OBSERVATION VI
(LANGERON, VINCENT, DANËÈS, observation XI de thèse CORDONNIER, Lille, 1932).
NV: Jean, 1932,°:H°, 123:
Homme de 59 ans.
Entre dans le service pour douleurs de la hanche et de l’épaule droites.
Sans antécédents particuliers. On note que sa femme a eu 13 enfants et 11 sont morts en bas âge. Elle a fait en outre deux fausses couches. |
L’affection actuelle a débuté il y a 8 mois par des douleurs vives de la cuisse rendant la marche très pénible. Les douleurs de l’épaule sont apparues un peu plus tard.
À examen on note : limitation considérable des mouvements de la hanche droite dont mobilisation est douloureuse.
À épaule droite : les mouvements ne sont pas limités mais réveillent des douleurs vives ; on perçoit de gros craquements articulaires. Pas d’atrophie ni à cuisse ni à épaule.
Examen viscéral négatif.
T. A. : 15-8. Ni sucre ni albumine dans urines.
Bordet-Wassermann : négatif.
Radiographie. — Lésions du cotyle et de tête fémorale.
Calcémie. — 110 mer.
Bilan calcique :
Ingeéstanpro die LEA TERRES 1 gr. 013 Excreta pro die RER RE 1 gr. 960 Bilan nésabii es Terme DÉTENU 0 gr. 947
Isophénolisation de région parathyroïdienne le 26 septembre 1932. Pas d’adénome.
Le 6 juillet l’état est le suivant : douleurs ont complètement disparu. Le malade a pu abandonner les analgésiques dont il usait abondamment et régulièrement.
Il marche maintenant sans douleurs et facilement. Les mouvements de la hanche sont nettement plus amples qu'avant l'opération ; ils sont indolores. Les mouvements de l’épaule ne réveillent plus aucune douleur.
Calcémie après opération : 104 mgr.
Le malade quitte à ce moment l’hôpital. Il a été perdu de vue, on n’a pas pu faire un second bilan calcique.
OBservarTION VII.
(LANGERON, VINCENT, DANÈS etthèse CoRDoNNIER, observation XIV.)
Homme de 33 ans.
Entre le 23 juillet 1932 pour rhumatisme ankylosant généralisé. L’affection a débuté il y a 6 ans par un épisode fébrile, accompagné de manifestations inflammatoires subaiguës au niveau des genoux.
Depuis cette première atteinte le malade a présenté à de nombreuses reprises des épisodes infectieux avec localisations articulaires multiples ayant abouti à l’état actuel.
Des traitements nombreux et variés ont été tentés sans le moindre résultat. Salicylate de soude, lipiodol, sels d’or, soufre, 914, extrait thyroïdien, antigène méthylique.
La recherche du gono dans les voies urinaires est restée négative ; le malade n’a d’ailleurs jamais présenté d'écoulement urétral.
Les réactions urologiques pour # et X sont restées négatives.
Examen montre que toutes les grandes articulations et beaucoup de petites sont touchées.
Genoux ankylosés en 1/2 flexion.
Hanches soudées en extension.
Poignet droit a ses mouvements limités à 450.
Poignet gauche : ankylosé en extension.
Les doigts sont en extension à gauche, quelques mouvements sont possibles à droite. ;
Sans donner plus de détails disons que le malade est confiné au lit,
il faut l’alimenter ; tout mouvement spontané utile est impossible ; toute tentative de mobilisation éveille des douleurs vives. Examen. viscéral est négatif.
Urines : ni sucre ni albumine.
Radiographies. — Montrent d'importantes lésions osseuses des
diverses articulations.
Bilan calcique :
Ingesta DrO) Den TRACE PR CE EEE 2,125 ExCretas pro. diet nr AN ARE ER AIRE 0,863 SORA A Se à L'NPRO NE et P ESENR + 1,262
En août 1932 : exploration parathyroïdienne ne montre pas d’adénome. On pratique une isophénolisation qui donne le résultat suivant :
Amélioration passagère nette au niveau des membres supérieurs. Pendant 10 jours le malade a pu s’alimenter seul, puis une nouvelle poussée s’est installée avec douleurs et gonfiement du poignet droit.
En novembre 1933 : état identique, intervention n’a produit aucune modification durable.
OBsErvaATION VIII.