UNE COUSINE DE NAPOLÉON I
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M. L. Azzolini, de Rome, m'a communiqué l'original d'une lettre écrite à Napoléon I»' par une de ses cousines, Petronilla Buonaparte. Le texte en est tellement curieux qu'il m'a paru digne d'être publié, avec son orthographe extravagante; j'ai même fait reproduire en facsimilé quelques lignes et la signature. Cette Petronilla a-t-elle réellement existé, ou cette lettre est-elle l'œuvre d'un mauvais plaisant? c'est ce que j'ignore. Ce que je puis affirmer, c'est qu'elle date bien de l'époque où Napoléon fut proclamé empereur des Français.
A Monsieur Tampereur Buonaparte, à Sein Qou,
pré Pari.
Ajaccio, ce 1 5 may.
Laids parvenus sont ordinairement fiairs : ces pourquoi j'ais peur de vous écrire. On dit d'ailleurs que lorsque vous étiés consulte, vous avés envoyé biens des gens dans le nouvo ou dans l'autre monde parce qui zavaient écri ce que vous ne vouliés pas qu'on lut. A présan que vous étés ampereur, ce cera peut être encor pi. Je me déicide pourtant à vous écrire, persuadée que vous n'oré pas oublié votre ancienne amie et couzine Petronilla Buonaparte.
La laitre que je vous envoi ne se pairdra pas, j'espaire, et ne sera lue par pairsonne, puisque j'an charge une amie commune, la Brighetti, qui va à Marseille pour apprendre le français, afin de se fer ensuite présenter dans votre cour impérial. Quant je me rappel les eureux momens que nous avons pacé ensemble, mon feble queur est prêt à se fandre. Je souhaite qu'il en soit otant de vous quant vous recevré la présante laitre. Vous souvené vous du tans où vous donnié des lessons à la petite Petronilla quant vous arrivié de Pari où le Roi vous avè mis à Técole à cause de ce grant seigneur
UNE COUSINE DE NAPOLÉON I*"^ l5l
qui était si bien avec ma tante. Ces vous qui m'avés apris à
cronter et puis i'aurtaugrafe, et puis... Ah! couzin, je veux
olire Cire, quoique vous m'ayés pour ainsi dire planté là
cSepuis que le sistaime d'égalité vous a rendu grant seigneur,
j e n'ai point oublié nos enciennes liaizons. Je vous en dirais
maime là dessus bien davantage, mais il y a tous plin de
c:hoses qui se pacent entre couzin et couzine, quant on est
auprès l'un de l'autre, et qui ne peuvent se mender dans
une laittre. J'imagine que la place d'ampereur qu'on va vous
donné vous vaudra de bons apointements et que vous n'oré
pas à me dire comme quant vous étié lieutenant d'artillerie
que vous n'avé pas le sou. Le petit est en pancion, mais je
m'épuise pour l'entretenir et je pance que je n'orais pas de
jupon si notre vieux oncle le notaire Jeronimo ne m'avé pas
praité i8 francs. On m'a bien conseillé de vous écrire,
mes je n'en ai pas eu le courage parce qu'on dizait que
depuis que vous vous étiés fé français vous ne voulié plus
reconnetre tous les Buonaparte qui sont restés en Corse.
Vous connaisse ma timidité naturel, vous savé combien
elle a été difficile à vincre. Hé bien, ces toujours de maime.
D'après cela. Cire et chair couzin, vous pouvé pancer combien
ça me coûte de vous écrire. Ces pourquoi je termine ma
laittre en vous assurant des témoignages de mon amitié, étan
toujours com autrefoi
VenaUlcs^ 24 Floréal an lu
Je vous préviens 9 Monsieur » que conformément aux anciens 1 pratiqués de tout temps , le premier Magistrat du Départeinen recevoir des honneurs à l'Eglise» quand H s'y trouve j c'est tu de l'union qui doit régner entre llËgUse et TEtat > et une récoi :sance due à "la protection de Pune envto rautte.
En conséquence 5 lorsque le Préfet du Département a^sîst^ offices de votre Eglise » il doit y aVoIr une place distinguée le chœur j le Thuriféraire doit lui donner l'encens après le CI V Acolyte doit lui présenter le paln-béni , et l'Officiant l'eau-^lM
avec distinction i enfin » il doit être admis à baiser la paix a
Clergé.
Je vous prie de vous conformer à ce^ dispositions » que }e être dans votre cœur. On s'honore toujours en honorât le : l'état et la personne du premier dépositaire de la puissatiçe puh( sous râutorlté du Gouvernement. .
Agréez » je vous prie y Monsieur » mes salutations respecoK
fhGUiS ^ Eviqttc de y'crsaUlts.
- Je vous prie de donner avis de cçt arrangemeat â tous !^ ( desservants de yotre Cantoôr