‹ Révolution française. Histoire de dix ans, 1830-1840 (volume 5)Chapitre 32 sur 44 · RAPPORT SUR LA SAIVTÉ DE LA DUCHESSE DE BERRI · texte numérisé non relu

RAPPORT SUR LA SAIVTÉ DE LA DUCHESSE DE BERRI

Les soussignés, après avoir pris les renseignements relatifs aux circonstances commémoratives de la santé de madame la duchesse de Berri, et soumis à un examen attentif l'état actuel de S. A. R., résument delà manière suivante les résultats de leurs observations :

L'état des organes respiratoires offre des indices d'une lésion grave. La toux est fréquente, presque continuelle ; elle a augmenté depuis quelque temps ; elle est saccadée, sèche, accompagnée d'une doubur avec chaleur dans le centre de la poitrine depuis le larynx jusqu'à l'épigastre. Il y a gêne de la respiration. A l'aide de l'auscultation, on distingue à la partie postérieure et gauche du thorax, un râle muqueiix. Le pouls est fréquent, la peau présente le soir un peu de chaleur, et se couvre, pendant la nuit, d'une sueur légère. De ces phénomènes, il suit que les

poumons sont le siège d'une irritation vive et profonde, ayant déjà produit probaLlemenl des tubercules à iétat de crudité susceptibles de prendre un accroissement plus ou moins rai)ide.

Les fonctions d gestives sont dans un éiat assez satisfaisant. Cependant il y a i»eu d'appétit, des borborysmes, de la constipation.

La rc'g'on de la raie est sensible à la pression et ou remarque un léger accroissement du volume de ce viscère.

Relativement aux organes génitaux, voici ce que l'on observe : une tumeur arrondie, globuleuse, existe dans l'hypogastre et s'élève Jusqu'à l'ombilie ; elle est molle et offre de l'élasticité. Au rapport de mi.daine la duchesse de Berri , celte tumeur a été le siège de mouvements obscurs depuis le mois de janvier. L'orei.le a|)pliquée sur cette partie ne dislingue point de batlemenis déj)endants de l'existence d'un fœtus. Le toucher fait reconnaître que le col de l'utérus est un peu élevé , int Une en arrière , ramolli , entre-ouvei t ; le doigt rencontre à la partie antérieure du sommet du vagin, une tumeur laige , molle, Huctueuse, et en exerçant une pression de bas en haut , tandis que la main gauche déprime la région hypogastriijue , on distingue un ballottement assez évident. La su|)pression des régies date du 21 septembre dernier; d'après ladéclaïation verbale de madame la duchesse de Berri , l'état de grossesse |)résumée daterait de la fin du mois d'août. Celte déclaration et les |)hénoniènes ci-dessus énoncéi donnent des probabilités de l'existence d'une gestation, mais ne i)euvent constiluer à cetégaid une certitude. 11 est en outre a remaniuer que les mamelles ne sont ([ue peu dévelojtpées.

Il résulte des faits précédents, (jue l'état des poumons mérite une sérieuse attention ; et dans la ciiconstanee piésente leur disposition morbide réclame des précautions plus grandes que dans les cas ordinaires. En supposant , en effet, lexisience d'une grossesse , il serait à craindr-e, comme le prouve l'expérience, qu'après l'accouchement, les symptômes de l'affection pulmonaire ne|)rissent urrdévelo|)pemcnt rapide et funeste.

Afin de prévenir, en atterrdanl cette époque, un accroissement fâcheux de la maladie, on usera des moyens suivants :

1" Un excitoire sera établi à l'un des bias.

2» On continuera l'emploi du biit de chèvre.

3° Uire décoction légère de lichen d'blande sera donnée par tasses et édiilcorée avec le sii op de mou de veau.

4° Un régime adoucis.sanl et léger sera toujours suivi.

