RICHARD, BLONDEL, ANTONIO
(Richard se rassied, il a le coude appuye sur une saillie de pierre, et parait abime" dans le plus profond chagrin : sa tete est en partie cachee par sa main.) BLONDEL.
Petit garcon, arretons-nous ici : j'aime a respirer cet air frais et pur qui annonce et accompagne le lever de l'aurore. Ou suis-je, a present?
ANTONIO
Pres du parapet de cette forteresse, ou vous m'avez dit de vous mener.
BLONDEL
C'est bon.
ANTONIO
Ah ! ne montez pas dessus ce parapet , vous tomberiez dans un grand fosse plein d'eau , et vous vous noieriez.
BLONDEL
Ah! je n'en ai pas d'envie. Tiens, mon his, voila de l'argent, va nous chercher quelque chose pour dejeuner.
ANTONIO
Ahlvous me donnez trop.
BLONDEL
Le reste sera pour toi.
ANTONIO
En vous remerciant.
(II part.) BLONDEL.
Quand tu seras revenu, nous irons promener. Sans doute que les campagnes sont aussi belles que je les ai vues autrefois. Au defaut de mes yeux, je me plais a l'imaginer. Tu ne reponds pas. Ah! est-il parti?