteint une taille double de celle des exemplaires primitivement étudiés {^), est surtout remarquable par ses ongles tarsaux bifides. Elle ne possède pas d'ocelles.

APATINAE.

Caractères de la sous-tribu. — Corps allongé, parallèle. Yeux à peine surélevés en arrière et sans former d'angle rentrant. Labre transverse, trapézoïde, légèrement élargi en avant, quelquefois rétracté et visible seulement en petite partie. Mandibules cbevauchant à l'apex lorsqu'elles sont fermées, d'ordinaire toutes deux pointues au sommet, celle de droite parfois tronquée et conformée en gouge à l'extrémité (^). Sous-menton très court, transverse, simple, quelquefois membraneux, situé dans un plan presque perpendiculaire au plan ventral et formant un angle très accusé avec le menton; celui-ci allongé, membraneux. Antennes comptant normalement 10 articles, le l""long, le 2'^ beaucoup plus court que le 1'^'', un peu allongé, les o suivants petits, graduellement élargis, les 3 derniers grands, formant la massue, tous trois transverses, très épais et

(1) C'est-à-dire dans les troncs dont le revêtement naturel de feuilles mortes a été brûlé.

(2) Cf. E.-A.Sctiwarlz in Ent. Aews (Philadelphia), X, 1899, p. 89. note. 575 57i

(3) Itarenient les mandibules des Apatihae Apate monachus r^. Ansont toutes deux larj.'ement tronquées au sommet ; tenne, vue par la face il semble qu'il s'agisse, dans ce cas. d'un phé- postérieure (fig. 574) et nomène d'usure. externe (fig. 575).

478 P. Lesne.

comme renflés, presque entièrement criblés de pores sensoriels très serrés (sauf chez certains Xi/lomedes c?) ; 2<^ article de la massue calcéiîorme. Pro thorax dépourvu de suture latérale. Pronotum plus de deux fois aussi long que le prosternum (cavités cotyloïdes comprises), fortement déclive en avant; lobe prosternai faible ou nul; cavités cotyloïdes antérieures largement ouvertes en arrière. Élytres plus de deux fois et demie aussi longs que le prothorax ; épaules non carénées au côté externe; renflement suturai de la. déclivité ne portant jamais de dents ni d'épines. Méso et métasternum non en contact au bord externe de la hanche intermédiaire ('). Lobe intercoxal du l^'" segment apparent de l'abdomen conformé en carène ou en lame, sans dilatation en forme de plateau le long de son arête ventrale. Hanches antérieures exsertes, saillantes, subglobuleuses, cuboides ou conoïdes. Calcar antérieur des tibias postérieurs de moitié plus court que le calcar postérieur. Articles 3 et 4 des tarses généralement sécuriformes ou subsécuriformes ; articles 2-4 munis presque toujours, près de l'apex, d'une brosse plantaire formée de poils très denses et très fins (■-). Onychium saillant, allongé, portant des soies à l'apex.

(5 Un uncus ou une corne uncinée à chacun des angles antérieurs du prothorax. Dernier segment abdominal simple, réguUèrement arrondi en arc de cercle au bord postérieur.

ç Corps plus aUongé que chez le c?, tète et prothorax moins grands; yeux plus développés; calcar des tibias antérieurs un peu moins grand que chez le cJ. Dernier segment abdominal apparent largement tronqué ou échancré à son bord postérieur où il porte une frange très serrée de poils d'un roux brun, claviformes, frange doublée de poils de même nature, mais insérés à un niveau supérieur, plus longs que les premiers et recourbés en dessous. Ovipositeur extrêmement court, plus large que long.

Ces caractères contribuent à donner une physionomie bien particulière aux Apatinae. Les plus importants d'entre eux sont, en première ligne, la conformation de l'ovipositeur, puis celle des antennes et des tarses, enfin les particularités olTertes par la lèvre intérieure et par le lobe intercoxal de l'abdomen.

(1) Voir les figures 3C et 37 du texte, in Ann. Soc. eut. Fr. [1898], p. 440.

(2) Les articles 2-4 des tarses chez les lJostr\chides autres que h's,Apatiiix sont généralement dilatés très graduellement vers l'apex, et les poils qu'ils portent vers l'extrémité apicale de leur face plantaire ne forment pas de brosse dislincte du reste de la vesliture sous-tarsienne. Comparer les figures 3S-i2 du 3« Mémoire (Ann. Soc. enl. Fr. :1898], p. 440).

