SAINT-MICHEL
Vanpycx. — Dans cette église est ou plutôt a été le fameux Crucifiement de Vandyck ; le nettoyage ayant pour ainsi dire totalement détruit ce tableau. Il est célèbre par la belle gravure de Bolswert, et on peut croire par ce qui en reste, que ç'a été un des ouvrages capitaux du maître.
Vandyck a introduit ici un fort beau cheval, dans une attitude de la grâce et de la dignité la plus parfaite. C’est le même cheval sur lequel il a représenté Charles-Quint dans la galerie de Florence ; il avait copié la tête de cet empereur d’après le Titien.
Dans ce tableau la main de saint Jean tourne autour du cou de la Vierge et tombe sur l’autre épaule. Ceite attitude est rendue dans les premières épreuves de la gravure de Bolswert ; mais elle a été changée ensuite, parce qu’on l’a trouvée trop familière. |
SÈGners. — La Flagellation du Christ, par Sèghers. Le bras bien dessiné et le corps bien colorié, mais trop grand.
LANG JAN. — Saint Hubert, tableau bien composé et bien peint, par Lang Jan.
LES RÉCOLLETS
RuBExs. — Le grand autel : un tableau profanement allégorique, par Rubens‘. Le Christ tenant à la main les foudres de Jupiter et menaçant de sa vengeance le monde pécheur, représenté par un globe posé à terre et avec le serpent roulé alentour ; Saint François paraît en train de couvrir ce globe et de le protéger de son manteau; la Vierge retient la main du Christ et lui montre son sein, pour signifier je crois le droit qu'elle a d’intercéder auprès de celui qu’elle à nourri. Le Christ, qui est mal dessiné et dans une attitude affectant le contraste, est la figure la plus mauvaise qu’on puisse imaginer. La meilleure partie du tableau est la tête de saint François.
La Madeleine expirante, et soutenue par des anges mal dessinés : [a sainte elle-même vieille et désagréable*.
Saint François recevant les stigmates *, également peint par Rubens : figure sans dignité qui ressemble plutôt à un mendiant. Quoique son habit soit pauvre, il n’en devrait pas moins faire voir la dignité et la simplicité d’un saint. En général Rubens paraîtrait avec peu d’avantage à Gand, si ce n’était Le tableau de Saint Bavon.