Chapitre premier. — Première partie
Dans les finales masculines, la dernière note est au frappé du temps ; dans les féminines, c'est la pénultième, qui alors est suivie d'une faible.
Voici la même chose en chant grégorien :
ter
3vv
aile - lu - ia
ifc
Sàncto.
-5^-pw-
Mé - am. Vi - dfstfs.
Fi
Ainsi, dans la thesis féminine, il y a subdivision du temps, et la thesis du mouvement se contracte avec Yarsis du nouveau rhythme que forme le nouveau neume.
Les théoriciens, et notamment M. Mathis de Lussy (Traité de l'expression mtisicale), ont fait remarquer avec raison, qu'en augmentant la valeur de la ire note de ces finales féminines, on peut les regarder comme masculines. Ainsi :
IZE
zts
Temple au - guste.
La na
ture devant lui
deviennent finales masc.
Trône é - ternel. Ta ma - jesté.
Or quand les finales féminines finissent un membre de phrase, dans la mélodie grégorienne, le ralentissement, qui accompagne alors leur exécution, double environ leur première note, et elles peuvent se traiter comme masculines. Ainsi les finales suivantes :
Rhythme du chant grégorien.
-fr— *
Tu - um.
Nos - ter.
■c. - jus.
produisent dans ce cas le même effet d'exécution que s'il y avait :
l5vj
fi-ïî
Tû - um. E - jus. Nds - ter.
Ceci est utile à noter pour l'accompagnement.
Au point où nous en sommes, je puis présenter au lecteur, plusieurs remarques qui sont déduites de ce qui précède. Elles mettent en évidence les principes fondamentaux du rhythme grégorien, et leur simplicité n'est pas, je pense, pour nuire à leur certitude. Il y a longtemps que j'ai entendu dire à Dom Pothier : « Je voudrais faire une méthode d'après M. de la Palisse ; par exemple, le premier principe serait : Il faut commencer par le commencement et finir par la fin... etc. » C'est aussi plaisant que vrai ; car plus on approfondit une science, plus ses principes se simplifient.
I. — £'arsis coïncide toujours avec l'accent du mot, et la thesis avec sa finale. En effet, si l'accent rend la syllabe forte, et si, d'autre part, Xarsîs est le temps fort (comme il sera démontré au chap. suivant), il y a donc entre eux affinité naturelle.
Quant à la syllabe finale du mot, elle finit le mot comme la thesis finit le rhythme ; et l'une et l'autre sont faibles. Il n'est pas ici question des mots exceptionnellement accentués sur leur finale.
II. — Tout neume qui forme un rhythme distinct, a Yarsis et la thesis, comme l'ont tous les mots formant un sens distinct par eux-mêmes et qui, pour ce motif, sont accentués.