‹ Revision des coléoptères de la famille des BostrychidesChapitre 6 sur 68 · CARACTÈRES GÉNÉRAUX DES PSOLN.E · texte numérisé non relu

CARACTÈRES GÉNÉRAUX DES PSOLN.E

Forme élancée. dé|)riniée. Tégument fortenK'ut ponctué et liérissé àf soies raides. jxtintues. Coloration en jiartie métalli(jue, en ])artie jaune, rouge ou ferrugineuse. Tète complètement ^ isible en dessus. Prothorax non gibbeuK en dessus, sans suture latérale distincte, numi sur les cùlés de petits tuber'cidi's développés surtout vers les angles postérieurs. Lobe prosternai précoxal non prolongé entre les hanches jusqu'au l)ord postérieur du prothorax. Lobe intercoxal du premier segment venti'al de Fabdonien peu dévelop|)é. cylindroïde, sans facette plane ventrale. Yeu\ arrondis, légèrement surtHevés au bord postérieur. Antennes de dix articles ;de neuf seulement chez Stenoiiirni Bhuichardi 9). Inlermaxillaires atrophiés. Tibias antérieurs armés de deux éperons apicaux internes droits, égau\ ou i)eu disseml)lal»les. Tarses tantôt tétramères. tantôt pentamères, à articles cylindroïdes ou légèrement séciu'iformes [Heteropuoa). Élytres sans côtes ni tubercules. Taille moyenne.

(5 Cin(iuième arceau ventral de l'aljdomen ('ciiancré ou largement tronqué en arrière: les deux premiers articles des tarses aiit(''rieurs légèrement élargis transversalement [i] et très densément pubescents en dessous.

5 Cinquième arceau ventral de l'ajjdomen arrondi en ai'rière.

Le faciès des Vmhiœ rappelle beaucoup celui des Clérides.

Le i)rotliorax. dé|)our\u de suture latérale, montre sur les côtés de |)elits tubercules antépilifères plus ou moins développés. C'est chez les Paon proprement dits (pi'ils sont le plus distincts, occupant toute la longueur des côtés du pronotum: ciiez les Sienoimra et chez le P. quatlrisignata, ces granules sont au contraire très réduits en nomlire et en dimensions.

(1) Le pronotum présente en arrière, chez l'un des exemplaires, un très court sillon médian.

(2) D'après M. Zoufal (?. c, p. :J.3). ce même élargissement existerait aux tarses intermédiaires. Je n'ai pu saisir ce caractère.

Révision lies Coléoiitl'ics de ht fmiiiUi' di's Bostrijrhiih's. \\Y}

Los yeux sont arrondis, plus grands dans k' genre l'enlaiison (luc cliez les autres types; ils sont un peu Ironcpu's en arrière où leur burd est simplement surélevé sans former d'angle rentrant avec les tempes.

La bouche présente les caractères sni\anls :

Labre transversal peu dével(>|»|)é. en |»arlie caclié sons répistome, écliancréen avant [^Steiioiiicni lUniirh(inli).

Mandibules courtes, de l'orme générale triangulaire, très peu dissymétri(pn's, excavées sur leur face ventrale, dépourvues d(^ dents à leur bord interne (1); sur leur face externe sont im|)lanléesde longues soies dirigées en avant et recoiu'i)ées en dedans.

Les mâchoires (pi. 8. f. 9: pi. 9. f. 4; sont très caractéristi(pu's. I^e sous-ma\illaire covoguathite. nj est petit; c'est une l)aguelle chitineuse de direction plus ou moins transversale (pii s'articule avec un maxillaire ( basignatiiite. bg) subcarrc'. occupant la partie externe du cori)s de la mâchoire. Ce maxillaire est directement en rapport i)ar son IxM'd interne avec une pièce trans\erse, subtra|)ézoïde. le soiisgaléa ! ischiognatliile. iij ). Maxillaire et sous-galéa forment ainsi une sorte de gaine largement ouverle sur la face dorsale de la mâchoire et où s'insèrent d'une part la |)ièce iialpigère (P'" article de l'exognatliite. cr/\ dépendance du maxillaire, d'autre part un galéa (mérogna- Ihite. »/Y/; digitiforme. longuement et densément velu, où l'on distingue |)rès de la base un \estige d'articulation. Le sous-galéa présente en outre à son bord interne une lamelle \eiue faiblement chilinisée, très ]jetite, qui n'est autre (pi'un intermaxillaire [imx) rudimentaire. L'intermaxillaire se termine par vuie forte soie fpii a probablement la siguilication morphologique d'un prémaxillaire. Les trois articles Ijasilaires du palpe sont couoides: le dernier est ovoïde.

Menton légèrement échancré en avant. Languelle cordiforme. Palpe labial de trois articles, le dernier notablement plus grand (pie les deux (M'éct-dents réunis.

La Conformation de l'articulation iV'nioro-tibiale des pattes antérieures, comme celle de l'articulation tibio-tarsienne des mêmes appendices, justifie le mode de sériation des genres adopti'- ici. (liiez les l'sod. celte articulation ne présente guère de particularit(''S. Un exanu'n attentif ])ernjet seulement do distinguer â la l)ase du tibia, sur sa face antérieure, une très petite surface dépolie, (pii. dans le mouvement d'adduction, vient se plaC(M' sous le lobe apical anlt-rieur

1) Le bord interne de la Miandibuic présente une légère saillie anguleuse à laquelle on ne peut donner le nom de dent.