5" 11 importera de procurer à madame la duchesse de Berri la faculté de se rapprocher le pins tôt possil.le le son pays natal, dont la température |)ar';iît devoir' être pitrs favorable air rétal.lissemeirt de sa santé; et si celte décision saluiaire ('taitpiise, il serait à désirer' i|u'elle fut exécutée avani le terme de la grossessî p ésumée , dans la crainte qrr'apvès l'accouchement , les symptômes de l'affection pulmonaire ne fissent des pr'Ogrès tr'op r-.ipides poirr penuettre un voyage (iuilcoir<|ue. Ce corr.seil doit avoir d'autant plus de poids (|ue l'élat mor'al de madame la duchesse de B rri ne peut aujourd'hui ipre recevoir des impressions de plus en plu-i f.rnest's par l'effet d Une déteniion pioloirgée.

A la cita;leile(le Blaye, le limais 1833.

P. MeMÈRË, J. PotUGD, GuAIliLOUP, E. CiNTRAC, GAICBRAC.

PROCÈS -VERBAL DE l'aCCOUCOEMEKT DE LA DUCHESSE DE BERRI.

L'an mil huit cent trente-trois, le dix mai, à trois heures et demie du matin,

Nous soussignés, Thomas-Robert Bugeaud, membre de la Chambre des députés, maréchal-de-camp, commandant supérieur de Blaye;

Antoine Dubois, professeur honoraire à la Faculté de médecine de Paris;

Charles-François Marchand-Dubreuil, sous-préfet de l'arrondissement de Blaye;

Daniel-Théotime Pastoureau, président du tribunal de première instance de Blaye ;

Pierre Nad.iud, procureur du roi près le même (ribunal ;

Guillaume Bellon, président du tribunal de commerce, adjoint au maire de Blaye;

Charles Bordes, commandant de la garde nationale de Blaye ;

Elle Descrambes, curé de Blaye;

Pierre-Camille Delord, commandant de la place de Blaye ;

Claude-Olivier Dufresne , commissaire civil du gouvernement à la citadelle;

Témoins appelés à la requête du général Bugeaud , à l'effet d'assister à l'accouchement de S. A. R. Marie-Caroline , princesse des Deux-Siciles , duchesse de Berri-,

(MM. Merlet, maire de Blaye, et Régnier, juge de paix , témoins également désignés , se trouvant momentanément à la campagne , n'ont pu èlrc i)révenus à temps. )

Nous nous sommes transportés dans la citadelle de Blaye , et dans la maison habitée par S. A. R. ; nous avons été introduits dans un salon qui précède une chambre dans laquelle la princesse se trouvait couchée.

M. le docteur Dubois, M. le général Bugeaud et M. Dolord, commandant de la p'ace, étaient dans le salon des les [)rcmières douleurs; ils ont déclaré aux autres témoins que madame la duchesse de Berri venait d'accoucher à trois heures vingt minutes, après de très-courtes douleurs* qu'ils l'avaient vue accouchant, et recevant les soins de MM. les docteurs Deneux et Menière; M. Dubois étant resté dans l'appartement jusqu'après la sortie de l'enfant.

M. le général Bugeaud est entré demander à madame la duchesse si elle voulait recevoir les témoins ; elle a répondu : « Oui, aussitôt qu'on aura nettoyé et habillé l'enfant. »

Oiieli|ues instants après, madame d'IIaulefort s'est présentée dans lésa» Ion, en invitant, de la part de la duchesse, les lémains à entrer, et nous sommes immédiatement entrés.

Nous avons trouvé la duchesse de Berri couchée dans son lit, ayant un eufant nouveau-né à sa gauche; aux pieds de son lit était assise

madame d'Hautefort, madame Hansler; MM. Deneux etMénière étaient debout à la tête du lit.

M. le président Pastoureau s'est approché de la princesse, et lui a adressé à haute voix les questions suivantes :

« Est-ce à madame la duchesse de Berri que j'ai l'honneur de parler?

« Oui.

« Vous êtes bien madame la duchesse de Berri P

« Oui, Monsieur.

« L'enfant nouveau-né qui est auprès de vous est-il le vôtre?

