‹ Révision des crustacés podophthalmes de golfe de Marseille, suivie d'un essai de classification de la classe des crustacésChapitre 8 sur 59 · P. Vagans Gourret · texte numérisé non relu

P. Vagans Gourret

Hab. Fonds vaseux entre l’île de Œ'iboulen et la calanque de Méjean, par 35 brasses. -

Obs. — Cette espèce que je figurerai et décrirai ailleurs pour ne pas donner une trop grande extension au présent mémoire, présente les principaux caractères suivants : teinte hyaline ; carapace très globuleuse, arrondieen: arrière, pourvue de cinq épines antérieures dont une (rostre) médiane relevée en avant et atteignant le milieu de la longueur de l’article basilaire des autennules ; telson pourvu de quatre crochets latéraux placés deux au niveau du tiers supérieur et deux au niveau du tiers inférieur, ainsi que de six crochets terminaux symétriques ; rame externe de la fourche caudale terminée en bas et en dehors par cinq crochets ; point d’écaille audessus de la base des antennes, mais une pointe qui en tient lieu; méros de la première patte thoracique environ quatre fois plus long que le carpe; pince droite identique à la pince gauche; une apophyse placée à la base du bord interne du dactyle et opposée à une dent du propode ; absence complète de denticulations; dactyle des 111, 1v et v pattes pourvu de crochets externes dont un terminal. — Les œufs éclosent fin mai (2).

PALŒMON FaBricius.

109. P. treillianus Desm , Consid. Crust , p. 235. — Risso, Hist. nat. Eur. mérid.,t. v,p. 61. — Roux, Crust. Médit., pl. 39. — M.-Edwards,

Hist. nat. Crust.,t. 2, p. 392, et Atlas règne anim., pl. 54, f. 1.— Lucas,

Anim. art. Algérie, p. 45. — Heller, Crust. Sud. Eur., p. 266, pl. 9,

f. 1-9. — Risso, Crust. Nice, p. 111, pl. 3, f. 6 ( Melicerta treilliana).

Hab. Il est commun sous les pierres du rivage à peine recouvertes par la vague et dans les débris de possidonies jetés à la côte (anse de la Ma-

D ÉNRTER ——

(1) Voir la description détaillée de cette espèce dans « Etudes zoologiques de quelques Crustacés parasites des Ascidies, » Gourret, en cours de publication dans la Bibliothèque des Hautes Etudes.

(2) Considérations générales sur la faune pélagique. Ann. musée. Marseille. t. 11, mém. 2, p. 19.

drague, cap Pinède, Mourepiane). On la trouve également et en abondance dans les prairies littorales de zostères, soit de la Fausse-Monnaie au Roucas-Blanc, soit de Somaty ou encore de la Corbière à l’Estaque, et même le long de Ratoneau.

110, P.rectirostris Zaddach, Synopsis Crust., p. 1. — Heller, Crust. Sudi. Eur. p. 269, pl. 9, f. 13. — M.-Edwards, Hist. nat. Crust., t. 2, p. 390 (P. squilla). — Rathke, Acad. Saint-Pétersb., t. 3, pl. 4, f. 4 (P. adspersus). — Bell, Brit. Crust., p. 307 (P. Leachii),. Hab. Prairies littorales de zostères de la Fausse-Monnaie au Roucas-Blanc.

111. P. xiphias Risso, Crust. Nice, p. 102 et Hist. nat. Eur. mérid., t. &, p. 60. — Roux, Crust. Médit., pl. 38. — Heller, Crust. Suld. Eur., p. 266, pl. 9, f. 10. — Risso, Hist. nat. Eur. mérid., t. v, p. 60 ( P. crenelatus).

Hab. Bien qu’elle se trouve déjà dans les prairies littorales de la côte de Ratoneau, sous le Lazaret , cette espèce se rencontre d'ordinaire dans les prairies profondes qui s’étendent entre Mourepiane et le cap Janet (11-20 mètres).

PENŒUS Fagricius.

112. P. caramote Desmarest, Consid. Crust., p. 225. — Risso, Hist. nat. Eur. mérid., t. v, p. 57. — M.-Edwards, Hist. nat. Crust., t. 2, p. 413, pl. 25, f. 1. — Bell, Brit. Crust., p. 313. — Heller, Crust. Sudl. Eur., p. 294, pl. 10,f. 7-10. — Risso, Crust. Nice, p. 20 ( 4phæœus). — Leach, Malac. Brit., t. 42 ( Penœus trisulcatus).

Hab. On le trouve rarement et toujours isolé dans les eaux sales, sous le cap Pinède, vers la passe du bassin Nord.

113. P. siphonocerus Philppi, Archiv. für Naturgesch, 1840, p. 190, pl. 4, f. 3. — Heller, Crust. Sudl. Eur., p. 296, pl. 10, f. 12. — M.-Edwards, Hist. nat. Crust., t. 2, p. 417 (P. membranaceus).— Lucas, Ann. Soc. entom., 1° sér.., t. 8, p. 215, pl. 7, f. 2 (Solenocera Philippii).

Hab. Sa présence a été constatée sur le pourtour des prairies de zostères au large des Goudes, sur un fond vaseux assez résistant {18 mètres) ; elle est un peu moins rare en dehors de l’espace vaseux qui borde les zostères près de la côte des Goudes, dans une vase sableuse mêlée de débris de possidonies et le gangui la ramène quelquefois vers Tiboulen de Maïré par 16-17 brasses. Mais la station privilégiée de ce macroure est sans contredit la région vaseuse du N.-O., que parcourent les tartanes qui traînent le #æuf et la vache par 70-78 mètres (1).

(1) Voir plus loin (chap. n1), la description détaillée de cette espèce.

SUBORDO ANOMOBRANCHIATA.

TRIBUS SCHIZOPODA.

LOPHOGASTER Sans.

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