CHAPITRE I
anéantit Tautorité de la chambre ; la majorité, affaiblie par la discussion, était compromise par une victoire équivoque. Le nom de Pritehardistes demeura comme une flétrissure attachée à tous ceux qui avaient approuvé une politique d'abaissement; et la voix publique, qui ne s'associait pas aux complaisances parlementaires, accusa hautement et le ministre et le roi qui faisaient si bon marché de la dignité de la France. Nulle discussion, peut-être, ne produisit autant d'émotions et ne laissa derrière elle de plus vifs ressentiments. La question en elle-même était misérable, l'intérêt matériel à peine sensible, le personnage dont on s'occupait, indigne d'attention ; mais à c6té de ces petitesses, il y avait un principe d'honneur national, qui agrandissait la discussion, et plus l'objet du conflit était méprisable, plus la honte d'une réparation semblait profonde.