X. coronata iMars
Xylomedes scutifrons*.
Yuir tabl. des d 1, 2; tabl. des ç 1. — PL 3, f. 3; fig. 580 du texte.)
Lesne 1908, apud L. Schultze, Forschungsreise im westl. und zentr. Sudafrica[in Denkschrift (1er medizin.-naturwissensch . Cesellsch. (léna), Bd. Xm, p. 427
Revision des Rostrychides. 483
c5 présumé. Long, à peine H mill. Corps brun. Front déprimé longitudinalement au milieu, ollrant un sillon médian lîn qui se poursuit sur le vertex, et portant de chaque côté, au voisinage des yeux, de longues soies dressées. Labre obtusémeiit denté au milieu du bord antérieur, i"" article de la massue antennaire très fortement transverse, de près de moitié plus court que le précédent, en grande partie lisse et brillant. Déclivité antérieure du prothorax et bords latéraux du même segment hérissés de longues soies dressées. Aire postérieure du pronotum couverte de grains saillants, denses, uniponctués, et offrant, de chaque côté, une assez large tache ovalaire dont Taxe est oblique, et qui est formée de poils dorés, courts et très serrés. Éiytres portant sur toute leur surface des soies dressées un peu onduleuses, et revêtus, en outre, d'une pubescence dorée, apprimée, courte et peu dense; ponctuation des éiytres très serrée, un peu plus forte que chez la 9. Déchvité apicale moins fortement ponctuée que le dos des pig. 580. — Xyloélylres: suture saillante sur la déclivité, mais moins medes sculique chez la Q. Bord inféro-apical des éiytres nette- /ronso'.Avaniment denté en scie jusqu'au sommet de l'angle sutu- corps , vu de rai; celui-ci simple. Métasternum couvert de grains dessus. râpeux au milieu. Ponctuation de l'abdomen très dense et très fine, mêlée d'assez gros points râpeux. Dernier article des tarses postérieurs presque aussi long que le second.
9. Long, li-14 mill. Allongée, parallèle; entièrement d'un brun assez brillant, un peu plus clair en dessous. Massue des antennes d'un roux clair. Dessus du corps, tibias et tarses hérissés de longues soies dressées, peu denses.
Front formant une sorte d'écusson plan fortement surélevé en arrière où il est comme bilobé. Les bords latéraux de cet écusson sont droits et parallèles, le bord postérieur est échancré en arc de cercle, avec les angles postérieurs très saillants, lobiformes, arrondis au sommet; bords latéraux et postérieur du même écusson frangés de longues soies rousses dressées; disque glabre, mat, densément et irrégulièrement ridule, marqué en outre, au voisinage des bords, de gros points enfoncés et offrant au milieu un sillon longitudinal plus profond en arrière qu'en avant ; le sommet des lobes postérieurs est lisse et brillant. Suture fronto-clypéale fine, bien marquée, légèrement arquée. Épistome mat, finement ruguleux, légèrement échancré en avant, situé dans le plan de l'écusson frontal. 1" article des antennes allongé, subcylindrique, graduellement atténué vers la base à partir
486 P. Lesne.
du tiers basilaire; 2^ article subcylindrique, d'un tiers moins long que le !«■■, les cinq suivants obconiques diminuant légèrement et graduellement en longueur et augmentant en largeur à partir du 4*=; l'"" article de la massue trapézoïde, à angle apical interne saillant ; 2« article brièvement lobé au côté interne; 3'' article un peu allongé, présentant des traces de bilobation au bord interne. Prothorax subcarré, à angles arrondis, ses côtés légèrement et régulièrement arqués. Déclivité antérieure du pronotum très abrupte, un peu concave, hérissée de longues soies rousses ainsi que les bords latéraux du prothorax. Aire postérieure du pronotum couverte de granules denses, saillants, marqués chacun, en son milieu, d'un point enfoncé, Écusson petit, tronqué à l'apex. Élytres parallèles, fortement et très densément ponctués et hérissés, sur toute leur surface, de longues soies rousses dressées, souvent flexueuses, assez éparses, et présentant, en outre, une pubescence très courte, formée de poils arqués, rabattus en arrière. Suture saillante en arrière, surtout sur la déclivité apicale. Celle-ci moins fortement ponctuée que le dos des élytres. Bord inféro-apical des élytres très faiblement et presque obsolètement denticulé ; angle suturai droit, pointu, non spiniforme. Métasternum couvert de grains râpeux en son milieu.