« Oui, Monsieur, cet enfant est de moi.

« De quel sexe est-il ?

« Il est du sexe féminin. J'ai d'ailleurs chargé M. Deneux d'en faire la « déclaration. »

Et à rinslant Louis-Charles Deneux, docteur en médecine, ex-professeur de clinique d'accouchement de la Faculté de Paris, membre titulaire de l'Académie royale de médecine, a fait la déclaration suivante :

« Je viens d'accoucher madame la duchesse de Berri, ici présente, « épouse en légitime mariage du comte Hector Lucchesi-Palli, des princes « de Campo-Franco, gentilhomme de la chambre du roi des Deux-Siciles, « domicilié à Palerme. »

M. le comte de Biissac et madame la comtesse d'Hautefort, interpellés par nous s'ils signeraient la relation de ce dont ils ont été témoins, ont répondu qu'ils étaient venus ici pour donner leurs soins à la duchesse de Berri comme amis, mais non pour signer un acte quelconque.

De tout quoi nous avons dressé le présent procès-verbal en triple expédition, dont lune a été déposée en notre présence aux archives de la citadelle; les deux autres ont été remises à M. le général Bugeaud, gouverneur, que nous avons chargé de les adresser au gouvernement , et avons signé après lecture fait-, les jour, mois et an que dessus.

Signé, Denecx; a. Dcbois; P. Menièbe, D.M. P.; Bogeacu; Descrambes, curé de Blaye; Marchand-Dcbueuil; Bellon; Pastodread; Nadaud; Bordes; Delohd; 0. Dufresne.

Extrait des registres des actes de naissance de la mile de Blaye, département de la Gironde.

Aujourd'hui dix mai mil huit cent trente-trois, à midi, nous André- Viclor Merlet, maire de la ville de Blaye, officier de l'état civil, nous sommes présenté, sur la demande de M. le général Bugeaud, avons été introduit dans la chambre à coucher de S. A. R. Maric-tai oiine, princesse des Deux-Siciles, duchesse de Berri, dans laciuelle se trouvait M. Louis- Charles Deneux, docteur en miklecine, etc., accoucheur ordinaire de madame la duchesse de Berri, âgé de toi\an(e-cin(| ans, domicilié à Paris, rue Saint Guillaume, n» 36, dixième arrondissement, de présent à la citadelle de Blaye;

Lequel nous a présenté un enfant nouveau-né, que nous avons reconnu être du sexe téminin, et nous a déclaré, en présence de madame la duchesse de Berri, et auprès de son lit, « que son Altesse royale 0 Marie-Caroline, duchesse de Berri, épouse en légitime mariaçe du

« comte Hector Lucchesi-Palli , des princes de Campo-Franco, genlil- « homme de la chambre du roi des Deux-Siciles, domicilié à Palerme, « ledit comte absent, est accouchée cejourd'hui à trois heures vingt « minutes du matin, dudit enfant, auquel ont été donnés les prénoms de « Anne-Marie-Rosalie. »

Après cette déclaration faite à haute voix , madame la duchesse de Berri l'a confirmée en nous attestant qu'elle contenait la vérité, et qu'elle voulait en effet donner à son enfant les prénoms à! Anne -Marie- Rosalie.

Laquelle déclaration , présentation et vérification ont eu lieu en présence de messieurs : '

1'^ Antoine Dubois, professeur honoraire à la Faculté de médecine de Paris, âgé de soixante-dix-sept ans, demeurant à Paris, rue Monsieurle-Prince, n» 12;

2° Prospère Menière, docteur en médecine, professeur agrégé à la Faculté de médecine de Paris, chirurgien du quatrième dispensaire delà Société philantropique et des bureaux de bienfaisance du W" arrondissement, âgé de trente-quatre ans, demeurant à Paris, rue Pavée-Saint - Andié-des-Arcs, n" 42 ;

Lesquels sus-nommés ont été présents à l'accouchement;

3° Thomas-Robert Bugeaud, ci-dessus qualitié;

4° Charles-François Marchand-Dubreuil, id.

