ACTE III, SCÈNE VIII. IH
TOMPSON.
Le seul acte légal, le seul qui puisse constater votre union.
Eh bien?...
TOMPSON.
Le feuillet, je le déchire... Je vous l'appoite, vous l'anéantissez, et vienne Jenny avec ses cris, ses pleurs : plus de preuves.
RICHARD
Plus de preuves...
TOMPSON.
Et nous sommes sauvés.
RICHARD
Mais es-tu bien sûr de réussir?
TOMPSON.
Je l'ai dit, cet acte sera anéanti , dussé-je hri!iler les archives... Je ne vous demande rien jusque-là : mais alors...
RICHARD
Alors?...
TOMPSON.
H y aura un crime entre nous deux, sir Richard.
RICHARD
Je serai ton protecteur.
TOMPSON.
Oh ! mieux que cela, vous serez mon complice.
Complice soit... Mais hâlons-nous.
TOMPSON.
Que faut-il faire?
RICHARD
Passe chez le marquis , donne-lui rendez-vous pour ce soir, avec toute la famille, à ma maison de campagne.
Excuse-moi de les y précéder... Dis que c'est indispensable, dis ce que lu voudras.
TOMPSOX.
Delà?...
RICHARD
Cours retenir des chevaux de poste; lu reviendras ici prendre ma voiture, Jenny sera prèle.
TOMPSON.
Vous en êtes sur?
RICHARD
Je m'en charge. (J un domestique.) Une femme n'esl-elle pas ici quelque part à m'altendre?
LE DOMESTIQUE
Dans cette chambre.
RICHARD
Dites-lui de venir. Toi, Tompson, va-l'en, qu'elle ne le voie pas. Au marquis Da Sylva, rendez-vous ce soir à ma maison de campagne; puis des chevaux de poste et la mer entre nous deux... J'oubliais... Il y a 500 livres sterling dans ce portefeuille, lu lui laisseras loul ce dont lu n'auras pas besoin pour revenir... A ce soir, songes -y.
{Tompson sort.)
LE DOMESTIQUE
Voici celte dame.
RICHARD
Bien. Fermez les portes; je n'y suis pour personne, pour personne, enlendez-vous !
Richard!