FEMELLE. | FEMELLE, MALE
Longueur de la carapace y compris le rostre ; h ; ajiire)
Longueur de la carapace, y compris les pinces étalées
en avant 15,0 Largeur maximum de la carapace . 7 6,3 Longueur de l’abdomen 2 Largeur maximum de l’abdomen ... 2,0
Longueur de la lèvre externe 2,8
Les détails de la carapace, lorsqu'on l’examine par la face dorsale, rappellent assez exactement ceux de l'individu représenté par Bell (loc. cit., p. 46). La forme est celle d’un rhombe irrégulier, dans lequel l’angle antérieur est plus allongé que le postérieur ; ce dernier est quelque peu arrondi. Le rostre, au moins quatre fois plus court que la carapace, se divise en deux branches très divergentes, triangulaires, foliacées vers la base, très amincies dans le haut, dentelées vers le m'lieu du bord externe, pourvues de poils marginaux internes assez délicats et serrés, enfin quelque peu asymétriques. Une dent assez courte et triangulaire se trouve immédiatement en arrière de la cavité orbitaire, tandis que, plus en arrière encore et constituant l’armature marginale, s’implantent sur le céphalothorax cinq autres dents dont la plus volumineuse est la première, dents à bords plus ou moins irréguliers et épineux et séparées entre elles par d’assez profondes dépressions de la région branchiale. Outre cette région, la carapace présente, parfaitement limitées par des sillons, une région gastrique et une région cardiaque. Ces trois régions sont couvertes de tubercules arrondis, peu volumineux, rangés avec ordre, mais affectant une disposition très variable chez les individus et de toutes manières un peu différente de celle que montre la figure donnée par Bell. Dans nos échantillons, en effet, ces tubercules tendent à se réunir en groupes et il y a de pareils groupes sur les diverses régions.
Examinée par la face ventrale (pl. III, fig. 31), la carapace offre un épistome prolongé en avant sous forme d’une courte saillie anguleuse, faisant face à l’angle déterminé par la fusion des deux branches du rostre, sans être toutefois en contact avec ce dernier, de sorte que la crête interantennaire est incomplète et que les deux fosses antennaires communiquent entre elles. Chacune de ces fosses est creusée dans l’épistome et s’avance sous forme d’une cavité anguleuse à la base de chaque branche du rostre. En dehors elle est limitée par la base de l’antenne externe. Les lobules épistomiens, intimement soudés et faisant saillie sur l’épistome lui-même, envoient chacun dans la cavité du cadre buccal un prolongement
Le
triangulaire, dirigé en bas et en dedans. Quant aux parois internes des branchiostégites, elles sont renforcées par un bourrelet rectiligne, étroit, renflé à l'extrémité supérieure où il s'articule à l’angle antéro-externe de chaque lobe épistomien.
L’antenne interne (pl. IL, fig. 32) présente un pédoncule triarticulé, un palpe formé de cinq articles et un fouet composé de 13-15 articles bordés de longues soies externes.
L’antenne externe (pl. IL, fig. 38), dont le sommet dépasse à peine l'extrémité du rostre, présente un pédoncule triarticulé et un flagellum. Le premier article, le plus volumineux, porte, sur l’un de ses bords, une forte apophyse. Le suivant, le plus court, est un cylindre régulier à l'extrémité duquel sont des touffes de poils en massue finement barbelés, qui se retrouvent au sommet de l’article terminal dont la base est notablement amincie. Les divers articles du flagellum, à l’exception du premier, sont très étroits et portent chacun, de chaque côté de leur extrémité, un poil en massue finement barbelé.
La mandibule pourvue d’un palpe triarticulé (pl. TL, fig. 28 et 33) et la première mâchoire pourvue de deux lames et d’un palpe uniarticulé (pl. IT, fig. 26) n’offrent aucune particularité remarquable.
La lame interne de l’endognathe de la seconde mâchoire (pl. III, fig. 24) comprend deux mamelons coniques, un peu inégaux, pourvus chacun d’une touffe de poils terminale. Un peu plus volumineuse, la lame externe s'élargit vers le haut où une dépresssion assez peu profonde la divise inégalement. Elle porte de longs poils qui hérissent égalementles parois du palpe, remarquable par l'élargissement de sa base. Le fouet, bien développé, est irrégulier surtout dans le tiers supérieur.
