‹ Richard Darlington; drame en trois actes et huit tableaux, et en proseChapitre 118 sur 135 · SCENE VIII · texte numérisé non relu

SCENE VIII

RICHARD, TOMPSON.

RICHARD

Et ce seraient de pareils obstacles qui m'arrêteraient!

TOMPSON.

Il y aurait folie à le souffrir une seule heure.

RICHARD

Ma mère, une Da Sylva , première noblesse de Portugal! Lady Wilmor, première noblesse d'Angleterre! Et mon père, elle ne veut pas le nommer !

TOMPSON.

Peut-être quelque honfme obscur, que la fierté de son père l'aura empêchée...

Un homme obscur, dis-tu ? Elle ! non , non , non. Son sang, qui fait battre mon cœur, me dit non. Elle dont le roi protège la fille... le roi... cesoffires, ces promesses... cette pairie à moi, moi Richard Darlington... Oh! la tôle me tourne , le sang me bout...

TOMPSON.

Qu'avez -vous?

RICHARD

Si je touchais au trône! car celte entrevue.

TOMPSON.

Une entrevue...

RICHARD

C'est un secret ! silence !

TOMPSON.

Et vous avez promis , dites-vous..,

RICHARD

De signer ce soir le contrat de mariage.

TOMPSON.

Où?

RICHARD

Le lieu n'est pas fixé.

TOMPSON.

Pas ici , surtout, pas à Londres?

Non.

TOMPSON.

Où donc?

RICHARD

La maison de campagne qu'habitait Jenny.

TOMPSON.

Parfaitement.

RICHARD

Isolée.

TOMPSON.

Il est vrai.

RICHARD

A peine si elle est meublée.

TOMPSON.

L'appartement qu'habitait votre femme?

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