Revision des Bostrijchides.

Les Phonapate, ceux des Apatinae qui sont le plus avancés en évolution comme en témoignent la conformation de l'abdomen et la présence d'un appareil stridulatoire chez la 9, ont un épistome profondément échancré en avant. Il est intéressant de noter que les représentants des deux autres genres à' Apatinae, Apate et Xijlomedes, tendent à acquérir ce caractère si l'on en juge par la fréquence assez grande des individus chez lesquels l'épistomeestémarginé. Cette échancrure parait être essentiellement accidentelle; le plus souvent l'épistome semble avoir été brisé. Il laisse à découvert l'articulation du labre comme

Fig. 576. — Extrémité de l'abdoiiien, vue de prolil, chez VApale terehrans Ç. — Fig. 577. Extrémité de l'abdomen, vue de dessous, chez le Phonapale andriana '+. — VII t, VIII t, 7« et H« tergites; VII s, VIII s, ?« et 8'= stérilités; ov, ovipositeur.

chez les spécimens de Phonapate dont le labre n'est pas profondément rétracté. Ces faits s'observent par exemple chez les Apate terehrans et A. monachiis.

Chez les Xi/lomedes, l'épistome est divisé en deux parties par un sillon transverse densément ponctué. La portion antérieure, de forme irapézoide, n'est qu'une mince lame chitineuse protégeant l'articulation du labre; c'est elle qui se trouve brisée ou asymétriquement écliancrée chez d"assez nombreux individus.

Les Apatinae habitent l'Afrique entière, Madagascar, l'Asie antérieure et la région indo-malaise jusqu'à Gélèbes. Deux espèces africaines ont été introduites en Amérique.

T.\BLEAU DES GENRES

l-(4) — Abdomen sans sutures pleurales au bord latéral de chaque segment; son premier segment apparent n'offrant pas de carènes transversales limitant en arrière les ca-

480 P. Lesne.

vités où sont logées les hanches postérieures. — Q Pas d'appareil stridulatoire prothoraco-génual.

2-(3) — Élytres sans brusque troncature en arrière ni nervures dorsales en saiUie; leur déclivité "iostérieure insensiblement reliée aux parties dorsales et dépourvue de tubercules marginaux. Épistome plus ou moins échancré au bord antérieur, sans dent médiane. — c5 Angles antérieurs du prothorax prolongés chacun en une corne infléchie, uncinée à l'extrémité (fig. 578 et 584). Calcar des tibias antérieurs très développé et fortement recourbé en crochet (fig. 579). — ç Front armé de chaque côté, en arrière, d'une forte saiUie en forme de corne ou de lobe épais, dirigée vers le haut (pi. 3, f. i. ^ à 3) G. Xylomedes Lesne.

3-(2) — Élytres brusquement tronqués en arrière, leur déclivité apicale offrant, à son bord supérieur, deux ou trois paires de saiUies dentiformes ou non, formées par l'extrémité des nervures (pi. 5, f. 1 à 9). Bord antérieur de répistome normalement entier ('), muni généralement d'une saillie dentiforme en son milieu (fig. 585), ou bien largement et très brièvement lobé. — (5 Angles antérieurs du prothorax armés chacun d'une dent uncinée, mais non prolongés en cornes. Front normalement glabre. — Q Front dépourvu de cornes postéro-latérales. G. Apate Fabr.

4-(l) — Abdomen présentant des sutures pleurales au bord latéral de chaque segment; son l*^"" segment apparent parcouru de chaque côté, dans sa largeur, par une carène limitant la cavité où se trouve logée la hanche postérieure (fig. 609) [sauf chez le P. deserti Sem.]. — c5 Front couvert d'une pilosité dressée plus ou moins abondante. — 9 Un appareil stridulatoire composé d'une série de carinules tranchantes situées au-dessous de l'angle postérieur du prothorax, et d'une aire couverte de cannelures très fines et très serrées, occupant, sur la cuisse antérieure, la face antérieure du genou (pi. 7, f. 1 et 2) G. Phonapate Lesne.

(1) Il n'est pas très rare que le bord antérieur de l'épislome soit échancré chez les Apate, mais cette échancrure est essentiellement accidentelle. Nous avons parlé de ce fait plus liaut, dans les généralités.