Deux lames très inégales constituent l’endognathede la première patte-mächoire (pl. IT, fig. 27). L'inférieure se réduit à un court mamelon arrondi, tandis que la supérieure est un volumineux ovoïde quelque peu irrégulier. Toutes deux ont la surface entièrement couverte de longs poils. Le mésognathe consiste en une pièee amincie et cylindrique dansla moitié inférieure, triangulaire et élargie dans l’autre ” moitié. Des poils marginaux, peu serrés notamment à la face supérieure. Le palpe se compose de trois articles dont le basilaire, plus longquele mésognathe, se confond avec ce dernier dans le bas du bord interne. Les autres articles n’offrent rien de particulier. Enfin un long appendice cylindro-conique, hérissé de poils simples, sinueux, plus long que le palpe, forme le fouet.
La seconde patte-mâchoire (pl. III, fig. 25) porte un fouet dont la minceur est à noter, une branchie de dimensions modérées, un palpe triarticulé dont le premier article est poilu sur les bords et une tige qui ne présente rien de remarquable.
La tige de la lèvre externe (pl. IIL, fig. 34) comprend six articles. Le premier est intéressant par sa réduction ; il a l’aspect d’un triangle dont l’un des côtés forme l'articulation supérieure et dont l’angle supéro-externe est bifide. Le second,
ace
d’abord aminci, s'élargit de façon à former une pièce quadrangulaire dont le bord interne se prolonge antérieurement où 1il déborde la base du troisième article. Ce bord et la presque totalité de la face dorsale portent des poils en massue très serrés, tandis qu'ils sont très espacés et peu nombreux en dehors. Un peu moins volumineux, le troisième article dessine en haut et en dehors une saillie très proéminente, arrondie et dentelée. De rares poils en massue sont distribués sur cet article dont l'angle supéro-interne forme une face articulaire pour l'insertion de l’article suivant. Celui-ci et les deux terminaux sont relativement très réduits et sont ornés de poils en massue ou simples. Le palpe est triarticulé. Le premier de ses articles, plus long que les deux premiers de la tige mesurés ensemble, est un cône dont la paroi externe est irrégulière et porte des poils aplatis et finement barbelés.
La première patte thoracique, de beaucoup la plus développée (pl. III, fig. 30), est plus longue dans le mâle que dans la femelle. En dehors du coxa et du basos réduits à de courtes pièces, elle présente un ischion rudimentaire, très irrégulier surtout en dehors. Le méros, presque aussi long que le propode, présente cinq épines marginales externes robustes et trois épines rudimentaires, tandis que le bord interne, dentelé dans toute sa longueur, montre seulement deux longs piquants. Le carpe est un court article concave et lisse en dedans, pourvu de fortes dents sur le bord externe. Le propode (pl. IV, fig. 1) consiste en un long cylindre denticulé en dessus, muni de cinq longs piquants externes, irrégulièrement dentelé en dedans. Le doigt immobile de la pince, plus court que le dactyle, est un cône à parois sinueuses, denticulées et pourvues de crins. Quant au dactyle, il a la forme d’une dent conique avec dents et crins marginaux et saillies dorsales distribuées irrégulièrement.
Les autres pattes thoraciques, toutes semblables entre elles, comprennent chacune (pl. IT, fig. 29), indépendamment du coxa, un basos semilunaire, denticulé, peu volumineux. L’ischion, le plus long de tous les articles, est un cylindre très irrégulier, dentelé et muni de poils courts et serrés surtout dans la moitié inférieure. Très aminci à la base, le méros s’élargit ensuite jusqu’à sa terminaison; le bord externe est hérissé de crins et de piquants. Le carpe, un peu plus allongé, a l’aspect pyriforme ; le bord interne très irrégulier est denticulé dans les deux tiers inférieurs. Crins et piquants sur la presque totalité de la face dorsale. Le propode est une pièce cylindrique aussi longue, mais bien plus étroite que l’article précédent, avec crins et dents. Enfin une courte griffe, complètement glabre, constitue le dactyle.
