‹ Reynolds, discours sur la PeintureChapitre 272 sur 302 · Par Holstein · texte numérisé non relu

Par Holstein

2. Le Syndic des Drapiers, maintenant au musée de la ville, n° 313.

3. Le Prix de l’arc, au même lieu, n° 119. Une esquisse terminée au Louvre.

AMSTERDAM 4x1

long : une vue du port d'Amsterdam, avec une quantité de bateaux !.

REMBRANDT. — Le professeur Tulpius disséquant un cadavre couché sur la table, par Rembrandt*. Pour éviter une vue désagréable, la dissection ne va que jusqu’au poignet. Il y a, outre le portrait de Tulpius, sept autres portraits coloriés comme la nature même, d'une grande fraîcheur et extrêmement finis. Une des figures par derrière tient à la main un papier où sont écrits les noms des autres personnages. Rembrandt y a mis aussi le sien, avec la date de 1672. Le cadavre est parfaitement bien dessiné, un peu en raccourci, et paraît comme si on venait de le laver. Il n’est pas possible de mieux rendre la couleur de la chair morte. Les jambes et les pieds, qui sont le plus près de l’œil, sont dans l'ombre ; la principale lumière, qui tombe sur le cadavre, conserve par ce moyen une forme compacte. Toutes ces figures sont vêtues de noir.

Au premier étage il y un autre Rembrandt, représentant un sujet du même genre : le professeur Deyman debout près d’un cadavre *, qui est vu si fort en raccourci que les pieds et les mains se touchent presque : ce corps est couché sur le dos, les pieds tournés vers le spectateur. Il y a quelque chose de sublime dans le caractère de la tête, qui en rappelle une de Michel-Ange. Le tout est bien peint, le coloris très semblable au Titien.

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