‹ Révolutions de PologneChapitre 64 sur 282 · II. Plusieurs circonstances du règne (V Elisabeth favorisent · texte numérisé non relu

II. Plusieurs circonstances du règne (V Elisabeth favorisent

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Elisabeth, plus superstitieuse que politique , n'eut que de faibles liaisons avec ces peuples. Elle en attira quelques émigrations dans ses États. Ses présents allèrent décorer leurs églises , et ses aumônes chercher leurs prêtres ; elles se répandirent jusque dans les cellules du mont Athos , nommé aujourd'hui la Montagne-Sainte , et regardé comme le chef-lieu de la religion grecque. Cette montagne où , dans les derniers siècles de la Grèce, des philosophes s'étaient retirés pour se liver paisiblement à l'étude , est aujourd'hui

couverte de monastères et d'hermitages, où plus de dix mille moines de Saint-Basile forment une espèce de république sous la garde des Turks. Ils en achetèrent la protection et leur repos par un tribut onéreux, destiné en partie à un grand-officier du sérail, et ils recueillent l'argent de ce tribut par des quêtes dans toute la Grèce. Leurs quêteurs, et surtout les évêques tirés la plupart d'entre ces moines , ue tardèrent pas à porter dans toutes les provinces le bruit de la générosité et de la piété russes. Sous le même règne , au moment où les Turks suscités par ces grandes intrigues du comte de Broglie, dont nous avons tant de fois parlé, étaient prêts à déclarer la guerre à la Rusie, un prêtre russe vint dans les montagnes du Péloponèse , chez un peuple qui se prétend descendu des Spartiates , et qui retiré dans des lieux inaccessibles, y défend encore sa liberté. Ce prêtre est le premier émissaire qui soit venu de Russie dans ces montagnes. Il n'était point accrédité auprès des chefs. Son unique objet était de prendre des informations ; et les apparences d'une prochaine rupture entre les deux empires s'étant bientôt dissipées , cette inteligence n'eut alors aucune suite. Mais ces montagnards ne doutèrent pas qu'à la première occasion la Russie ne cherchât à employer leur courage.

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