‹ Révision des crustacés podophthalmes de golfe de Marseille, suivie d'un essai de classification de la classe des crustacésChapitre 29 sur 59 · FEMELLE · texte numérisé non relu

FEMELLE

Longueur de la carapace

Largeur maximum, au niveau de la seconde patte thoracique. ...

Longueur de l’abdomen.

Largeur maximum de l’abdomen. ........

Longueur de l’antenne externe Pince droite: 30,0

Longueur totale des pinces TER NE PO

es

La carapace un peu déprimée, plus large postérieurement qu’antérieurement, finement granuleuse dans la moitié postérieure, armée d’une épine vers le milieu du bord latéral, ne se prolonge pas au-delà de l'insertion de la troisième patte thoracique, de sorte que les deux dernières thoraciques sont indépendantes du céphalothorax. Un rebord sinueux accompagne la face postérieure de ce bord et vient se perdre latéralement, un peu en arrière des épines latérales. Un sillon transversal sépare la région frontale du reste de la carapace. Cette région montre sur la ligne médiane une assez profonde échancrure à l'extrémité antérieure de laquelle est une saillie qui correspond à la gouttière formée à la face ventrale par le canal efférent de l’appareil respiratoire. Plus en dehors et plus bas placée est l'échancrure des antennes ; enfin, occupant l’angle antéro-externe de la carapace, se voit une profonde dépression oculaire que limite en dehors une robuste épine. Celle-ci protège les yeux qui sont petits et portés sur des pédoncules assez longs et grêles. En dehors de la région frontale, le céphalothorax est marqué de bosselures qui correspondent exactement aux organes internes. Un sillon profond isole entièrement la région cardiaque, en avant de laquelle est le lobe génital qui, bien séparé des lobes hépatiques latéraux, se confond antérieurement avec la région gastrique. "En arrière des lobes hépatiques et en dehors de la région cardiaque sont les lobes branchiaux, desquels dépendent les épines latérales de la carapace.

Le céphalothorax, examiné par la face ventrale, présente deux régions distinctes et disposées sur deux plans différents. L'une d'elles est la région antennaire qui est verticale par rapport à l’autrerégion qui est horizontale. Celle-ci ou région buccale montre (pl. IV, fig. 25) un espace prélabial occupé par le canal efférent de l’appareil respiratoire et par l’épistome. Le canal efférent est une profonde gouttière limitée en arrière par deux prolongements angulaires de l’épistome, située entre les orbites et les fosses antennaires et prolongée jusqu’à l’échancrure frontale qu’elle dépasse. Cette gouttière est complétée en dessous par la face interne concave du mésognathe de la première patte-mâchoire. Quant à l’épistome, il est réduit à une petite lame qui se bifurque en avant de l'ouverture buccale, de façon à former deux lobules épistomiens très écartés. Dans leur écartement se trouve comprise la plus grande partie des mandibules. Larégion ptérygostomienne présente en avant deux fortes épines entre lesquellesse trouve l'orbite. En arrière, elle est creusée d’une profonde échancrure qui est fermée en dedans par l'insertion des pattes-mâchoires, et qui constitue ainsi l’orifice afférent de l'appareil respiratoire.

La fosse orbitaire, limitée imparfaitement par deux fortes épines dont l’une est marginale et l’autre ventrale, manque de plancher (pl. IV, fig. 24). Elle se continue en avant sans aucune séparation avec la fosse antennaire dont la position

est antéro-ventrale. Dans cette fosse s’insèrent à des niveaux différents les deux antennes.

L'antennule comprend un pédoncule triarticulé, absolument glabre, suivi d’un palpe et d’un fouet. Celui-là consiste en quatre articles cylindriques, progressivement rétrécis et garnis de quelques poils externes; celui-ci se compose de quatorze ou quinze articles dont les onze premiers sont plus larges que longs. Sauf le premier et les terminaux, ces articles portent de longues soïes marginales externes.

L’antenne externe (pl. IV, fig. 20), plus longue que la précédente, porte un flagellum composé de dix-neuf articles qui se rétrécissent graduellement, mais dont la longueur est très variable. De longs poils, assez fournis, garnissentcet appendice.

La région antérieure de la mandibule (pl. IV, fig. 22) a la forme d’un quadrilatère très légèrement convexe dont les côtés internes sont un peu arrondis et les côtés externes irrégulièrement concaves. Le côté antéro-externe présente vers le milieu une épine qui correspond à l'insertion du palpe. Vue par la face interne (pl. IV, fig. 21), la région antérieure montre une profonde cavité ouverte en dehors et en, haut, limitée en bas et en dedans par le rabattement des côtés internes. Le palpe est triarticulé. L'article terminal, le plus long et le plus volumineux, est très rétréci à la base ; il s’élargit ensuite et porte des poils marginaux.

La première mâchoire (pl. IV, fig. 26) est une simple lame dentée, à laquelle est annexé un volumineux palpe biarticulé., Ces articles sont larges, irréguliers et garnis de poils marginaux distribués très irrégulièrement.

L’endognathe de la seconde mâchoire (pl. V, fig. 4) consiste en un très petit mamelon interne et en une grosse lame externe, rétrécie à la base, divisée par une petite échancrure à l'extrémité libre. Le sommet et le bord externe de cette lame portent des poils. Très large à son origine, le palpe se prolonge ensuite sous forme d’un appendice conique poilu, dirigé obliquement en haut et en dehors. Quant au fouet qui est très développé, il est anguleux à ses deux bouts et très irrégulier sur son pourtour.

La première patte-mâchoire offre une structure assez complexe (pl. V, fig. 7). L’endognathe comprend deux lames : l’interne, la plus petite, est une pièce ovale très échancrée sur le bord interne ; l'intermédiaire, hérissée partout de longs poils comme la précédente, est bien plus allongée et ovalaire; l’externe, de beaucoup la plus volumineuse, anguleuse à la base, s’élargit ensuite et prend un assez grand développement, Ses parois sont pourvues de longs poils. Le mésognathe est plus développé que les autres portions de l’appendice. C’est une pièce indivise, enroulée sur elle-même à la base, très irrégulière, plus ou moins fusiforme dans les deux tiers supérieurs qui sont creusés en gouttière le long de leur face interne et s’appliquent sur le canal efférent de l'appareil respiratoire. De longs poils marginaux bordent ce mésognathe. Le palpe comprend trois articles : le premier, bien déve-

Page 1