‹ Révolution militaire du 2 décembre 1851: précédée de "la Vérité quand même àChapitre 2 sur 54 · AU LECTEUR · texte numérisé non relu

AU LECTEUR

(( h sais que ceci sera trouvé âpre, et que « j'aurais pu parler plus doucement; mais <( la nécessité m'a arraché malgré moi ces (( paroles, et m'a fait préférer de dures véri- « tés à de douces flatteries. »

(L,e chaocelier dc L'Hôpital )

Qui que tu sois, Lecteur, ami ou ennemi, je te dois le fil de ce labj^rinthe, car une fois son seuil franchi, tu n'en voudras sortir qu'après en avoir parcouru jusqu'aui plus sombres détours.

Permets donc, et vous, jeunes femmes qui daignerez faire trêve aux rêveries dangereuses de Georges Sand pour jeter un coup d'œil sur le récit dramatique d'un soldat, permettez aussi que je vous serve de guide; et pour cela écoutez ce que j'ai à vous dire de ma par-

ticipation personoelle aux événemeats dont j'écris l'histoire, après y avoir été acteur ou témoin.

Un auteur, un historien surtout, dira-t-on peut-être» doit toujours s'effacer devant le public!....

Oui sans doute, s'il n'a d'autre pensée que la glorification de ses propres actes.

Non, lorsqu'il n'a pour but que d'ajouter des témoignages DE VISU à l'appui de ce qu'il raconte ; alors il s'écrie avec le poêle :

Quœque ipse miserrima vidi

Et quorum pars magna fui

Le capitaine Hippolyte de Mauduit.

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