INTRODUCTION
Pendant notre stage dans le service de Monsieur Kiener, trimestre fertile pour nous en instruction médicale, nous avons eu sous les yeux un cas de rhumatisme cérébral. Les cas de cette nature étant assez rares, nous l’avons étudié avec beaucoup de soin, et nous avons pensé que le meilleur moyen d’en Compléter l'étude était d’en faire le sujet de notre thèse inaugurale.
Le sujet était vaste s’il avait fallu le traiter à fond, et dépassait de beaucoup les limites d’un travail comme celui que
nous nous proposons. D'un autre côté, certains coins de la question étaient pleins de vague et d’indécision: l'anatomie pathologique ne contient que des faits épars et peu liés entre eux, en un mot, elle aurait consisté en une énumération lon-
" gue et fastidieuse de faits anatomiques qui n’ont pas entre eux grand’'chose de commun.
L’étiologie est peut-être plus obscure, si cela est possible, et, à vrai dire, on n'en connaît pas le premier mot. Nous avons donc résolu de laisser tout cela de côté pour ne faire que de la clinique proprement dite. Nous insistons sur la physiologie pathologique, car, ici plus que partout ailleurs, elle fait partie intégrante du domaine clinique; et elle est, pour ainsi dire, la voie indispensable pour arriver au traitement.
Notre travail est donc ainsi divisé :