‹ Richard Darlington; drame en trois actes et huit tableaux, et en proseChapitre 135 sur 135 · ACTE Iir, SCENE XVir · texte numérisé non relu

ACTE Iir, SCENE XVir

RICIURD.

Vous l'eussiez déjà fait... *

MAWBRAY.

Je puis me laire...

RICHARD

Ah!...

MAWBRAY.

A une condition.

RICHARD

Laquelle?

MAWBRAY.

Romps ce mariage , abandonne Londres , renonce à la chambre, retirons-nous ensemble dans quelque coin isolé de l'Angleterre , où nous pourrons , toi te repentir, moi pleurer.

RICHARD

Mawbray, je vous l'ai dit, si vous pouviez me dénoncer, vous l'eussiez déjà fait ; une cause que je ne connais pas vous arrête, mais elle vous arrête enûn, c'est tout ce qu'il me faut.

MAWBRAY.

Tu refuses donc?

Je refuse.

MAWBRAY.

Décidément?

RICHARD , passant devant et présentant la plume à Da Sylva.

A votre tour, M. le marquis.

MAWBRAY, arrêtant Richard 'par le bras.

Arrêtez... (J Richard.) Il est temps encore.

RICHARD

Signez!

MAAVBRAY , haUt.

Marquis Da Sylva...

DA SYLVA

Monsieur?...

MAWBRAY.

Vous souvient-il du village de Darlington?

DA SYLVA

Comment?

MAWBRAY,

D'une nuit où vous poursuiviez une jeune fille enlevée?

Silence, monsieur!

MAWBRAY.

Je ne la nommerai pas; elle mit au jour un enfant.

DA SYLVA

Eh bien!...

MAWBR.\Y.

Vous ne vîtes le père de cet enfant qu'un instant, qu'une seconde , mais ce doit être assez pour le reconnaître toujours ; marquis, regardez-moi bien en face!

DA SYLVA

C'était vous !

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