La 9 est quelquefois hétérognathe, la mandibule droite étant plus courte que la gauche et nullement pointue à l'apex.
Cette espèce est très nettement caractérisée par la présence de tachts pileuses dorées sur le disque du pronotum chez le (3, et par la conformation toute particulière du front chez la ç (').
Distribution yéogrnj}hi(jue. — Afrique allemande du Sud-Ouest : Okahandya (1 c5) et Otjosondu (3 5) [Casper in Zoologisches Muséum de Berlin et Muséum de Paris).
Xylomedes cornifrons*.
(Voir tabl. desd 1, 3, 4, o; tabl. des î 2, 3, 4, o. — Fig. o81 du texte.)
Baudi 1873, in Berl. eut. Zeitschr. [1873], p. 334 (^). — Lesne 1902 et 1906, in L'Abeille, XXX, p. 120 et 282.
Cette espèce est très voisine de la suivante. A', rufocoronata Fairm.
(1) Au cas peu probable où l'attribution à la même espèce du o" et de la $ que nous décrivons ici serait reconnue erronée, le nom spécifique du scutifrnns devrait, être réservé à la forme dont la 9 est caractérisée ci-dessus.
(2) IJaudl a décrit le o^ comme étant la Q et, inversement, la Q comme étant le c^.
Revision des Bostrychides. 487
Elle se reconnaît à sa taille moindre (longueur du corps, 13 à 16, o mil!.), à sa forme proportionnellement plus étroite; les élytres sont moins fortement et plus densément ponctués que chez le A', rufocoronata et leur pubescence est plus longue et plus dense. On ne possède pas d'ailleurs de matériaux d'étude suffisants pour formuler avec toute la précision désirable ses caractères différentiels.
rj. Bord antérieur du pronotum granuleux. Écusson angulô en arrière. Intervalles de la ponctuation des élytres ridés. Forme générale moins déprimée que chez le A', rufocoronata o".
9. Système pileux notablement plus développé que chez le A', rufocoronata 9, surtout sur les flancs du prothorax, sur le métasternum et sur l'abdomen. Front moins fortement et plus régulièrement ponctué que chez le A. rufocoronata 9. Cornes céphaliques (vues de profil) plus courtes, plus épaisses et faisant avec le vertex un angle moins aigu que chez le rufocoronata. Prothorax offrant son maximum de largeur en arrière du milieu, ses côtés revêtus d'une longue villosité. Face déclive antérieure du pronotum finement, uniformément et très densément râpeuse; aire postérieure du pronotum plus finement et plus densément granuleuse que chez le A. rufocoronata. Ponctuation \;\a 58i. — Aw/owedes élytres notablement moins forte et plus dense des comifrons que chez cette dernière espèce (2o à 30 points Uaudi 9. Avantpar millimètre carré au lieu d'une quinzaine seu- corps, vu dedessus. lement chez le A. rufocoronata); intervalles de la ponctuation lisse. Dos des élytres pubescent. Nervure suturale présentant de très petits grains râpeux piligères sur toute sa longueur. Déclivité apicale des élytres finement granuleuse; bord inféro-apical régulièrement et très finement denticulé ou à denticules presque nuls. Angle suturai spiniforme.
Le A. comifrons n'est peut-être qu'une race régionale de l'espèce suivante, X. ntfocoronata.
Distribution géographique. — Chypre [Truqui in coll. Baudi, types (3 9; British Muséum, une 9); Syrie (coll. Plason> K. K. Hofmuseum de Vienne, une 9) (^).
(1} Nous avons examiné quatre exemplaires de cette espèce.
488 P. Lesne.
Xylomedes rufocoronata*.
(Voir tabl. des c5 1, 3, 4, 6, 7; tabl. des 9 2, 3, 4, (5. — PI. 3, f. 2; fig. 579 du texte.)
Fairmaire 1892, in Revue d'Ent. XI, p. 104 (9). — Lesne 1902, in L'Abeille XXX, p. 120 [6 9).