Revision des Bostrychides.

Genre .Vyloiiiedes.

(Voir tabl. des genres 1, 2.) Lesne 1902, in l. leille XXX, p. 118 et 119.

Corps brun ou d'un brun roussàtre plus ou moins foncé. Épistome inerme, plus ou moins profondément échancré au bord antérieur. Mandibules (sauf des exceptions rares et individuelles) toutes deux pointues au sommet. Élytres moins convexes que chez les autres genres àWpatinae. sans brusque troncature en arrière ni nervures dorsales en saillie, leur déclivité postérieure régulièrement convexe et privée de tubercules marginaux. Bord inféro-apical des élytres denticulé. Abdomen sans sutures marginales ni carènes limitatives aux cavités coxales de son premier segment apparent ; saillie intercoxale de ce même segment en forme de carène coupante, obliquement ascendante eu avant et masquée par les hanches postérieures. Tibias antérieurs et surtout les intermédiaires et les postérieurs n'offrant que de très petits denticules au bord externe. Articles 2-4 des tarses non ou à peine sécuriformes, leurs brosses plantaires bien distinctes, mais formées de poils très courts.

(5- Corps plus court que chez la ç. Tète grosse; yeux relativement petits et peu saillants.

Front simple, convexe, sillonné longitudinalement au milieu. 1*'' et 2^ articles de la massue antennairesans grandes fossettes infundibuliformes. Angles antérieurs du prothorax prolongés chacun en une corne infléchie recourbée en crochet à l'extrémité, la pointe de ce crochet comprimée en lame dans le sens dorso- ventral; une seconde dent également laminiforme

et tranchante s'insère sur la face antérieure de la corne prothoracique à quelque distance au-dessus du crochet terminal. Déclivité antérieure du pronotum régulièrement convexe, semée de dents de râpe. Éperon

Ann. Soc. ent. Fr., lxxviii [1909]. .33

ig. 578 et 579. — Corne prothoracique du Xylomedes Carbonnieri, vue par la face externe (fig. 578); tibia (vu par la face antéro-exlerne) et tarse (vu de dessous) antérieurs, chez le Xylomedes rufocoronata rr^ (lig. 579).

482 P. Lesne.

apical externe des tibias antérieurs très long et très aigu, légèrement récurvé, en forme d'ergot; calcar des mêmes tibias très développé et fortement recourbé en crochet.

9. Tète moins grosse que chez le c5; vertex moins ample. Front explané ou concave, armé en arrière de deux fortes saillies en forme de cornes et garni de longues soies dressées. Yeux très gros, très saillants, i"' et 2« articles de la massue antennaire avec deux grandes fossettes infundibuHformes sur chacune de leurs faces antérieure et postérieure. Prothorax moins grand que chez le c5, sans cornes aux angles antérieurs. Dernier segment abdominal apparent beaucoup plus court que le précédent, largement et peu profondément échancré en arc de cercle au bord postérieur, uniquement revêtu sur le disque de poils sétiformes dressés, sans mélange de poils raides, épaissis; au voisinage du bord postérieur ces poils sétiformes sont plus courts et sont rabattus en arrière. Éperon apical externe des tibias antérieurs un peu moins développé que chez le d, parfois même beaucoup plus petit (.V. coronata ç); calcar des mêmes tibias moins long et moins fortement recourbé que chez le c?. Tarses postérieurs plus grêles que chez le o' ; 2^ article des tarses intermédiaires et postérieurs beaucoup plus long que le o« (<). Pas d'appareil stridulatoire prothoracogénual.

Le genre Xylomedes comprend six espèces d'un faciès tout particulier, chez lesquelles le dimorphisme sexuel est très accusé; ces espèces sont originaires de l'Afrique continentale extraguinéenne et de l'Asie antérieure.

Tableau des mâles.

I-(IO) — Aire postérieure du pronotum couverte de grains écrasés plus ou moins denses.

2- (3) — Aire postérieure du pronotum marquée sur le disque de deux petites taches arrondies, plus rapprochées du bord externe que de la ligne médiane (lîg. 08O) et formées de poils dorés, apprimés. Déclivité antérieure du pronotum et élytres avec de longues soies dressées. Long, à peine li mil! X. scutifrons Lesne.

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