‹ revve des docvments historiqvesChapitre 20 sur 70 · DÉCHÉANCE DE LOUIS XVI · texte numérisé non relu

DÉCHÉANCE DE LOUIS XVI

La pièce suivante nous rappelle cette fameuse journée du loaoût 1792, où la vieille monarchie française croula, non sans qu'il fût versé de part et d'autre des torrents de sang. C'est pendant que Louis XVI, ayant abandonné son château et laissé à sa garde suisse le soin de défendre la royauté, venait se réfugier dans le sein de l'Assemblée nationale, que celle-ci proclama solennellement la déchéance du souverain. Il m'a paru curieux de conserver par un fac-similé le texte de cette déclaration laconique qui marquait non-seulement la fin d'un règne, mais celle d'une monarchie et d'une société (i).

Extrait du procès-verbal de rAssemblée nationale du I G aoust Tan 4*"* de la liberté.

L^ Assemblée nationale déclare que le roi est suspendu, que lui et sa famille resteront en otage ;

Que le ministère actuel a perdu la confiance de la nation, que l'Assemblée va s'occuper à le remplacer ; Que la liste civile cesse d'avoir lieu.

Gensonné, ex-président.

LecoinTe-Puyraveau, Secrétaire.

Des deux signataires de ce décret, Pun, Gensonné, un des chefs de la Gironde, périt sur l'échafaud le 3i octobre 1793; l'autre, Lecointe- Puyraveau, échappa, mais non sans peine, à la vengeance des Jacobins, dont il se montra constamment l'adversaire ; il mourut en exil à Bruxelles en 1825.

(i) Collection de M. Benjamin Fillon.

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