L’abdomen du mâle se compose de six anneaux (pl. III, fig. 35) dont la longueur respective peut être exprimée par la proportion 6, $ — 3,4, 1, 2, tandis que la largeur est exprimée par la proportion suivante: 3,2, 1, 6, 4, 5.
Les parois sont garnies de poils fins, courts et serrés. Quant au telson, c’est une pièce triangulaire, à sommet arrondi et tourné en bas.
Plus trapu, l’abdomen de la femelle (pl. III, fig. 35 et 36) est entièrement couvert de soies longues et très rapprochées. Il comprend seulement quatre articles, par suite de la coalescence des six anneaux primitifs. La longueur de ces segments est peu différente ; leur largeur est exprimée par la proportion 3, 2, 4, 1. Chaque anneau est divisé par une gouttière longitudinale en deux portions, dont l’externe est indépendante, dans presque toute son étendue, des portions externes appartenant aux anneaux immédiatement antérieur et postérieur. Enfin le telson est une lame ovale, un peu plus amincie que le reste de l’abdomen.
Le mâle possède une seule paire de membres insérés sur le premier segment et consistant chacun (pl. IT, fig. 39) en un article basilaire réduit, glabre, et en un long article élargi à la base, aminci, cylindrique, sinueux dans la plus grande partie de son étendue, élargi et bifurqué à l’extrémité libre. Celle-ci présente donc deux branches qui sont inégales. La plus grande porte huit crochets. Le reste de l’article est bordé de poils courts et composés.
La femelle porte quatre paires de pattes, celles de la première et de la sixième faisant défaut. Chacune d’elles comprend un court article basilaire suivi d’une lame garnie de poils simples et longs, et composée de six articles cylindriques qui s'amincissent et se raccourcissent progressivement de bas en haut ; la lame opposée est multiarticulée et sétacée.
PISA CORALLINA M.-Enwarps.
PI. I, fig. 18-23 et pl. IT, fig. 1-8.
Dracnose. — Carapace armée latéralement de six dents paires dont l’antérieure très développée, dirigée en dehors et en haut, est presque aussi longue que le pédoncule de l’antenne externe et dont la seconde, relativement très réduite, limite en bas la cavité orbitaire. — Cornes frontales étroites, parallèles, adhérentes dans presque toute leur étendue, divergentes vers le sommet, un peu plus courtes que les antennes externes, bordées de courts poils en massue, la gauche un peu plus longue que la droite. — Face dorsale de la carapace divisée en régions : les lobes mésobranchiaux pourvus d’une saillie accompagnée de poils en massue; une pareille saillie au milieu du lobe gastrique postérieur et du lobe gastrique médian ; quatre paires de saillies semblables et disposées en couronnes en avant du lobe antéro-gastrique; enfin saillie épineuse postéro-médiane .— Fouet de l’antennule composé de 14 articles sétacés, palpe formé de 5 articles. — Bord externe du propode de la première thoracique pourvu de denticulations opposées à celles du dactyle.
— Seconde thoracique plus longue que la première.— Dactyle des quatre dernières thoraciques denticulé le long du bord interne. — Second article de la tige de la lèvre externe muni de dents marginales internes et couvert de poils sur toute la surface; poils en massue le long du bord externe du premier article du palpe.
