CHAPITRE r
M éconteaiements da cabinet anglais à Tissae de la guerre da Maroc. — Langage hautain de lord Aberdeen. — Alarmes du comte de Jarnac.
— Concessions faites à Pritchard. — Traité avec le Maroc. — Protestations du prince deJoinville, mécontentement du maréchal Bugeaud, indignation du public. — Visite de Lonis-Philippe à la reine d'Angleterre. ~- Reprise de la question des dotations. — Répugnances de M. Guizot. — Complots des familiers du Château contre le ministère.
— Ouverture de la session. — Discussion de l'adresse. — Le droit de visite, le Maroc, Tahiti. — Les Pritchardistes.
Si les seuls préparatifs de la guerre contre le Maroc avaient excité au plus haut point les méfiances et les ressentiments du cabinet britannique, ce fut bien pis encore lorsque les hostilités furent engagées et inaugurées par d'éclatantes victoires. On ne pouvait néanmoins faire de reproches à la France pour avoir fait justice des outrages d'un roi barbare. Toute réclamation sur les affaires du Maroc eût été inadmissible. Mais il restait à l'Angleterre un autre prétexte pour faire valoir ses mécontentements. L'affaire Pritchard, demeurée en suspens, fut réveillée avec une nouvelle acrimonie et de plus vives exigences. En humiliant la France, Tahiti pouvait faire compensation avec m. 1