(5. Long. 14-19 mill. Allongé, subparallèle, avec le prothorax et les élytres légèrement rétrécis près de la base. Corps entièrement d'un brun foncé. Yeux très peu saillants, leur saillie ne dépassant pas la convexité des joues. Vertex offrant un sillon longitudinal médian qui se continue sur le front en s'approfondissant pour disparaître avant d'en atteindre le bord antérieur. De chaque coté du front, auprès des yeux, existe une rangée longitudinale de soies rousses dressées; disque du front assez densément granuleux, présentant (chez les spécimens frais) une pubescence courte, couchée. Épistome fortement rétréci en avant, marqué vers le milieu de sa longueur d'une ligne transverse arquée formée par des pores sétigères rapprochés. La partie antérieure de l'épistome se trouve souvent asymétriquemenl échancrée ou comme brisée, laissant apparaître les portions membraneuses basilaires du labre. 1" et 2^ articles de la massue antennaire en grande partie lisses et brillants. Prothorax subcarré, un peu transverse, généralement rétréci en arrière, offrant, au voisinage des angles antérieurs, ainsi qu'aux angles postérieurs, des soies dressées qui le plus souvent s'observent aussi le long des bords antérieur et latéraux. Corne prothoracique armée d'une forte dent on dessus. Aire postérieure du pro notum couverte de petits grains saillants, très denses, subarrondis. Écusson arrondi ou tronqué en arrière. Élytres subparallèles, légèrement élargis en arrière, environ trois fois aussi longs que larges à la base, grossièrement et très densément ponctués, leur ponctuation irrégulière et subpolygonale, de grosseur variable; intervalles des gros points lisses, à part de rares et très Unes ponctuations râpeuses. La surface entière des élytres offre une pubescence couchée d'un roux doré, formée de poils assez courts et assez denses; elle présente, en outre, des soies dressées, espacées, assez longues. Suture costiforme sur la déclivité apicale. Bord apical des élytres faiblement renflé, irrégulièrement et assez fmement denticulé en dessous; angle suturai pointu, presque toujours spiniforme. Métasternum très densément granuleux et villeux sur toute sa surface. Abdomen densément pubescent, couvert d'une ponctuation dense, très fine, râpeuse au voisinage de la ligne médiane ; ponctuation du 5« segment à peine sensible. 2« article
Revision des Bostrijchides. 489
des tarses postérieurs environ une fois et demie aussi long que If dernier.
9. Long. 16-19 mill. Front armé en arrière, de chaque côté, auprès des yeux, d'une corne robuste, obliquement dressée dans le plan vertical, triangulaire (vue de profil), émoussée au sommet, et munie, sur toute la longeur de son arête antérieure, de longues soies rousses dressées, serrées, légèrement recourbées en dedans. Cette rangée de soies se poursuit en avant jusqu'au bord antéro-internc de la fossette antennaire. Une autre rangée de soies semblables s'étend en ligne droite le long du bord postérieur du front, entre les deux cornes. La surface comprise à l'intérieur de cette couronne de soies est grossièrement, irrégulièrement et assez peu densément ponctuée, et ofl'rc une pubescence dressée peu abondante. Épistome lisse et brillant à la base, marqué d'une ligne transverse enfoncée, formée de pores sétigères. Prothorax subcuboïde, ses bords latéraux subparallèles, légèrement arqués, garnis sur toute leur longueur de soies rousses, dressées, soies qui se retrouvent également le long des bords antérieur et postérieur. Déclivité antérieure du pronotum finement et densément granuleuse au milieu, les granules étant moins denses et de grosseur moins uniforme que chez le X. cornifvons ; aire postérieure couverte de grains déprimés, petits et denses. Élytres parallèles, près de quatre fois aussi longs que le prothorax, fortement et très densément ponctués, leur ponctuation s'atténuant un peu le long des bords latéraux et sur la déclivité apicale; hérissés de longues soies rousses abondantes à la base, assez éparses sur le reste des élytres; intervalles delà ponctuation finement ridés ou lisses. Suture déprimée immédiatement en arrière de l'écusson, et longée par une nervure saillante, lisse et brillante, qui devient costiformeet finement râpeuse sur la déclivité apicale; celle-ci marquée de grains arrondis dans les intervalles de la ponctuation. Bord apical des élytres faiblement rétléclii, oITrant généralement quelques denticules au voisinage de l'angle suturai, celui-ci le plus souvent terminé par une épine plus ou moins longue, quelquefois droit. 2* article des tarses postérieurs environ une fois et demie aussi long que le dernier.
