partie de cet art admirable, ornement dans un si haut pointde
la vie des sociétés polies, qui n’ait son prix et son usage. Tou-". tefois ce n’est pas de ce côté que l’esprit de l'élève doit être dirigé avant tout. Attaché d’abord à de plus hauts objets, si de ; Ft lui-même et par inclination ou à cause du goût de son temps.
et de son pays, ou par nécessité, ou par défaut de suffisance dans de plus hautes ambitions, il est obligé de descendre audessous, il apportera dans cette sphère inférieure une gran-
deur de composition et de caractère qui relèvera : ses ones Ra
beaucoup au-dessus de leur rang naturel. AAAË
Un homme peut n'être pas faible, encore qu on ait Hotnt assez de force pour manier la massue d’Hercule ; et de plus il est vrai de dire que l’on ne fait pas toujours ce qu'on regarde comme le plus louable, mais ce qu’on juge pouvoir
faire le mieux. Dans les genres moyens, plusieurs voies différentes sont ouvertes au peintre; mais comme l’idée de la
beauté, de toute nécessité, ne saurait être qu'une, il ne peut y avoir qu'une seule she manière de peindre ; et c’est le
principe qui y conduit que j'ai essayé d'expliquer. Je serais fâché si ce que je recommande était le moins du
monde entendu comme un encouragement à une manière de peindre négligente et indéterminée. Car, quoique le peintre ne pose pas s'arrêter aux différences accidentelles de la nature, il n’en doit pas moins représenter distinctement et avec pré- 'cision les formes générales des objets. Un contour ferme et bien décidé est un des caractères du grand style en peinture; Li 4 » | AE
et j'ajoute que celui qui possède la connaissance exacte des
formes que doit avoir chaque partie de la nature, sempres- ,
sera de montrer cette connaissance avec correction et précision
* dans tous ses ouvrages.
Je conclus. Mon dessein a été de réduire l'idée de la beauté
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