COMBINAISON DE JEUX
Autrefois, il fallait tirer tous les jeux avec la main, et par suite, durant l'exécution, l'organiste ne pouvait faire que peu de changements dans la registration ; dès 1809, des pédales, pour amener ou , supprimer diverses combinaisons de jeux avaient été introduites par J.-C. Bishop ; Willis introduisit
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vers 1851, les boutons à pression placés au-dessous du clavier dont il commandait certains groupes de jeux. C. Lewis introduisit plus tard de petites touches disposées au-dessus du fronton de chaque manuel, leur abaissement appelait différentes combinaisons de jeux, et Hope-Jones, de même que la Austin Organ C» ont quelquefois adopté cette disposition ; enfin, des boutons de métal placés sur le dessus du pédalier se rencontrent dans les orgues de l'ingénieux facteur canadien Casavant. Beaucoup les emploient maintenant, et leur usage se généralise, ces pistons à la pédale sont une heureuse addition
REGISTRES PAR TOUCHES (Stop Keys)
pour appeler les jeux ou les enlever. Primitivement tous ces systèmes actionnaient des combinaisons de jeux fixés une fois pour toutes, par le facteur, mais maintenant on emploie des combinaisons dites « ad libitum » ; l'organiste choisissant chaque fois les jeux qu'il veut appeler par la pédale, le piston ou la bascule tablette de combinaison. Hilborne Roosevelt, de New- York, paraît devoir en être considéré comme l'inventeur ;
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mais le Docteur Bédart a trouvé dans les orgues (i) de Piantanida, un rudiment de pédales combinant l'appel des jeux « ad libitum ». L'introduction de ces moyens de changer rapidement les jeux, a révolutionné tout un côté de l'art de jouer de l'orgue, en rendant possible l'exécution des transcrip-
(i) Dans l'orgue de Piantanida, à la Métropole d'Avignon, les jeux se tirent en poussant de droite à gauche des poignées horizontales. Un mécanisme très simple permet de pousser plusieurs de ces poignées à la fois ; au moyen d'une pièce mobile, on leur donne une saillie plus grande contre laquelle vient buter, en les entraînant, une barre commandée par la pédale de combinaison ; et les seuls jeux ainsi préparés sont appelés. Cet orgue, construit en i8o3, possède donc un appel de jeux choisis ad libitum, m&is l'orgue de chœur construit en 1904 par un facteur parisien dans cette même église, n'en contient pas ! — D' G. B.
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lions orchestrales, maintenant si répandues dans les récitals d'orgue en Angleterre et en Amérique. Par raison d'économie, beaucoup de facteurs américains et allemands ont adopté le regrettable usage d'avoir des pédales, pistons ou bascules de combinaison, agissant sans remuer les boutons de tirages de jeux, ce qui force l'organiste à se rappeler les jeux qu'il a temporairement disposés sur la combinaison, ou nécessite l'emploi d'un indicateur lui montrant les jeux groupés sur le piston ou la pédale de combinaison.
Dans le grand orgue de la Chapelle Commémorative de Guillaume p"" à Berlin, le facteur emploie dans ce but une série de petits disques qui s'illuminent électriquement (i) ; sans ces indicateurs, l'exécutant doit garder un souvenir exact des jeux qu'il a groupés sur chaque piston ou pédale de combinaison et les identifier instantanément avec les chiffres montrés par l'indicateur, ce qui complique beaucoup les changements de combinaison «ad libitum» ; beaucoup des meilleurs organistes rejettent les combinaisons qui ne font pas remuer en même temps les tirages de jeux.
(i) La même disposition existe à la cathédrale de Genève, où Tchanun a mis pour chaque rangée de combinaison des index lumineux de couleurs diiréren- . tes, l'organiste voit donc immédiatement les jeux préparés pour chaque combinaison, dont l'appel est indiqué par l'illumination d'un index de même couleur, procédé très employé en Allemagne. ^ D' G. B.