Cette espèce, la plus grande du genre, est principalement caractérisée, chez la 9, par l'armature et la pubescence du front, ainsi que par la sculpture de la région circonscrite par la couronne des soies frontales. Il est fort possible qu'on soit amené à la réunir au A', eoniifrons lorsqno celui-ci sera mieux connu.
Distribution géographique. — Tunisie méridionale, Erythrée, Abyssinie, Pays des SomaUs, Arabie méridionale.
490 P. Lesne.
Sud Tunisien : Bled Thala et environ de Gafsa (:)/. de Vauloger in col! Bedel). Erythrée : Massaouah (coll. Bedel). Abyssinie (Muséum de Paris et coll. Bedel). Obok [D'' Gaujun ia coll. Fairmaire ;> Muséum de Paris, tiipe; M. Maindron in Muséum de Paris; D' Faurot in coll. Bedel; D" Jousseaume in Muséum de Paris et coll. Bedel: D' Ch. Martin]', Djibouti, notamment en octobre (D'' Jousseaume in Muséum de Paris; A. Boahoure in Muséum de Paris). Intérieur de la côte française des Somalis {Hermann in Muséum de Paris). Harrar, en novembre (.4. N. Gudzenko in Muséum de Paris) et Dire Daoua, en avril et fin septembre [A. Bonhouve, etc.). Pays des Somalis [Artamanov in Muséum de Paris) : Ferrad, altitude 485 m. (Mission du Bourg de Bozas in Muséum de Paris); Ouarsanguelis {Bevoil in Muséum de Paris). Aden (/)'• Jousseaume in IVIuséum de Paris et coll. Bedel).
Biologie. — M. le D'' Jousseaume et feu le D'' Ch. Martin ont observé l'un et l'autre cette espèce dans le bois du Grenadier {Punica granatum L.), sur le littoral de la baie de Tadjourah. A Obok, M. M. Maindron obtenait le même Insecte en enfumant les parties mortes des troncs encore sur pied de Jujubiers importés. Dans le Sud Tunisien, le A', rufocoronata se développe dans le Gommier [Acacia tortilis Hayne) [M. de Vauloger].
Xylomedes latîcornis *.
(Voir tabl. des d 1, 3, 4, 6, 8; labl. des 9 2, 3, 7. - PI. 3, f. 3; fig. 582 du texte.)
Lesne 1895, in Ann. Soc. eut. Fr. [1895J, p. 178.
Long. 8,5-9 mill. (c5 Q). — Entièrement brun. 2^ article des tarses postérieurs plus d'une fois et demie aussi long que le dernier.
Q. Ressemble beaucoup au A', rufocoronata çj ; en diffère surtout par sa taille bien plus petite et par la pilosité plus longue et plus abondante des parties dorsales du corps; la déclivité antérieure du pronotum porte de longues soies dressées sur toute sa hauteur au lieu de n'en présenter que le long du bord antérieur, et les soies dressées des élytres atteignent à peu près la longueur du 2*^ article des tarses postérieurs. Front privé de toute pubescence couchée au milieu. Prothorax moins court que chez le A', rufocoronata ô, également rétréci en avant et en arrière; grains de l'aire postérieure du pronotum beaucoup moins denses que chez le rufocoronata o. Angle suturai des élytres droit, nullement spiniforme.
9. Front et épistome formant une large concavité commune à sur-
Révision des Bostrychides.
Fig. 582. — Xylomedes laiicornis $. Avantcorps, vu de dessus.
lace mate, maniuée d'une ponctuation dense et extrêmement fine, et revêtue d'une pubescence dressée très courte et très fine. Le bord postérieur de cette concavité frontale porte deux larges cornes transverses, aplaties en lame dans le sens antéropostérieur. Ces lames occupent toute la largeur de la tête entre les yeux, à part un étroit espace médian qui les sépare; elles sont obliquement tronquées au sommet et pointues à leur angle apical interne (|ui est plus proéminent que l'externe ; leurs bords interne, terminal et externe sont frangés de longues soies dorées dressées et incurvées vers le bas. Cette rangée de soies se poursuit sur les côtés du front, le long de l'orbite, et jusqu'à l'oreillette recouvrant l'insertion de l'antenne; mais en ces derniers points les soies sont moins longues que celles s'insérant sur les lames frontales. Suture frontocljpéale fine, très nette, faiblement et régulièrement arquée. Épistome profondément échancré en avant, laissant à découvert la base membraneuse du labre. Soies dressées de la déclivité antérieure du prothorax et des bords latéraux du même segment aussi longues que celles des élytres (et par suite beaucoup plus longues que chez le d ] ; pilosité dressée des élytres semblable à celle du (5, la pubescence couchée des mêmes organes moins apparente que chez celui-ci ; angle suturai droit, inerme. Métasternum assez éparsement ponctué.
