‹ Révolution française histoire de huit ans, 18401848Chapitre 185 sur 198 · CHAPITRE XVII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVII

pour employer une expression dont il abusait volontiers, son propre ennemi.

Son gouvernement finit par une de ces luttes morales. Plus que personne il avait poussé M. Guizot à la résistance : quand on lui parlait de céder quelque chose, et de prévenir par cette concession opportune une crise peut-être sanglante, il souriait de ce conseil pusillanime, et montrait l’assurance la plus sereine, ne parlant que d’écraser la rébellion. Mais au moment où il fallut donner le signal du combat, tout à coup les scrupules se présentèrent à l’esprit de Louis-Philippe et l’arrêtèrent. Il ne savait pas encore s’il devait écouter la voix de ses intérêts ou la voix de ses principes, quand la révolution frappait au seuil de son palais; et il se montra

aussi résigné dans la retraite qu’il avait semblé résolu dans la résistance. Sa chute fut d’accord avec le reste de sa vie, sans grandeur, mais sans faiblesse.

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