Les mesures prises sur un individu femelle de taille ordinaire sont les suivantes :
Longueur du céphalothorax, y compris le rostre...................... 27%%,0 Largeur maximum du céphalothorax, y compris les épines marginales. .... 15,0 Tonsueundelaplomen ere RS re es sp LOT 11,0 Parseur miamum del/2bdomens a RE CUT EE 9,5 Longueurdela lèvre externe... ....... OR co Den vu 5,5
La forme générale du céphalothorax est celle d’un triangle dont les angles postérieurs sont arrondis et dont la base se prolonge en une courte saillie médiane, tandis que le sommet se continue sous forme d’un rostre bifide. Les deux cornes du rostre, accolées dans la majeure partie de leur étendue, divergent à peu de distance de leur extrémité libre. Elles ne sont pas symétriques ; la gauche, un peu plus longue dans la plupart des individus, paraît être un peu plus étroite. Si on les examine par la face ventrale (pl. II, fig. 4), après les avoir écartées l’une de l’autre, on voit que leurs bords internes se réunissent à angle aigu, de façon à constituer la saillie antéro-médiane de la fosse antennaire, tandis que leurs bords externes viennent s'appliquer sur le premier article basilaire et rigide des antennes externes. Les paroïs du céphalothorax sont armées de piquants robustes au nombre de six pour chacun des côtés. L’un d’entre eux occupe l’angle postérieur ; il est précédé de quatre autres piquants moins vigoureux, au devant desquels en est un autre, le plus long et le plus volumineux de tous, presque aussi long que le pédoncule de l’antenne externe, dirigé en haut et en dehors, contribuant à élargir le sommet de la carapace, et à la base duquel se trouve le pédoncule oculaire. Les parois de la carapace et des piquants sont plus ou moins pourvues de fines denticulations. Enfin la face dorsale du céphalothorax où les diverses régions sont nettement délimitées, montre des tubercules au nombre de treize. Il y en a huit disposés en couronne sur le pourtour antérieur du lobe antéro-pastrique, un seul placé au centre du lobe gastrique-médian, un autre placé au centre du lobe postéro-gastrique, un situé au milieu de chacun des lobes méso-branchiaux, enfin un impair à l'extrémité postérieure de la région cardiaque. Ces tubercules, ainsi que les parois de la carapace, du rostre, etc., sont garnis de poils en massue barbelés.
En arrière de l’origine du rostre se trouve sur la ligne médiane ventrale (pl. II,
fig. 4) la fosse antennaire. Elle est limitée en avant par les deux branches réunies du rostre qui s’avance sous forme d’un V, tandis que de chaque côté elle empiète à son tour sur chacune de ces branches. Latéralement elle s’adosse contre le premier article pédonculaire immobile de l’antenne externe ; en arrière elle se termine à la paroi antérieure de l’épistome, paroi quelquefois concave, le plus souvent plane, sauf au milieu où elle se prolonge dans quelques individus sous forme d'une fine saillie qui dans aucun cas ne complète la crête interantennulaire (pl. I, fig. 18). En arrière de la fosse antennaire est l’epistome, suivi d’un cadre buccal, dont le détail est représenté pl. I, fig. 18; tandis que la figure 4, pl. II, montre le même cadre dans lequel lalèvre externe n’a pas été enlevée et se présente dans sa position normale.
L'antenne interne (pl. I, fig. 19), placée dans la fosse antennaire, offre un pédoncule quadriarticulé.
Le premier article est une masse volumineuse, très irrégulière, pourvue de poils en arrière et en haut. Le second se réduit à une très courte pièce glabre, suivie d’un article cylindrique, dentelé en dehors. L'article terminal s’élargit notablement au sommet. Cinq courts articles cylindriques, plus ou moins garnis de poils -externes, forment le palpe. Quant au fouet, il se compose de quatorze articles dont les dix premiers, sétacés en dehors, sont bien plus larges que longs.
L'antenne externe (pl. II, fig. 6), à peine un peu plus longue que les cornes du rostre, présente un premier article pédonculaire volumineux, rigide, immobile, placé entre la fosse antennaire et l’orbite. Convexe en dehors, excavé en dedans, il montre antérieurement deux dépressions séparées par une forte apophyse sur laquelle s’articule le second article, excessivement réduit et suivi de deux autres articles, plus longs, cylindriques, amincis au niveau du tiers inférieur de leur étendue, renflés au sommet et pourvus de poils en massue finement barbelés. Le flagellum, multiarticulé et hérissé d’abord de poils en massue, devient filiforme dans sa moitié antérieure pourvue de poils composés.
La mandibule avec son palpe triarticulé (pl. I, fig. 20 et 21) n'offre rien de particulier.
La lameinterne de la première mâchoire (pl. I, fig. 23), très écartée de la lame externe, se coude vers le milieu de sa longueur de façon à décrire un angle obtus tourné en dehors. La lame opposée, plus développée, est très obliquement tronquée à l’extrémité antérieure, sur laquelle s'implante une rangée de dents. Le palpe est triarticulé. Le premier de ses articles, très volumineux, présente un fort renflement poilu vers le milieu du bord externe, tandis qu'une légère dépression divise le bord interne. Les autres articles sont bien plus étroits et ont l'aspect conique, le terminal portant seul un bouquet de poils.