Petite espèce nettement caractérisée par sa longue pilosité et par l'armature très spéciale du front chez la Q.
Distribution géographique. — Abyssinie septentrionale, région montagneuse du Simen, 3.500 à 4.000 mètres d'altitude {A. Raffran in coll. Oberthih'), 1 5, type. Obok (.)/. Maindron in Muséum de Paris, 2 (3 types- coll. Aubert > Muséum de Paris, 1 ç) — (').
Xylomedes coronata*.
(Voir tabl. des d 1, 3, 9; tabl. des ç 2, 8'. - Fig. 583 du texte.) Marseul 1883, in L-Abeille XXI, Noiir. et faits, sér. 2 (n° 46), p. 183
(1) Mous avons examiné en outre un 5" exemplaire (cf) provenant selon toute probabilité du Clioa (Hénon in coll. DoUé). Ce spécimen fait actuellement partie de la collection Maurice Pic.
492 P. Lesne.
(9). — Lesnc 1894, in Ann. Soc. eut. Fr., Bull, p. ccxl; id. 1902. in L'Abeille XXX, p. 119 et 120. tab. IV. tîg. 114 (c5 5); ibid. 1904, p. 161, et 1906, p. 282.
sericans * Marseul 1883, in L'Abeille XXI, Nouv. et faits, sér. 2 (no 46), p. 183 (c?)- (').
Long. 8-11 mill. — Entièrement brun. Régions dorsales du prothorax et des élytres sans 'soies dressées. 2^ article des tarses postérieurs environ une fois et demie aussi long que le dernier.
c5. Sillon médian du front élargi en avant en une large dépression. Parties antérieures du front et parties postérieures de l'épistome offrant des poils dressés assez courts mais assez abondants. Aire postérieure du pronotum couverte de grains écrasés denses et marquée d'un sillon longitudinal assez faible. Ponctuation des élytres très grosse, assez régulièrement sériée dans le sens longitudinal. Pubescence des élytres courte, couchée, soyeuse. Suture légèrement cariniforme sur la déclivité. Bord inféro-apical des élytres finement denticulé ; angle suturai droit, non spiniforme. Pubescence de l'abdomen grise, soyeuse, dense.
9. Tète armée de deux cornes frontales conformées comme chez le X. rufocoronata ç, mais un peu plus écartées. Front entièrement couvert d'une pilosité rousse dressée, longue et dense, formant brosse; les poils des bords latéraux de cette brosse, c'està-dire ceux qui garnissent l'arête antérieure de la corne, sont plus longs que ceux du disque. Déclivité antérieure du pronotum très abrupte, légèrement excavée. Aire postérieure du pronotum densément granuleuse, sans sillon mé- Fig. 583. — Xylomedes dian. Élytres glabres sur leurs régions dorsale coronata $. Ayant- et latérales, portant ({uelques soies dressées corps, vu de profil. plus ou moins courtes au voisinage de la déclivité apicale et sur celle-ci, notamment auprès du tournant apical externe. Angle suturai droit, nullement spiniforme. Métasternum marqué d'une ponctuation râpeuse très fine et peu
(1) S. de Marseul a décrit la femelle comme étant le mâle et inversement le mâle comme étant la femelle.
Il est probable que 1' « Apate cylindrica Marseul » cité par M. Girard {Ann. Soc. ent. Fr., [1882], p. xlviu) n'est autre que IM. sericans Mars., c'est-à-dire le cf du Xylomedes coronata.
Revision des Bostnjchides. 493
serrée. Pubescence de l'abdomen très fine et peu dense. Éperon ;i|)ical externe des tibias antérieurs peu développé, beaucoup plus petit que chez le d-
Distribution géographique. — Tell Algérien (n'a encore été rencontré (|uo dans les provinces d'Oran et d'Alger).