5" Daniel-Théotime Pastoureau, id.

6° Pierre Nadaud, id.

T Guillaume Bellon, id.

8° Charles Bordes, id.

9» Pierre-Camille Delord, id.

10° Claude-Olivier-Dufresne, id.

11» Jean-Baptiste Régnier, id.

Et 12" Achille de Saint-Arnaud, officier d'ordonnance du général Bugeaud , âgé de trente-quatre ans , demeurant ordinairement à Paris.

Lesquels témoins et déclarants ont signé avec nous le présent acte , après lecture faite.

Signé au registre : Deneux ; A. Dubois; P. Menière, D. M. P; Bugeaud, mari'chal-de-cainp ; Mauchand-Dgbkeuil, sous-préfet ; Pastoureau; Naoaud; Bellon; Bordes; Delord; Régmer; 0. Dufbesne; A. deSaint-Aunaud, et Merlet, maire.

Délivré conforme au registre par nous , maire de la ville de Blaye. — Blaye , le 10 mai 1833.

Le maire, Merlet.

'V'u par nous, Daniel-Théothime Pastoureau , président du tribunal de première instance de l'arrondissement de Blaye, pour la légalisation de la signature ci dessus apposée de M. Merlet , ninire de la ville de Bkiye.

Blaye, le 10 mai 1833. Signé Pastoureau.

— t)OG —

TRAITÉ d'uAKIAR-SKÉLESSI.

S. M. T. le très-haut et très-puissant empereur et autocrate de toutes les Russies, et S. H. le très-haut et très-puissant empereur des Ottomans, également animées du sincère désir de maintenir le système de paix et d'harmonie heureusement établi entre les deux Empereurs, ont résolu d'étendre et de fortifier la parfaite amitié et la confiance qui régnent entre elles par la conclusion d'un traité d'alliance défensive.

En conséquence, L. L. MM. ont choisi et nommé pour leurs plénipotentiaires, savoir : S. M. l'empereur de toutes les Russies, les excellents et très-honorables le sieur Alexis comte Orloff, son ambassadeur extraordinaire jjrès la Sublime-Porle Ottomane, etc., etc.

Et le sieur Apollinaire Boutenieff, son envoyé extraordinaire près la Sublime-Porte Ottomane, etc., etc.

Et S. H le sullan des Ottomans, le très-illustre et très-excellent, le plus ancien de ses visirs, Khosrew-Méhémet-Pacha, Séraskies, commandant en chef des troupes régulières, et gouverneur général de Conslantinople, etc. ; les très-excellents et très-honorables Ferzi-Akhmel-Pacha, mouchir et commandant de la garde de S. H., etc., etc., et Hadji-Méhémel-Akif, EfFendi, Reis-EfFendi actuel, etc., etc.

Lesquels, après avoir échangé leurs pleins-pouvoirs trouvés en bonne et due forme, sont convenus des articles suivants.

Abt. 1". Il y aura à jamais paix, amitié et alliance entre S. M. l'empereur de tout; s les Russies et S. M. l'empereur des Ottomans, leursempires et leurs sujets, tant sur terre que sur mer. Cette alliance ayant uniquement pour objet la défense commune de leurs États contre tout empiétement. L.L. MM. promettent de s'entendre sans réserve sur tous les objets qui concernent leurs tranquillité et sûretés respectives, et de se pi êter, à cet effet, mutuellement des secours matériels et une assistance efficace.

AuT. 2. Le traité de paix conclu à Andrinople , le 2 septembre 1829, ainsi que les autres ti ailés (|ui y sont compris, de même aussi la convention signée à- Saint-Pétersbourg, le 14 avril 1830, cHarrangement conclu à Conslantinoi)le, le 9 (21) juillet 1833, relatif à la Grèce, sont confirmés dans toute leur teneur par le présent traité d'alliance défensive, comme si lesdites transactions y -«vaient été insérées mot pour mot.