La lame interne de l'endognathe est très rudimentaire dans la seconde mâchoire
(pl. II, fig. 3). Elle se réduit à deux courts mamelons surmontés de quelques poils, tandis que la lame externe est une pièce volumineuse notablement élargie au sommet, où une dépression assez profonde la divise inégalement. Le palpe se constitue par une assez longue tige conique, quelque peu renflée et poilue à la base. Quant au fouet, aminci et arrondi dans le haut, il se prolonge en bas sous forme d’une assez longue saillie épineuse. De courtes soïes bordent la totalité de ce fouet.
Trois lames forment l’endognathe de la première patte-mâchoire (pl. I, fig. 1). La lame postérieure, de beaucoup la plus petite, est imparfaitement distincte de la lame intermédiaire qui se prolonge en haut sous forme de saillie arrondie. La lame supérieure, plus grosse que les deux précédentes, est une pièce ovale, dont la surface porte des poils assez distants. Le mésognathe se confond, sans qu’il y ait trace de soudure, avec le premier article du palpe dans la plus grande partie de son étendue. Ce n’est qu’à peu de distance de sa terminaison qu'il devient indépendant et s’élargit pour constituer une lame triangulaire dont la base correspondant à la face supérieure porte quelques poils espacés. L'article basilaire du palpe, plus long que le mésognathe, très élargi à son origine, s’amincit ensuite progressivement jusqu'au point de séparation avec le mésognathe. Il se renfle alors de chaque côté pour s’amincir enfin jusqu’à sa terminaison. De courts poils bordent cet article en dehors. Les deux autres articles qui suivent n’offrent rien de particulier. Le fouet est une volumineuse masse ovoïde irrégulière dont le bout postérieur se prolonge en un assez long appendice : le tout est couvert de poils long et simples.
La seconde patte-mâchoire (pl. IL, fig. 2) ne présente rien à signaler, si ce n'est l'existence de piquants implantés sur l’article terminal de la tige. La lèvre externe (pl. IT, fig. 8) est très remarquable. Le basos est un quadrilatère dont le côté interne est concave et poilu, tandis que le bord opposé est convexe et glabre. Aminci à la base, l’ischion ne tarde pas à s’élargir, surtout en dedans. Le bord interne porte dans la moitié antérieure une rangée de dents robustes, tandis que le bord externe décrit une légère courbe. Des poils garnissent les parois et la surface de cet article dont la face antérieure présente, dans la moitié externe, une profonde dépression dans laquelle s’emboîte la base amincie du méros. Celui-ci, un peu plus large que le second article, a l’aspect d’un pentagone irrégulier, dont la surface est couverte de poils. Les autres articles de la tige sont excessivement réduits et paraissent imbriqués les uns dans les autres, à partir du carpe. Ils portent des poils assez peu serrés et plus ou moins longs. Le palpe est triarticulé : son article basilaire, aussi long que l’ischion et le méros mesurés ensemble, est un cylindre sinueux, atténué au sommet, pourvu d’une forte apophyse interne vers le tiers supérieur, garni de poils simples le long du
bord interne et sur toute la face dorsale, orné seulement en dehors de poils en massue finement barbelés. La base du fouet, élargie en forme de coxa pour l'articulation de la tige, se prolonge en bas en un appendice relativement étroit, coudé à peu de distance de son origine et garni de poils simples assez espacés entre eux.
La première thoracique (pl. II, fig. 4 et 7) est la plus volumineuse ; elle est un peu plus longue que la cinquième, mais notablement plus courte que les autres membres thoraciques. Le coxa et le basos sont immobiles et intimement soudés entre eux. L’'ischion consiste en un court article cylindrique qui ne dépasse pas la paroi du céphalothorax. Le plus long de tous les articles, le méros, est un cylindre aminci à sa base, renflé au sommet, concave en dedans, pourvu de quelques poils en massue. L'article suivant se réduit à une masse globuleuse au sommet de laquelle s'engage une petite apophyse. Le propode, engagé par sa base dans le carpe, est un article ovalaire, glabre, prolongé en un doigt également ovalaire, atténué à sesextrémités, convexe et lisse en dedans, assez régulièrement dentelé en dehors. Ces dentelures viennent s’engrener avec celles qui bordent en dedans le dactyle, ce dernier article étant plus étroit et un peu plus plus long que le doigt du propode et ses dents un peu moins robustes (pl. IL, fig. 5).
