N°. 740. 3. À Whitehall, 1 0N00726 4. N
hors du tableau, semble à cause de cela être un portrait, et on dit que c’est une des femmes de Rubens ; une figure qui sort d’un tombeau placé au premier plan passe également pour le portrait du maître, mais certainement ni l’un ni l’autre n’est vrai.
Le grand tableau qu’on voit ensuite est Saint Michel qui combat les Anges rebelles’. La figure de l’archange n’est que désagréable ; son manteau rouge est d’une apparence lourde ; on croirait qu'il n'a été mis qu'en à-plat pour être terminé plus tard. Ce tableau a certainement souffert du nettoyage. IL y manque dans l’ensemble une fermeté d’effet.
Le suivant est appelé le Petit Jugement dernier*?. Dans le grand tableau ce sont les élus qui sont le plus en évidence; ici ce sont les réprouvés qui font en quelque sorte Le sujet du tableau. Les bienheureux sont représentés vaguement et à distance dans la partie supérieure du tableau, près du Christ et de la Vierge Marie. Ce tableau est à tous égards bien supérieur au grand du même sujet. |
Mais il y a encore un autre tableau des Anges rebelles ? de la même grandeur que les précédents, qui le dépasse encore. Il estimpossible de se former une complète idée des talents de Rubens quand on n’a pas vu ce tableau. Rubens y semble abandonné à tous les caprices de son imagination dans :les attitudes et l'invention des anges déchus, qui culbutent les uns sur les autres « dans une horrible confusion, jusqu’à l’abîime de perdition ». | |
Si l’on considère la fertilité d'invention qui se découvre dans cet ouvrage, ou le talent dont fait preuve l’agencement de ce nombre infini de figures, ou l’art avec lequel les lumières et les ombres sont distribuées, si l’on ajoute la franchise de la main, la facilité avec laquelle le tableau semble exécuté, et, chose plus extraordinaire encore, la correction et le goùt de dessin admirable des figures vues en raccourci dans les attitudes les plus difficiles, il faudra convenir que cet