LIVRE XI
réfugié depuis sa défaite . Psaros,dans les périls dont il était meuacé, attentif à toutes les nouvelles, faisait garder avec soin tous les défilés, et avait placé des vedettes sur toutes les hauteurs. Il apprenait à l'instant même que la flotte ottomane paraissait à l'orient du Péloponèse , que du sommet des montagnes on pouvait en compter les voiles ; et d'autres espions lui rapportèrent au même instaut que les Albanais campés sous Tripolitza , se mettaient en marche vers la cote. 11 fit porter à Elphinston ces alarmantes nouvelles. Celui-ci, prenant aussitôt la plus audacieuse résolution, lui écrivit à la hate ce billet : « Faites dire au comte Alexis que je pars pour le débarrasser de la \ flotte ottomane, et qu'il envoie promptement à mon secours ». 11 mit à terre quelques troupes de débarquement pour renforcer les Russes de la presqu'île , et fit aussitôt voile avec ses trois vaisseaux et ses deux frégates au-devant de la flotte ennemie.