GEORGES LAING MILLER
New-York, The Charles Francis Press, 1913 (2«"« Edition^
Traduite et annotée par le D' G. BÉDART
Professeur Agrégé à l'Université de Lille
IMPRIMERIE G. DUBAR & C'^- LILLE
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f^ PRÉFACE DU TRADUCTEUR
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Quand je reçus, en 1909, la première édition de Récent Révolution in Organ Building, je fis immédiatement part à l'auteur de mes remarques sur certaines inexactitudes concernant la facture européenne et la facture française plus particulièrement; M. G. Miller a bien voulu en tenir compte dans sa deuxième
3 édition de 1913.
— C'est un livre de propagande, un peu combative et toute
:• en faveur de M. Hope-Jones, certainement un des hommes les
plus inventifs de notre époque en matière d'orgue.
Si j'ai traduit cet intéressant ouvrage, c'est avec l'idée de
présenter à nos organistes, qui ignorent trop ce qui se fait hors
de France, un document original dans sa forme, sur l'état de la
facture en Amérique.
^ Il servira d'introduction à un ouvrage plus important que
' je termine sur la construction de l'Orgue Moderne.
^ A cette traduction, je me suis permis d'ajouter quelques
œ notes rectificatives, toutes les fois que la vérité historique ou
- la certitude expérimentale m'ont paru l'exiger. Ni M. Georges
Miller, ni M. Hope-Jones ne sauraient s'en formaliser, car :
si amicus mibi Plato, magis arnica mihi veritas !
D^ G. BEDART Avril 19 14 Université de Lille
PRÉFACE DE LAUTEUR
Il y a quelques années, les fabriciens et les notables d'une paroisse d'Ecosse étaient réunis dans un conclave solennel pour discuter le projet d'installation d'un orgue ; sur la table s'élevait un monceau de devis et de plans.
La discussion s'engagea pour savoir si l'on prendrait un orgue à deux claviers ou à trois claviers ? Grand Orgue et Récit ? ou bien Grand Orgue, Récit et Positif? M. le doyen Mac Nab, trésorier et personnage d'importance, finit par placer son mot et par dire : « M. le Président, je ne vois pas très bien pourquoi « il nous faut un Grand Orgue, un Récit, et un Positif ; je « trouve qu'un seul orgue serait suffisant. »
D'autre part, pour répondre à M. Mac Nab, maître tailleur et, d'ailleurs, artiste en son genre, le seul musicien de l'assemblée chercha à lui donner une explication basée sur des arguments capables de satisfaire sa mentalité professionnelle ; il répondit ainsi : « Voyons, M. Mac Nab, certainement vous ne diriez pas que quelqu'un est bien habillé, s'il n'avait qu'une pièce de vêtement à mettre ; vous lui conseilleriez d'avoir un pantalon, un gilet, une jaquette ? »... Et l'on décida l'acquisition d'un orgue à trois claviers.
Il n'y avait jamais eu d'orgue dans cette église, sans cela ce brave marguillier aurait été mieux au courant, et s'il avait pu lire le deuxième chapitre de ce livre, il aurait possédé le minimum des connaissances indispensable sur la question.
Les pages suivantes ont été écrites avec l'idée de venir en