Les autres pattes thoraciques, semblables entre elles, se raccourcissent à partir de la seconde paire qui est de beaucoup la plus développée. Les coxas ont la forme d’un cône à sommet tourné en dedans; ceux des pattes de la seconde et de la troisième paires sont plus petits et plus irréguliers que ceux des paires postérieures. Les basos se réduisent à de très courts articles sur lesquels s’insèrent des ischions peu développés, cylindriques, renflés au sommet, lequel est garni d’une couronne de poils en massue et barbelés. Les méros et les carpes ne se différencient pas de ceux de la première patte thoracique. Les poils en massue ne sont pas rares sur ces articles. Les propodes sont presque aussi longs et plus grêles que les méros. Amincis à leur origine, ils s’élargissent graduellement jusqu’à leur terminaison et portent vers le tiers supérieur de leur bord interne une touffe de courts poils en massue, Enfin les dactyles sont des griffes simples, recurvées et dentelées en dedans.
L’abdomen dans la femelle (pl. I, fig. 22) a la forme d’un ovoide aminci aux deux bouts. Il s’élargit progressivement à partir du premier segment jusqu’au cinquième, pour s’atténuer ensuite. Des divers anneaux, le cinquième, puis le sixième sont les plus longs. Ils se relèvent tous sur la ligne médiane où ils portent ou non des poils barbelés en massue qui garnissent entièrement les parois de l’abdomen et du telson.
Abstraction faite des pattes de la première et de la sixième paires qui font défaut, la femelle porte quatre paires de membres dont la longueur diminue
progressivement d’avant en arrière. Chacune d’elles comprend un article basilaire triangulaire assez peu développé. La lame interne est triarticulée; le premier article conique, court et volumineux, donne insertion à la lame externe ; le second, très grêle et cylindrique, se recourbe fortement en dedans; le troisième, presque rectiligne et aussi étroit que le précédent, se dirige verticalement en bas. Ces deux derniers portent de longs poils distribués par groupes. La lame externe, bien plus longue, plus robuste et hérissée de poils plus nombreux que la lame interne, se dirige en bas de façon à ce que la concavité qu’elle décrit s'applique sur la convexité correspondante des parois abdominales. Elle est pluriarticulée.
STENORHYNCHUS LONGIROSTRIS M.-Epwarps.
PI. IV, fig. 2-10.
Dracnose. — Rostre à peine un peu plus long que le pédoncule des antennes externes, divisé en deux cornes effilées et divergeant non loin de leur base. — Crête interantennulaire portant deux petites dents de chaque côté et à la hauteur des fosses antennaïires.— Bord externe de l'épistome pourvu de cinq petites dents.— Palpe de l’antennule triarticulé. — Premier article pédonculaire de l’antenne externe armé en dehors de nombreuses épines — Pince du mâle montrant à la base, lorsque le dactyle s’applique contre le doigt propodique, un vide ovalaire plus spacieux et moins étroit que dans la femelle dont la pince est en outre plus allongée.— Abdomen du mâle formé de six segments irréguliers, le telson ne sedifférenciant pas du sixième anneau, sauf par une fente bilatérale peu profonde .— Abdomen de la femelle plus long, variable avec l’âge, formé de six anneaux avec telson incomplet dans les jeunes femelles, ches lesquelles le premier segment porte de chaque côté une saillie épineuse qui tombe dans les femelles plus avancées en âge.
Généralement plus gros que le S. phalangium, le Sr. longirostris montre une couleur blanche légèrement rosée, quand il est débarrassé de la vase qui le couvre; mais il est toujours très pâle.
Les mesures prises sur deux individus de sexe différent et de taille presque semblable sont les suivantes :