Akt. 3. En conséquence du principe de conservation et de défense mutuelles ([ui sert de ba.-e au |)résent traité d'alJiance, et par suite du plus sincère désir d'assurer lad née, lemaintien etenlière indépendance de la Sublime-Porte, S. M. lempereur de toutes les Russies, dans le cas où l?s circonslanci s (pii pourraient déterminer de nouveau la Sublime- Porle à réclamer l'assistance moiale et militaire de la Russie viendraient à se présenter, (luoicpie ce cas ne soit nullement à prévoir, s'il plaît à Dieu, promet de fournir, |)ar terre et par mer, autant de troupes et de forces que les deux parties contractantes le jugeraient nécessaire. D'après cela, il est convenu (|u'en ce cas les troujjes de t rre et de mer dont la Sublime-Porte réclamerait le secours seront tenues à sa disposition.

Art. 4. Selon ce qui a été dit plus haut, dans le cas où l'une des deux Puissances aura réclamé l'assistance de l'autre, les frais seuls d'aitprovisioiinement [tour les forces de terre et de mer qui seraient fournies tomberont à la cliarge de la Puissance <iui aura demandé le secours.

AuT. 5. Oiioi(|ue les deux hautes Puissances contractantes soient sincèrement intentionnées de maintenir cet en[;agemeat jus(|u'au temps le plus éloigné, comme il se pourrait que, dans la suite, les circonstances exigeassent <|u'il fût apporté quelques changements à ce traité, on est convenu de fixer sa durée à huit ans à dater du jour de l'échéance des ratifications impériales. Les deux parties, avant l'exptration de ce tem| s, se conceiteront, suivant l'état où seront les choses à cette époque, sur le renouvellement du même tiailé.

Ar r. 6. Le jjrésenl traité d'alliance définitive sera ratifié par les deux hautes |)arlies contractantes, et les ratifications en seront échangées à Conslaulinople , dans le terme de deux mois, ou plus tôt, si faire se peut.

Le présent traité , contenant six articles , et auxquels il sera mis la dernière main par l'échange des ratifications respectives, ayant été arrêté entre nous, nous lavons signé et scellé de nos sceaux, en vertu de nos pleins-ponvoiis, et délivré, en échange contre un autre pareil, entre les mains des i)lénipntenliaii'es de la Subiime-Porte Ottomane

Fait à Conslaulinople, le 26 juin, l'an 1833 (le 20 de la lune de Lcfer, l'an 1,249 de rHéghe).

Signé Comte Alexis Orloff. (L. S.) Signé A. BoDTEKitF. (L. S.)

Article séparé et secret du précédent traité d'alliance.

En vertu d'une des clauses de l'article V du traité patent d'alliance d.'finilive enlie la Sublime-Porte et la Cour imi)é! iale de Russie, les deux parties contractantes sont tenues de se piêter mutuellement des secours matériels et l'assistance la plus efficace pour la sûreté de leurs Etals respectifs. Néanmoins, comme S. iM. l'empereiu' de toutes les Russies, voulant é|)nrgner à la Sublims-Poite Ottomane les charges et les embarras qui résulteraient pour elle de la prestation d'un secours matériel, ne demanilera pas ce secours, si les circonstances mettaient la Sublime-Porte dans loliligation de le fournir, In Suhliine-Porte Ollomane, à la place du secours qu't-tle doit prêter au besoin, d'après le principe de réciprocité du traité patent, devra horiier son action, en faveur de la cour impériale de Russie, à fermer le détroit des Oardanelles, c'està-dire à ne permettre à aucun bâtiment de guerre étranger d'x entrer, sons un prétexte quelconque.

Le présent article, sé|»aré et secret, aura les mêmes force et valeur que s'il élait inséré dans le traité d'alliance définitive de ce jour.

Fait à Conslaulinople, le 26 juin, l'an 1833 (le 20 de la lune de Lefer, l'an 1,2 19 de l'ilégiie).

Signé Comte Alexis Orloff. (L. S.) Signé A. BouitisitF. (L. S.)

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