QUI ONT SU ARTISTIQUEMENT ENTRETENIR EN BON ÉTAT CET ORGUE HISTORIQUE
trouvent nombreux, mais il y a même un accouplement du Récit sur la Pédale à la quinte.
Maintenant tous les facteurs mettent des accouplements d'octaves, beaucoup de théoriciens les condamnent, mais sans aucun doute, pratiquement, ils ajoutent d'une façon indiscutable aux ressources d'un instrument. Nous connaissons même de petites orgues dans lesquelles on a mis l'électricité, simplement pour avoir des accouplements d'octaves sans accroître la résistance des claviers (i).
Hope-Jones paraît avoir été le promoteur de l'addition des tuyaux supplémentaires sur le sommier, pour donner à l'organiste, avec l'accouplement à l'octave, une extension réelle des claviers dans l'aigu (2). C'est une chose pratiquement réalisée en Angleterre ; la Compagnie Austin fait de même et l'usage s'en est généralisé, c'est le système décrit dans les catalogues sous le nom de Sommier à Extension, expliquant pourquoi les jeux ont soixante-treize tuyaux pour un clavier de soixante et une notes ; un accouplement d'octaves, sans ce prolongement, est incomplet et n'est pas plus honnête qu'un jeu dont la basse ne dépasserait pas l'ut à quatre pieds (Ténor C).
(i) Le système tubulaire aurait donné le même résultat ; l'on peut y multiplier les accouplements sans modifier cette légèreté de toucher, contre laquelle quelques organistes, habitués aux claviers commandant des vergettes, s'obstinent, en osant dire que tout doigté lié est impossible sur un tubulaire ! Des organistes réputés de Paris osent même l'écrire en igiS I
''(2) Le mot «paraît» est exact car Barker (comme beaucoup d'autres) a employé souvent une octave aiguë avec des tuyaux réels; notamment à St-Nicolas de Toulouse, où elle fonctionne depuis 60 ans au moins. — D' G. B.