‹ Rhythme, exécution et accompagnement du chant grégorienChapitre 126 sur 190 · HK · texte numérisé non relu

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Ce rhythme est coulant. On voit que la note d'accent est mise en relief. Uarsis (et une arsis contractée) coïncide avec elle et accroît sa force ; elle devient un point de départ pour le reste de la phrase. Là, aucun arrêt, aucune coupure ; tout s'enchaîne régulièrement et forme un tout continu. Quand une nouvelle syllabe du mot se présente, elle est englobée dans l'unité du rhythme précédent, ce qui garantit l'unité du mot. Les modernes en écrivant

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212 Rhythme du chant grégorien.

ont voulu faire de la quantité et ont brisé l'unité du mot. Même en ne tenant pas compte des valeurs proportionnelles représentées par ■ ♦ , ni de l'arrêt qu'impose la longue suivie de sa brève.on verra, en chantant à notes égales, que le rhythme est boiteux. Qui ne sent qu'il y a ici une note de trop ?

Je ne prolongerai pas des citations que le lecteur peut trouver à chaque page de nos livres de chant.

Il suffit d'indiquer avec quel peu de succès on a voulu corriger l'œuvre primitive.

ARTICLE II. — Quel parti peut-on tirer du texte moderne ?

= Question très pratique, assurément, que celle de l'amélioration de l'exécution avec nos éditions modernes. Comment pourrait-on en tirer le meilleur parti, et quel succès espérer ?

Pour répondre à ces questions, je soumettrai d'abord quelques observations générales sur les éditions modernes; ensuite j'examinerai ces 3 cas :

i° ou bien le texte primitif est reproduit intégralement, quoique d'une façon défectueuse ;

2° ou bien la leçon moderne offre si peu de traces du texte primitif qu'on peut l'envisager en elle-même, sans s'occuper de la leçon originale.

30 ou bien enfin, elle rappelle le texte primitif, mais avec des modifications notables et des abréviations.

S I. Observations générales sur les éditions.

= La première chose à faire est de fixer le sens des signes employés dans la notation, et surtout la valeur des notes q ■ + . Certaines éditions (entre autres l'édition imprimée dernièrement à Ratisbonne) présentent des inexactitudes et des contradictions fort embarrassantes. La préface du Graduel se tait sur ce point. Celle du Vespéral attribue à ces notes la valeur qu'on leur donne ordinaire-

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