110 p. Lesne.

de la cuisse. Cotte surface dépolie est nn peu plus étendue chez les Stenomera. Dans le genre Ilrtcropsod. elle occupe toute la largeur de la base du tibia sur une longueur- assez notable en même temps que le lobe apical antérieur de la cuisse se trouve plus développé et que s'accuse une légère dissemblance des éperons de l'extrémité des tibias. Il est intéressant de signaler la gradtition de ce caractère qui s'accentue dans la tribu des Polticaoniiur.

Aux tarses, la disparition du premier article n'est ({u'apparente. En réalité, dans les formes tétramères, le métatarse est intimement soudé à l'article suivant. Chez les Ste)wmem Blanchardi (pi. 9. f. 8) et Paon quadvisiijnata, on constate, en efîet, à la base du premier article apparent du tarse, des traces de l'existence de cette soudure.

Les articles du tarse, généralement cylindroides ou un peu claviformes, tendent à devenir sécuriformes chez VHeteropsoa ausfralis. Le mâle des Psoa et des Stenomcm a les deux premiers articles des tarses antérieurs légèrement dilatés.

La nervulation alaire des Psoa a été décrite et figurée par Kiesenwetler (/. c, p. 8). Les deux ramifications internes de la nervure externo-médiaire sont tantôt unies entre elles, tantôt indépendantes, et ce caractère n'a aucune valeur spécifique. Lorsqu'elles sont unies, c'est, ou bien par accolement en un tronc commun dans leur région proximale {Psoa dubia), ou bien à l'aide d'une troisième nervure perpendiculaire aux deux premières {SteHomera).

Distribution (ico(jraphi(ja(>. — Les Psoinœ habitent les climats lem pérés secs; on les trouve dans les contrées de la Région médilerraiîéenne, en Californie et dans rAfri(pie australe.

Les deux espèces européennes, si voisines, ont des aires d'habitat difïérentes : le P. dubia s'éloigne peu des régions littorales, tandis que le P. viennensis se trouve surtout dans l'intérieur du continent. Toutes deux, d'ailleurs, restent cantonnées dans l'Europe moyenne et orientale, s'écartant, comme leurs congénères, des contrées de régime atlanticjue.

Biologie. — La biologie des Psointe est encore très inconq)lètemeut connue. La larve se développe dans les rameaux de faible diamètre de divers arbustes {Yitis, Zizyphus). L'adulte a des mceiu's diurnes et frécpiente les fleurs, au moins chez les Psoa proprement dits.

Divers Malachides vivent aux dépens des larves de Psoinœ (E. Abeille de Perrin, P. Lesne).

Ri^rixion (h'x ('olcnpli'j-rs de la faniilh' des Hosti-iirhirlrs-. 111

POLYCAONIN/E

(Voir Tabl. dos Iribus 1, r.)

TAHLKAr DES (JKNRES.

l. Corps déprimé. Tibias aiilérieurs non échancrés en dedans à leur base (pi. 9, f. 16), munis de deux éperons terminaiiv internes (pi. 8, f. M). Articles 2-3 des tarses non élargis dans leur moitié apicale (pi. 9, f. 16). Flancs du prothorax convexes. Élytres non rétus en arrière, dépourvus de côtes, de carènes et de dents G. Polycaon Cast.

1*. Corps cylindri<*îue. Pattes antérieures très robustes, lem'S tibias fortement échancrés en dedans à la base et munis d'un seul éperon terminal interne (pi. 9, f. 17). Articles 2-3 des tarses sécuriforraes (pi. 9, f. 17). Flancs du prothorax plans ou légèrement concaves. Élytres rétus en arrière, orn(''S de côtes, de carènes ou de dents (sauf chez //. confertus Lee.) (lig. 3-10 du texte) G. Heterarthron Guér

Remarques. — Lacordaire {(ien. des Col., IV, p. 333) réunit les Iletei'arthroH aux Polycaon ; il dit avoir vu une forme de passage entre ces deux types; mais il est possible qu'il ait considéré comme telle la femelle de quelque Heterarthron. En l'état actuel de nos connaissances, ce dernier genre est très nettement distinct des Polycaon.

Le genre E.vopioides Gut^r. fondé pour les espèces à antennes de 10 articles ne correspond pas à un groupe naturel.

Genre l»olycaoii (1).

(Voir Tabl. des genres 1.)

Caslelnau, 1836, Rev. Eut. Silhenu., IV. p. 30 (2). — Lacordaire, 1857, Gen. Col, IV. p. o34.

Exops Curtis. 1839, Tran.s. Linii. Soc. Loud., XVIll, 2, p. 204. Allœocnenus Leconle, 1833. Proc. \c. Phil., VI, p. 23:{.

(1) Melalgus Dej., Cat. 3« éd., p. 53i. .

[').] On ne peut s'expliquer que par une confusion de notes la présence de la phrase suivante dans la description originale de Castelnau : « Les cinq derniers articles (des antennes) formant une massue transversale el allant en t^rossissant jusqu'à l'extrémité; le dernier arrondi et pointu au bout. »

H2 I'. I^KSNE.

TABLEAU DES ESPÈCES

1. Troisième article des antennes Ijeaucoup plus court que le

quatrième. Lobe prosternai légèrement l'iargi au sommet (1) 2.

1*^ Troisième article des antennes aussi long que le quatrième. Lobe prosternai non élargi au sommet. — Long. 10-12 mill P. punctatus Lee.

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