Lalla-Marnia (coll. Pic); Oran [Fabrié in coll. Y. Maijet): vallée du Chélif, Atïreville, en juin, et Littré (J. Surcouf); La Chitïa {A. Lamey, coll. Bedel); Palestre [Feuiltebois sec. M. Girard, coll. Bedel); Azazga {M. Pic) — (').
Biologie. — On trouve l'adulte en été et dès le mois de juin. La larve se développe dans le bois de la Vigne [P. Feuillebois (-), Fabrié] et du Laurier-Rose [A. Lamey].
Xylomedes Garbonnieri *.
(Voir tabl. des j 10. — PI. 4, f. o; lig. 384 du texte.)
Lesne 1897, in Bull. Sor. ent. Fr. [1897], p. 22o (c5]; id. 19G2, in LWbeille XXX, p. 119 et 120.
(5. Long. 9,0-10,0 mill. D'un brun roussàtre brillant. Vertex ample, marqué de grains saillants allongés, plus gros que chez les autres espèces du genre. Pubescence du front formée seulement de l)oils rabattus, courts, d'un roux doré, locaHsés dans la région médioautérieure, mais s'étendant aussi sur l'épistome. Yeux encore moins saillants que chez les autres ...-■■;. "'
mâles du genre. Articles de la massue anten- /:"• '. " i; ,'•, naire très brillants. Prothorax trapézoïde, fortement rétréci en arrière, où il ne dépasse pas la largeur de la base des élytres; aire postérieure du pronotum marquée de larges points enfoncés, subcirculaires, à fond plat. Pas de soies dressées sur le prothorax ni sur les élytres, mais seule- pi„ 5g. \,jiQf,ig. ment de très courts poils roux, épars, couchés. des Carbonnieric^. Élytres plus étroits que le prothorax, légèrement Avant-corps, vu de élargis en arrière, un peu en ogive à l'apex, trois quarts.
(1) Les types de la coll. de Marseul, conservés au Muséum de Paris, sont étiquetés « Algérie, Lallemant, 1865 ». Ils proviennent très probablement des environs d'Alger.
(2) Cf. M. Girard in Ann. soc. ent. Fr., 1881, Bull., p. i-xxxix et 1382, Bull., p. xi.viii.
P. Lesxe.
grossièrement et très densément ponctués surtout dans leur région moyenne, cette ponctuation devenant moins grosse vers la base et assez espacée sur la déclivité apicale. Bord inféro-apical des élytres armé de nombreux denticules spiniformes; angle suturai droit. Pubescence de l'abdomen assez dense. Dernier article des tarses postérieurs presque aussi long que le 2*^.
Espèce remarquable, au moins chez le (5, par sa sculpture très forte, en mêmeitemps (jue par la réduction du système pileux.
Distribution géographique. — Sahara algérien oriental, oasis du Souf.
El-Oued, en juillet 1897 {W Carbonnier in coll. Bedel et coll. Normand], 2 (5.
Genre Aitaic.
(Voir tabl. des genres 1, 3).
Fabricius 177o, Syst. Eut., p. 54 (partim); id. 1801, Syst. El. 11, p. 379 (partim). — Guérin-Méneville 1845, in Ann. Soc. eut. Fr. [1845], Bull., p. 16. — Lacordaire 1857, Gen. des Col. IV, p. 537. — W^aterhouse 1888, in Ann. and Mag. of Nat. Hist., sér. 6, 1, p. 348 (caractères sexuels). — Lesne 1902, in VAbeille, vol. XXX, p. 119 et 121.
Ligniperda Pallas 1772, Spicil. Zool.. fasc. IX, p. 6 (sine descr.) [partim] ('). — Herbst 1793, Naturg. aller Ins., Kàf., V, p. 32 (partim). — J. Duval, Gen. des Col. d'Eur. III, p. 228. - Z( ufal 1894, in Wien. eut. Zeit. XHI, p. 34 et 35 (2).
Corps allongé. Bord antérieur de répistome non ou très faiblement échancré, généralement muni en son milieu d'une saillie dentiforme triangulaire, plate, lisse et brillante, d'autres fois largement et très brièvement lobé {Ap.
reflexa, A. bihibiata, A. bicolor). Déclivitéantérieurc du pronotumtrès abrupte. Élytres glabres, nullement déprimés, offrant chacun sur sa région dorsale
Fjg. 585. — Bord anlériour de répistome et labre chez l'Apate indistincta c/*.
(1) Le nom de Ligniperda a été employé régulièrement pour la première fois par Fabricius en 1790 (cf. Schneider, A. Magazin, I, part. 1, p. 18) pour le Sinodendron cylindricnm L.
(2) Zoufal a interverti les caractères sexuels.
Révision des Bostnjchides. 49o
deux nervures saillantes, brusciuement tron(|ués en arrière, et armés, au bord supérieur de la troncature apicale, de deux ou trois paires de saillies, formées par l'extrémité des nervures. Abdomen sans sutures pleurales sur sa face ventrale; cavités cotyloïdes de son 1" segment apparent sans carinules limitantes en arrière. Articles 2-4 des tarses plus ou moins sécuriformes, quelquefois très faiblement, munis vers l'apex de brosses plantaires très denses plus ou moins développées, mais toujours présentes.
(5. Corps plus court, plus robuste que chez la ç ; prothorax plus grand. Front normalement glabre, à part quelques longues soies dressées, situées près du bord interne de Vœ'û. Articles de la massue antennaire nullement fovéolés. Angles antérieurs du prothorax munis chacun d'une dent uncinée, mais non prolongés en cornes.
$. Corps plus allongé; tête et prothorax moins développés que chez le (5. Front en grande partie recouvert par une brosse de poils roux, mais dépourvu de cornes postéro-latérales. Articles de la massue antennaire marqués de fossettes larges et très peu profondes. Angles antérieurs du prothorax sans dent uncinée. Pas d'appareil stridulatoire prothoraco-génual.
Chez les Apate, les proportions du corps varient beaucoup, aussi bien chez le c? que chez la 9. La plupart des espèces ofîrent ainsi des formes courtes et des formes allongées (jui paraissent correspondre simplement à des variations individuelles.
La variabilité de la pilosité du front chez le c5 ofTre un intérêt particulier, car elle révèle des faits de gynomorphisme qu'il est utile de rapprocher de ceux déjà connus chez les Bostrychides de groupes difïérents. Le çS de VApate indlstincta et aussi ceux des A. terebram et A. monachus ont habituellement le front glabre ou, du moins, revêtu d'une pubescence très peu apparente, extrêmement courte, apprimée et peu dense. Dans certains cas, ils présentent au contraire sur la même région des brosses denses de poils dressés. De plus, ces o" à front velu possèdent des yeux notablement plus développés que ceux dont le front est glabre, fait qui accentue leur tendance au gynomorphisme. Mais, tandis que la pilosité frontale varie, celle de l'épistome, en apparence soumise aux mêmes influences, ne subit aucune modification. Celte région est constamment couverte d'un épais revêtement de poils roux dressés (').
(I) Nous n'avons observé que Ires rarement des individus à éplstome glabre et ce fait a toujours paru tenir à un état de conservation défectueux des exemplaires. On sait d'ailleurs que l'épistome des Apate varie sous d'autres
P. Lesne.
L'onychium (') des Apate fait toujours saillie entre la base des
ongles; il porte à son extrémité apicalc des soies dont le nombre semblerait devoir fournir d'excellents caractères spécifiques; mais, quand on vient à examiner des séries considérables d'exemplaires de la même espèce, on constate que ce nombre est inconstant. Néanmoins il peut fournir des caractères adjuvants d'une réelle utilité.
Les Apate, au nombre de douze espèces, sont essentiellement africains et malgaches; une seule forme, originaire d'Asie, se trouve localisée à Ceyian et peut-être aussi sur la côte voisine du Coromandel. VA. terebrans et r.4. monachus se rencontrent en certains points de l'Amérique, Antilles et Brésil oriental. Selon toute vraisemblance, c'est l'Homme qui les a introduits dans ces régions (-).
Fig. 58G. — Dernier article du tarse intermédiaire, vu par la face postéro-interne, cliez l'Apate indistincla c^.
Tableau des males {^).
[Les o^des^. submedia NValk., A. Ceayi Lesne et A. bilabiata, n. sp. sont encore inconnus.]
1-(12) — Front ponctué, au moins au milieu. Nervures dorsales des élytres surélevées et dentiformes en arrière, au bord supérieur de la déclivité apicale. Métasternum plus ou moins densément pubescent.